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LE BLOG DE SELFMADE

20/07/2008

20/07/08 - 09:40

Altruisme/Egoïsme - 1ère partie


Un post de DORIAN-HUGO, placé hier sur son blog, m’a amené à réfléchir à ceci : la dualité, le Yin et le Yang, l’être humain brinqueballé entre ces opposés…

Bien. Pour ma part, j’entrevois comme une éclaircie ce matin au travers de ces milliers de pensées qui ont jalonnées mes quarante et une années sur terre ; s’il y a bien «dualité» chez l’homme entre des sentiments contraires, ils se résumeraient de la façon suivante : égoïsme/altruisme.

Ce principe étant posé, je m’en vais vérifier sur un dictionnaire en ligne les définitions données pour l’altruisme (Article) et je trouve ces deux citations tirées d’auteurs différents :

"- Je crois, en effet, Maître, qu'on ferait bien..."
"- Ah! vous le pensez aussi, Bardamu, je ne vous le fais pas dire! Chez l'homme, voyez-vous, le bon et le mauvais s'équilibrent, égoïsme d'une part, altruisme de l'autre... chez les sujets d'élite, plus d'altruisme que d'égoïsme."
L.-F. CELINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 117.

"Cette relation générale facilite beaucoup le grand problème humain, subordonner l'égoïsme à l'altruisme. En effet, l'énergie supérieure des instincts personnels peut ainsi servir à compenser la langueur naturelle des instincts sympathiques, par une impulsion initiale que ceux-ci n'auraient pas spontanément. Une fois surgie, l'affection bienveillante persiste et grandit d'après son charme incomparable, malgré la cessation de ce grossier stimulant."
A. COMTE, Catéchisme positiviste, 1852, p. 166.

Cependant, si Céline fait dire à son personnage de fiction que l’égoïsme représente le «mauvais» chez l’homme, on peut aussi remarquer l’inverse ; la part d’égoïsme nécessaire à l’accomplissement de soi qui peut passer, parfois, par l’oubli des autres et/ou le repli sur soi…
Lorsqu’un homme ou une femme politique se lance avec honnêteté (ce qui n’est évidemment pas toujours le cas), dans un combat pour tenter de faire évoluer la société dans un sens qu’il ou elle juge meilleur, il ou elle sacrifie parfois une vie de famille et peut faire l’objet de jugements péremptoires de la part de ses enfants, s’il y en a ; ces derniers jugeant alors que leur père ou mère a fait preuve d’un grand égoïsme en préférant ses combats politiques à la vie de famille et une présence nécessaire auprès de ses enfants. Il y a des choix qui relève d’un certain égoïsme dès lors qu’il vise à l’accomplissement de soi, de ce que l’on porte en nous d’essentiel, de ce que l’on veut essayer de faire vivre parce qu’on se sent les moyens et la volonté de le faire.

L’égoïste, c’est l’enfant qui dès qu’il se trouve majeur, part à la conquête du monde, de sa vie, d’autres relations que familiales et abandonne ses parents… Lesquels sont parfois meurtris de ne pas le voir plus souvent. Mais ils n’ont pas mis cet enfant au monde afin qu’il leur tienne compagnie toute sa vie durant ! Ou s’ils l’ont fait pour ça, alors c'est qu'ils sont eux-mêmes égoïstes.
Difficile de démêler le bon du mauvais dans l’égoïsme. Je serais donc moins péremptoire que le personnage de Céline et n’attribuerait pas à l’égoïsme le seul caractère de «mauvais». Je pense qu’il y a parfois du bon dans l’égoïsme.

Pour ne pas encombrer le JDI d'un trop long post, vous pouvez en retrouver l'intégralité sur mon blog.

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