Hommage tardif mais auquel je ne peux me soustraire : Sydney Pollack !
En apprenant sa mort, j’entendais citer «Out of Africa», que j’ai adoré et qui reste l’un des films que j’ai le plus regardé dans ma vie… Et j’entendais également rappeler qu’il était le réalisateur de «Nos plus belles années», autre film magnifique, avec le même romantisme un peu désespéré ; l’homme en fuite, toujours, l’homme libre, toujours, l’homme attachant qui refuse toute attache et la femme intelligente qui comprend, finit par respecter, aime cette différence.
«Out of Africa» est plus fouillé, en quelque sorte, moins sentimental, plus âpre que «Nos plus belles années», mais cette manière de représenter les liaisons amoureuses comme difficiles à concevoir au regard de la liberté que chacun veut garder, légitimement, et l’attirance pour un être aussi
compliqué que soi-même, naturelle en soi, mais qui rend précaires ces liaisons amoureuses qui ne sont pas dangereuses mais aussi désespérantes, aussi désespérées que la mort qui nous attend tous… La beauté de s’être trouvés, la douleur de ne pouvoir tout à fait, complètement, se combler mutuellement.
Et puis, il y a «Propriété interdite» et «On achève bien les chevaux». Deux films qui m’ont énormément touché lorsque j’étais enfant et que je les ai découvert :
Deux films beaux, terribles, dont je sais qu’ils m’ont énormément impressionné mais je ne les ai pas revu depuis si longtemps… Je me garderais donc d’en parler davantage.
Enfin, il y a ces autres films passionnant qui ont permis de passer des heures haletantes devant le grand ou le petit écran : «Les trois jours du Condor», «Absence de Malice», «La Firme»…
Alors, bien-sûr, un certain nombre de ces films sont tirés de romans et il n’a pas écrit les scénarios, mais le propre d’un réalisateur est de ne pas rater les rendez-vous prometteurs et de faire les bons choix ; il n’a pas raté ses réalisations et a souvent fait les bons choix.
Bref, un grand cinéaste est mort, dont les films étaient parfaitement réussis ; je lui dois beaucoup d’émotions cinématographiques.
31/05/08 - 12:53
"Grand cinéaste" ?
N'exagérons rien, selfmade...
sissou