Image : D. Wojnarowicz


LE BLOG DE SELFMADE

31/08/2008

31/08/08 - 13:13

Le combat Rocard/Jospin contre Royal ?...


A propos du RSA, Michel Rocard se réjouissait de la mise en place de cette mesure ce matin sur France Info, tout en rappelant que le RMI avait été institué sous son gouvernement, lorsqu’il était Premier ministre… Mais qu’il ne l’avait été, a-t-il précisé, que pour répondre à un chômage «qu’on espérait encore pouvoir vaincre.» (Dixit Rocard).

Pour ma part, si je suis heureux que le RMI existe, c’est davantage parce qu’il s’agit d’un enjeu de société ! La réponse du socialisme au capitalisme et pas seulement la réponse à un chômage conjoncturel… Si le communisme ne peut être mis en place sans entraîner ce que l’on a connu ici ou là à travers le monde, le socialisme doit donc «faire avec» le capitalisme mais l’idée du partage des gains, du PIB, des impôts, pour un mieux être de l’ensemble de la population (et non d’une petite partie d’entre elle) est essentielle.
Donc, tant mieux si le gouvernement Rocard a mis en place le RMI, mais Rocard ne parle à aucun moment de l’exception, souvent dramatique, qui en exclus les moins de vingt-cinq ans et omet de préciser que le RMI n’a pas du tout été revalorisé au fil du temps au même titre que le SMIC !
En ce qui concerne le RSA, il ne se permet même pas de critiquer le volet « répression » que Sarkozy a pourtant clairement annoncé dans son discours à Mayence cette semaine, pour ceux qui ne répondraient pas, en quelque sorte, aux attentes du gouvernement.


Alors, Rocard plus social que Royal ?!?

Enfin, sur le site de France Info, il est rappelé que Rocard défend l’entrée de la Turquie en Europe alors même que l’on sait que les aides économiques aux pays de l’Est sont inférieures à ce que l’U.E. apportait autrefois aux nouveaux entrants et que ces pays en ont pourtant un besoin massif. Il va de soi que l’entrée de la Turquie dans l’U.E. entraînerait nécessaire un redéploiement de ces aides en faveur d’un pays de 100 millions d’habitants et l’on peut imaginer les besoins qui se révèleront alors !
Politique irresponsable, à mon sens. Rocard irresponsable, à mon avis.

Quant au gouvernement Jospin, il a commis deux énormes erreurs : ne s’adresser qu’aux classes moyennes et catégories supérieures avec la mise en place des 35H, en omettant de considérer (ce qui fut très grave !), la baisse de revenus des smicards qui a donner lieu à une revalorisation tardive par la suite, par un gouvernement de droite.
Deuxième erreur, ENORME, l’absence d’une politique d’envergure en faveur de la construction de logements sociaux !

Déjà, en 1990, alors que Michel Rocard avait été Premier Ministre durant deux ans, les prix de l’immobilier atteignaient leur plus haut niveau depuis 1975 !
Sous le gouvernement Jospin, les prix de l’immobilier n’ont cessé d’augmenter entre 1998 et 2002, ce qui signifiaient clairement qu’il y avait une urgence absolue à agir et rien n’a été fait qui soit à la hauteur de cet enjeu ! Or, qu’est-ce qui devrait être prioritaire pour un gouvernement de gauche ? D’abord et toujours la nourriture et le logement. (Les restos du cœur devraient être fermés depuis longtemps au profit d’aides publics du même type, et leur clientèle devrait tout de même faire l’objet d’un examen beaucoup plus attentifs ! Comment se satisfaire de cette situation ?!?)…
Le gouvernement Jospin s’en est satisfait !

Et l'on peut passer, par mansuétude, sur le discours calamiteux qui lui valu des jets de pierres en Palestine... Bonjour le diplomate ! Même Chirac faisait mieux !

A présent, on peut lire les contributions des uns et des autres au congrès du PS et oublier, effectivement, les critiques de Rocard et Jospin parce qu’ils sont incapables de réaliser leurs propres auto-critiques ! Et à la longue, c’est franchement, mais franchement fatiguant…

Du côté de Royal, il y a des idées, une contribution au prochain congrès du PS élaborée et forte, et bien moins de critiques stériles et basses à l’encontre de ces «adversaires»…

Lorsque Royal, dans sa contribution, rappelle que les plus modestes payent des impôts au jour le jour au travers de la TVA, entre autres, elle tire une conclusion qui induit qu’un programme de gauche le prenne obligatoirement en compte dans le calcul des aides à leur apporter, et elle souligne également que tout ce qui se fait en France par les pouvoirs publics EST EGALEMENT financé par les non imposables sur le revenu !
Lorsqu’elle inscrit dans sa contribution qu’il faut supprimer l’ensemble des niches fiscales, qu’il faut rééquilibrer les prélèvements entre travail et capital en faisant peser les cotisations patronales, maladie et famille sur l’ensemble des richesses produites et non sur les seuls salaires, qu’il faut réglementer les abus bancaires (en dénonçant le taux d’usure pratiqué par les banques à l’encontre le plus souvent, évidemment, des plus modestes qui y ont recours), qu’il faut supprimer les crédits revolving (là, elle a parfaitement compris ce qui est un véritable drame pour les classes moyennes et pauvres depuis dix ans, le nombre de dossiers de surendettement le prouvent !), qu’il faut réformer l’indice de l’INSEE, supprimer le paquet fiscal, contrôler la hausse des loyers et créer un nouveau système de logements conventionnés pour les ménages à revenus moyens et faire respecter les obligations de construction de logements sociaux et que l’État doit se substituer aux communes qui ne respectent pas le quota de 20 %... Elle fait du social et une politique de gauche !

Lorsqu’elle dit encore dans sa contribution qu’il faut respecter le rôle des partenaires sociaux (et avec du concret puisqu’elle propose que l’Etat s’engage à présenter un texte au Parlement qui reprenne les termes des accords, ce que ne fait pas le gouvernement Fillon), qu’il faut aider à la reprise des entreprises en sociétés coopératives de production (donc, par les salariés eux-mêmes, ce que préconisait Jaurès lui-même, déjà, en son temps !), qu’il faut que l’octroi des aides publiques aux PME soit subordonné à la prise de risque, à la création d’emplois non précaires et à la hausse des salaires et qu’il faut également permettre aux PME d’accéder à la commande publique… Elle indique la voie de réformes efficaces et de gauche !

Lorsqu’elle dit enfin qu’il faut interdire aux fonds spéculatifs d’engager plus d’argent que ne le permettent leurs réserves, qu’il faut créer un système sécurisé d’aller et retour avec visa permanent, (qui permet de travailler temporairement en France, notamment dans les emplois saisonniers, et de retourner dans son pays sans être interdit de séjour sur notre sol), qu’il faut régler au cas par cas la situation des travailleurs étrangers sans papiers avec des critères clairs, créer un service public de la petite enfance avec une augmentation du nombre de professionnels en crèches, limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25 % de plus que la dotation ordinaire et développer le soutien scolaire individuel et gratuit pour les familles…
Qu’il faut aussi intégrer les grandes écoles aux universités pour mettre fin au système à deux vitesses que nous connaissons et augmenter sensiblement le budget de l’enseignement supérieur, inciter les jeunes talents à poursuivre leurs études jusqu’au doctorat en créant un statut du chercheur très revalorisé et faciliter la création d’entreprises par les chercheurs, taxer les profits de Total et prélever les rentes d’EDF et d’Areva pour créer et financer un fonds «après-pétrole» ; qu’il faut systématiser une action de prévention précoce grâce à un encadrement éducatif renforcé pour éviter que les enfants s’enfoncent dans l’échec scolaire et basculent dans la délinquance et assumer une politique de sanctions précoces, effectives et rapides, fondée sur les alternatives à la prison pour éviter la récidive… Elle préconise une politique de gauche, autant humaine que responsable !

Qu’il faut organiser le sauvetage de l’hôpital public (avec notamment une idée concrète, «soigner mieux pour coûter moins» et des exemples à l’appui !), et qu’elle propose que la gauche fasse sienne le projet d’une évolution profonde de l’ensemble de nos régimes de retraite vers un système unifié inspiré de la réforme suédoise (dit sa contribution) dans lequel les salariés moyens et modestes sont avantagés et dans lequel le critère de la pénibilité des tâches doit être pris en compte…
Et lorsqu’elle propose également d’exiger la mise en place de l’Observatoire de la Laïcité créé en mars 2007 (dont les membres n’ont jamais été nommés), de renforcer fortement la péréquation et donc la solidarité entre collectivités et entre territoires, garantie par l’État, notamment entre les départements riches et pauvres, de donner aux étrangers non communautaires présents en France depuis dix ans le droit de vote aux élections locales, la constitution par les commissions parlementaires de forums citoyens pour évaluer l’impact des politiques publiques, et encore la démocratisation du mode de scrutin du Sénat…

Lorsqu’elle propose tout cela, actuellement, en guise de contribution pour un futur programme du PS, j’estime que Ségolène Royal est largement au-dessus de beaucoup d’autres qui se contentent de formules vagues ou se gargarisent de grands discours, ou encore se cantonnent dans la critique de la politique du gouvernement Fillon, mais après ?!? Après, il y a notamment ce type de contribution qui intègre des réformes profondément de gauche et oui, Royal fait dans le social ! Oui, Royal produit des idées ! Oui, Royal offre des alternatives de gauche ! Et tant mieux si d’autres s’en inspirent et l’emportent au bout du compte.. (Tant mieux pour eux en tout cas ; mais qu’on ne vienne par claironner que Royal n’est qu’une «dame patronnesse» à la tête vide et qui ne roule que pour elle… C’est affligeant de ramener ce débat à gauche à ce type de raccourci complètement démagogique et faux.)
Quant on présente une contribution déjà aussi riche, (alors qu’on en est même pas à l’élaboration directe du programme du PS pour 2012), c’est sans doute aussi qu’on tire les leçon d’un parti qui n’a su élaborer qu’un maigre programme entre 2002 et 2007, et que la première à en pâtir fut évidemment la candidate de ce parti !

Quant à s’abstenir de voter pour Chirac en 2002, c’est oublier ce que pouvait représenter un signal fort à destination des populations directement visées par les discours de Le Pen (dont les homos !), et d’en arriver justement à une élection de Chirac contre Le Pen avec un chiffre mirobolant… Ce fut le cas et la seule réussite de la gauche lors de cette élection. Je suis fier de m’être mobilisé et forcé à voter pour Chirac au second tour des élections présidentielles de 2002 !

31/08/08 - 09:15

Pour le PS, je préconise… La méthode Sarkozy !


Débaucher à droite…

Que le PS débauche Fadela Amara pour un plan SUPER-MEGA banlieue 2012 !
Que le PS débauche Martin Hirsch pour un RSA + (qui inclurait enfin les moins de 25 ans ! Et ne serait pas assorti de menaces de sanctions…).
Que le PS débauche Rachida Dati pour le dépouillement d’une boite à idées, qui seraient à la disposition des militants et sympathisants du PS, rue de Solférino… (Là, au moins, on est sûr qu’elle ne fera pas trop de dégâts !).
Que le PS débauche Roselyne Bachelot pour un plan d’envergure en faveur du sport : objectif de 60 médailles aux J.O. 2016 et 60 millions d’euros de crédits pour l’entraînement des quelques dizaines d’athlètes en mesure de les remporter…
Que le PS débauche Brice Hortefeux pour une longue mission à travers le monde, dès à présent et jusqu’en 2012, qui consisterait à faire des observations sur les pays visités avec un crédit permanent de 15000 euros par mois (et tous les frais d’hôtels payés, bien évidemment…). Puis la promesse d’un poste de gardien de phare, n’importe où en France, si le PS l’emporte aux présidentielles de 2012.
Que le PS débauche Jean-Louis Borloo en lui promettant d’être tête de liste à Paris si Delanoë est élu Président, ou si c’est un ou une autre, député de la 6eme circonscription du Pas-de-Calais ou maire d’Evry… (Deux postes sur lesquels Lang et Valls pourraient être évincés, par exemple !).
Que le PS débauche Valérie Pécresse en lui promettant d’être Première dame de France si Delanoë est élu, (ben quoi ? il peut très bien se pacser…), et si c’est un autre ou une autre, un poste d’observation basé en Californie, à l’endroit de son choix, afin de méditer et rédiger des Mémoires sur l’université, le tout grassement payé durant 5 ans au moins.

Voilà quelques exemples de débauchages possibles, qui me paraissent autant réalistes que souhaitables pour créer un peu plus de cacophonie à droite… A prévoir et en attendant la victoire de 2012 : le règlement de salaires équivalent à celui que les «débauchés» perçoivent en tant que ministre et ce, sur le compte du PS. Bon, ce ne serait jamais qu’un petit sacrifice…

31/08/08 - 09:12

La maxime du jour


Le dimanche, je fais la manche...
Le lundi, je reste au lit !

Et vive la France de Sarkozy !

30/08/2008

30/08/08 - 10:03

Le Président du n'importe quoi ! Désormais, il négocie pour sa belle-mère dans une assemblée de co-propriétaires...


L'info révélée par Var Matin et reprise dans leparisien.fr (quelques extraits ici et pour l'intégralité de l'article "article) :

"Au domaine du Cap Nègre, l'assemblée des copropriétaires se tient toujours aux environs du 15 août. C'est la meilleure date pour réunir les vacanciers et les habitants de ce petit coin de paradis planté au milieu des pins et des arbousiers, entre Toulon et Saint-Tropez (Var). Les villas ont beau appartenir à des privilégiés, l'ordre du jour n'a rien d'extraordinaire : l'embauche du nouveau gardien, l'entretien des allées et des parterres de fleurs. Et depuis bientôt cinq ans, les 54 résidants bataillent sur la question de l'assainissement."

"Mais quelle ne fut pas la suprise des participants de voir surgir une demi-heure après le début de la réunion... le président de la République en personne. Var Matin le révèle dans son édition de mardi. En chemise et pantalon, Nicolas Sarkozy, qui passait ses vacances au Cap Nègre dans la villa de son épouse, s'est présenté au bureau de l'association vers 18 heures, accompagné de Marisa Borini, sa belle-mère. Comme les 53 autres propriétaires, la mère de Carla Bruni-Sarkozy était conviée à la réunion."

"Plutôt sympathique comme visite, jugent certains. D'autres, avec le recul, ne le voient pas du même œil. Car Nicolas Sarkozy a osé s'immiscer dans le débat du tout-à-l'égoût. «Il a dit qu'il fallait préserver la Méditerranée», rapporte l'un. «Il en a surtout profité pour nous rappeler que la mairie et la préfecture nous ont ordonné de faire le raccordement, et qu'on avait beau engager des procédures pour gagner quinze ans, il faudrait qu'on y vienne de toute façon», poursuit une voix hostile au projet. «Le président de la République n'a pas à prendre parti dans une réunion de copropriétaires. S'il commence à s'occuper des petites affaires de tous les caps de France, il n'a pas fini», ajoute cet homme."



Il est évident qu'un Président de la république en exercice qui vient assister à une assemblée de co-propriétaires (dont il ne fait pas partie !), ne peut influer dans un sens ou dans l'autre... C'est tellement anodin un Président de la république ; si peu de pouvoir, de possibilité de "flicage", de menaces en tous genres... Et puis, désormais, le Président de la république a la possibilité de s'affranchir de toute dignité rattachée à sa fonction ! Et ça c'est une bonne nouvelle ; pour les Sarkozy, pas pour la France.

30/08/08 - 09:40

Le cap des 90 000 signatures va être atteint ! Les 100 000 sont à portée de clavier...


Pour rappel, en plus des particuliers, 694 organisations, collectifs, partis et syndicats ont déjà signés également cette pétition, dont nombre d'organisations et d'associations gays !

Le communiqué du collectif :



"Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les «suspects» (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à «l’ordre public».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE."

Pour signer la pétition : "nonaedvige

30/08/08 - 09:18


"Le château d'Anet est un château Renaissance, situé en Eure-et-Loir, qui fut commandité par Henri II pour Diane de Poitiers. Il fut construit sous la direction de Philibert Delorme (architecte), Jean Goujon (sculpteur) et Jean Cousin (peintre).(Wikipedia)"


Des petites vérifications sur wikipedia m'ont amené à me souvenir d'un château devant lequel nous passions en voiture, avec ma mère et mon beau-père alors que ce dernier nous emmenait dans une masure, quelque part en Eure-et-Loir peut-être, qui appartenait à sa soeur. Je m'ennuyais ? Non, je m'emmerdais ! (Si, je préfère...).
Quel con, ce beau-père ! Quel malade ! Et avec ça, RTL durant tout le trajet. Je détestais ça, ce bourrage de crâne permanent avec la publicité, toujours les mêmes qui revenaient et revenaient... Insupportable !
En plus, à 14 ans je ne rêvais que de trajets en voiture avec de la musique ! Eh oui...

Bon, en tout cas, je le trouvais très joli ce château et je l'ai gardé en souvenir. En plus, j'avais appris qu'il s'agissait du château de la maîtresse d'un roi et j'étais impressionné qu'un tel cadeau aie pu lui être fait. Je ne l'avais pas revu depuis 27 ans.

30/08/08 - 09:06

Je viens d’apprendre, grâce au JDI, que c’est l’anniversaire de la mort de Louis XI aujourd’hui ; ça me fait un petit pincement au cœur… Je me souviens de nos conversations auprès de la grande cheminée qu’il adorait, au Louvres, même s’il n’en disait rien.
Ah oui, Louis XI… Mais est-ce que c’est vraiment Louis XI que j’ai connu ? N’était-ce pas plutôt Louis XII ?!? Ou Louis IX ?... J’ai un trou d’un seul coup, c’est horrible !
Ah non, Louis IX c’est sûr, je ne l’ai pas connu. Je m’en souviens à présent ; je l’ai aperçu mais je ne l’ai jamais rencontré. J’ai dû le voir passer alors qu’il partait en croisade et qu’avec ses soldats il chantait « Ah, ça ira ! ça ira ! » etc., je ne me rappelle plus de la suite. Ces fameuses croisades… Je me souviens lorsque l’agent du roi était passé pour la collecte des impôts, (je ne sais plus quel titre il portait, enfin nous on l’appelait le guignol), alors que je venais juste d’être inscrit au R.S.R. (Revenu de Solidarité Royale), il était vert ! Eh oui, j’avais démissionné et c’était comme ça, plus de ressources, rien à me prendre… (Le R.S.R. était insaisissable de par la volonté du roi, ou de la reine peut-être… Je pense que c’était plutôt la reine parce que son frère en bénéficiait, enfin un truc comme ça.)

Cela étant dit, je ne sais toujours pas si c’est avec Louis XI que je devisais auprès du feu ! Je ne vais tout de même pas célébrer l’anniversaire de la mort de quelqu’un que je n’ai pas connu !?!
J’essaye de me rappeler… Henri III ? Non, lui c’est sûr mais c’était pas des conversations auprès du feu, et puis c’était plus tard et en fait c’était une liaison vite fait, à la va-vite, bref rien de consistant.
Henri IV, peut-être ? Non… Lui, je m’en souviens à cause de son accent du sud, assez insupportable et sa femme qui était hystérique, pour ce qu’on m’en a dit, j’avais toutes les raisons d’éviter de les fréquenter ! Ce que j’aie fait, d’ailleurs.
J’en reviens toujours à Louis XI, mais son visage ne me revient pas ; le vide total dans ma tête ! Le nom, oui, mais la tête, rien. Et ne pas pouvoir associer un visage à un nom et inversement, trouble forcément.

Ce jour, je ne fêterai donc rien, ni personne. Si, la fin de l’été… Il va y avoir de grosses chaleurs, apparemment, et comme je n’aime pas ça, je vais me réjouir à la pensée qu’on en aura plus de telles avant longtemps ; normalement !

PS : Suis-je bête ! J’ai bien connu Louis XI, en effet… Mais c’était dans un feuilleton à la télévision ! Quelle cruche, ça devait même s’appeler «Quentin Durward» si je ne m’abuse…

28/08/2008

28/08/08 - 17:48

Seulement 1,1% pris aux revenus du "capital" mais combien de % aux RMIstes ???


Le RSA va être financé par les revenus dits du "capital", qui touchent apparemment également de moins gros revenus via leurs assurances-vie...
Mais dans son discours du jour, N. Sarkozy a clairement affirmé que la mise en place de ce dispositif ne saurait se concevoir sans qu'il y ait des sanctions à l'encontre de ceux qui, en quelque sorte, ne fileraient pas droit...



Eh oui, Martin Hirsh, avec vous on s'est bien éloigné de l'esprit qui animait l'abbé Pierre. C'est une évidence absolue ! Et une honte.

Combien de français savent que le RMI est inférieur à 400 €/mois ?!? J'ai bien dis inférieur ! Il y a toujours un "forfait logement" à retirer quelque part... Vous êtes locataire, vous percevez une allocation logement ? Bien ! Dans ce cas, on diminue votre RMI !

Et Martin Hirsh, ne trouve-t-il pas anormal que les moins de 25 ans ne soient pas considérés comme des adultes à part entière ?!?

Je n'interpelle même pas Sarkozy à ce sujet, puisqu'il est évident que pour ce dernier, ce sera "marche ou crève" ! Il a parlé de "sanctions graduées" aujourd'hui, mais il est évident qu'à terme, ce sera la suppression purement et simplement du RMI à ceux qui refusent l'inacceptable, soit certains emplois, certains éloignements, certaines conditions de travail et de salaire impensables encore il y a dix ans !

La gauche aura raison de voter l'imposition du capital, aussi minime soit-il, mais j'espère bien qu'elle saura dénoncer les "sanctions graduées" qui seront annoncées plus tard... Et voter contre !!!

28/08/08 - 17:32

Chérèque accuse Sarkozy de vouloir négocier une amnistie pour les dirigeants de l'UIMM




Ce serait l'une des révélations qu'il ferait dans un livre à paraître en septembre et dont l'Express publie des extraits cette semaine. Extrait de la dépêche AFP du 27/08/08 : "Nicolas Sarkozy a envisagé une loi d'amnistie pour les bénéficiaires des financements occultes du patronat de la métallurgie UIMM, affirme le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque."

La même dépêche indique également : "Dans cet ouvrage intitulé "Si on me cherche" (Albin Michel), M. Chérèque évoque différentes conversations avec le chef de l'Etat, notamment en avril 2004 sur la privatisation partielle d'EDF-GDF, mais aussi, le 26 octobre 2007, un mois après la révélation d'importants retraits d'argent liquide sur des comptes de l'UIMM (patronat de la métallurgie) entre 2000 et 2007. L'enquête est toujours en cours et neuf personnes sont mises en examen.
Ce jour-là, écrit François Chérèque, Nicolas Sarkozy "me dit: "Bien entendu, il faudra en passer par une loi d'amnistie, comme ça a été le cas pour les hommes politiques avant la loi sur le financement public des partis".
François Chérèque comprend alors que le président de la République "lui tend la perche au cas où la CFDT aurait pu déraper".
Le leader CFDT "imagine aussi" que Nicolas Sarkozy "ne doit pas être sans savoir que cette caisse de l'UIMM a servi à rémunérer des hommes politiques pour bons et loyaux services".

Le conseiller social du président Raymond Soubie, présent lors de l'entretien, enfonce le clou et laisse entendre que le nom d'un militant de la CFDT pourrait apparaître dans l'affaire.
Le secrétaire général de la CFDT, "choqué", raconte avoir "estomaqué" ses deux interlocuteurs élyséens en répondant que pour lui, "une amnistie était évidemment impensable" et même "si par malheur il y avait eu des dérives individuelles, la justice passerait".


Dans le livre, M. Chérèque égratigne aussi la fédération CGT de l'énergie en affirmant qu'elle accepté "un deal" avec Nicolas Sarkozy sur la privatisation partielle d'EDF-GDF que lui même avait refusé.
Nicolas Sarkozy était alors ministre des Finances et il proposait, selon M. Chérèque, à la CFDT, de "s'entendre sur l'ouverture du capital" du groupe public. Tutoyant le leader de la CFDT, surpris de ce ton familier, et l'appelant "François", M. Sarkozy lui avait expliqué que "la CFDT pourrait lui demander ce qu'elle voulait, en échange d'un soutien sur ce dossier", sous-entendu des efforts en termes de salaire et de statut pour les salariés d'EDF-GDF, rapporte M. Chérèque.
"Ce deal qu'il me proposait en 2004, il a fini par le passer avec la fédération CGT de l'énergie dont il tutoie le leader", affirme M. Chérèque."


C'est pas très beau l'arrière-cour d'un Sarkozy, vous ne trouvez pas ?... Et avec ça, on cherche (et on parvient parfois) à acheter les syndicats !!! Toujours digne d'être et de rester Président ?!?

28/08/08 - 07:28

J'avais tout dis, en peu de mots, mais ça n'a pas suffit. Parfois, je ne dis pas, quelques mots suffisent ; mais d'autres fois, ce n'est pas le cas. Face à ce dilemme, dire les choses en peu de mots où prendre le temps de faire de longues phrases, il peut être opportun d'aborder la rive étroite mais profonde du silence.
Le silence est un dû pour l'homme, pourtant, il ne lui est pas toujours accessible à moins qu'il n'utilise des boules quies ; mais tricher n'est pas joué, comme le disait la marquise de Merteuil à Mme de Tourvel, afin de mieux la duper sur sa véritable nature...

Des sables mouvants, il faut s'extraire. Vivre sur terre c'est comme de marcher sur des sables mouvants, continuellement, mais il faut marcher vite au risque de s'y enfoncer rapidement. C'est sans doute pour cela que certains prennent la mer... Les vikings avaient tout compris !
Mais ils étaient cruels aussi, comme la marquise de Merteuil... En pire.

Le jour va bientôt apparaître. (J'ai déjà précisé dans un autre post qu'il ne se lève ni ne se couche ! C'est la terre qui tourne autour d'elle-même...). Dans ce court laps de temps qu'il nous reste à vivre, il faudrait commettre l'irréparable ; agir. Agir, c'est prendre le risque de se tromper, de route, de chemin, de destin. (C'est bien de rajouter "chemin" puisque ça rime avec "destin" et puis, trois mots valent mieux qu'un.)

Mais le destin est mouvant également, il peut se faire avoir au tournant ; un simple changement de direction et le voilà tout penaud, obligé de revoir sa copie... Le destin est un vilain mot. Et puis c'est un grand mot ! Un bien grand mot pour de toutes petites vies.

L'être humain est trop sujet aux aléas de l'existence ; les maux du corps, les maux du coeurs, les mots d'esprit parfois... (Voir la vie des nobles à la cour de Louis XIV dans le film "Ridicule").

Alors, je choisis de devenir un extra-terrestre. (Mais pour l'être pleinement il me faudrait vivre dans un asile... de fous.)
Au fait, n'y suis-je pas déjà ?

28/08/08 - 06:30

Le mot du jour (ou la brève de comptoir, comme vous voulez...)


Bientôt, on ne parlera plus de l'essence d'un être ou de l'essence des choses, mais de l'éthanol d'un être ou de l'éthanol des choses...

27/08/2008

27/08/08 - 10:08

Publié sur un site d'information sur les impôts en France, le post est intitulé : "Le ruineux cadeau de Sarkozy aux expatriés"

"Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée.

Ces écoles, très cotées - des stars comme Madona font des pieds et des mains pour y caser leurs gamins - étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce n'était pas assez.

Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. "J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.

Encore merci! Mais générosité pour qui? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million.
"C'est scandaleux, commente Michèle Boch, élue de gauche à l'assemblée des français de l'étranger. Pour aider les familles, il suffisait d'élargir le système des bourses."
La gratuité entrainera forcément de nouvelles inscriptions. Certain établissements prestigieux refusent déjà du monde. Comment s'opérera la sélection ? Par le piston et les bonnes grâces du Quai d'Orsay ?
Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, remisent déjà leur chéquier: pourquoi payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale?"


Extrait du Canard Enchainé et publié le 19/08/08 sur le site : impots-utiles.com

(PS (selfmade) : les français de l'étranger ont voté majoritairement pour Sarkozy, avec une moyenne supérieure à la moyenne nationale...).

26/08/2008

26/08/08 - 07:30

Une loi Tepa 2 ?




Après un premier bilan plus que mitigé, sinon médiocre, de la loi Tépa initiée par Christine Lagarde concernant la modernisation de l'économise française, Xavier Bertrand semble suggérer à la ministre une loi Tepa 2 qui serait intitulée : Tépa-cap' ?

- supprimer la sécurité sociale ? Oui, je suis cap' !
- supprimer l'allocation chômage après trois mois ? Oui, je suis cap' !
- supprimer encore plus de tribunaux ? Oui, je suis cap' !
- supprimer le RMI ? Oui, je suis cap' !
- supprimer peu à peu les logements "sociaux" ? Oui, je suis cap' !

Avec la loi Tepa 2 intitulée "Tépa-cap' !", entrez dans un monde nouveau, un monde neuf, un monde ou l'assistanat est proscrit et l'entre-aide ringardisée, un monde sarkozien, quoi !

Seul hic, Lagarde n'a pas en main tous les portefeuilles ministériels ; mais le problème devrait s'arranger puisqu'on lit depuis longtemps, ici et là, que Bertrand devrait succéder à Fillon un de ces jours...

25/08/2008

25/08/08 - 17:35

Un effet bénéfique du paquet fiscal






















Les dix français les plus riches ont fatalement consommé davantage puisqu’ils étaient en manque de liquidités pour le faire, d’après Nicolas S. ; donc, il faut attendre et encore attendre… ça va venir les effets du paquet fiscal ! Vous allez voir ! Bravo aux français les plus riches qui, grâce au paquet fiscal, vont pouvoir et ont déjà du consommer davantage !!!

C’est trop beau la France sous Sarkozy…

25/08/08 - 17:10

Paquet fiscal


Je sais pas vous mais moi, le paquet fiscal je l'ai pris en pleine gueule ! Résultat, il est tout cassé... Et je dois quand même payer !!!

Si j'avais su, j'aurais voté Sarkozy, je pourrais au moins dire que je me suis fais baiser...

25/08/08 - 00:03

L'olympisme bidon...


A l'origine, il s'agissait de l'affrontement d'athlètes originaires de cités grecques... Certes, mais trouvait-on alors de telles différences de populations ?!?



La Chine : plus de 1 milliard et 300 millions d'habitants...
Les USA : 300 millions d'habitants...
La Russie : un peu plus de 142 millions d'habitants...

(Source : wikipedia - 1ere surprise, les russes sont moitié moins nombreux que les américains !)

A part ça, je ne vais pas rappeler le nombre de médailles des uns et des autres, mais enfin un peu de sérieux ! Qui peut imaginer que la Chine, et demain l'Inde, ne seront pas les éternels "gagnants" de ces jeux olympiques lorsqu'on arrive à de telles disproportions en terme de population ?!?

Ainsi donc, à quoi bon perpétuer ces jeux stupides ?... Sans compter que cette année, pour la première fois des nageurs ont du nager dès le matin pour faire plaisir à la chaine de télé la plus "offrante", en l'occurence CBS, afin que les américains puissent voir leurs champions l'emporter en direct à une heure "décente"... Et les européens ? Eh bien, ils n'avaient qu'à se lever très tôt !!!

Le monde marche sur la tête...

Enfin, il y a ces simulacres de manifestations "autorisées" à Pékin, pour faire plaisir au CIO et qui se sont soldées, entre autres, par l'interrogatoire durant dix heures de deux habitants de la ville par la police chinoise, habitants expropriés suite à l'organisation de ces jeux, avec en final et bien qu'ils aient respecté la demande de manifester dans les formes et sur le terrain prévu à cet effet, une peine de dix ans de travaux forcés...

Ils étaient beaux les J.O. de Pékin ?... J'espère qu'il n'y en aura plus. Que l'humanité devienne un tant soit peu "adulte", c'est tout ce que l'on peut espérer !!!

24/08/2008

24/08/08 - 20:18

Le gouvernement a dépensé de l'argent en publicité, cet été, pour promouvoir ses actions...




Et pendant qu'on y est, cet extrait qui serait tiré du journal "Le canard enchainé", et que cite un internaute sur le site de "Le Post.fr" :

«Auparavant quand la Direction générale de la Consommation (DGCCRF) déclenchait une action pénale, le consommateur grugé était prévenu et pouvait se porter partie civile par un simple courrier au procureur. Désormais, la victime pourra intenter – à ses frais – une action au civil.»

J'ai fais des recherches mais ne trouve pas grand chose, si ce n'est ceci sur le site de la "Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes" (DGCCRF), qui n'indique en rien la possibilité de se contenter d'attendre qu'elle agisse pour l'on se porte partie civile... Très inquiétant !

"Vous pouvez vous même saisir la justice lors d'un litige avec un professionnel.
(N'oubliez pas que vous pouvez également vous faire aider ou représenter par une association de consommateurs.)
Vous disposez de plusieurs voies pour faire trancher votre problème par la justice :
La saisine simplifiée : procédure simplifiée bien adaptée aux petits litiges de consommation. Elle est possible lorsque les sommes en jeu sont chiffrables et n'excèdent pas 4 000 euros
L'injonction de faire : cette procédure peut être mise en oeuvre si un professionnel avec lequel un contrat a été passé refuse d'exécuter son engagement. La valeur de la prestation non effectuée ne doit pas excéder 10 000 EUR .
L'injonction de payer : procédure judiciaire rapide, qui permet à un créancier de contraindre son débiteur à honorer ses engagements.
Le référé : procédure permettant, en cas d'urgence, d'obtenir une décision provisoire mais rapide d'un tribunal
L'assignation devant le tribunal d'instance ou de grande instance : il est également possible de prendre l'initiative d'un procès."


Alors ? Oui ou non, le gouvernement Sarkozy nous a-t-il retiré une possibilité de plus de se voir défendu par les pouvoirs publics en tant que citoyen ? Et si c'est le cas, ne faudrait-il pas relayer largement L'INFORMATION ?!?

24/08/08 - 09:00

La vache ! Je passe la messe à 11h et je ne suis même pas prêt !

On est le combientième dimanche après Pâques, déjà ?!?
Si le curé me pose la question, je fais une jaunisse…
J’avais préparé des fiches, je ne sais plus où elles sont et je mélange tous les évangiles ! Mathieu, Marc, Luc, Satan… Lequel avant l’autre ? Qu’est-ce que j’en sais ? Je n’y étais pas !!!
Mais évidemment, c’est pas une réponse ça.
La honte devant toute la communauté ; à mon âge, ne pas savoir… J’imagine déjà le curé en profiter pour faire un sermon sur la honte !
«La honte, si vous l’éprouvez c’est que vous n’êtes pas fier de ce que vous avez fait ou PAS fait ! Car notre Seigneur voit tout, entend tout, sait tout !»
(Tient, ça me fait penser à EDVIGE…)
«Il sait que vous ne lisez jamais la Bible, Sa vie, Son œuvre, et que vous buvez davantage à la bouteille qu’à la source de Sa parole ! Oh, il ne vous retient pas, vous savez… Vous pouvez aller en paix dans l’ignorance et le péché, votre fin n’en sera que plus facile et plus rapide sans l’ultime confession qui vous permettrait de gagner son pardon !»
(Tient, il faut que je vérifie si j’ai gagné au loto, hier soir…)
«Mais sachez que Son pardon ne se négocie pas ! La vie n’est pas un jeu, mes enfants, elle est un parcours initiatique qui ne connaît pas de répit, hormis la mort. Et la mort elle-même n’est pas une fin en soi…»
(Une fin en soi… On rajoute un «e» et on est déjà dans son cercueil ! Enfin, à condition d’y mettre le prix. Qui payera pour moi ?... Pouah ! Idée glaçante.)
«Car après la mort, il y a le jugement… Terrible, le jugement ! Le jugement de Dieu, celui de vos actes, de vos faits et gestes, du plus petit au plus grand…»
(Un vrai travail de policier !)
«Et le verdict, fatal ! Sera-ce le purgatoire ? L’enfer ? Le paradis, peut-être ?... N’y pensez même pas, en tout cas pas si vous ne savez pas en ce jour du Seigneur à quel dimanche nous sommes depuis Pâques !»
(Et voilà ! J’en étais sûr, je l’ai dans le fion… Même pas la peine de rester, je vais partir directement, discrètement…)
«Inutile de fuir devant la parole du Christ ! Elle vous suivra où que vous alliez, ou que vous soyez ! Elle sera là, comme un reproche éternel, pendue à vos basques comme le pendu à sa corde…»
(Il me menace de la peine de mort, ou quoi ? J’hallucine ! En même temps, on a pas vu beaucoup de catholiques défiler pour réclamer son abolition…)
«Elle vous suivra partout.»
(Qu’elle me suive prouve au moins que je la devance ; l’essentiel est de rester en tête, tenter d’arriver le premier et donner soi-même sa propre version des choses. Des choses de la vie… Et comme disent les français, "l’essentiel, c’est de participer !", ouarfff !).

23/08/2008

23/08/08 - 19:45

Le vieil homme et l'enfant




J'ai vu ce film, cet après-midi ; il est magnifique. Ce "papy" d'adoption qui vocifère contre les juifs tout en serrant dans ses bras un petit garçon dont il ignore qu'il l'est... Fort heureusement l'année 1944 arrive rapidement, mais de toutes les manières on ne peut imaginer que ce vieux combattant de 14-18, pourtant totalement imprégné des discours radiophoniques pro-hitlériens et antisémites de l'époque, aurait fini par livrer cet enfant à la milice. L'enfant, clairvoyant et toujours enfant pourtant, (pour lui la vie est un jeu, parfois grave, mais un jeu), se joue justement de ce vieil homme qu'il se prend à aimer pour l'affection qu'il lui donne et pose des questions malignes sur les juifs... Et le vieil homme de répondre parfois avec peine, tant ce qu'il peut dire des juifs est caricatural à l'extrême.

Le film est de Claude Berri, alias Claude Langmann, et il raconte cette partie-là de son enfance lorsqu'une femme "rouge", comme dit son père (le vieil homme), convainc ses amis, les parents du jeune enfant, de le laisser à ses parents à elle, en province, afin qu'il soit à l'abris d'une rafle.

Une merveilleuse histoire, terrible et tendre ; et réelle.

22/08/2008

22/08/08 - 20:09

Un Conseil des ministres sous Sarkozy... (Fiction !)




N. Sarkozy : Bon, on est mal barré, là… Tous les indicateurs au rouge, la Georgie, l’Afghanistan, et la présidence de l’Europe ! Même pas un salaire en plus alors que je suis deux fois Président ! Vous avez remarqué ?
R. Dati : C’est scandaleux !
X. Bertrand : Vous avez raison, tout travail mérite salaire.
N. Sakozy : Et si ça continue comme ça, on va finir par m’accuser parce que l’été est pourri !
R. Dati : Ne vous en faites pas, M. le Président, vous êtes immunisé…
R. Bachelot : Immunisé contre quoi ?
J.L. Borloo : Elle veut dire qu’il a l’immunité.
R. Dati : Je sais ce que je dis, Jean-Louis, merci !
J.L. Borloo : N’empêche que tu l’a dis…
R. Dati : M. le Président, je réclame votre arbitrage !
N. Sarkozy : Rien à foutre. J’ai à plancher sur mon plan com’ pour la rentrée.
R. Bachelot : Je pense que nos flash publicitaires ont eu beaucoup d’impact positif, cet été.
C. Boutin : Remarquable ! Avec mes amis, on se réunissait après la prière et on regardait la télévision juste pour les voir, M. le Président…
J.L. Borloo : Ouais, ben moi avec mes amis on s’est réuni pour essayer d’apercevoir les maisons à 25€ par jour et on en a pas vu une seule.
(Dati, Bertrand et Bachelot pouffent en douce…)
C. Boutin : Vous avez du mal chercher ! Vous aurez plus de chance d’en trouver que des maisons à 100 000 euros !
B. Laporte (l’air rigolard) : Surtout qu’elles avaient pas l’air très solides. Il reste peut-être des ruines à visiter…
(C. Boutin s’exclaffe)
J.L. Borloo (désignant Laporte) : C’est qui lui, déjà ? Un patron de casino, non ? Il est responsable de la loterie nationale ?
B. Laporte : Je suis secrétaire d’état à la santé et aux sports !
R. Bachelot : Non, pas à la santé, mon petit, je vous l’ai déjà dis… Vous, c’est secrétaire d’état chargé des sports.
J.L. Borloo : Pas à la santé, c’est vite dit… Qui sait si un jour on aura à pas aller lui rendre visite là-bas !
(Dati se penche vers Bertrand : «Elle est trop bonne !»)
N. Sarkozy : Bon, on arrête ces chamailleries ! De toute façon, rendre les pauvres propriétaires c’était une connerie. Je ne sais plus de qui, d’ailleurs…
C. Boutin : Je n’ai fais qu’exécuter les ordres, M. le Président !
R. Dati : Carrément, elle accuse le Président !
C. Boutin : Je n’ai jamais dis ça !
R. Dati : Vous voulez que je lance une enquête M. le Président ?
M. Alliot-Marie : Je m’excuse, mais en tant que ministre de l’intérieur, les enquêtes, c’est moi.
R. Dati : Il y a des moments où on se demande si il y a quelqu’un à l’intérieur, justement…
M. Alliot-Marie : C’est vrai qu’en ce qui vous concerne, on vous trouverait plutôt à l’extérieur, et plus souvent qu’à mon tour !
(Boutin pouffe, Borloo sourit).
N. Sarkozy : Ouais, bon, en attendant, des français qui s’endettent pour des baraques, y consomment pas ! Et ça, c’est con !
C. Lagarde : Ah oui, tout à fait, j’ai besoin que les français consomment pour que mon plan fonctionne !
(Borloo à Bertrand : «C’est quoi son plan, déjà ?», haussement d’épaules de Bertrand en guise de réponse…).
N. Sarkozy : François, votre avis sur la conjoncture économique. Il nous faut des bonnes nouvelles et vite !
F. Fillon : Tout à fait, M. le Président, et il y en a aucune. Peut-être du côté de la météo…
R. Bachelot : Et nos sportifs, alors ! Enfin, quoi ! Ils nous récoltent plein de médailles, c’est excellent pour la popularité du gouvernement !
C. Lagarde : J’ai une idée… On pourrait revendre les médailles d’or.
X. Bertrand : On va aller loin avec ça…
F. Fillon : Si vous le permettez, M. le Président, je pense qu’il serait plus judicieux d’envisager un nouveau plan de relance.
N. Sarkozy : Vous pensez à quoi ?
F. Fillon : En fait, à rien.
X. Bertrand : Comme d’habitude…
F. Fillon : Pardon ?!?
X. Bertrand : Rien, je chantais.
N. Sarkozy : Il faudrait un Lang au gouvernement. Lui, au moins, il nous trouverait quelque chose ! Fête de la musique, fête du cinéma…
R. Dati : J’ai une idée ! On pourrait instaurer une journée où tous les français se feraient des cadeaux… Super cool !
C. Boutin : Pfft ! ça existe déjà, et ça s’appelle noël ! Le jour où notre Seigneur est apparu…
(Dati se penche vers Bertrand : «Et c’est reparti sur la religion… Elle a été baptisée deux fois ou quoi ?!?» Bertrand pouffe.)
C. Lagarde : Relancer la consommation, c’est ça qu’il faut faire. Obliger à consommer ! Traîner les gens dans les magasins, par la force au besoin, les inciter… Non ! Leur commander d’acheter !
N. Sarkozy : C’est comme ça qu’y font aux Etats-Unis ?...
C. Lagarde : Heu… Je ne sais pas trop, je ne comprenais pas tout ce qu’ils disaient lorsque je m’y trouvais, M. le Président…
X. Bertrand : On comprend pourquoi ils vous ont laissé partir ! C’est sûr que maîtriser l’anglais, c’est très dur !
F. Fillon : Si vous le permettez, M. le Président, je tiens à renouveler toute ma confiance à l’égard de Mme Lagarde.
N. Sarkozy : Si vous le permettez, François, la confiance c’est moi qui l’accorde, ou pas.
(Bertrand se penche vers Dati : «Bien envoyé !»).
N. Sarkozy : Bon, comme d’habitude, c’est moi qui vais encore trouver la solution ! Je vais donc réunir le Parlement en congrès et faire un discours. Pour le reste, on va construire un plan média… Je veux voir tout le monde à la couverture des magazines, et des interviews à tout va où vous expliquez que tout est en place pour que ça marche et que ça marche déjà, et vous pouvez aussi dire que l’album de Carla marche très bien et aussi que l’opposition est nulle ! Bon, à part ça, autre chose ?
F. Amara : Il me faudrait des crédits supplémentaires pour mon plan banlieue, M. le Président…
F. Fillon : Désolé, mais les caisses sont vides.
X. Bertrand : Vous pouvez essayer avec Cofidis.
C. Lagarde : Je me demande si Cetelem ne pratique pas de meilleurs taux ?...
M. Hirsh : M. le Président, j’attends toujours l’arbitrage concernant mon RSA.
N. Sarkozy : Pourquoi vous voulez passer au RSA ? Il serait supérieur à votre salaire actuel ?
(Rigolade autour de la table des ministres.)
M. Hirsh : C’est sérieux, M. le Président, il y va de ma crédibilité…
N. Sarkozy : Ouais. En même temps, l’abbé Pierre est mort donc on risque pas trop de coups de gueule de ce côté-là. Il faisait quelques dégâts, quand même, lui….
F. Fillon : Pour le RSA, je préconise de continuer à faire quelques essais dans différents départements.
N. Sarkozy : Bonne idée. Et en plus, on pourrait en profiter pour le refiler aux régions.
R. Dati : Elle va être verte, la Ségolène !
M. Hirsh : Il serait tout de même dommage de ne faire que des essais pendant 5 ans…
N. Sarkozy : C’est ça la politique, Martin ! On essaye, on essaye… Alors, qu’on vienne pas nous dire qu’on a pas essayé ! Je commence à en avoir marre des critiques ! Tout le monde critique ! Est-ce que je critique, moi ?!? Bon, faut que je vous laisse, Carla à un nouveau titre à me faire écouter. Et n’oubliez pas le plan média !

21/08/2008

21/08/08 - 16:14

Présidentielle 2007 : Sarkozy élu par les nantis et l’extrême-droite


Rien n’y fait, les chiffres sont têtus et les sondages bien légers à l’épreuve du concret.

Depuis mai 07, on peut entendre et lire (notamment sur le web) quantité d’interpellations du type : «C’est de votre faute, fallait pas voter Sarkozy !» ou «53% d’abrutis», etc… Je le sais d’autant plus que j’ai fais parti de ces bloggeurs partis sur les «chapeaux de roue» à partir des sondages réalisés juste après l’élection. (A ce titre, nous disposons des données du CSA, d’IPSOS et de la SOFRES ; ils se contredisent parfois de manière importante !).

Pour rappel, IPSOS indiquait qu’au 2eme tour, les + de 60 ans avaient voté à plus 60% pour Sarkozy, les 45-59 ans pour Royal, les 35-44 ans à 50/50, les 25-34 ans à 57% pour Sarkozy et les 18-24 ans à 58% pour Royal. Les agriculteurs à 67% pour Sarkozy, les artisans-commerçants à 82% pour Sarkozy, les prof. Libérales et cadres supérieurs à 52% pour Sarkozy, tandis que les professions intermédiaires, les employés et les ouvriers avaient voté respectivement à 51, 51 et 54% pour Royal…
Mais pour la SOFRES, les 25-34 ans ont voté en majorité pour Royal à 54% (quant IPSOS déclare un vote de 57% pour Sarkozy dans cette tranche d’âge !).
Pour les chômeurs, ils auraient été 45% à voter pour Sarkozy, ce dont on peut largement douté étant donné ce qu’il annonçait à leur encontre avant son élection…
Quant au sondage CSA, il donnait un vote Royal à 53% pour les cadres et prof. Libérales (contre 52% pour Sarkozy pour IPSOS), un vote à 56% pour Sarkozy chez les prof. Intermédiaires (contre 51% pour Royal chez IPSOS), et même un vote à 53% pour Sarkozy chez les employés, (contre 51% pour Royal chez IPSOS !).

Ce rappel des chiffres et de leurs contradictions pour indiquer à quel point, même si tous les instituts s’accordent à dire que les retraités ont voté en majorité en faveur de Sarkozy, que pour le reste leurs études ne donnent pas la réalité de l’explication du vote Sarkozy… Pas autant qu’une étude détaillée de la réalité c’est-à-dire des véritables résultats de vote par villes et par départements, visibles sur le site du ministère de l’intérieur, et qui m’amène à titrer ce post comme je l’ai fais.

A partir d’une petite étude que j’ai réalisé à partir du site «linternaute.fr» qui reprend et collecte des données, notamment via l’INSEE, sur les communes et les régions de France, nous avons le revenu moyen par habitant, par villes et départements, au moins en 2004 (donc, très proche de 2007)...
A partir de là, je suis allé sur le ministère de l’intérieur et j’ai fais les comptes :

TOP 33 des départements où le niveau de vie est le plus élevé (sur 99, en incluant les DOM) :
- Seuls 3 ont voté Royal, et sur les 3, deux sont en 27 et 31eme place ! (Seul le Val de Marne est bien placé (6eme) mais Royal n’a obtenu que 50,20% des voix, soit en tête de justesse !).
- Ainsi, 30 départements parmi les 33 où le revenu moyen par habitant est le plus élevé ont voté Sarkozy !

TOP 9 des départements où Sarkozy dépasse 60% des voix en mai 07 : on y trouve que des départements où Le Pen a atteint plus de 20% des voix au second tour des présidentielles de 2002, (je dis bien 2eme tour !), et les 3 seuls départements où il a dépassé 25% des voix : Alpes-Maritimes (28,68%), Var (28,69%), Vaucluse (29,64%)…

(Seule exception : la Haute-Savoie, où Le Pen avait fait un score à peu près équivalent à son score national mais où le revenu moyen par habitant situe ce dépt à la 7eme place du classement sur 99 !).

Résultat des courses : je pense qu’on peut affirmer clairement que ce sont bien les départements où il y a le plus de gens aisés et ceux qui sont l’on trouve le plus de sympathisants de l’extrême-droite qui ont permis l’élection de Sarkozy.
La preuve ? Si l’on retire le différentiel de voix entre les deux candidats dans les 33 départements au revenu moyen le plus élevé (y compris les 3 où Royal est arrivé en tête) et le différentiel de voix dans les 8 départements où Le Pen a dépassé 20% au second tour de l’élection présidentielle de 2002, Sarkozy ne l’emporte plus qu’avec une avance de 95 233 voix… (Au lieu de 2.192.698 voix lors du second tour de l’élection !).

Différentiel qui peut largement s’expliquer par le fait qu’une très grande majorité des retraités a voté pour lui, (tous les sondages s’accordent pour le dire sans vraiment se différencier les uns des autres, donc on peut le penser), et que ces mêmes retraités représentent plus de 11 millions d’habitants en France ; mais cette mini-étude que chacun peut réaliser à partir de données fournies par l’INSEE et les résultats par départements, prouve que ce ne sont pas les retraités qui ont compté mais l’intérêt égoïste des plus aisés qui préfèrent évidemment la droite au pouvoir et la volonté des extrémistes de droite, avant tout.
Il y a aussi la Corse avec un différentiel en faveur de Sarkozy de 31 562 voix ! (Pourquoi la Corse a voté à plus de 61% pour Sarkozy, alors que le nombre de retraités est inférieur à 25% de la population et que le vote Le Pen dépassait de peu la moyenne nationale en 02 ? En tout cas, ce différentiel rajouté au précédent et retiré au total ne fait plus qu’une victoire de Sarkozy avec 63 671 voix…).
A ce différentiel, on peut rajouter également la Nouvelle Calédonie (pourquoi a-t-elle voté à près de 63% pour Sarkozy ?...) : 25 274 voix de différentiel en faveur de Sarkozy, et les français de l’étranger : 27 133 voix de différentiel en faveur de Sarkozy et 53,99% des voix contre 53,06% en moyenne nationale… Le différentiel total n’est plus alors que de : 11 624 voix en faveur de Sarkozy !
Question : quel est le niveau de vie moyen en Nouvelle-Calédonie, sachant qu’avec plus de 31% d’abstentions au second tour de l’élection présidentielle de 07, on peut penser que les kanaks s’abstiennent, et quel est le niveau de vie moyen des français expatriés, (en dehors des cas de serveurs/serveuses à Londres que chacun connaît ?...
Parce qu’en additionnant tous ces chiffres, Sarkozy ne l’emporte plus qu’avec un score de 17 503 413 voix, soit 50,03 % des votes !!!

Quelques données supplémentaires pour étayer cette analyse… avec les 20 départements où le revenu moyen est le plus élevé de toute la France, DOM compris :

1) Hauts-de-Seine : Sarkozy dépasse les 55% (55,65%)
2) Yvelines : Sarkozy dépasse les 58% (58,71)
3) Paris : 50,19%
4) Essonne : Sarkozy dépasse les 52% (52,08%)
5) Val d’Oise : Sarkozy dépasse les 52% (52,30%)
6) Val de Marne : l’exception, puisque Royal passe de justesse avec 2465 voix d’avance… (50,20%)
7) Haute-Savoie : Sarkozy dépasse 63% des voix (63,04%)
8) Seine-et-Marne : Sarkozy dépasse 56% des voix (56,25%)
9) Haut-Rhin : Sarkozy dépasse 65% des voix (65,39%)
10) Marne : Sarkozy dépasse 59% des voix (59,20%)

Ainsi, sur les 10 départements au revenu moyen le plus élevé en France, Sarkozy fait une moyenne proche de 57% (56,97%) alors qu’il a été élu sur le plan national avec 53,06% des voix…
Et sur les 20 premiers départements où le revenu moyen est le plus élevé : 56,97% pour les dix premiers, 58,05% pour les dix suivants (moyenne) = 57,51% des voix !!!

Le grand enseignement est déjà que ce ne sont pas les retraités qui ont permis à Sarkozy d’atteindre 53% des voix, mais plutôt les gens plus aisés qui se sont fortement mobilisés et les électeurs de l’extrême-droite ! Et puis des votes spécifiques : Corse, Nouvelle-Calédonie et français de l’étranger…

Pour l’extrême-droite, à noter qu’en plus du Var, du Vaucluse et des Alpes-Maritimes, 4 autres départements avaient voté à plus de 25% pour Le Pen au 2eme tour de 2002 (soit plus du quart des votants !) : Bouches-du-Rhône (27,46%), Gard (26,66%), Pyrénées-Orientales (25,12%) et l’Oise (25,07%). Ces quatre autres départements ont voté Sarkozy au 2eme tour de 07 à 57,03% ! (Moyenne). Contre 53,06% sur le plan national, rappelons-le…

A noter : la moyenne des individus qui ont plus de 60 ans, par département, et qui ont voté :
- Royal = 25,76%
- Sarkozy = 23,38%
(Ce qui tendrait à prouver que si une majorité des retraités qui sont allés voter ont voté Sarkozy, un grand nombre s’est abstenu ! Or, j’ai pu entendre de personnes âgées dans mon entourage des propos relatifs au fait qu’une femme n’a pas sa place à la plus haute fonction de l’Etat.)

A noter également : selon les instituts de sondage, 20% en moyenne de l’extrême-gauche s’est abstenu de voter au 2eme tour de 07, ce qui fait un total de 538 741 voix en moins pour Royal (si l’on additionne les votes du 1er tour pour Besancenot, Buffet et Laguiller).

CONCLUSION : les français les plus aisés et les français les plus à l’extrême-droite auront donc fait l’élection de Sarkozy, avec les abstentionnistes du second tour… Et contrairement à ce que disaient les sondages, je ne pense pas que les abstentionnistes étaient plus nombreux à l’extrême-droite qu’à l’extrême-gauche ! Pour le CSA, 24% des électeurs de Le Pen se seraient abstenus contre 19% des électeurs de Besancenot… Pour IPSOS, 20% des électeurs des deux candidats au 1er tour se seraient abstenus… Or, Le Pen a réalisé 10,44% des voix au 1er tour de la présidentielle de 07 et dans les 10 départements où Sarkozy dépassent 60% au 2eme tour (dont les deux départements de la Corse), la moyenne des votes pour Le Pen au 1er tour est de 13,92% ! Donc, supérieur de plus de 3 points à la moyenne nationale.

Au terme de cette analyse, et si l’on se réfère aux données fournies par le site linternaute.com, (qui relève ses données auprès de l’INSEE), avec la comparaison des revenus moyens par habitant,
j’ai fais le calcul en terme de votes au 2eme tour de la présidentielle pour les départements les plus «pauvres», (24 avec les DOM), ceux dont le revenu moyen serait donc inférieur à 13 000 €/an (contre une moyenne nationale à 15 027 €/an) : S. Royal l’emporte avec 2 627 140 voix contre 2 389 617 voix pour Sarkozy. Soit, 52,36% des votes !

Alors, l’élection de Sarkozy n’était-elle pas le résultat d’une plus forte mobilisation chez les plus nantis et les extrêmistes de droite ?!?
Il y a donc bien une raison à cette élection qui ne relève pas forcément et/ou seulement de «l’abrutissement des masses» par les médias, (même si certains y contribuent…) ; la raison fondamentale est celle de L’INTERET. Oui, les plus nantis avaient intérêt à ce Sarkozy soit élu et il en allait de même pour les électeurs de Le Pen ou de Villiers ! (En Vendée, ou de Villiers dirige le Conseil Général, Sarkozy a fait 57,06 % des voix au 2eme tour !).

Autre conclusion :

Pour qu’un candidat de gauche puisse passer en 2012, il en ira de même qu’en 2007, que ce soit Ségolène Royal ou pas : une mobilisation totale de l’extrême-gauche au second tour et un programme qui mobilise davantage d’abstentionnistes, lequel programme élaboré par le PS (et non par Royal) était insuffisant pour une telle mobilisation.

Il faudra également culpabiliser tous ceux qui hésiteraient où se fermeraient à l’idée d’élire une femme, (voir un homosexuel, si vous voyez ce que je veux dire…), à la tête de l’Etat.

Il faudra rappeler aux extrêmistes de gauche que, quoiqu’en disent les sondeurs, les extrêmistes de droite, eux, ne s’abstiennent pas autant qu’ils le prétendent !
Les scores de Sarkozy dans certains départements, au 2eme tour, suffisent à le démontrer. Et l’on sait depuis longtemps qu’à l’égard des sondeurs, les individus qui votent Le Pen révèlent rarement la réalité de leurs intentions et de leurs véritables votes.

Enfin, il est inutile de se référer aux très gros scores que Sarkozy a fait auprès des agriculteurs (67% selon IPSOS), puisque ces derniers représentent… 1,6 % de la population ! Idem pour les artisans-commerçants : ils auraient voté à plus de 80% pour Sarkozy selon IPSOS, mais ils ne représentent que 4,9% de la population ! Les cadres et professions intellectuelles dîtes supérieures représentent 10,9% de la population (et les sondeurs sont partagés quant à leurs votent…).
En comparaison, les employés et les ouvriers totalisent : 30,3 % de la population, à quoi l’on peut rajouter 8 à 9% de chômeurs…
(J’ai extrait ces derniers pourcentages d’une étude INSEE publiée en 07).

Oui, Royal aurait pu gagner au terme d’une campagne qui était maladroite par certains côtés, mais plus honnête et prometteuse que celle de Sarkozy. Ce dernier a gagné parce qu’il a vendu aux nantis, (ménage propriétaire de son logement, sans crédit et en CDI tous les deux, ou rentiers, retraités aisés, personne seule avec un salaire supérieur à la moyenne (qu’il soit employé ou cadre)) etc… ; bref, à toutes ces personnes qui ont fait son élection, un programme qui leur permettrait de garder tous leurs acquis, voir de le faire fructifier davantage.
A quoi s’ajoutent des électorats spécifiques qui défendent d’autres intérêts : Corse, Nouvelle-Calédonie, français de l’étranger… Et enfin, les électeurs de Le Pen qui n’ont pas du tout suivi les consignes de leur leader, j’ose l’affirmer à la vue des réalités chiffrées par départements !!!

Ainsi, les retraités, agriculteurs et autres «artisans-commerçants» ne semblent pas être les véritables artisans de la victoire de Sarkozy, pas plus que la faiblesse (ou non) de la campagne de la candidate PS à la présidentielle de 2007.

19/08/2008

19/08/08 - 18:33

Il peut toujours s'y rendre, ses propos à l'emporte-pièce l'ont déjà discrédité...


Extrait d'un article du "point.fr" du 1/07/08 : "Il a pris sa décision totalement seul, dans la nuit." La spectaculaire démission du général d'armée Bruno Cuche , chef d'état-major de l'armée de terre, fait suite au drame de Carcassonne, bien sûr. Mais aussi à l'attitude du président de la République, hier à Carcassonne, qui se serait montré "particulièrement désagréable" avec cet officier général. Il lui aurait notamment déclaré, en pointant son doigt vers lui : "Vous êtes tous des irresponsables, pas des professionnels !" Il n'avait précédemment dit bonjour à personne, sinon au ministre de la Défense et au préfet."

Le drame de Carcassonne avait eu lieu au sein de l'unité du 3eme RPIMA, tandis qu'une partie des soldats français tués en Afghanistan aujourd'hui sont également issus d'un régiment RPIMA (Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine), le 8eme en l'occurence.


Soldats français en Afghanistan


Il est inacceptable qu'un Président de la république tienne les propos qu'il a tenu en juillet dernier, alors qu'il est le chef des armées et n'hésite pas à envoyer des troupes en renfort dans des pays particulièrement dangereux pour les soldats qui s'y trouvent engagés.
Comment ne pas considérer de quel côté EST l'irresponsabilité ? Comment ne pas poser la question : QUI n'est pas PROFESSIONNEL ?

Qu'il aille donc les réconforter et les encourager, ces soldats, mais qu'il assume sa suffisance, son arrogance et l'insulte qu'il leur a adressé pour un drame, certes dramatique, mais qui ne méritait évidemment pas que tous ces régiments soient traités comme des "amateurs", alors qu'il sera le premier à les envoyer au front dès qu'il le pourra ! A l'instar de Bush... Comme me disait un ami, "ça le démange"... Napoléon IV, le petit.

17/08/2008

17/08/08 - 09:03

Le PS et son congrès : 21 contributions avec de nombreuses propositions...




Les français peuvent dire et raconter ce qu'ils veulent aux sondeurs, ils peuvent juger que les députés PS ne font pas leur job alors qu'ils ne regardent jamais la chaîne parlementaire, (visibles depuis la TNT pourtant !), le PS est déjà en mouvement et des propositions pour une société meilleure et plus juste seront présentées lors de leur congrès...

On peut commencer par des extraits, (je dis bien des extraits), de la contribution du courant Royal :


"Les contribuables modestes, même s’ils ne paient pas d’impôt sur le revenu, consacrent plusieurs mois de salaire à la CSG, à la TVA, aux impôts locaux, à la redevance et aux diverses taxes sur la consommation. Les impôts indirects (notamment TVA et TIPP) représentent moins de 10% du revenu d’un cadre supérieur, mais près du tiers de celui d’un smicard. Leur part est supérieure en France à celle de la plupart des pays développés."

"- Révolutionner la fiscalité, en commençant par les impôts directs. L’impôt sur le revenu et la CSG seront fusionnés en un seul impôt progressif. Cette révolution se fera à prélèvement constant. Une part fixe de l’impôt constituera un socle obligatoirement affecté à la sécurité sociale."

"- Donner à cet impôt citoyen une règle d’équité et de transparence : à revenu égal,impôt égal. Il sera prélevé à la source pour simplifier la vie des contribuables, avec un barème exprimé en pourcentage du revenu, afin que chacun puisse comprendre
combien il paie. Le prélèvement à la source permettra également que la prime pour l’emploi (PPE) ne soit plus versée avec retard."

"- Calculer cet impôt au niveau de l’individu et non du couple, pour ne pas pénaliser l’activité des femmes."

"- Supprimer l’essentiel des niches fiscales (73 milliards d’euros), dont celles créées par le paquet fiscal. Pour ne pas augmenter les prélèvements, les économies réalisées seront consacrées à une baisse des taux d’imposition pour tous les Français."

"- Rééquilibrer les prélèvements entre travail et capital en faisant peser les cotisations patronales, maladie et famille sur l’ensemble des richesses produites et non sur les seuls salaires. De cette façon, les entreprises qui augmentent des salaires et créent des emplois paieront moins de charges."

"- Réglementer les abus bancaires. Un découvert provisoire est facturé à 18%de taux d’intérêts,ce qui est scandaleux. Les crédits revolving seront interdits et aucune commission bancaire ne pourra être prélevée sur les comptes des particuliers provisoirement à découvert mais en excédent sur l’année."

"- Créer une action de groupe à la française. Cela permettra à tous les justiciables ayant subi le même préjudice de se regrouper pour attaquer l’État ou les entreprises"

"- Réformer l’indice des prix de l’INSEE, promesse que la droite n’a pas tenue jusqu’ici. L’indice en vigueur est déconnecté de la réalité des achats de tous les jours."

"- Supprimer le paquet fiscal et le diviser en trois parts : un tiers pour baisser la TVA sur les produits de première nécessité ; un tiers pour augmenter le budget des universités et de la recherche ; un tiers pour baisser la dette."

"- Contrôler la hausse des loyers et créer un nouveau système de logements conventionnés pour les ménages à revenus moyens."

"- Faire respecter les obligations de construction de logements sociaux. L’État doit se substituer aux communes qui ne respectent pas le quota de 20 %."

"- Respecter le rôle des partenaires sociaux, ce que l’actuel gouvernement s’est montré incapable de faire sur la question de la durée du travail. Lorsqu’il demandera aux partenaires sociaux de négocier un texte, le gouvernement devra s’engager à présenter au Parlement un projet de loi reprenant les termes de l’accord (le Parlement gardera bien entendu son droit d’amendement)."

"- Réformer la composition des conseils d’administration des entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30%."

"- Créer une banque publique autour de la Caisse des dépôts et consignations pour accompagner le développement des PME."

"- Soutenir l’économie sociale et solidaire et favoriser en particulier les reprises d’entreprises en Sociétés coopératives de production (SCOP)."

"- Redéployer les aides vers les PME. L’octroi d’une aide publique doit être subordonné à la prise de risque,à la création d’emplois non précaires et à la hausse des salaires."

"- Instaurer enfin un Small Business Act permettant aux PME d’accéder à la commande publique."

"- Exiger le remboursement des aides publiques lorsque les entreprises bénéficiaires licencient ou délocalisent alors qu’elles font des bénéfices."

"- Interdire aux fonds spéculatifs d’engager plus d’argent que ne le permettent leurs réserves ; confier le contrôle de la finance à la Banque centrale européenne et élargir son mandat au soutien de la croissance ; lutter contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent sale par une politique plus répressive."

"- Créer un système sécurisé d’aller et retour avec visa permanent, qui permet de travailler temporairement en France, notamment dans les emplois saisonniers,et de retourner dans son pays sans être interdit de séjour sur notre sol. Cela évite de créer de la clandestinité chez les étrangers qui ont peur de ne plus pouvoir revenir."

"- Subordonner les avantages dans les secteurs qui emploient beaucoup de salariés en situation irrégulière (hôtellerie-restauration, BTP, services à la personne) à un engagement de moralisationdes pratiques et de lutte contre le dumping salarial."

"- Régler au cas par cas la situation des travailleurs étrangers sans papiers avec des critères clairs, tels que l’existence d’un contrat de travail et le paiement d’impôts."

"- Créer un service public de la petite enfance, avec une augmentation du nombre de professionnels en crèches, parce que les inégalités se rigidifient très vite, souvent dès l’âge de trois ans."

"- Définir des normes d’élèves par classe et s’inspirer du modèle d’éducation finlandais : limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25 % de plus que la dotation ordinaire."

"- Développer le soutien scolaire individuel et gratuit pour les familles."

"- Donner à tout jeune atteignant sa majorité le droit à un capital pour construire son projet de vie (prêt à taux zéro de 10 000 euros garanti par l’État)."

"- Intégrer les grandes écoles aux universités, pour mettre fin au système à deux vitesses que nous connaissons et augmenter sensiblement le budget de l’enseignement supérieur."

"- Inciter les jeunes talents à poursuivre leurs études jusqu’au doctorat, en créant un statut du chercheur très revalorisé (hausse des rémunérations, développement des passerelles entre le statut de chercheur et de professeur d’université)."

"- Faciliter la création d’entreprises par les chercheurs en aidant les régions à renforcer les pôles de compétitivité."

"- Taxer les profits de Total et prélever les rentes d’EDF et d’Areva pour créer et financer le fonds «après-pétrole».
- Donner au fonds trois objectifs : créer un chèque énergie, subventionner les installations en énergie renouvelable et financer les transports alternatifs propres."

"- Repenser l’aménagement du territoire, en imposant aux documents d’urbanisme de lutter contre l’étalement urbain et les zonages exclusifs. Avec un pétrole rare, les zones d’habitation et d’activité doivent être rapprochées."

"- Systématiser une action de prévention précoce grâce à un encadrement éducatif renforcé pour éviter que les enfants s’enfoncent dans l’échec scolaire et basculent dans la délinquance."

"- Développer une police de quartier redéployée au service des habitants et de la lutte contre l’économie souterraine."

"- Assumer une politique de sanctions précoces, effectives et rapides, fondée sur les alternatives à la prison pour éviter la récidive."

"- Organiser le sauvetage de l’hôpital public. L’hôpital public meurt d’asphyxie :nous devons lui redonner les moyens de bien fonctionner. Il a besoin d’infirmières,d’aides soignantes, de médecins et de nouveaux investissements. Il doit pouvoir s’appuyer sur un mode de tarification qui tienne compte des missions d’intérêt général."

"- Soigner mieux pour coûter moins. Améliorer la qualité des soins, c’est se donner lesmoyens d’une plus grande maîtrise des dépenses, à l’hôpital comme dans la médecine de ville. La qualité passe en effet par l’optimisation des pratiques médicales. Aujourd’hui, le «coût» d’une opération de chirurgie peut varier du simple au double en fonction des techniques utilisées."

"- Mettre la prévention au coeur de notre politique en faisant de chacun le meilleur garant de sa santé. Les actions de prévention et de dépistages précoces sont donc essentielles. Les services médicaux les plus utiles (médecine du travail, médecine scolaire) doivent être mis au centre du système de santé alors qu’ils sont aujourd’hui marginalisés. Leur financement doit être assuré et leur légitimité affirmée."

"Nous proposons que la gauche fasse sienne le projet d’une évolution profonde de l’ensemble de nos régimes de retraite vers un système unifié inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose d’un compte personnel sur lequel il accumule ses cotisations tout au long de sa vie active, de façon à déterminer le montant de sa pension aumoment où il choisit de partir en retraite.
À l’arrivée, les caractéristiques du système sont les suivantes :

- Le système reste par répartition et les cotisations des salariés financent les pensions courantes. Dans le même temps, le compte individuel de chaque travailleur mesure en euros les droits à pension à chaque instant.Un lien clair et direct est établi entre contributions des travailleurs et droits à pension.

- Au terme de sa vie active, chaque travailleur a accumulé un patrimoine retraite, revalorisé tout au long de la vie, qui lui donne droit au versement d’une pension mensuelle calculée en fonction de l’espérance de vie moyenne de sa classe d’âge.
Le critère de la pénibilité des tâches doit être pris en compte dans ce calcul.

- Les salariés moyens et modestes sont avantagés dans un tel système, puisque les carrières longues permettent d’accumuler un patrimoine plus important. La prise en compte de toutes les années de cotisations permet aussi d’éviter que les travailleurs
à carrière longue subventionnent de fait ceux qui ont eu une carrière plus courte mais de fortes revalorisations salariales en fin de carrière.

- Avec ce système, fondé sur un principe simple d’équité et de transparence («à cotisations égales, retraites égales»), la retraite devient enfin le patrimoine de ceux qui n’ont pas de patrimoine. Quand les personnes changent de statut, ils ne
perdent rien.
"

"- Défendre l’universalité des services publics et le droit de tous à y accéder, quel que soit son sexe ou sa confession."

"- Exiger la mise en place de l’Observatoire de la Laïcité créé en mars 2007 et dont les membres n’ont jamais été nommés."

"- Être vigilant et exigeant sur l’application de la Charte de la laïcité, pour qu’elle protège effectivement les usagers et les agents du service public."

"- Renforcer fortement la péréquation, et donc la solidarité entre collectivités et entre territoires, garantie par l’État, notamment entre les départements riches et pauvres."

"- Donner aux étrangers non communautaires présents en France depuis dix ans le droit de vote aux élections locales."

"- Le mandat unique des parlementaires, avec un vrai statut des autres élus."

"- Le rattachement de la Cour des comptes au Parlement, pour y mettre sa capacité d’évaluation des politiques publiques."

"- La constitution par les commissions parlementaires de forums citoyens pour évaluer l’impact des politiques publiques."

"- La démocratisation du mode de scrutin du Sénat et la modernisation de son fonctionnement (avec, pourquoi pas, l’idée ancienne d’une intégration du Conseil économique et social).

"- La création d’un référendum d’initiative populaire."


A venir, d'autres extraits d'autres contributions, d'autres courants, et déjà visibles évidemment sur le site du PS : PS

17/08/08 - 08:40

Sarkozy ne ferait pas mieux qu'au 1er tour des présidentielles de 07 ! Bilan : nul


Le JDD du jour rapporte cette information qui, hier sur le JDI, donnait lieu à un post signifiant que Sarkozy serait donc réélu... C'est aller un peu, beaucoup, vite !

"Pour l'hebdomadaire Marianne, qui publie cette enquête, ces résultats ne sont guère encourageants pour les socialistes à deux semaines de leur université d'été. En effet, malgré son impopularité persistante, le chef de l'Etat progresse de deux points lorsque l'on teste les intentions de vote des candidats qui se sont affrontés le 23 avril 2007. Il passe ainsi de 31 à 33% des suffrages exprimés. La socialiste Ségolène Royal, elle, recule nettement avec quatre points en moins (22%), tandis que François Bayrou n'en perd qu'un (17%). Le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot est le seul des opposants au sarkozysme à progresser et double son score avec 8% des intentions de vote. Si le candidat socialiste était Bertrand Delanoë, le maire de Paris obtiendrait 19% des intentions de vote, derrière Dominique Strauss-Kahn (20%)." (JDD - 17/08/08)

1) il s'agit d'une projection sur le 1er tour.
2) Besancenot double son score, donc au second tour de nombreuses voix se reporteraient sur le candidat de gauche qui serait en tête au 1er tour.
3) il est naturel qu'alors que le combat des chefs et des courants au PS se poursuit, jusqu'à leur congrés, les français restent sceptiques et attendent de voir, je pense, qui parviendra à réunir la grande majorité du parti, si ce n'est dès son élection comme 1er Sécrétaire, au moins dans l'année qui suivra.
4) c'est catastrophique pour Sarkozy parce qu'une progression de 2 points, c'est la marge de manoeuvre que s'accorde les sondeurs, comme par hasard, et ça veut dire que décidément, après un an et demi de pouvoir, il n'est pas parvenu à convaincre réellement en dehors de son électorat le plus fervent... Lequel ne représente qu'un tiers des sondés. (Pour un Président en exercice, ça fait peu, très peu !)

A noter : Royal ferait encore un meilleur score que DSK et Delanoë... Etonnant quant on sait qu'ils sont plus populaires qu'elle, non ?


16/08/2008

16/08/08 - 09:12

Interview imaginaire avec Roselyne Bachelot...




R. Bachelot : Je voudrais d’abord saluer l’action admirable du Président, Nicolas Sarkozy, ainsi que de moi-même bien-sûr, mais également celle de Bernard Kouchner !
Journaliste : Mais je pensais qu’on allait parler des J.O., madame la Ministre…
R. Bachelot : Justement, je ne fais que cela ! Car, voyez-vous, je tiens à souligner à quel point le soutien du Président, ses efforts de dialogues, les actions diplomatiques engagées par la France, mon action personnelle au ministère où il m’arrive de ne même pas prendre de pause café, c’est vous dire, ont été profitables à nos sportifs. Aujourd’hui, nous recueillons le fruit de nos efforts.
Journaliste : En effet, on a pu le voir avec Laure Manaudou, notamment.
R. Bachelot : Ne faites pas d’ironie, ça ne sert à rien, vous ne parviendrez pas à gâcher la fête ! Cette victoire de la France, de moi-même et de Nicolas…
Jounaliste : Hulot ?
R. Bachelot : Mais qu’est-ce que c’est que ce stagiaire qu’on m’envoie ?! Je veux bien qu’on soit au mois d’août, mais tout de même ! Je parlais du Président, petit impertinent !
Journaliste : Quel est le rapport exact que vous voyez entre les efforts diplomatiques, comme vous dîtes, et les médailles ?
R. Bachelot : C’est une excellente question et je vais essayer de vous répondre, si vous le permettez, en 22 points. Tout d’abord…
Journaliste : Je craints que nous n’ayons pas le temps pour une si longue interview, madame la Ministre.
R. Bachelot : Comment cela ? Vous plaisantez ?!? S’il vous faut des gages, je suis toute prête à vous affirmer que j’apprécie grandement la garde-robe du Dalaï Lama, un homme par ailleurs très soigné de sa personne…
Journaliste : Non, c’est pas ça, mais le journal «Dix minutes» m’a demandé une brève vous concernant, c’est tout.
R. Bachelot : Le journal «Dix minutes» ?!? Mais enfin, je pensais qu’il s’agissait du journal gratuit «Vingt minutes» ! Où est mon collaborateur ?
Journaliste : Non, non, c’est un nouveau quotidien, gratuit aussi, mais qui s’appelle «Dix minutes» ; donc, faut faire bref. C’est pour les gens qui font du vélib’…
R. Bachelot : Du vélib’ ? Mais justement ! Le vélo c’est du sport et je suis très attachée à ce que les français en fassent ! Permettez-moi de dire que j’applaudis vivement à cette initiative.
Journaliste : En même temps, il n’est pas dit qu’ils ne vont pas se casser la gueule en lisant leur journal tout en faisant du vélo dans Paris...
R. Bachelot : Ecoutez, l’essentiel c’est que les français fassent du sport et que l’action du gouvernement soit largement répercutée dans les médias ; et j’en profite pour souhaiter une longue vie à ce quotidien.
Journaliste : Et aux «vélibeurs» qui perdraient là leur à cause de la lecture d’un journal ?...
R. Bachelot : Il appartient à la mairie de Paris de prendre sa responsabilité ! Des emplacements adéquats pour ces journaux doivent être prévus sur ces vélos et l’action du gouvernement parfaitement relayée dans les médias, quels qu’ils soient.
Journaliste : Pour finir, madame la Ministre, que pensez-vous du désastre qui s’annonce concernant le nombre de médailles des sportifs français ?
R. Bachelot : Mais de quel désastre parlez-vous ?!? Enfin, c’est incroyable ! Nos sportifs réalisent un parcours admirable ouvert par la venue du Président de la république en Chine, lequel les a salué et encouragé d’une façon telle que je doute que certains aient pu avoir des médailles sans ces encouragements, voyez-vous…
Journaliste : Carrément ! Et l’objectif des 37 médailles ? C’est mal parti, non ?
R. Bachelot : Pas du tout ! 37 médailles, c’est un potentiel que nos sportifs peuvent parfaitement réaliser… ou non, et ça reste un potentiel. Je maintiens ce chiffre et le maintiendrai, y compris après la fin des J.O.
Journaliste : Quel est l’intérêt après la fin des J.O. ?
R. Bachelot : Il n’y a pas d’intérêt particulier, comme vous dîtes, mais les mots ont leur signification et lorsque je parle de potentiel je ne fais que parler de potentiel… Un potentiel reste un potentiel ! Potentiellement parlant…
Journaliste : La «brève» est terminée, madame la Ministre. Merci.

14/08/2008

14/08/08 - 10:16

Message personnel


Juste pour moi-même :


"L'Herminie au Cap Horn" - (Huile sur toile d'Auguste Mayer)


Passer le Cap Horn...

11/08/2008

11/08/08 - 00:00

Dr House, suite et fin…




Déjà trois épisodes imaginés par moi-même, en toute liberté et avec une absence de sérieux… évidente ! Voici le quatrième et dernier :

Dr House : Bon, les amis, va quand même falloir en finir avec elle.
Robert : On la débranche ?
Eric : Ca me branche pas trop...
Dr House : Très fort, Eric ! Non, c’est inutile de la débrancher puisqu’elle n’est même pas branchée !
Allison : Comment ça ? Et le goutte-à-goutte ? Et l’appareil pour mesurer les… les…
Dr House : Vous voulez dire les pulsations cardiaques ?
Allison : C’est ça !
Dr House : J’ai oublié son nom, mais peu importe puisqu’elle est guérie. Enfin, si on veut…
Robert : Comment ça, guérie ?!?
Dr House : En tout cas, elle tient la forme puisqu’elle a trouvé le temps de m’écrire une longue lettre… Elle se plaint de vous, Eric. De vous aussi Allison, ainsi que de vous, Robert.
Allison : Je suis sûr qu’elle se teint les cheveux !
Dr House : Là n’est pas la question. D’autant qu’il y a un moyen bien simple de le découvrir, non ? L’un de vous a bien du la voir nue ? Rassurez-moi…
Eric : Pour moi, c’est sa couleur naturelle.
Robert : Pour moi aussi.
Dr House : Allison ?
Allison : Je m’en fous.
Dr House : Ce n’est pas ce que vous disiez tout à l’heure, mais passons… Donc, elle se plaint de vous, mais je vous rassure, de moi aussi ! Notre diagnostic n’aurait pas été le bon. Selon elle.
Robert : Qu’est-ce qu’elle en sait ? Elle est médecin ?
Eric : C’est vrai, ça, elle passe ses journées devant la télé et elle vient nous donner des leçons !
Allison : Et pourquoi une lettre, d’abord ?
Dr House : Une fois n’est pas coutume, vous avez poser la bonne question, Allison... Pourquoi une lettre ?
Robert : J’ai été formé pour établir des diagnostics médicaux, par pour jouer aux devinettes avec une folle.
Eric : Pareil pour moi.
Dr House : Ah… Vous n’êtes pas assez curieux ! Il ne faut jamais avoir peur des devinettes ! Comment voulez-vous découvrir quelque chose, autrement ?
Robert : Par le biais d’un diagnostic…
Dr House : Et comment l’établit-on ce diagnostic ?
Eric : En se posant les bonnes questions.
Dr House : Exactement ! Et une question, c’est quoi ?
Eric : Une devinette ?
Dr House : Tout est dit. Dans sa lettre, la patiente prétend qu’elle ne parvient pas à communiquer avec nous…
Robert : Première nouvelle ! Elle est sourde-muette ? Il faudrait faire des signes ?
Allison : C’est une hystérique !
Dr House : L’idée n’est pas mauvaise, mais je ne crois pas… A ce propos, Allison, pourquoi avoir effectué un pontage coronarien sur une patiente qui ne présentait aucun signe d’un malaise cardiaque quelconque ?...
Allison : J’ai suivie vos instructions !
Dr House : Mes instructions ?!? Comme vous y allez… Si j’ai évoqué la possibilité qu’à terme un malaise cardiaque pourrait advenir, je ne crois pas avoir établi de diagnostic précis. En tout cas, certainement pas par écrit !
Allison : Mais enfin, il y a des témoins !
Dr House : Ah oui ? Qui ?
Allison : Mais… Robert ! Eric !
Dr House : Robert ?... Eric ?...
Robert : Personnellement, je me souviens seulement que vous m’avez demandé de pratiquer une coloscopie…
Dr House : Exactement ! Et la caméra était trop grosse. Eric ?
Eric : Pour moi, pareil. Je me souviens de la coloscopie, et… Robert a pratiqué une ablation du foie, aussi.
Robert : J’ai suivi les instructions du Dr House !
Dr House : Voilà qui est intéressant... Alors, comme ça, j’aurais demandé à ce qu’on procède à l’ablation de tout ou partie du foie de la patiente ? Et dans quel but, vous pouvez me le dire ?...
Robert : Mais… C’est vous qui savez ! Je n’ai fais que suivre…
Dr House : Mes instructions ? Si elles venaient de moi, alors prouvez-le ! En ce qui me concerne, je trouve que cette opération était inutile et dangereuse, et je suis bien d’accord avec la patiente sur ce point… Laquelle entend d’ailleurs nous faire un procès ! Inutile de vous dire que vous vous trouvez tous les trois dans de beaux draps…
Eric : Personnellement, je n’ai procédé à aucune opération sur elle !
Dr House : Non, en effet. Mais vous avez forcé la serrure de la voiture de son mari, lequel a porté plainte contre vous pour violation de domicile !
Allison : Pourquoi ? Il vit dans sa voiture ?!?
Dr House : Façon de parler, Allison… Je n’ai pas le cœur à rire. Notre juriste « maison » va nous tomber dessus avant que le jour n’arrive et je ne donne pas cher de notre peau ! Dans sa lettre, la patiente s’épanche en élucubrations qui peuvent avoir leur intérêt…
Allison : C'est-à-dire ?
Dr House : Elle prétend que son malaise n’est intervenu qu’avec l’arrivée inopinée d’une souris !
Robert : Une souris ?!?
Allison : C’est bien ce que je disais, une hystérique ! Nous n’avons qu’à la faire passer pour folle, d’ailleurs, elle l’est déjà !
Dr House : Attendez la suite… Elle raconte qu’elle aurait aperçu une souris dans sa cuisine sitôt son mari parti. Affolée, comme le sont souvent les femmes à la vue de ces petits rongeurs, elle serait montée sur la table de la cuisine. Après quelques cris pour effrayer la… bête, elle aurait aperçu une seconde souris ; et là, le malaise, elle s’effondre…
Eric : Et c’est la raison pour laquelle son mari la trouve le soir, inanimée, sur la table de leur cuisine.
Dr House : Exactement !
Robert : Evanouie toute une journée sans reprendre conscience ? C’est tout de même bizarre !
Dr House : Oui, Robert, mais c’est oublier que nous avons à faire à une feignasse. Nous l’avons repéré de suite, rappelez-vous… Nous avons à faire à une femme qui aime le sommeil !
Allison : C’est ça votre diagnostic final ?!?
Dr House : C’est en tout cas son témoignage et il est difficile de le mettre en doute puisque nous n’avons rien trouvé ! Par contre, vous l’avez opéré…
Robert : Sur vos instructions !
Dr House : Ne polémiquons pas là-dessus… De toute façon, c’est moi qui dirige l’équipe et je serais inquiété au même titre que vous. Est-ce que l’un d’entre vous était sincère lorsqu’il a prêté le serment d’Hippocrate ?...
Allison : Personnellement, j’ai trouvé ça assez vieillot.
Eric : Moi aussi !
Robert : Je n’ai pas apprécié non plus.
Dr House : Parfait ! Nous allons donc mettre un terme aux ennuis de notre patiente… Vous lui administrerez ce qu’il faut. Le premier malaise qui l’a amené chez nous sera l’infarctus initial qui l’aura finalement conduite jusqu’à la crise cardiaque… Contre laquelle, hélas et à notre grand regret, nous n’avons rien pu faire.
Allison : Génial !
Robert : Je marche.
Eric : Moi aussi ! D’autant qu’on a besoin d’un lit… Un nouveau cas, je vous expliquerai.
Dr House : Parfait, les amis. Allez, hop ! Au travail !

PS : Vous pouvez retrouver les trois épisodes précédents sur mon blog ; si vraiment vous ne parvenez pas à dormir…

10/08/2008

10/08/08 - 11:47

L'humour vu par Kundera


Extrait de son essai "Le rideau" :

"Dans Don Quichotte, on entend un rire qu'on dirait sorti des farces médiévales : on rit du chevalier portant un plat à barbe en guise de casque, on rit de son valet qui reçoit une raclée. Mais à part ce comique-là, souvent stéréotypé, souvent cruel, Cervantes nous fais savourer un tout autre comique, beaucoup plus subtil : un aimable gentilhomme de campagne invite don Quichotte dans sa demeure où il habite avec son fils qui est poète. Après une courte conversation, le fils, très fier de sa lucidité, reconnaît dans l'invité un inébranlable fou. Puis, don Quichotte convie le jeune homme à lui réciter sa poésie ; empressé, celui-ci obéit et don Quichotte fait un éloge grandiloquent de son talent ; heureux, flatté, le fils est ébloui par l'intelligence de l'invité et oublie illico sa folie. Qui est donc le plus fou, le fou qui fait l'éloge du lucide ou le lucide qui croit à l'éloge du fou ? Nous sommes entrés dans la sphère d'un autre comique, plus fin et infiniment précieux. Nous ne rions pas parce que quelqu'un est ridiculisé, moqué, ou même humilié, mais parce qu'une réalité, subitement, se découvre dans son ambiguïté, les choses perdent leur signification apparente, l'homme en face de nous n'est pas ce qu'il pense être. Voilà l'humour (l'humour qui, pour Octavio Paz, est la "grande invention" des Temps modernes, due à Cervantes)."

10/08/08 - 10:13

Je ne suis pas philosophe, mais il m’apparaît parfois que je peux tout de même apprécier la qualité d’une réflexion à sa juste valeur… Surtout lorsqu’elle provient d’un écrivain ; lequel est contemporain et s’appelle Milan Kundera.

Je connaissais de lui «La plaisanterie» que j’ai apprécié, et bien entendu «L’insoutenable légèreté de l’être», dont le titre a lui seul résume assez bien la qualité du livre.
Achat de dernière minute, dernièrement et dans une gare : «Le rideau».

J’en ai déjà lu les trois-quarts et j’ai déjà eu l’envie, à plusieurs reprises, de vous faire partager ses réflexions sur le «roman» et bien d’autres choses ; il s’agit d’un essai de 2005.

A propos du «tragique» et de l’Antigone de Sophocle :

«Après des expériences douloureuses, Créon a compris que ceux qui sont responsables de la cité ont le devoir de dompter leurs passions personnelles ; fort de cette conviction, il entre en conflit mortel avec Antigone qui défend contre lui les devoirs non moins légitimes de l’individu. Il est intransigeant, elle meurt, et lui, écrasé par sa culpabilité, désire "ne jamais plus revoir un lendemain". Antigone a inspiré à Hegel sa méditation magistrale sur le tragique : deux antagonistes s’affrontent, chacun inséparablement lié à une vérité qui est partielle, relative, mais, si on la considère en elle-même, entièrement justifiée. Chacun est prêt à sacrifier sa vie pour elle, mais ne peut la faire triompher qu’au prix de la ruine totale de l’adversaire. Ainsi sont-ils tous les deux à la fois justes et coupables. C’est à l’honneur des grands personnages tragiques que d’êtres coupables, dit Hegel. La conscience profonde de la culpabilité rend possible une réconciliation future.
Affranchir les grands conflits humains de l’interprétation naïve du combat entre le bien et le mal, les comprendre sous l’éclairage de la tragédie, fut une immense performance de l’esprit ; elle fit apparaître la relativité fatale des vérités humaines ; elle fit ressentir le besoin de rendre justice à l’ennemi. Mais la vitalité du manichéisme moral est invincible : je me souviens d’une adaptation d’Antigone que j’ai vue à Prague aussitôt après la guerre ; tuant le tragique dans la tragédie, son auteur faisait de Créon un odieux fasciste qui écrasait une héroïne de la liberté.
De telles actualisations politiques d’Antigone ont été très en vogue après la Seconde Guerre mondiale. Hitler avait non seulement apporté d’indicibles horreurs à l’Europe mais il l’avait spoliée de son sens du tragique. A l’instar du combat contre le nazisme, toute l’histoire politique contemporaine serait dès lors vue et vécue comme un combat du bien contre le mal.»




PS : à relire plusieurs fois ce passage, je ne suis pas sûr d'être tout à fait d'accord avec Kundera, notamment en ce qui concerne "la relativité fatale des vérités humaines" qui fait "ressentir le besoin de rendre justice à l'ennemi" ; si "Antigone" de Sophocle est l'exemple parfait de ce que serait une tragédie, il me semblait que le tragique résidait dans la mort de l'héroïne suite à un conflit entre la "raison d'état" d'une part et le besoin, la nécessité de faire preuve d'humanité d'autre part... La "vérité" d'un tueur en série qui rend tragique le destin de celui ou celle qui tombe entre ses mains et en meurt, peut-elle devenir une sorte de réalité qu'il serait possible de relativiser au regard de l'appréciation différente que porte le tueur en série sur l'existence humaine et au regard de ses "besoins" ?
D'autre part, ce n'est pas parce que certains esprits "simples" ramènent tel ou tel combat à celui du "bien" contre le "mal" qu'il ne faut pas en conclure pour autant qu'il n'existe pas de mesure, en quelque sorte, de la gravité des fautes et des responsabilités...
Enfin, voilà une lecture bien intéressante en tout cas ! (A venir, ce qu'il dit de l'humour et de Cervantes...).

08/08/2008

08/08/08 - 14:33

Allez, hop ! Je boycott la cérémonie d'ouverture des J.O.


Faut dire que France Télévision nous a assené le coup de grâce avec une interview de Sarkozy juste avant et réalisée par Gérard Holtz ! Lequel, si peu habitué à parler "politique", ne faisait qu'hocher la tête dans un sens affirmatif à toutes les remarques justificatrices de son attitude que faisait Sarkozy...

Sa grande théorie : Ben, comment on fait si on "dialogue pas" ? Qui dit le Président...
Ben ouais, c'est vrai ça ! Faut dialoguer ! D'ailleurs, Chamberlain aussi il le pensait... Mais c'était avant qu'Hitler n'entre en éruption !

Le degré zéro de la politique... (Un petit rappel quand même, la Chine a méchamment besoin de nous et il ne sert à rien de se "coucher", comme le démontre les allemands, justement... S'il y a un pays qui craint plus que tous les autres une récession de l'économie occidentale, c'est bien la Chine ! Et pour cause ! Avec quelques dizaines de millions de chômeurs en plus, ce pays menacerait tout simplement d'imploser...).

En attendant, il n'y a pas que l'attitude du gouvernement chinois vis à vis du Tibet qui soit scandaleuse ; comme le rappelle Amnesty International... (Voir ci-dessous) :

Communiqué publié sur le site d'Amnesty International - France (Site) :

"Il existe 68 "crimes" passibles de la peine de mort, dont 28 économiques.
80 % des exécutions dans le monde ont lieu en Chine.


L’injection létale se développe rapidement et des véhicules adaptés, véritables chambres d’exécution mobiles se multiplient, dans un souci, selon les autorités chinoises, "d’humaniser" la peine de mort, mais aussi de la rendre plus discrète.

Les autorités chinoises admettent que la plupart des organes transplantés provient des condamnés à mort exécutés.

Le magazine économique Caijing a précisé que 5% seulement des organes greffés viennent de dons libres et 95% de criminels exécutés.
Un vrai marché s’est instauré, dans lequel un hôpital prend contact avec la police pour pouvoir récupérer les organes d’un exécuté.
Le vice-ministre de la santé Huang Jiefu a annoncé que la Chine préparait un projet de loi destiné à réguler le don d’organes, qualifié selon ses propres termes de «"zone grise" (vide juridique).

Ces réglementations sont entrées en vigueur le 1er mai 2007, elles prévoient entre autres, une interdiction du commerce des organes et des transplantations provenant de donneurs vivants âgés de moins de 18 ans.
Elles ne mentionnent nullement les prélèvements d’organes sur des condamnés à mort.
Les normes médicales internationales exigent que tout prélèvement d’organe se fasse avec le consentement «libre et éclairé» du donneur.

Un prisonnier confronté à une exécution imminente n’est pas en mesure de donner un tel consentement."


06/08/2008

06/08/08 - 08:09

Dr House - 3eme épisode... (Toujours aussi librement inspiré de la série du même nom !)




Dr House : Madame "x" ?
Mme "x" : Pardon ?
Dr House : Je suis le docteur House. Vous êtes dans mon unité de soins intensifs.
Mme "x" : Pourquoi m’appelez-vous Madame "x" ?
Dr House : Hum… Question de secret professionnel.
Mme "x" : Vous plaisantez ? On est que tous les deux ! Et lui, là, c’est mon mari.
Dr House : On ne sait jamais. Croyez-en mon expérience…
Le mari : C’est vous qui avait ordonné qu’on fouille ma voiture ? Pour qui vous prenez-vous ? Si ça ne tenait qu’à moi, vous finiriez comme votre collègue !
Dr House : Eric ? Effectivement, je ne l’ai pas vu depuis un petit moment… Il lui est arrivé quelque chose ?
Le mari : Je l’ai envoyé dans une autre unité de soins intensifs ! Si vous voyez ce que je veux dire…
Dr House : Hum… Bon. Je vais tout vous expliquer. La fouille systématique des véhicules des patients souffrant d’une pathologie grave peut se révéler extrêmement utile, et j’ajouterais même qu’elle peut s’avérer indispensable dans certains cas.
Le m