Au Café du commerce...
Si c'est Guaino qui écrit les discours de Sarkozy, je pense que le véritable coach pour ses interviews c'est l'autre, en dessous, qui doit toujours être en recherche d'une nationalité à l'heure qu'il est...
J'ai regardé tout Sarkozy ce soir, et j'ai pu constater l'effronterie de l'ex-avocat qui prête à Yves Calvi (interviewer sur les questions de société) des synthèses qu'il n'a pas faites et pour cause ! Il est juste là pour interroger...
Mais Calvi n'a pas osé le faire remarquer, et c'est dommage pour lui.
A part le premier journaliste, qui était une femme assez vindicative et l'interrogeait sur le pouvoir d'achat, les autres (tous des hommes) sont retombés dans la gentille requête du type :
"Si vous le permettez, juste une question un peu difficile mais si vous répondez à côté de la plaque, promis, je ne relancerai pas..." ; dès lors, le Président répondait volontiers, évidemment !
Je ne regrette pas de l'avoir regardé, même si je m'ennuyais la moitié du temps ; j'apprends à le connaître mieux, comme Président, et je constatais ce soir un fait important et navrant pour le pays... Il ne sera jamais un bon gouvernant, jamais un bon président. J'ai vu un homme qui se débattait avec une rhétorique, la sienne, qui fonctionnait tant qu'il était un opposant ; ce qu'il est resté, même sous Chirac, en laissant entendre que l'UMP au pouvoir échouait à cause de "la vieille droite" en place à l'Elysée et à Matignon.
Bon démagogue dans l'opposition, mauvais guide au pouvoir.
ll demeure à l'image de ses choix : Boutin, Lagarde, Hortefeux, Dati, Bertrand, Morin, Yade et maintenant Morano... Que du lourd, du gros lourd, du lourd qui vous donne envie de quitter la table avant la fin du repas !!!
Enfin, un an déjà de passé, c'est toujours ça de pris...
24/04/08 - 22:40
j'ai vu jusqu'à présent les parties économies et société, j'ai trouvé Calvi, Auger et Pujadas assez pugnaces. Bon, il est manifeste qu'ils n'écoutaient pas tjrs la réponse à la question qu'ils venaient de poser et qu'ils se concentraient sur celle qui allait suivre mais, à mon sens, ils étaient moins conciliants que tu ne le dis.
bamf