30/10/2008J.P. Elkabbach est bien l’avocat de Nicolas Sarkozy…
On pouvait penser que c’était plutôt un certain Thierry Herzog, qui a d’ailleurs jugé bon de faire appel de la décision du T.G.I. de Paris qui a débouté le chef de l’Etat au sujet de sa plainte contre la fameuse poupée vaudou a son effigie… Mais voilà ; comme Ségolène Royal, qui était l’invitée d’Europe 1 hier matin, et qui a également droit à une poupée à son effigie, a rappelé qu’elle ne portait pas plainte parce qu’elle avait le sens de l’humour, Elkabbach a conclu l’entretien en lui disant que si un jour elle accédait à l’Elysée, elle ferait pareil que Sarkozy ! (Pas de droit de réponse possible, une affirmation totalement dénuée de tout fondement réaliste parce qu'il ignore totalement ce qu'il en serait effectivement, mais de quoi conforter l'auditoire dans la bonne image qu'il s'évertue à donner du Président de la république...).
Fin de plaidoirie de Maître Elkabbach, grand avocat du chef de l’Etat dans les médias !
(Et c’est d’ailleurs là qu’est sans doute la résolution du mystère : Maître Herzog officie pour Sarkozy devant les tribunaux et Maître Elkabbach dans les médias. Alors là, oui… Je comprends mieux !)
On peut en rire, en sourire, s'en gausser, il n'en reste pas moins que S. Royal résume bien le danger de la situation : «Si Nicolas Sarkozy porte plainte contre une poupée qui le caricature, bientôt il portera plainte contre le Canard Enchaîné, contre Marianne, contre les Guignols de l’Info, c’est très dangereux !»
Extrait de l’émission diffusée hier, 29/10/08, sur Europe 1 :
PS : Il est absolument scandaleux de constater que Jean-Pierre Elkabbach, qui n’a pas ménagé ses soutiens explicites au candidat Sarkozy lors de la présidentielle 2007, et qui fut Président d’Europe 1 jusqu’en juin 08, (radio sur laquelle il officie encore, comme on le voit dans cet extrait), qui depuis a été « nommé à la tête de Lagardère News, une structure rassemblant les médias d'information du groupe. » - (wikipedia), reste dans le même temps Président de la chaîne parlementaire Public Sénat !!! Une chaîne parlementaire n’est-elle pas censée assurer une véritable neutralité quant à la représentation et les reportages sur tous les partis de France ?!?...
29/10/2008Sarkozy est plus pingre avec les chômeurs qu'avec les banques...
Extrait d'un article de Libération (daté d'hier) :
"Pour aider au reclassement des licenciés économiques des entreprises de moins de 1 000 salariés, Nicolas Sarkozy préconise l’extension du «contrat de transition professionnelle» (CTP), «expérimenté» depuis 2006 dans sept régions. Le CTP assure un revenu de remplacement de 80 % du salaire brut pendant douze mois maximum et des mesures d’accompagnement renforcé."
Avez-vous réalisé qu'un salarié payé 1500 euros brut, (ce qui n'est pas beaucoup), se retrouvera avec 1200 euros brut ?!? Et en net ?...
Mais c'est déjà un tel cadeau de la part de sa seigneurie, que le chômeur concerné aura bien du mal à faire admettre que telle ou telle "proposition de reconversion" ne peut pas lui convenir... Il aura surtout du mal à faire face aux quelques crédits qu'il a peut-être, aux études des enfants (s'il en a et qu'ils en suivent), et j'en passe ; des cadeaux comme ça, des solidarités de ce genre, moi je dis au Président qu'il devrait s'abstenir de les présenter sous l'habit du "père noël" qui vient au secours des plus touchés par la crise... C'est obscène.
28/10/2008Les plus riches ne participent pas ?!?...
Dans un article de ce jour, le journal "Les échos" indique (extraits) Lesechos.fr:
" Parmi les quelque 500.000 foyers ayant déclaré plus de 100.000 euros de revenus l'an dernier, 7.000 n'étaient pas imposables en 2007."
"Selon les données 2007 de l'impôt sur le revenu (IR) publiées hier par le ministère de l'Economie, il apparaît que 7.076 contribuables disposant pourtant d'un revenu fiscal de référence de plus de 97.500 euros n'ont acquitté, l'an dernier, aucun impôt sur le revenu."
"En 2006, parmi ceux déclarant un revenu fiscal de plus de 78.000 euros, ils n'étaient que 5.100 foyers à être non imposables. En 2005, ils n'étaient que 3.500."
"Cette progression tient à plusieurs facteurs. La dernière réforme du barème de l'impôt sur le revenu y est pour beaucoup."
"S'y ajoute l'effet des niches fiscales, dont la liste est allongée régulièrement par le Parlement. Or celles-ci bénéficient, on le sait, à un très petit nombre de Français. Plus précisément : ceux qui y ont le plus recours pour réduire, voire supprimer, leur impôt sont aussi les plus aisés."
M'sieur le Président, y sont combien parmi tes amis très riches à payer peu ou très, très peu d'impôts ? C'est juste pour savoir, en tant que pauv'con, tu vois...
25/10/2008Rigolons tous ensemble... Parce qu'ensemble, tout devient possible !!!
"La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme", a déclaré le chef de l'Etat, lors de l'université d'été du mouvement patronal à Jouy-en-Josas (Yvelines). (Extrait d'un article du Nouvel Observateur - 22/06/08 : N.O.)
La suite ? Toujours dans le même article... "Nicolas Sarkozy a dit vouloir "rendre aux Français le goût du risque" et "le goût d'entreprendre" mais "comment y parvenir si au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?"
Amusant, non ?... Tandis que le même article indique que Bruno Thouzellier, le Président de l'U.S.M. (Union Syndicale de la Magistrature), "a rappelé qu'il y a en France "une pénalisation extrêmement faible du droit des affaires", en comparaison "avec la manière dont la justice américaine traite certaines affaires comme le scandale Enron", la plus retentissante faillite d'entreprise aux Etats-Unis."
Sacré Président ! Ouarfff... 24/10/2008Happy birthday le krach !
"Le krach de 1929 est une crise boursière qui se déroula à la Bourse de New York entre le 24 octobre et le 29 octobre 1929." - (Wikipedia)
Fort heureusement, la France a un Président actif, volontariste, qui sait rappeler à l'ordre les banques spéculatrices tout en oubliant au passage quelques-uns de ses amis milliardaires... qui ne doivent avoir été les derniers à spéculer dans les temps passés !!!
Cela étant dit, parmi les annonces faites par le Président Sarkozy hier, l'exonération de la taxe professionnelle pour les investissements des entreprises réalisés entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009, devrait-elle également s'appliquer pour les entreprises en très bonne santé ?!? TOTAL, et d'autres... Je n'ai pas entendu le contraire en tout cas !
(Ce qui rappelle la bêtise de l'exonération des charges patronales pour les heures supplémentaires sans que cela ne soit encadrée de telle façon que les entreprises largement bénéficiaires et dont les actionnaires font déjà de gros profits ne se trouvent également exonérées ! Merçi pour les différentes caisses à vocation solidaire et sociale touchées par ces exonérations...).
L'Etat s'engage à rembourser les collectivités locales en retour, puisque ce sont elles qui perçoivent la taxe professionnelle... Mais à leur place, je m'en inquiéterais un peu tout de même ! Et si l'Etat rembourse les collectivités locales, ce sont les contribuables qui payent...
Sarkozy annonce aussi la création d'un fonds stratégique d'investissement pour favoriser l'apport de capitaux aux P.M.E. qui sont fragilisées par la crise...
Mais je croyais que la "réserve" de 360 milliards d'euros en faveur des établissements financiers en difficulté était justement subordonnée à ce que les banques relancent le crédit, aux particuliers comme AUX ENTREPRISES, notamment les P.M.E. ?!?
Et Sarkozy qui s'engageait, il y a quelques jours encore, à vérifier comme un gendarme que les banques fassent bien leur métier en échange de l'aide éventuelle et/ou du parapluie de secours ouvert par l'état français...
Il n'y a pas que les banquiers...
"Arnaud Lagardère a vendu une grande partie de ses actions EADS peu avant que l'action ne chute en bourse suite à l'annonce des retards dans le programme A380. Cela lui a valu d'être auditionné plusieurs heures par l'Autorité des Marchés Financiers le 29 mai 2007 dans le cadre d'une enquête sur un possible délit d'initié.
Le Canard Enchaîné du 30 mai 2007 a précisé que les enquêteurs de l'AMF ont trouvé, lors d’une perquisition au siège de Lagardère, un calepin instructif dans le coffre du bureau de Raymond Lévy, président du conseil de surveillance de Lagardère SCA. D'après le Canard Enchaîné, ce calepin montre que les déboires de l'A380 étaient connus d'Arnaud Lagardère avant la revente des actions pour 890 000 000 € de plus-values. - (Extrait de l'article de wikipedia consacré à Arnaud Lagardère)
A. Lagardère, ami de N. Sarkozy, et qui n'est pas banquier...
18/10/2008Adieu Jean…
Pourquoi cet adieu à Jean Sarkozy ? Parce que cette lamentable affaire de scooter risque d’entacher à jamais la carrière formidable qu’il commençait à peine… Tel un Napoléon Bonaparte au seuil d’entrer dans l’histoire et avec plus de talent encore que cet « illustre » prédécesseur puisqu’il s’apprêtait à le faire sans diplôme, le voilà percuter de plein fouet par l’affaire percutante d’une voiture percutée !
Ce scooter qui aura causé bien des malheurs
Maudit scooter, en effet ! Après se l’être fait volé, Jean Sarkozy ne du la chance de le récupérer qu’à la grande célérité de son père et des services de police du ministère qu’il dirigeait, afin de le retrouver tout d’abord et de retrouver enfin les coupables à l’aide de tests ADN… (Insuffisamment employés, reconnaissons-le ! La preuve en a été faite avec cette affaire.)
Puis ce sont d’ignobles accusations de la part de deux individus qui, s’appuyant de nouveau sur des éléments relatifs à ce scooter, (la plaque d’immatriculation), en viennent à poursuivre Jean Sarkozy en justice pour avoir commis un délit de fuite en conduisant ce fameux scooter, après avoir percuté leur voiture et s’en être allé sans s’arrêter pour faire un constat à l’amiable et en leur adressant un doigt d’honneur… (Où l’on sent qu’il y a peut-être là quelque chose à tirer de cette attitude résolument énergique et moderne : le doigt d’honneur en lieu et place de la légion d’honneur, dès lors que cette dernière est attribuée à des personnes qui ne la méritent pas… Mais c’est une autre histoire et sans doute que J. Sarkozy n’aura pas l’occasion de la proposer au Parlement un de ces jours.)
Une bien triste fin
Brillamment élu Conseiller général dans un canton de Neuilly-sur-Seine difficile à garder pour la droite, (étant donné les nombreux départs en villégiature de ses habitants et donc leurs absences lors des élections), Jean Sarkozy dont l’intelligence culmine à un degré que le commun des mortels ne saurait atteindre, se voit immédiatement proposé de diriger le groupe majoritaire au Conseil général des Hauts-de-Seine : Groupe UMP-Nouveau Centre (et j’en passe…).
Il n’a alors que 22 ans ! Sans aucune aide ni aucun soutien, avec la seule force de son poignet droit pour l’accélération lorsqu’il se trouve sur son scooter et la dextérité de sa main gauche pour freiner, Jean Sarkozy parvient à conquérir le premier groupe du Conseil général le plus riche de France !
Mais la hargne de deux individus, certainement indisposés à son égard, va contribuer à sa chute qui s’amorce à l’automne 2008… Un automne qui avait commencé si bien, pourtant !
Une sacrée justice
A l’heure où tous les français se plaignent de la justice, lente, mal organisée et j’en passe, et sans doute sous l’impulsion brillante de Rachida Dati, ce n’est pas un juge qui dirige le procès de Jean Sarkozy face à ses accusateurs dans le tribunal correctionnel où ils sont réunis, mais trois ! Certes, ce n’est pas d’usage mais il semble que brusquement, les moyens de la justice aient augmenté considérablement… (Et qui s’en plaindrait ? Qui ?!?).
Après un délibéré d’une demi-heure, les juges rendent enfin le verdict dans cette histoire fumante d’un scooter qui aurait été piloté par Jean Sarkozy et aurait endommagé l’arrière d’une BMW, place de la Concorde à Paris, un jour d’octobre 2005… Le verdict est clair : certes, les juges n’ont pu expliquer comment les plaignants pouvaient avoir pu prendre connaissance du numéro d’immatriculation du scooter du fils du ministre de l’intérieur de l’époque, mais ils relèvent que deux expertises différentes ont démontré que les rayures infligées à la voiture ne peuvent être le fait du scooter pour plusieurs raisons que je ne détaillerais pas ici… Alors, bien-sûr, de mauvais esprits, de mauvaises langues pourront prétendre que si aucune trace de déformation n’a été relevée sur le scooter lors de la seconde expertise, c’est parce que le scooter aura été réparé comme il le faut avant d'être examiné par les experts ; et d’autres encore s’étonneront que la justice n’ait pas diligentée une recherche de traces d’ADN sur la carrosserie de la BMW au cas où Jean Sarkozy aurait posé sa main sur la voiture pour éviter d’être déséquilibré et de tomber…
Et l’ombre d’un procès truqué, d’un jugement partial de planer désormais sur la fragile ascension d’un jeune et brillant politicien !
( (Le Post-Jugement).).
Un appel honteux
Est-ce de la jalousie pour une réussite exemplaire, celle de Jean Sarkozy ? Un acharnement mesquin ne visant qu’à éviter de payer les 2000 euros que le Tribunal correctionnel l’a condamné à lui verser ?!? Toujours est-il que le 2 octobre 2008, l’avocat de M’Hamed Bellouti (le plaignant) annonce que son client fait appel du jugement… Appel du jugement !
(Le Post ).
Fort heureusement et depuis lors, l’avocat de Jean Sarkozy a annoncé que son client faisait également appel ; mais le mal n’est-il pas déjà fait ?... Cette affaire de scooter ne deviendra-t-elle pas pour cet éternel étudiant en droit l’équivalent de «l’affaire de l’Observatoire» pour François Mitterrand ?!?...
On peut craindre le pire et qu’à jamais la carrière de Jean Sarkozy en politique ne soit minée par la suspicion… D’autant que son père ne l’aura pas aidé en traitant de «pauvre con» un français lambda dans un quelconque salon, de l’auto ou de l’agriculture, peu importe, mais de là à associer l’insulte du père au doigt d’honneur du fils ?... De là à juger «tel père, tel fils» dans un raccourci, certes rapide mais embarrassant tout de même…
Evidemment qu’une certaine suspicion continuera de régner autour de cette affaire, et il en résultera peut-être un adieu à la politique pour Jean Sarkozy, avant ou après la chute de son père, si cette dernière intervient.
Triste fin.
PS : Quelqu’un peut-il me dire s’il existe des promotions exceptionnelles chez Darty, à l’occasion du mariage de J. Sarkozy de Nagy-Bocsa et J. Sebaoun-Darty ? (Je sais, c’est un appel un peu mesquin au bas d’un post aussi dramatique mais comme je manque un peu de fric actuellement…).
17/10/2008Tapie se paie la gauche...
Il m’aura suffi d’une minute, peut-être moins, pour dégainer ma télécommande et éteindre ma télé, horrifié ; après avoir regardé un autre programme, je zappe et tombe sur un Bernard Tapie déchaîné, semble-t-il, dans l’émission «A vous de juger» sur France 2 ; il est en train de dire qu’il n’y a que trois personnes au PS avec la stature «d’homme d’état» : Strauss-Kahn, Fabius et Delanoë. Il poursuit en disant que l’un est ailleurs, l’autre hors de course et le troisième qui serait seul à rester en piste, c’est-à-dire Delanoë, serait associé à des «ringards»…
Démonstration pitoyable mais qui pousse à la rigolade une grande partie du public présent sans que ni Arlette Chabot, qui préside à cette émission, ni Nicolas Domenach (directeur adjoint de l’hebdmadaire «Marianne» !) et qui est censé lui servir de contradicteur, ne réagissent ; on lui rappelle qu’il a fait partie de cette gauche et Tapie se gausse : la gauche à laquelle il aurait appartenu ne ressemblait pas à celle d'aujourd’hui où, selon lui, personne ne voudrait aller...
Je dis bien «à laquelle il aurait appartenu », parce que cette gauche-là était alors prisonnière d’un homme en fin de parcours, Mitterrand, qui semblait plutôt entraîner le PS dans son agonie (mais sans le dire), lui faisant dire en 1992 (dixit Mitterrand dans un débat) «pour le chômage, on a tout essayé !», ben voyons…
Mais heureusement que la gauche d’aujourd’hui ne ressemble plus à celle des années Tapie !!!
La réaction de Domenach est foudroyante… de douceur : il lui demande si, au fond, il n’aimerait pas faire à nouveau de la politique. Sidéré par l’absence de contradicteur sur ce plateau, j’éteins la télé. Le dégoût me guette. Nous sommes sur le «service public», je paye ma redevance, et l’envie de dégueuler me prend rien qu’à y penser.

J’aimerais rappeler à Tapie qu’il n’a jamais été au PS mais qu’il s’était inscrit au groupe des radicaux de gauche, qui était un peu au PS ce qu’est le «Nouveau centre» de Morin à l’UMP. Je veux lui rappeler qu’ayant voté Mitterrand en 1988, j’ai été profondément choqué que ce Président l’appelle au ministère de la ville. Les mesures prônées par Tapie durant les quelques mois où il officia me donnèrent raison ; il s’agissait pour les jeunes de sortir de la misère «par le sport»… Pitoyable. Tout comme ce triste sire qu’était devenu Mitterrand ; se croyant indispensable, plutôt que de démissionner alors qu’il souffrait parfois le martyre et n’avait évidemment plus toute sa raison avec les traitements médicaux, lourds, qu’il devait subir… Se réclamer de cet homme au crépuscule de son existence politique, c’est chercher à se faire valoir à bon compte. Tapie, le repreneur d’affaire, celui qui déclarait qu’il ne quitterait jamais Adidas pour supplier ensuite le Crédit Lyonnais de le lui racheter quand le miracle attendu, (entendez les millions), n’est pas arrivé… Tapie, l’homme qui a bâti sa fortune par le rachat d’entreprise en perdition non pas en les « redressant », mais en les dépeçant. Le principe est simple et beaucoup de millionnaires, milliardaires, ont commencé à s’enrichir ainsi dans les décennies passées ; «Wall street», excellent film de la fin des années 80 avec Michaël Douglas, en donne un aperçu tout à fait saisissant et précis.
Il ne reste plus à Tapie à présent, pour continuer à «taper» sur une gauche pas suffisamment complaisante sous Jospin, sans doute, pour l’aider à régler son conflit d’intérêt avec sa banque, que de passer dans l’émission de Béatrice Schönberg ; cette dernière officie également sur France 2, chaîne de télévision publique, et n’est autre que la femme de Jean-Louis Borloo… Ministre de Sarkozy et avocat d’affaire de profession, mais surtout : l’avocat d’un certain Bernard Tapie lorsqu’il «volait» au secours des entreprises en difficultés au début des années 80 : «volait» dans tous les sens du mot ?!?...
PS : Au petit Tapie qui ne vaut pas grand-chose au bout du compte, qui n’a jamais été entrepreneur, ni créateur, jamais qu’une « forte gueule », je dirais au passage que mon avis vaut bien le sien et qu’en ce qui me concerne, je vois bien une vingtaine de personnes à gauche susceptible de faire aussi bien sinon mieux qu’un Sarkozy… Sauf à l’aider dans des procès, bien évidemment, ou même à aider sa belle-fille lorsqu’elle se trouve menacée d’expulsion d’un vaste appartement à Neuilly-sur-Seine ! (Source).
15/10/2008360 milliards d’euros que l’Etat peut mobiliser si rapidement…
Mais l’argumentaire est là : l’aide aux banques sera «facturée» et l’Etat pourra revendre ses participations éventuelles à telle ou telle institution bancaire avec, peut-être même, un bénéfice… "Peut-être", en effet ; rien n’est sûr de ce côté-là.
Par contre, l’argumentaire visant à dire que la problématique du RSA est toute autre, parce qu’emprunter de l’argent pour le financer reviendrait à augmenter la dette de la France sans contrepartie, est faux !
Qu’en est-il des cotisations diverses et variées qui entrent dans les différentes caisses des régimes sociaux pour tous ceux qui reprennent un travail ?!?
Idem pour le logement social. L’Etat a déjà annoncé que sur les 30 000 acquisitions que veut faire Sarkozy sur les logements dont les promoteurs ont stoppé la construction, 5000 seront financés par les organismes du 1% patronal ; bref, l’Etat ne s’engage déjà plus que sur 25 000 logements…
Tandis que pour la construction massive de logements sociaux et la relance du marché pour les salariés du bâtiment, nombreux à êtres menacés de chômage actuellement quant ils ne le sont pas déjà, un emprunt bien moins élevé que ce que nécessitera le sauvetage éventuel de banques françaises permettrait la mise en œuvre d’un plan d’envergure pour le bien de tous !
Créer un organisme HLM d’état avec l’ambition de construire 500 000 logements sociaux sur tout le territoire (et prioritairement dans les grandes villes et en IDF), c’est s’assurer des loyers en retour mais également relancer le secteur du bâtiment ; et plutôt que de creuser le déficit du l’UNEDIC, donner la possibilité à des chômeurs de retrouver du travail dans ce secteur et donc : de cotiser à la sécurité sociale, pour les retraites, à l’UNEDIC, etc…
Et marquer un point d’arrêt presque définitif au scandale sur la spéculation immobilière et les difficultés pour les français à se loger !
En contrepartie de cet emprunt d’Etat : de nombreuses recettes !
- la possibilité à terme pour l’état de revendre ces HLM aux collectivités locales, qui récupéreront du même coup les droits d’attribution sur ces mêmes logements.
- les produits des loyers
- le pouvoir d’achat dégagé pour de nombreux ménages qui perdent une grande partie de leurs revenus dans les loyers du privé et donc la relance de leur pouvoir d’achat
- les cotisations des centaines de milliers de travailleurs du bâtiment et l’amélioration des comptes de l’UNEDIC
Autres contreparties non négligeables :
- la baisse effective des prix de l’immobilier dans le privé parce que beaucoup de classes moyennes verraient la possibilité d’obtenir un HLM de qualité, et donc seraient très exigeant en terme de coût d’un crédit immobilier et du prix d’achat…
- la baisse effective des coût de crédit pour un emprunt immobilier, dès lors que les banques auraient moins de "demandeurs" et avec là aussi, la relance du pouvoir d’achat des nouveaux primo-accédants sans le risque de les voir se surendetter comme aux U.S.A.
La perte pour l’état au final ? Si la dette de l’état devait augmenter un peu, ne serait-ce pas pour le bien de tous les français ?!? Et avec toutes les recettes probables en contrepartie, la dette n’augmenterait certainement que de très peu ; voir pas du tout !!!
12/10/2008Crise financière : mode d’emploi !
Si vous êtes salarié : ne pas démissionner, même si vous en avez l’envie, à moins d’être sûr de l’opportunité qui s’offre à vous.
Si vous êtes licencié : ne pas vous laissez faire et vous préparer à devoir manifester avec vos congénères au cas où l’UNEDIC, avec l’arrivée de nombreux nouveaux chômeurs, viendrait à restreindre vos droits en terme de durée et d’indemnisation par rapport à ce que vous auriez eu droit avant la crise.
Si vous êtes chômeur : ne vous laissez pas intimider par les discours catastrophiques de l’UNEDIC qui ne doit pas s’en prendre à vos droits mais réclamer à l’Etat les moyens nécessaires pour maintenir vos droits telle que la notification des ASSEDIC vous les avez annoncé. En effet, il peut arriver que les ASSEDIC reviennent en arrière sur une durée ou un montant d’indemnisation pourtant notifiés au départ… (Ce fut mon cas en 1993 ; diminution générale de la durée d’indemnisation à taux plein avec effet rétroactif !).
Si vous êtes locataire et en capacité d’acheter : retenez-vous ou attendez que les prix baissent ! Ils ont monté de manière absolument délirante offrant des plus-values totalement ahurissantes à nombre de propriétaires qui vendaient… Offrez-vous le plaisir d’attendre que le marché de l’immobilier connaisse une baisse supérieure à 30%, au moins, sachant que les prix de l’immobilier en France ont augmenté de 10,8% par an entre 2000 et 2006, selon la FNAIM… Soit plus de 60% !
(Source...)..
Si vous êtes propriétaires depuis peu d’années, voir moins, et dans la nécessité de vendre votre résidence principale pour des raisons particulières : allez voir votre député (surtout s’il est UMP !), pour lui demander de soumette à son groupe un projet pour que l’aide accordée aux organismes bancaires soit conditionnée à la révision des conditions de prêts faites aux ménages ayant acheté une résidence principale dans les dernières années. Vous pouvez arguez du fait, notamment, que le Président en exercice n’a eu de cesse de pousser les français à devenir propriétaire au mépris d’une réalité évidente depuis plusieurs années : les biens immobiliers sont surévalués !!!
Si vous êtes propriétaires d’un ou plusieurs autres biens immobiliers qui ne constituent pas votre résidence principale : vendez en dessous des prix du marché… (Vous n’êtes absolument pas sûr que les prix se maintiendront, ni ne chuteront dans les prochaines années et pour vous consoler, prenez en compte le prix d’achat et le gain que vous effectuez déjà, même en dévaluant volontairement votre bien.)
Si vous avez un portefeuille d’actions : faites comme vous voulez… C’est votre problème ; on sait depuis longtemps, très longtemps, que parier en Bourse c’est comme de jouer au casino, ou presque. (Cela dit, si vous avez des valeurs sûres, c'est-à-dire reposant sur des entreprises dont vous pouvez lire ici et là qu’elles ne peuvent que survivre à cette crise, alors… Attendez que ça remonte, parce que leurs actions remonteront ; au moins un peu.)
Enfin, si vous avez voté Sarkozy et que vous ne le regrettez pas encore : rappelez-vous qu’en tant que ministre des finances puis dans ses propositions lors de l'élection présidentielle, ce dernier suggérait et tachait d’obtenir que l’on puisse engager les français à s’endetter sur l’hypothèque de leur bien immobilier afin de consommer ! (U.M.P.).
(Exactement ce qui s’est passé aux USA avec ce qu’on appelle les «subprimes»… Cet homme était partie prenante de cette finance révoltante qui nous conduit aujourd’hui au bord du gouffre économique).
PS : Si vous êtes catholique, vous pouvez encore vous rendre à la messe ce matin...
07/10/2008Vous en rêviez ? Quelqu'un l'a fait !
Je n'y suis pour rien, je n'étais pas là, c'est juste une photo disponible sur le net... (Et je ne suis pas le dernier à l'apprécier de dos !)
Alors, si en plus Rafael Nadal me permet d'atteindre les 10 000 visiteurs (d'après mon compteur "néocon"), pourquoi m'en priver ?!?
Puisqu’il faudra peut-être “sauver” des banques...
Demandons qu’un sommet soit organisé par l’Etat français qui réunirait : tous les membres de la rédaction de «Que choisir ?», de «60 millions de consommateurs», des spécialistes de l’AFUB (Association Française des Usagers des Banques) et un certain nombre d’autres associations de défense des consommateurs…
Cette réunion aurait pour but de noter les banques en fonction :
- du coût des agios dans un découvert pour un particulier (voir pour les petites entreprises)
- des taux d'intérêts pratiqués pour les prêts personnels
- du nombre et du niveau des prêts accordés aux PME-PMI dans les cinq dernières années
- du niveau de l'implication de ces banques dans des organismes de crédit révolving aux taux d'intérêts souvent prohibitifs, selon qu'elles en soient actionnaires ou pas...
- de la pratique de taux variables ou pas lors de la mise en place de crédit immobilier pour des particuliers
Les banques (même si elles ne sont que deux ou trois) obtenant les meilleures notes pourront se voir aider en cas de difficultés, quitte à être soutenues financièrement pour absorber les plus mal notées ! Les absorbantes pourront en profiter pour virer un certain nombre de responsables des organismes financiers absorbés, pas seulement de la direction mais également cadres de haut niveau, voir des directeurs d’agence qui sont peut-être déjà «contaminés» par un certain nombre de pratiques fortement blâmables et une mentalité qui déteignent forcément sur leurs collaborateurs…
Et les meilleurs notes seront attribuées, évidemment, à celles qui prélèvent les agios les moins élevés en cas de découvert, les taux d’intérêts les moins élevés pour les prêts personnels, les plus grands investissements en faveur des PME-PMI, la moindre implication dans des organismes à but «hyper lucratif» (comme ceux pratiquant les crédits revolving), et qui auront peu ou pas du tout fait signer à des particuliers des offres de prêt à taux variable pour un crédit immobilier !!!
Voilà une façon décente d’utiliser le budget de l’Etat, l’épargne des français, dans le renflouement de banques qui seraient demain en situation de faillite ; sauver un système dont la chute risquerait d’entraîner une vie plus difficile encore pour les classes moyennes et pauvres, à étudier de près… Mais qu’on y injecte d’emblée la moralité et la décence qui n’ont pas prévalues dans la pratique des affaires de nombreux banquiers et financiers !
PS : Parce qu’il faut noter, au passage, que de nombreux économistes déclarent les banques françaises «solvables» GRACE, notamment, aux dépôts de chacun d’entre nous… (Bien plus que par leurs investissements divers et variés !)
 05/10/2008La vie est belle...
Après une augmentation de 70 millions d'euros, le budget de l'Elysée va connaître une nouvelle augmentation de 12 millions d'euros !
"Le quotidien économique Les Echos révèle que la Présidence de la République voit son enveloppe budgétaire augmenter de 11,4% (soit 112,3 millions d’euros contre 100,8 millions d’euros). Une augmentation de l’enveloppe avait déjà été votée l’année dernière. Ce qui avait augmenter le budget de l’Elysée de 32,3 à 100,8 millions d’euros afin de prendre en considération l’ensemble des crédits de fonctionnement et de personnels qui étaient auparavant assumés par une douzaine de ministères mais pas directement par l’Elysée."
(Source : http://www.actualite-francaise.com/depeches/sarkozy-forte-augmentation--budget-elysee,1129.html - 3 octobre 08)
Extraits d'un autre article qui explique "l'arnaque", déjà présente en 2005, mais d'une ampleur bien moins grande :
"Les crédits du budget de l’Elysée s’élèvent dans le budget 2005 à 31,90 millions d’euros, contre 3,31 millions (dix fois moins) en 1994, à la fin de la présidence MITTERRAND, qui n’était pourtant pas un modèle de vertu budgétaire. Il faut savoir «qu’il s’agit de la dotation que le chef de l’Etat s’attribue à lui-même, avec l’approbation passive du Parlement». Ces sommes sont destinées au fonctionnement de l’institution présidentielle et aux frais personnels du Président, « selon une répartition dont le détail n’est pas publié ».
"Certes, les fonds spéciaux, qui complétaient les ressources de la présidence sans figurer à son budget, ont été supprimés et la dotation officielle qui les a remplacés est inscrite dans ce budget présidentiel."
"Hors fonds spéciaux, la hausse du budget est tout de même de 463% depuis l’arrivée de Jacques CHIRAC à l’Elysée."
Source : "libres.org"
Il est bien précisé "hors fonds spéciaux" et sous Chirac l'augmentation atteignait déjà 463% ! Faudra-t-il prévoir un fonds spécial, éventuellement européen, pour la dotation de l'Elysée dans les années qui viennent ?!?
En 2005, on parlait alors d'un budget de SEULEMENT 32 millions d'euros... C'était il y a 3 ans seulement !
Entre incompétents, on peut se serrer la louche, effectivement...
C'était en décembre 2005 et le site guideducredit.com faisait le point sur cette super réforme : le crédit rechargeable !!!
Extraits : "Le prêt hypothécaire rechargeable est assez simple dans son fonctionnement. Le montant du crédit est déterminé par la valeur d'un bien immobilier et donne lieu à une inscription d'hypothèque. Il est rechargeable dans la mesure où, au fur et à mesure des remboursements, le souscripteur retrouve une capacité à emprunter, dans la limite de la valeur du bien qui est inscrite sur l'hypothèque.
Autre avantage, ce n'est pas uniquement la solvabilité du candidat au prêt qui sera étudiée pour accorder un crédit, mais aussi la valeur du bien hypothéqué. Cela devrait permettre un accès au crédit à des personnes qui bénificient de revenus irréguliers."
"Lorsqu'il était ministre de l'économie, Nicolas Sarkozy avait favorisé le recours à l'emprunt en permettant aux souscripteurs de crédits à la consommation de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des intérêts. Il avait suggéré alors de permettre aux propriétaires de tirer parti de leur bien immobilier, dont ils conserveraient la jouissance, en empruntant auprès des banques tout ou partie de la valeur de ce bien.
Ces mesures, inspirées par des pratiques anglo-saxonnes, nécessitaient une réforme des hypothèques, du droit de la consommation et du crédit. La loi pour la confiance et le développement économique, défendue par le ministre de l'économie, Thierry Breton, et votée en juillet, a permis au gouvernement de réformer par ordonnance le droit des hypothèques et de rendre possible la création de ces deux nouveaux prêts. Ce sera bientôt fait."
Article : "Prêt Hypothécaire rechargeable"

Non, il ne faut pas oublier QUI SONT LES RESPONSABLES ICI ET PARTOUT ! La messe est dite !
Je relis actuellement "Servitude humaine" de Somerset Maugham, livre qui m'avait beaucoup impressionné à la première lecture et je ne suis pas déçu de la seconde...
La scène se passe alors que Cronshaw vient de déclarer à Philip qu’il est pour lui-même la mesure de toute chose et le centre du monde…
- Mais vous n’êtes pas seul sur la terre, objecta Philip.
- Je parle pour moi. Je ne connais les autres que pour autant qu’ils limitent mon activité. Le monde gravite également autour de chacun d’eux, et chacun se prend pour le centre de l’Univers. Ce que je suis capable de faire établit la seule limite de mes possibilités. Nous vivons en société par instinct grégaire et la société se soutient par la force des armes (le gendarme) et celle de l’opinion publique. Vous avez, d’un côté, la société et, de l’autre, l’individu : puissance contre puissance. Je suis obligé de subir la société, et je n’y répugne pas. En échange des impôts que je paie, elle me protège, moi, faible, contre la tyrannie du plus fort ; mais je me soumets à ses lois par nécessité ; je ne les reconnais pas pour justes. Une fois que j’ai payé la police qui me protège, et, si je vis dans un pays où la conscription est en vigueur, servi dans l’armée qui garde ma maison et ma terre contre l’envahisseur, je suis quitte envers la société. Elle fait des lois pour se préserver et, si je les viole, elle m’emprisonne ou me tue ; elle en a le pouvoir, donc, le droit. Si j’enfreins la loi, j’accepterai la vindicte publique, mais je ne me sentirai pas coupable. La société cherche à m’attirer à son service par des honneurs et des richesses et par la bonne opinion de mes semblables : leur opinion m’est indifférente, je méprise les honneurs et je puis très bien me passer de richesses.
- Si chacun pensait comme vous, le monde s’écroulerait.
- Je ne m’occupe pas des autres, je ne m’inquiète que de moi.
- En voilà une façon égoïste de considérer les choses !
- Comme si les hommes agissaient jamais autrement que par égoïsme !
- Pourquoi pas ?
- Ca leur est impossible. Vous le comprendrez en vieillissant. La première condition pour faire de ce monde un séjour supportable est de reconnaître l’inévitable égoïsme de l’humanité. Vous réclamez chez les autres de l’abnégation, ce qui revient à leur demander de sacrifier leurs désirs aux vôtres. Une fois résigné à admettre qu’ici chacun vit pour soi, vous demanderez moins à vos semblables. Ils ne vous décevront pas, et vous les aimerez davantage. Les hommes ne recherchent qu’une chose… leur plaisir.
- Non, non et non !
Cronshaw ricana.
- Vous vous cabrez comme un poulain effarouché devant un mot auquel votre christianisme attribue une signification péjorative. Dans votre échelle des valeurs, le plaisir se trouve tout en bas, et vous vous rengorgez pour parler du devoir, de la charité et de la franchise. Pour vous, en fait de plaisir, il n’existe que celui des sens. Les malheureux esclaves, fondateurs de votre moralité, méprisaient une satisfaction interdite à leurs faibles moyens. Si j’avais parlé de bonheur, vous seriez moins choqué. Votre esprit erre du bouge d’Epicure à son jardin. Mais je tiens à parler de plaisir, car c’est à ça que les hommes visent et non pas au bonheur. Le plaisir se dissimule derrière la pratique de toutes nos vertus. L’homme agit pour son avantage. Trouve-t-il plaisir à faire l’aumône, il est charitable ; à aider autrui, il est bienfaisant ; à travailler pour la société, il est dévoué au bien public. Mais c’est tout autant pour votre plaisir personnel que vous donnez deux sous à un pauvre, que c’est pour le mien que je bois un whisky de plus. Mais moi, je ne m’applaudis pas de prendre mon plaisir et ne sollicite pas votre admiration.
- N’avez-vous jamais vu des gens se forcer à faire ce qui leur déplaisait ?
- Votre question est mal posée. Vous voulez dire que les gens acceptent un sacrifice immédiat, au lieu d’un plaisir immédiat. L’objection est aussi absurde que votre façon de la présenter. Si un homme agit ainsi, c’est dans l’espoir d’un plus grand plaisir. Vous vous en étonnez, à cause de cette idée enracinée en vous que les plaisirs viennent toujours des sens. Enfant ! L’homme qui meurt pour sa patrie meurt parce qu’il y trouve son plaisir aussi sûrement que celui qui mange des cornichons. Si les hommes pouvaient préférer la douleur au plaisir, la race humaine serait éteinte depuis longtemps.»
Propos radicaux de la part d’un homme (Cronshaw) qui, dans le livre, a déjà beaucoup vécu et observé lui-même et les autres.
En fait, j’ai souvent pensé assez semblablement à lui. Si une critique peut être faite de ses propos, comme des miens à l’occasion, c’est parce qu’il me semble que l’être humain peut dépasser le caractère purement égoïste et égocentrique de ses actions par la pensée et la conscience de ce qu’il est et de ce qu’il fait.
Ce livre paraît en 1915 et depuis un certain temps déjà Freud travaille alors sur la psychanalyse ; le moyen, un moyen, de connaître mieux nos motivations dans la vie, la motivation de nos actions au quotidien comme de nos attirances, nos pulsions…
Mais dépasser le caractère purement égoïste de notre rapport aux autres nécessite des efforts, sans doute, et n’exclut nullement que l’on ne revienne pas de temps à autre à un certain égoïsme ; sentiment que l’on partage tous et le souci de notre propre plaisir, de notre propre bien-être, nous impose en quelque sorte d’intervenir, non pour les autres mais pour nous-mêmes.
Reste que l’on peut s’écarter de cet égoïsme, à l’occasion, et faire preuve de générosité et de mansuétude… Plutôt que de pitié et de charité.
Cependant, il me semble qu’une grande partie de l’humanité n’en est pas capable et qu’en cela, les propos prêtés à Cronshaw par Somerset Maugham sont d’une acuité cruelle mais toujours actuelle ; à un siècle de distance.
PS : le livre existe en poche, bien-sûr.Tous pour un... et chacun pour soi !
C'est sûr à présent, Sarkozy a réussi son mini sommet européen... Si l'on en croit les dépêches AFP que regroupent MSN :
"Le président français a affirmé que "la Commission européenne devrait faire preuve de flexibilité dans l'application des règles en matière d'aide d'Etat aux entreprises, comme dans les principes du marché unique".
Ce à quoi le Premier ministre luxembourgeois et président de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker et le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso, tout à fait en accord avec Sarkozy, ont répondu exactement le contraire : il n'en est pas question !
"Le pacte de stabilité et de croissance doit être respecté dans son intégralité", ont-ils dits.
De son côté, Angela Merkel a indiqué que : "Chaque pays doit prendre ses responsabilités au niveau national face à la crise des banques mais sans porter atteinte aux intérêts des autres Etats européens."
Donc, pour résumer :
- le Président français veut de la flexibilité dans le maniement du budget européen
- le 1er ministre luxembourgeois et le Président de Commission n'en veulent pas
- la Chancelière allemande préfère que chaque pays se débrouille avec son propre budget
Notons que les efforts du Président français pour se servir de cette crise afin de "couvrir" le bilan économique désastreux de son gouvernement, et donc faire accepter un dépassement du déficit de l'Etat, ne marchent pas ! Difficile de ne pas en rire...

(J'imagique ce que Sarkozy peut leur dire : "Là-bas, c'est le Luxembourg ! C'est là qu'il faut mettre son argent...")
Entendu hier sur Fce Culture : Jacques Généreux (économiste) en accord avec Daniel Cohn-Bendit, ont soutenu tous les deux que l'Allemagne ne voulait pas d'un fond européen pour couvrir les pertes abyssales éventuellement découvertes dans telle ou telle banque de l'union parce que l'Allemagne serait persuadée que les banques françaises seraient en bien plus mauvaise posture que les siennes... Sauf que d'après Cohn-Bendit (qui connaît bien l'Allemagne...) et Généreux, ce serait plutôt l'inverse ! Bref, la Merkel va peut-être foutre son pays dans la m....
Enfin, leur économie se porte mieux que la notre, donc ils s'en sortiront. Cela dit, si c'est effectivement le cas, alors l'idée du fonds européen de Sarkozy était complètement à notre désavantage !!!
Tout comme l'injection de 3 milliards d'euros dans Dexia par la France alors que l'on était largement minoritaire dans son capital...
03/10/2008La France entrerait en récession ?!? La France aurait payé trop cher pour sauver Dexia ?...
Mais comment tout cela serait-il possible alors que nous disposons d’une telle équipe aux manettes ?!? Alors que tout a été fait pour relancer l’économie : cadeaux aux plus riches, défiscalisation d’une partie des gains du travail, y compris pour les entreprises riches et en bonne santé, non remplacement du départ en retraite d’enseignants, de magistrats, suppression de nombreux tribunaux et j’en passe !
Sans compter la hausse de salaire du Président qui nous l’a rendu beaucoup plus efficient, voir omniscient…
Non, il y a du complot dans l’air…
Pour preuve, un article de Le Monde.fr et daté d’aujourd’hui :
Intitulé «Dexia : la trop grande générosité française ?», il rappelle que la France va puiser 3 milliards d’euros dans ses réserves pour sauver cette banque (sur un total injecté de 6,4 milliards), tandis qu’elle n’est présente que dans 12% du capital et que Dexia est contrôlée et gouvernée par la Belgique…
Mais heureusement, la France avait préparé efficacement la réunion d'urgence qui a finalement abouti au plan de sauvetage :
Extrait : «Après deux réunions à distance, organisées en urgence dans le week-end, un conseil d'administration de crise est convoqué lundi 29 septembre au soir, en Belgique. A leur arrivée à Bruxelles, Augustin de Romanet, le directeur général de la CDC, et Emmanuel Moulin, le représentant du ministère des finances, ont la surprise d'y trouver le premier ministre belge, aux côtés des ministres des finances belge et luxembourgeois. La discussion s'annonce délicate. Après de longues heures de discussions, un accord est trouvé.»
Donc, le D.G. de la Caisse des Dépôts et Consignations et un représentant du ministère des finances (LES PLUS HAUTES AUTORITES DE L’ETAT FRANÇAIS !?!), ont négocié avec un premier ministre et deux ministres des finances de deux autres pays : la Belgique et le Luxembourg… (Ce dernier pays qui s’est toujours prononcé contre un contrôle accru de l’activité des banques !).
Pensez-vous que les français :
1) Arrivaient en position de force mais à condition de ne pas y regarder de trop près ?
2) Arrivaient en position de faiblesse ?
3) Se sont fait couillonner ?...
(Votez 1, 2 ou 3 par SMS...).
Mais l’article finit bien, heureusement, alors qu'il promettait de nous éclairer sur «la trop grande générosité française» et surtout de nous indiquer ce qu’il en était réellement, il se termine par : «La France a payé une quote-part élevée dans l'opération et n'obtient qu'une minorité de blocage avec 25 % du capital. Mais à 5 heures du matin à l'Elysée, Nicolas Sarkozy valide l'accord, conscient d'avoir évité le pire.»
On dirait presque un communiqué de l’Elysée ! Un grand bravo, donc, à Anne Michel (l’auteur de l’article, que vous pouvez retrouver dans la rubrique «Crise financière» sur le site de Le Monde.fr).
Bises et à bientôt pour un nouveau plan de sauvetage «à la française»…
02/10/2008Crise financière mondiale ? Tous complices !
Ou presque…
Ce ne sont pas seulement les dirigeants et leurs parachutes dorés ou leurs stock-options…
Ce sont tous les employés de banques et de sociétés d’assurances, et leurs managers à tous les niveaux, qui ont reçu au titre de l’intéressement ou de la participation des primes d’autant plus élevées que les profits réalisés l’étaient.
Ce sont les français moyens ou avec des moyens plus importants qui, pour «améliorer» leurs petites retraites (comme je l’ai entendu dire), ou devenir plus riches, ont trouvé judicieux de surenchérir en se plaçant sur le marché de l’immobilier jusqu’à en faire monter les prix à un niveau complètement fou… Au détriment des ménages qui cherchaient simplement à acquérir une résidence principale !
Mais les mêmes français (ou anglais, ou autres) ne se posaient pas la question de savoir si le prix des loyers qu’ils demandaient en contrepartie de «leurs placements» de merde n’étaient pas de la pure spéculation sur l’être humain et sa «valeur travail», bref, ce qu’il peut bien rapporter… Le petit être humain qui a besoin d'un toit...
Ce sont les retraités américains, y compris ouvriers ou employés, qui ont jugé «normal» et intéressant de voir leurs retraites gonfler grâce aux fonds de pension, lesquels ont basé leurs profits sur la surexploitation des travailleurs en place et la spéculation dans l’immobilier…
Ce sont tous les employés des organismes de crédits, et leurs managers à tous les niveaux, qui ont également tiré profit de la nécessité où se sont trouvés nombre de ménages d’y avoir recours… Et ce sont tous les médias, ou presque, qui tirent profit des annonces tapageuses et constantes de ces mêmes organismes qui pratiquent des taux prohibitifs dans un grand nombre de cas !
Ce sont la majorité des concitoyens, dans tous les pays, qui ne s’informent pas ou peu et votent régulièrement pour des leaders qui peuvent se contenter de leur vendre des slogans plutôt que de vrais programmes économiques qui obligeraient ces mêmes concitoyens à se positionner entre la volonté de voir émerger une société beaucoup plus solidaire ou perdurer une société si profondément inégalitaire…
Ce sont, encore une fois, une majorité de concitoyens qui à travers le monde ne donnent pas la priorité au logement social mais au fait de devenir «propriétaire» ! Et vos murs, vous les emmenez avec vous dans la tombe ?!? Et plutôt que de «laisser un héritage», si vous commenciez par mettre un peu plus de culture, au sens large, dans la caboche de votre progéniture ?!?
Ce sont des centaines de milliers de salariés qui refusent de s’engager dans un syndicat parce qu’ils sont «tous pourris», alors qu’ils sont simplement très imparfaits, parfois mal conduits, mais qu’ils permettent également la mise en place de convention collective parfois bien intéressante pour les mêmes salariés et qu’ils présentent des candidats aux prudhommes, ces tribunaux qui donnent «raison» aux salariés dans plus de 80% des cas !!!
Des centaines de milliers de salariés qui laissent ainsi «la vie belle» à de nombreux «dirigeants» même s’ils sont parfois incompétents, cyniques, corrompus…
L’exemple suprême de la connerie humaine ?... La manière dont presque personne ne s’offusque de voir des loteries nationales, (ou européennes désormais !), proposer des gains dont les gagnant n’imaginent même plus ce qu’ils représentent exactement, plutôt que de faire en sorte qu’il y ait davantage de gagnants à quelques milliers d’euros… Comme si quelques milliers d’euros ce n’était pas grand-chose !!!
«Tu te rends compte ? Je peux gagner 130 millions d’euros !» «Ah ouais ? Et tu trouverais pas mieux qu’on soit quelques centaines ou quelques milliers à gagner 10 000 ou 1000 euros ?...» «Oh, ben non alors…» «Ok ; alors va bosser et ferme ta gueule.»
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