Un jour qui se lève n’existe pas, pour la simple raison qu’il ne se couche jamais.
En effet, à aucun moment, sur la terre, le jour ne se couche : c’est la terre qui tourne sur elle-même !!!
Donc, nous disposons ce jour, (et ceci vaudrait une nouvelle réformette de notre Constitution…), que le jour disparaît puis réapparaît : ainsi, aujourd’hui et en région parisienne, le jour est réapparu vers 5/6H du matin.
(Sachant que l’heure exacte, on s’en fout un peu…).
PS : Vous saviez qu’il y a une différence entre l’aurore et l’aube ? Je ne l’ai appris que dernièrement… En effet, l’aurore suit l’aube, laquelle est navrante, comme chacun sait.
Ainsi, cet extrait d’un ouvrage très connu :
«L’aube est navrante, hélas, et j’ai lu tous les livres… Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Un homosexuel n'a-t-il pas des yeux ? Un homosexuel n'a-t-il pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des émotions, des passions ? N'est-il pas nourri de même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, réchauffé et refroidi par le même été, le même hiver, comme un hétérosexuel ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ?»
(A vrai dire, je ne sais plus trop de quel auteur il s'agit. J'hésite entre Mallarmé, Rimbaud ou Shakespeare, et je cite ce passage de mémoire...).
Toujours dans l'optique de rappeler, contre ceux qui prétendent le contraire, que le PS travaille et propose déjà des alternatives à un an seulement de sa défaite, j'ai opté pour présenter des extraits de la Contribution du courant Royal. A savoir : les 21 contributions sont en ligne sur le site du PS : PS
(Pour rappel, je suis sympathisant et pas adhérent, c'est donc comme citoyen de gauche que je pratique cette défense parce que la désinformation existe bel et bien dans un paysage médiatique où l'on feint de faire comme si le PS, notamment, n'avait rien à proposer et que le pouvoir en place mènerait donc la seule politique possible...).
2eme extrait de la contribution «Combattre et proposer» du courant Royal pour le prochain congrès du PS :
Constat : «Les familles sont coincées dans le piège des multiples contrats qu’elles doivent aujourd’hui gérer (loyer et charges, téléphone mobile, connexion internet, assurances et services bancaires, remboursement des emprunts immobiliers) : elles représentent 51 % des dépenses de consommation. Nous savons tous que les abus sont nombreux et que les consommateurs sont aujourd’hui désarmés. Ils ne peuvent pas participer directement à la régulation des ententes entre grandes entreprises et ne parviennent pas à être dédommagés des préjudices que chaque jour ils subissent. Quant aux banques, les abus bancaires plongent les familles dans le surendettement. Pour finir, les loyers et les charges pèsent de plus en plus lourd sur le budget des locataires modestes, notamment ceux qui sont aujourd’hui dans le parc privé et ne peuvent accéder au logement social, faute de places disponibles. En vingt ans, les loyers ont augmenté de 90 % alors que les revenus ne progressaient que de 30 %.»
Propositions :
- "Réglementer les abus bancaires. Un découvert provisoire est facturé à 18 % de taux d’intérêts, ce qui est scandaleux. Les crédits revolving seront interdits et aucune commission bancaire ne pourra être prélevée sur les comptes des particuliers provisoirement à découvert mais en excédent sur l’année."
- "Créer une action de groupe à la française. Cela permettra à tous les justiciables ayant subi le même préjudice de se regrouper pour attaquer l’État ou les entreprises, notamment celles pratiquant des tarifs abusifs."
- "Réformer l’indice des prix de l’INSEE, promesse que la droite n’a pas tenue jusqu’ici. L’indice en vigueur est déconnecté de la réalité des achats de tous les jours. Ainsi la baisse du coût d'achat des appareils électroménagers ou électroniques est répercutée tous les ans sur l'indice alors que leur achat n'est pas fréquent. Un indice complémentaire devra être élaboré, à partir d’un budget familial intégrant des dépenses aujourd’hui exclues de l’indice de l’INSEE (dépenses de transport, frais bancaires, téléphone portable par exemple)."
- "Supprimer le paquet fiscal et le diviser en trois parts : un tiers pour baisser la TVA sur les produits de première nécessité ; un tiers pour augmenter le budget des universités et de la recherche ; un tiers pour baisser la dette."
- "Contrôler la hausse des loyers et créer un nouveau système de logements conventionnés pour les ménages à revenus moyens. En contrepartie de leur engagement, les bailleurs bénéficieront d’une aide proportionnelle au prix d’achat du bien immobilier et d’une garantie contre les risques locatifs."
- "Faire respecter les obligations de construction de logements sociaux. L’État doit se substituer aux communes qui ne respectent pas le quota de 20 %."
(Juste une petite remarque personnelle : cette contribution comme les autres doit être regardée comme une ébauche, même s'il y a des propositions très concrètes parfois. Le programme du PS sera élaboré dans les années qui viennent, évidemment.)
Bachelot sur Fce Inter ce matin… Plus de 3 milliards d’économies prévues pur la Sécu
Les «organismes complémentaires», (Mutelles, Assuances), seront taxés à hauteur des gros bénéfices qu’ils réalisent, selon Bachelot, et devraient reverser 1 milliard d’euros à la Sécurité Sociale. (Bachelot assure qu’ils sont d’accords parce qu’elle s’en est entretenue avec eux et indique également que cela doit être mis en relation avec la prise en charge à 100% des A.L.D. (Affections à Longue Durée) par la S.S.).
Finalement, il n’y aura pas de déremboursement des A.L.D., qui continueront d’être remboursées à 100%.
Toujours pour les 3 milliards d’économie, il y aura une taxation des participations et intéressements reçus par les salariés d’entreprises : entre 4 et 5%. Ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Cependant, lorsque le journaliste lui demande ce qu’il en est des stock-options, Bachelot affirme qu’elles sont désormais taxées... Oui, mais elle donne le chiffre de 2,5 % ! Seulement. (Bref, l’entreprise de communications de Bachelot s’effondre tout à coup… 4 ou 5% pour les salariés et seulement 2,5% pour les bénéficiaires de stock-options !!!). Les plus gros efforts toujours pour les mêmes ?...
Nouvelle augmentation des tarifs des médecins généralistes ? Pas de réponse précise. A voir dans l’avenir.
Enfin, Bachelot compte sur la prévention et prend pour exemple le fait de se rendre aux urgences pour des faits qu’un médecin généraliste pourrait traiter. Elle cite un chiffe éloquent, dont on ne peut vérifier l’exactitude mais à voir... Se rendre aux Urgences d’un hôpital coûterait 233 euros à la S.S., tandis que la visite à un médecin avec prescription (dont achat de médicaments), environ 48 euros. Effectivement, une petite guerre aux recours abusifs au Urgences des hôpitaux pourrait être menée. A voir…
Reste qu’elle assure que les organismes complémentaires n’augmenteront pas leurs tarifs parce qu’ils se seraient entendus avec elle, mais rien n’est sûr en la matière… Et s’ils n’augmentent pas leurs cotisations, rembourseront-ils au même niveau ? Pour rappel, Bachelot à commencer son interview de ce matin en affirmant que le 1er but dans la recherche de mesures pour que la S.S. fasse des économies était de faire en sorte que le pouvoir d’achat des français n’en soit pas affecté.
A. : Je n’ai pas envie de dormir.
G. : En as-tu seulement besoin ?
A. : On a toujours besoin de dormir, ne serait-ce qu’un peu.
G. : C’est pas faux. Personnellement, j’en connais un certain nombre qui dorment depuis très longtemps…
A. : Tu veux dire, définitivement ? Dans ce cas, tu n’es pas le seul. Moi, j’ai décidé de finir autrement. Du moins, c’est mon état d’esprit du moment ; et même, depuis un long moment.
G. : Je vois. Tu finiras donc clochard… Tu attendras que la dernière ivresse, le dernier excès t’emporte.
A. : Excès de quoi ? Les excès, ce ne sont pas les clodos qui les commettent !
G. : Ce n’est pas faux non plus, mais tu préfères quoi ? Finir comme un Don Quichotte à te battre contre des moulins à vent ?
A. : Je n’ai jamais considéré ma vie comme un roman. J’ai bien les deux pieds sur terre.
G. : Et un jour où l’autre tu les auras sous terre…
A. : Comme chacun d’entre nous.
G. : Tu ne sais pas quoi faire de ton désespoir, alors tu m’en parles, c’est ça ?
A. : Tu es trop fort ! Ou trop dur, mais c’est un peu ça.
G. : Tu sais, le désespoir ça s’apprivoise… Moi-même, lorsque j’étais petit, j’étais toujours considéré comme le plus moche ! Le plus laid, réellement ! Et ça a duré longtemps, très longtemps… J’étais désespéré. J’ai su très tôt que je ne plairais à personne et certainement pas à ceux qui m’attiraient… Alors, j’ai tâché de me venger, de réussir dans la vie, d’être ce que je suis et que tu connais. A présent, je peux dire que j’ai fini par en avoir de ces garçons que toi, avec ton physique pas trop mal, ton air avenant, tu as eu quelques fois… Enfin j’imagine.
A. : Je n’ai pas conscience de ce que tu dis à mon propos ou à peine, et au fond ça m’importe peu. Tu ne m’apprends rien en me dévoilant les raisons de ta réussite, de ton ambition… Je sais tout ça.
G. : Eh bien, et alors ? A chacun son lot, non ?
A. : A chacun son lot de solitude. C’est surtout ça qui importe.
G. : C’est vrai. J’ai eu beau réussir ce que tu n’as pas su entreprendre, j’avoue que je me sens seul, parfois.
A. : Pas toujours ?
G. : Je ne sais pas.
A. : Moi non plus.
G. : Quand est-on vraiment seul ? Peux-tu me le dire ? Est-ce à l’instant de mourir, ou bien après la fin d’un amour ? Ou encore lorsque l’un de nos parents, ou bien les deux, sont partis ?
A. : Je pense que l’on est seul lorsqu’on est plus en accord avec soi-même, tout bonnement.
G. : En accord avec soi-même… Tout un programme !
A. : Que tu ne connais pas, évidemment, quant on connaît ton parcours…
G. : Je te l’ai décrit, non ? Avais-je le choix ?
A. : Je n’ai pas dis le contraire. Je remarque seulement que l’on ne peut vivre les choses que différemment. Oui, il m’est possible de finir clochard, comme tu dis, mais pas toi ; pour autant, on mourra tous les deux.
G. : Au bout du compte, oui, mais pas dans le même confort.
A. : Que sais-tu de ta propre mort ? Qu’en sais-tu ?
G. : Tu as raison, je n’en sais rien.
A. : Mais tu as raison toi aussi, nous ne sommes pas de la même espèce. Si nous souffrons tous deux de la solitude, nous ne souffrons pas du même désespoir.
G. : Et pourquoi donc ?
A. : Je n’ai pas envie de perdre du temps à te l’expliquer. Cela ne servirait à rien. Poursuis ton chemin, je poursuis le mien.
G. : Et notre amitié ?
A. : Tu n’as jamais été un ami. D’ailleurs, tu n’as pas d’ami. Tu n’as que des connaissances…
G. : Et toi-même, pourquoi te plains-tu donc de la solitude si tu as de VRAIS amis ?
A. : Parce que ma solitude n’est pas liée à la présence d’untel ou d’untel, d’amis ou d’ennemis… Ma solitude n’est même pas liée à l’absence de but dans la vie… Ou plutôt, si ; ma solitude, si tu peux le comprendre, est liée à cette absence. Absence de tout.
G. : Si j’ai bien compris, avec toi c’est tout ou rien !
A. : Non, tu n’as rien compris. Bonne nuit.
Trop dur d’être «Preum’s»…Surtout avec de tels personnages !
Celui sur la gauche, avec des cheveux gris, fait l'objet d'une procédure "d'impeachment" devant le Congrès américain !
Les démocrates ne se sont pas dégonflés, même à quelques mois de la présidentielle, et la présidente du Congrès, Nancy Pelosi (démocrate) a donné son aval en jugeant que, finalement, les débats autour des accusations portées autour de G.W. Bush avaient un intérêt dans la perspective de la présidentielle... Sachant qu'apparemment, la proposition de résolution rédigée par le député de l'Ohio, Dennis Kucinich, a peu de chance d'aboutir à la destitution du Président des Etats-Unis ; mais les accusations sont graves et sérieuses et ont fait l'objet d'auditions, vendredi, devant la "Commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants" ! Ainsi que le rapporte cet article de Rue89 (Article).
(A noter, 9 républicains ont voté pour cette enquête visant à la mise en place de ces auditions !).
Index des accusations à l'encontre de G. Bush (j'utilise un traducteur automatique pour ceux qui maîtrisent trop peu l'anglais, mais vous pouvez corriger si nécessaire, ce que j'ai commencé aussi à faire) :
Article I
Creating a Secret Propaganda Campaign to Manufacture a False Case for War Against Iraq. (Créer une campagne de propagande secrète pour Fabriquer de fausses justifications afin de mener une guerre contre l'Irak.)
Article II
Falsely, Systematically, and with Criminal Intent Conflating the Attacks of September 11, 2001, With Misrepresentation of Iraq as a Security Threat as Part of Fraudulent Justification for a War of Aggression. (Faussement, systématiquement et avec l'intention criminelle de joindre les attaques du 11 septembre 2001 avec une mauvaise présentation de l'Irak comme représentant une menace de sécurité pour justifier une guerre d'agression)
Article III
Misleading the American People and Members of Congress to Believe Iraq Possessed Weapons of Mass Destruction, to Manufacture a False Case for War. (Le fait d'induire en erreur les américains et des membres de Congrès pour faire croire que l'Irak possédait des armes de destruction massive et fabriquer une fausse justification de la guerre)
Article IV
Misleading the American People and Members of Congress to Believe Iraq Posed an Imminent Threat to the United States. (Le fait d'induire en erreur les américains et des membres de Congrès pour faire croire que l'Irak représentait une menace imminente pour les Etats-Unis)
Article V
Illegally Misspending Funds to Secretly Begin a War of Aggression. (Des fonds illégalement gaspillés pour commencer secrètement une Guerre d'Agression.)
Article VI
Invading Iraq in Violation of the Requirements of HJRes114. (Envahissement de l'Irak en violation des Exigences(Conditions) de HJRES114.) - là, je sèche...
Article VII
Invading Iraq Absent a Declaration of War. (Invasion de l'Irak en l'absence de déclaration de guerre)
Article VIII
Invading Iraq, A Sovereign Nation, in Violation of the UN Charter. (Invasion de l'Irak, une nation souveraine, en violation de la Charte des Nations-Unies)
Article IX
Failing to Provide Troops With Body Armor and Vehicle Armor. (L'échec à fournir aux troupes des gilets pare-balles (?) et des engins (véhicules) blindés)
Article X
Falsifying Accounts of US Troop Deaths and Injuries for Political Purposes. (Falsification des comptes de morts et de blessés des troupes américaines dans un but politique)
Article XI
Establishment of Permanent U.S. Military Bases in Iraq. (Etablissement de bases militaires permanentes en Irak)
Article XII
Initiating a War Against Iraq for Control of That Nation's Natural Resources. (Générer une guerre contre l'Irak pour le contrôle des ressources naturelles de ce pays)
Article XIII
Creating a Secret Task Force to Develop Energy and Military Policies With Respect to Iraq and Other Countries. (Création d'un groupe de travail secret pour développer l'énergie et la politique militaire...) - je sèche...
Article XIV
Misprision of a Felony, Misuse and Exposure of Classified Information And Obstruction of Justice in the Matter of Valerie Plame Wilson, Clandestine Agent of the Central Intelligence Agency. (Sous-estimation d'un crime, mauvaise utilisation et exposition d'informations classifiées (confidentielles), ainsi qu'obstruction de la Justice concernant Valérie Plame Wilson, l'agent clandestin de la C.I.A.)
Article XV
Providing Immunity from Prosecution for Criminal Contractors in Iraq. (Fournir l'immunité en matière de poursuites pour des criminels (Contractors = entrepreneurs ?) en Irak)
Article XVI
Reckless Misspending and Waste of U.S. Tax Dollars in Connection With Iraq and US Contractors. (Gaspillage insouciant et superflux du produit des impôts aux U.S.A. en connection avec des entrepreneurs (investisseurs) américains et irakiens)
Article XVII
Illegal Detention: Detaining Indefinitely And Without Charge Persons Both U.S. Citizens and Foreign Captives. (Détention illégale : détentions indéfiniment et sans charges d'individus, dont des américains ainsi que des captifs étrangers)
Article XVIII
Torture: Secretly Authorizing, and Encouraging the Use of Torture Against Captives in Afghanistan, Iraq, and Other Places, as a Matter of Official Policy. (Torture : autoriser secrètement, et encourager l'utilisation de la torture contre des captifs en Afghanistan, Irak, et dans d'autres lieux, comme une pratique officiellement admise)
Article XIX
Rendition: Kidnapping People and Taking Them Against Their Will to "Black Sites" Located in Other Nations, Including Nations Known to Practice Torture. (Enlèvement de personnes et placement de ces derniers dans des lieux tenus secrets localisés dans d'autres pays, dont des pays connus pour pratiquer la torture)
Article XX
Imprisoning Children. (Emprisonnement d'enfants)
Article XXI
Misleading Congress and the American People About Threats from Iran, and Supporting Terrorist Organizations Within Iran, With the Goal of Overthrowing the Iranian Government. (Induire le Congrès et les Américains en erreur à propos de menaces en provenance d'Iran, et donner son support à des organisations terroristes en Iran, dans le but de renverser le gouvernement iranien)
Article XXII
Creating Secret Laws. (Création de lois secrètes)
Article XXIII
Violation of the Posse Comitatus Act (Là, je sèche...)
Article XXIV
Spying on American Citizens, Without a Court-Ordered Warrant, in Violation of the Law and the Fourth Amendment. (Espionner des citoyens américains, sans les garanties issues d'un ordre de la Cour (Cour suprême, simple tribunal ?), en violation de la loi et du 4eme amendement (de la Constitution des U.S.A. ?))
Article XXV
Directing Telecommunications Companies to Create an Illegal and Unconstitutional Database of the Private Telephone Numbers and Emails of American Citizens. (Donner des instructions aux sociétés de télécommunications pour créer une base de données illégale et inconstitutionnelle des numéros de téléphone privés et des mails de citoyens américains)
Article XXVI
Announcing the Intent to Violate Laws with Signing Statements. (Annoncer l'intention de violer des Lois avec la signature de Déclarations (?))
Article XXVII
Failing to Comply with Congressional Subpoenas and Instructing Former Employees Not to Comply. (Mettre en échec les citations à comparaitre du Congrès en donnant pour instruction à d'anciens salariés de ne pas s'y soumettre)
Article XXVIII
Tampering with Free and Fair Elections, Corruption of the Administration of Justice. (Falsification d'élections libres et justes, corruption de l'Administration de la Justice)
Article XXIX
Conspiracy to Violate the Voting Rights Act of 1965. (Conspiration pour Violer the Voting Rights Act of 1965 (?))
Article XXX
Misleading Congress and the American People in an Attempt to Destroy Medicare. (Induire en erreur le Congrès et le peuple américain dans une tentative de détruire l'Assistance médicale)
Article XXXI
Katrina: Failure to Plan for the Predicted Disaster of Hurricane Katrina, Failure to Respond to a Civil Emergency. (Katrina : Echec dans la mise en place d'un plan pour prévenir le désastre de l'ouragan Katrina, échec à répondre à un cas d'urgence civile)
Article XXXII
Misleading Congress and the American People, Systematically Undermining Efforts to Address Global Climate Change. (Le fait d'induire en erreur le Congrès et le peuple américain, en sapant systématiquement les efforts en faveur d'une prise en compte du changement climatique mondial)
Article XXXIII
Repeatedly Ignored and Failed to Respond to High Level Intelligence Warnings of Planned Terrorist Attacks in the US, Prior to 911. (Avoir ignoré à plusieurs reprises et échoué à répondre aux avertissements de haut niveau délivrés par les (services de renseignement ?) concernant la planification d'attaques terroristes aux U.S.A., avant le 11 septembre 2001)
Article XXXIV
Obstruction of the Investigation into the Attacks of September 11, 2001. (Obstruction à l'encontre de l'enquête concernant les Attaques du 11 septembre 2001)
Article XXXV
Endangering the Health of 911 First Responders. (Mise en danger de la Santé des premiers (là, je sèche...) du 11 septembre 2001)
Un sacré modèle pour Nicolas Sarkozy ! Toujours un bon copain, Bush ?... (A noter : le Président français peut également faire l'objet d'une procédure de destitution...).
Si seulement il avait suivi les conseils de son père…
Dans un article publié sur Rue89 en novembre 07 à propos de N. Sarkozy, la journaliste Guillemette Faure indique : «Dans son interview à CBS, il a confié que son père craignait que son nom, Sarkozy, ne soit un handicap en France et qu’il pensait qu’il aurait plus de chances de réussir aux Etats-Unis.»
Cet article de Faure concernait notamment la bourde qu’il avait commise en indiquant que depuis 20 ans les «ministres des affaires étrangères» américains «venaient d’ailleurs». Sauf que celle qu’il rencontrait alors, Condoleezza Rice, et qu’il citait au nombre de ces personnalités venues d’ailleurs… a des parents, grands-parents et arrière grands-parents Américains, d’Alabama.
(Sarkozy devant le Congrès américain)
A travers ce type de déclarations, Sarkozy fait part de sa grande admiration des U.S.A., ce pays capable de donner leur chance aux immigrés, même de fraîches dates. Mais dans son ignorance, (sa bêtise ?), il oublie de mentionner ce fait bizarre pour un pays si «ouvert» aux immigrants, qui est le suivant : aucun américain qui ne soit pas né américain ne peut devenir Président des U.S.A.
Ainsi, s’il est mentionné dans cet article que Sarkozy avait été «impressionné» par l’élection d’un homme d’origine autrichienne à la tête de la Californie (Schwarzenegger), il aurait pu tout autant remarquer que ce même homme ne pourra jamais briguer la présidence américaine… Tandis qu’en France, il l’aurait pu !
Ce que tout cela révèle de Sarkozy, me semble-t-il, est qu’il utilise à très mauvais escient ses origines étrangères, sachant que nombre de français sont dans ce cas et qu’on ne compte plus les noms à consonances étrangères dans le paysage politique, médiatique, etc… Il se présente comme une sorte de «héros» qui a su surmonter un «énorme handicap», alors même qu’avec ce nom si difficile à porter, (semble-t-il), il s’est trouvé élu très jeune à la tête d’une ville plutôt connue pour son conservatisme !!!
Où a été son handicap ?!?
Guillemette Faure indique également, dans un autre article, qu’il a dit récemment lors d’une conférence de presse, sans doute à l’occasion du passage d’Obama à Paris : «Tout le monde ici s’appelle pas Sarkozy. J’ai bien conscience que tout le monde s’appelle pas Obama aux Etats-Unis»…. (Faure indique que la forme tout à fait incorrecte de la phrase a bien été prononcée de la sorte. Mais ce n’est sans doute pas un hasard si Sarkozy a renoncé à son métier d’avocat pour faire de la politique… (lol !)).
Donc, une fois de plus Sarkozy joue les victimes comme si le nom d’Obama était le principal handicap de ce dernier dans l’élection présidentielle américaine alors que c’est bien sa couleur qui peut en constituer un ! Et si Obama est considéré comme «noir» malgré son métissage, Sarkozy est bel et bien «blanc»…
Le plus grave, au fond, c’est cette espèce de dénigrement de la France qu’entretient Sarkozy à l’étranger. C’est ça que je retiens, que je ressens ; je pense qu’il n’aime pas ce pays tel qu’il est, avec sa révolution de 1789, son front populaire, mai 68, etc… Ce qu’aurait aimé Sarkozy, c’est devenir Président des Etats-Unis. Un pays où lorsque l’on s’embarrasse de morale, c’est plutôt de religion dont on parle ; pour le reste, les U.S.A. reste et demeure le pays du fric, du capitalisme par excellence.
Libre à lui de préférer les U.S.A. à la France, mais il faut remarquer alors qu’ayant postuler pour devenir Président d’un pays qu’il ne paraît pas apprécier beaucoup, il ne peut vouloir que le changer radicalement. Il est tout de même curieux de remarquer que son discours annuel devant le Parlement réunis en Congrès, que la réforme de la Constitution votée vient de valider, correspond comme je l’ai déjà dis au discours annuel que fait le Président des Etats-Unis devant le Congrès américain ! Sauf qu’il s’agit d’un discours sur l’état de l’Union, sous-entendu, l’union des Etats-Unis d’Amérique. Rien à voir avec la France qui n’est pas formée d’états plus ou moins souverains.
Il est temps de rappeler à Sarkozy qu’il n’est pas un «héros», qui a su surmonter un handicap «énorme», ses origines, alors que des origines européennes en France ne posent plus de problèmes depuis très longtemps !!! Par contre, être noir, être homosexuel, être musulman et/ou avoir un nom arabe, avoir des traits asiatiques même, oui, là ça peut encore être un handicap, au moins pour se faire élire Président de la république ; mais certainement pas de s’appeler Sarkozy, Filipinni, Poniatowski ou d’autres noms d’origines européennes !!!
Qu’il cesse de jouer les victimes et rappelle plutôt que même en l’absence de son père, il avait plus de chances de réussir des études avec une mère avocate qu’avec une mère femme de ménage !!! Ce qui a d’ailleurs été le cas puisqu’il est devenu avocat. (Les statistiques démontrent que la réussite scolaire des enfants d’enseignants est plus élevée en pourcentage que pour le reste de la population ; preuve qu’il ne s’agit pas d’un problème d’argent, là, mais d’entourage. L’aide et l’exigence que peuvent apporter les parents, et le modèle… Lisent-ils, quels programmes télé, quels films proposent-ils à leurs enfants, etc.).
Somme toute, je trouve ces différents propos de Sarkozy stupides ; ils constituent une contre-vérité flagrante à la réalité française ; pour preuve, malgré le rappel de ses origines hongroises par Le Pen en pleine campagne présidentielle, rappel fleurant bon une certaine xénophobie, évidemment, une majorité d’électeurs du F.N. ont voté pour Sarkozy ! Des électeurs qui n’apprécient pas tellement «l’étranger», d’ordinaire… On peut également se demander s’il ne doit pas son élection, aussi, au fait qu’être une femme constituait, même en 2007, un handicap plus grand que de s’appeler «Sarkozy» !!!
La prison, en France, c'est aussi ça : l'homophobie !
Encore tiré d'un communiqué de l'Observatoire international des prisons, le récit du suicide d'un jeune homme homosexuel qui s'est pendu dans sa cellule il y a quelques mois, parce qu'il ne supportait plus les brimades et violences auxquelles il était soumis.
C'était le 6 mars dernier... Extrait :
"Incarcéré le 6 mars 2008 au matin à la maison d'arrêt de la Santé en dépit d'une ingestion massive de médicaments, un jeune homme s'est pendu en cellule dans l'après-midi. Il avait déjà tenté de mettre fin à ses jours en avril 2005, lors d'un précédent séjour en détention, ne supportant plus les actes homophobes dont il était victime.
Le 4 mars 2008 à 17 heures, M.L. est placé en garde à vue pour «violences volontaires aggravées» et «dégradation de biens privés», à la suite d'une altercation avec son ami. Une fiche de recherche signale qu'il est en état d'évasion depuis le 4 juillet 2005, date à laquelle il n'a pas réintégré le centre pénitentiaire d'Avignon – le Pontet (84) à l'issue d'une permission de sortir.
Ayant ingéré préalablement à l'altercation avec son ami une quinzaine de comprimés d'anxyolitiques, il est hospitalisé durant sa garde à vue à l'Hôtel-Dieu pour des examens médicaux et une consultation psychiatrique. Un médecin décrit le 5 mars les propos et le comportement de M.L. comme étant « adaptés », et qualifie son geste d' « impulsif, sans intention suicidaire ». M.L. ne déclare aucun antécédent psychiatrique, mais un « trouble de la personnalité » est cependant repéré par l'un des médecins, qui note également que l'intéressé à déclaré avoir tenté de se suicider en prison. Le lendemain, à 9 H 40, un second médecin note que M.L. «est tout à fait réveillé», qu'il a «redécoré sa chambre avec le plateau du petit déjeuner», qu'il «boude comme un enfant», et «ne souhaite pas échanger de paroles». Le praticien l'informe alors que la surveillance médicale a duré le temps nécessaire.
A sa sortie de l'Hôtel-Dieu en fin de matinée, M.L. est incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé. Il est découvert pendu dans sa cellule après la fermeture des portes, vers 19 heures. Il n'a été vu ni par l'unité de consultations et de soins ambulatoires (UCSA), ni par le service médico psychologique régional (SMPR) de la maison d'arrêt. Ces deux services n'ont du reste pas été informés de l'incarcération d'un détenu fragile.
Il apparaît pourtant que M.L. a vécu ses précédents séjours en prison, en 2004 et 2005, «comme un enfer», selon les propos de son père . En effet, son homosexualité ayant rapidement été révélée, il s'est plaint de violences de codétenus et d'insultes homophobes durant toute sa détention. Ainsi, le 11 février 2004, soit un mois après son placement en détention provisoire, son avocat signale au juge d'instruction dans le cadre d'une demande de mise en liberté, que «l'homophobie exprimée tant par certains surveillants que par la plupart des détenus l'oblige à rester 24 heures sur 24 en cellule». Il n'ose plus sortir en promenade, et «n'a accès ni au sport ni au service scolaire». Il sollicite l'intervention du service social, mais «en vain».
Remis en liberté le 16 février 2004, il est condamné le 14 juin 2004 à 2 ans d'emprisonnement pour infraction à la législation sur les stupéfiants et réintègre la prison du Pontet le 10 janvier 2005. De nouveau victime d'insultes et de violences de codétenus, il tente de se suicider en avril."
Pour voir l'intégralité de ce communiqué sur le site de l'Observatoire international des prisons : (O.I.P.).
Les couloirs sont vides mais les cellules sont pleines !
(Prison de Fresnes)
Avec le record historique de nombre de prisonniers actuellement emprisonnés, 64 250 détenus en juillet 08 pour un nombre de place de 50 557 (chiffre de juillet 07)...
Un article du Dauphiné libéré (www.ledauphine.com) daté du 23.07.08, rappelle qu'avec ce chiffre "la population carcérale atteint un niveau jamais vu depuis les années 1880."
Autre extrait du même article, particulièrement édifiant, notamment concernant la responsabilité de Sarkozy : "Ces chiffres s'expliquent surtout par l'absence de grâces présidentielles depuis deux ans. Cette tradition, qui avait permis la libération de 3 700 détenus en 2006, a d'ailleurs été supprimée, lundi, lors du vote de la réforme des institutions.
Le problème, c'est que la hausse de la population carcérale ne s'est pas accompagnée d'une augmentation des capacités de détention. La France est la lanterne rouge européenne avec un taux de surpopulation de 126 % quand la moyenne du Conseil de l'Europe s'établit à 102 %. En France, six prisons sur dix sont surpeuplées. Selon Pierre Tournier, chercheur au CNRS, "la situation est potentiellement explosive".
J'espère que sa femme "de gauche" dort bien à l'Elysée où l'air est peut-être conditionné !
Quant à lui, il ne mérite aucun respect ni aucune excuse, alors que cette surpopulation et le manque de personnel conduit à des atteintes AUX DROITS DE L'HOMME quotidiennes et parfois horribles !
Tiré d'un communiqué de l'Observatoire des prisons (Site), daté du 15.07.08 : "Faute d'escorte, l'hospitalisation d'une femme souffrant de problèmes cardiaques, incarcérée à la maison d'arrêt de Chambéry (Savoie), n'a pu être réalisée qu'une trentaine d'heures après la décision médicale. L'administration pénitentiaire invoque le manque de personnel l'empêchant d'assurer le transport vers l'hôpital, tandis que les policiers affirment ne pouvoir palier aux carences de la première."
Autre communiqué daté du 15.05.08 : "Violences liées à la promiscuité, délais rallongés pour l'obtention d'une consultation médicale, accès aux douches réduit, service vestiaire encombré, lignes téléphoniques de réservation des parloirs saturées, nombreuses sont les conséquences de la surpopulation au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille (Bouches-du-Rhône)."
C'est dans une logique strictement humanitaire que le Président Sarkozy aurait du procéder aux grâces présidentielles d'usage, en 2007 et en 2008. J'ai honte pour lui et pour la France ! Je souhaite que tous les chefs d'Etat étrangers qui viennent lui rendre visite le rappelle à ses devoirs quant au respect des droits de l'homme et de la dignité humaine.
Dans une interview "confidence" donnée au Figaro et reprise sur le Figaro.fr version international le 24.07.08, N. Sarkozy déclare : «Contrairement à mes conseillers de la cellule diplomatique, je n'ai jamais cru dans les chances d'Hillary Clinton. J'ai toujours dit qu'Obama serait désigné».
Dommage que le film ci-dessous existe déjà, parce qu'il aurait pu donner lieu, avec ces deux mêmes acteurs, à un pastiche de la rencontre Obama-Sarkozy d'hier !
Didier Bourdon en Sarkozy travesti... ça aurait eu de la gueule !
PS : Mais comment ce Président peut-il déclarer des inepties pareilles ? Comment peut-il prétendre qu'Hillary Clinton n'avait aucune chance alors qu'elle en avait davantage d'être désignée qu'Obama ! Par contre, pour la voyance il fait comme les autres... C'est-à-dire qu'il prédit l'avenir quant il appartient déjà au passé. Pour preuve : il ne fait pas de pronostic concernant la victoire d'Obama ou Mc Cain ! Drôle... pour un voyant !
J’ai revu «Billy Elliot» pour la seconde fois, un film superbe !
Un formidable pamphlet contre la connerie humaine.
L’histoire se passe en 1984, en pleine grève des mineurs d’Angleterre, sachant que deux d’entre eux se sont laissés mourir sans que la dame de fer ne bouge le petit doigt....
Après avoir revu ce film, je ne souhaite qu’une chose : que Tatcher soit rappelée à Dieu dans les six prochains mois… Et de façon naturelle, bien entendu !
Ci-dessous, une jolie photo avec son ami, le «général» Pinochet. Deux ordures ? Mais que dire de Berlusconi, Sarkozy et d’autres ?... Enfin, que Tatcher ne respire plus le même air que moi me ferait un peu de bien.
1er extrait de la contribution «Combattre et proposer» du courant Royal pour le prochain congrès du PS :
Déjà, ce constat : «Notre fiscalité est criblée d’injustices. La fraude fiscale coûte l’équivalent du déficit de l’État, soit 40 milliards d’euros. De plus, grâce aux 500 niches fiscales, qui représentent un coût de 73 milliards d’euros par an, certains parviennent même à ne plus payer d’impôts du tout. À l’inverse, les contribuables modestes, même s’ils ne paient pas d’impôt sur le revenu, consacrent plusieurs mois de salaire à la CSG, à la TVA, aux impôts locaux, à la redevance et aux diverses taxes sur la consommation. Les impôts indirects (notamment TVA et TIPP) représentent moins de 10 % du revenu d’un cadre supérieur, mais près du tiers de celui d’un smicard. Leur part est supérieure en France à celle de la plupart des pays développés.»
Des propositions :
- "Rétablir la vérité fiscale pour l’ensemble des contribuables alors qu’elle est aujourd’hui réservée à une minorité aisée. L’État doit dire à chaque Français combien il paie d’impôts chaque année."
- "Révolutionner la fiscalité, en commençant par les impôts directs. L’impôt sur le revenu et la CSG seront fusionnés en un seul impôt progressif. Cette révolution se fera à prélèvement constant. Une part fixe de l’impôt constituera un socle obligatoirement affecté à la sécurité sociale."
- "Donner à cet impôt citoyen une règle d’équité et de transparence : à revenu égal, impôt égal. Il sera prélevé à la source pour simplifier la vie des contribuables, avec un barème exprimé en pourcentage du revenu, afin que chacun puisse comprendre combien il paie. Le prélèvement à la source permettra également que la prime pour l’emploi (PPE) ne soit plus versée avec retard."
- "Calculer cet impôt au niveau de l’individu et non du couple, pour ne pas pénaliser l’activité des femmes. Les enfants à charge des contribuables seront pris en compte grâce à un crédit d’impôt, identique pour chaque enfant."
- "Supprimer l’essentiel des niches fiscales (73 milliards d’euros), dont celles créées par le paquet fiscal. Pour ne pas augmenter les prélèvements, les économies réalisées seront consacrées à une baisse des taux d’imposition pour tous les Français."
- "Rééquilibrer les prélèvements entre travail et capital en faisant peser les cotisations patronales, maladie et famille sur l’ensemble des richesses produites et non sur les seuls salaires. De cette façon, les entreprises qui augmentent des salaires et créent des emplois paieront moins de charges."
Des élu(e)s et militants socialistes s’opposent ET proposent, et les autres français, ils font quoi ?!?
Toujours cette même rengaine, entonnée par la droite mais reprise par des bloggeurs de gauche, des français se disant à gauche et laissant toujours, sur GA comme ailleurs, des commentaires acerbes sur ce PS qui ne propose rien, ne fait rien, etc…
Est-ce que les socialistes s’opposent ? Evidemment qu’ils le font ! A l'Assemblée Nationale, au Sénat, avec des discours tranchés, des interventions très critiques et détaillées des mesures prises par le gouvernement, et tout cela peut même se vivre en direct sur la chaîne parlementaire ! C’est d’ailleurs comme ça que j’ai pu voir un certain nombre d’interventions de députés et de sénateurs de gauche tout à fait à la hauteur des enjeux. Mais est-ce leur faute si les grands médias n'en font que peu état ?!? Dernièrement encore, pour les raisons très bien résumées par Robert Badinter dans un article du Monde, le PS a voté «non» dans sa totalité à la réformette de la Constitution parce qu’elle bénéficiera davantage à l’exécutif et sa majorité plutôt que d’élargir vraiment le champ démocratique dans notre pays.
Ainsi, tandis que Delanoë s’envole à nouveau dans les sondages (il frôle à nouveau les 70% d’opinions favorables dans le dernier sondage IPSOS réalisé la semaine dernière) et que Royal chute, je tiens quand même à signaler que le courant de cette dernière propose une contribution pour le prochain congrès du PS, visible sur le site Désir d’Avenir, qui critique évidemment l’action gouvernementale mais fait également de nombreuses propositions concrètes pour une autre société ! L’ébauche d’un programme ? Evidemment, puisque le programme du PS pour 2012 va devoir se construire d’ici cette échéance et l’on ne peut demander à un parti battu il y a un an à une élection d’envergure de produire en quelques mois un programme qui rassemble une MAJORITE de français… Sans cette majorité, pas de Président PS au pouvoir. Cela étant dit, la contribution du «courant» Royal est très argumentée et les propositions déjà très concrètes. J’en suis impressionné et je le dis comme je le pense, comme sympathisant du PS et non comme militant. Mais il n’est pas impossible que d’ici le congrès, lorsque j’aurais lu toutes les contributions, je ne m’engage pas un peu plus…
En attendant, je vais publier chaque jours des extraits de cette contribution intitulée "Combattre et proposer" et dont la première signataire est Ségolène Royal. Vous pouvez en retrouver l'intégralité sur son site desirsdavenir.
L'idée est simple ; non de convaincre certains militans de voter pour Royal comme 1er secrétaire du PS en lieu et place de Delanoë, Aubry ou d'autres, mais pour rappeler dans un premier temps que d'autres politiques sont possibles et d'ors et déjà évoquées, détaillées, proposées par des socialistes et qu'il est vraiment très injuste, hypocrite et mensonger que de prétendre le contraire !
Le dénigrement systématique n'est pas le fait de l'opposition contre le gouvernement, en cela il ne fait que dénoncer une politique qu'il ne veut pas soutenir et on peut aisément le comprendre et soutenir cette opposition parlementaire ; ce qui est plus inquiétant, c'est le dénigrement de nombreux français qui dénoncent la gauche sans s'informer, lire et écouter réellement ce que font ceux qu'ils élisent pourtant majoritairement aux autres élections (régionales, municipales, cantonales...). S'étonner de luttes internes à l'intérieur d'un parti en feignant de penser qu'il ne s'agit que de luttes de pouvoir pour le pouvoir, alors qu'elles indiquent également une lutte entre des courants de pensées différents, même s'ils s'inscrivent à gauche, c'est oublier que l'avant 1981 était tout autant précédé de querelles et de luttes intestines, au sein du PS comme entre le PS et le PC, ce que l'on peut retrouver aujourd'hui avec les critiques acerbes de Besancenot à l'encontre du PS. Rien de nouveau ni de scandaleux, c'est LE DEBAT DEMOCRATIQUE TEL QU'IL N'EXISTE PAS A DROITE, A L'U.M.P. !!!
Alors, soutenez la gauche et le PS, plutôt que vous laisser servir l'éternelle "soupe" habituelle servie par de nombreux médias sur les combats d'éléphants... Lisez les contributions, jugez, dîtes ce que vous en pensez et appréciez qu'un travail utile soit déjà fait pour une autre politique possible en 2012 !
Non à EDVIGE ! Signez la pétition, nous sommes déjà près de 40 000 à l'avoir fais.
Après Furyo et d'autres sur G.A., je vous invite à lire le communiqué du collectif qui rassemble les signatures contre ce projet en provenance de ministère de l'intérieur et via ce lien, "nonaedvige, à signer la pétition.
Pour rappel, en plus des particuliers, 292 organisations, collectifs, partis et syndicats ont déjà signés également cette pétition, dont nombre d'organisations et d'associations gays !
Le communiqué du collectif :
"Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les «suspects» (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à «l’ordre public».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,
- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,
- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE."
Enfin convaincu ? Alors signez la pétition et faites circuler : "nonaedvige
Le sondage réalisé par l'IFOP le 18 juillet dernier, (institut de sondage présidé par Laurence Parisot...), est une honte pour la simple raison qu'il ne détaille pas ce que les français ignorent !
1) La limitation de l'usage du 49.3 ? Montebourg disait tout à l'heure à la télévision qu'ils ont calculé que la réforme proposée n'aurait permis de ne pas l'utiliser QUE 4 FOIS depuis 1958 si elle avait existé durant tout ce temps !!! Autant dire que l'usage du 49.3 a de beaux jours devant lui...
2) La possibilité pour le Parlement de s'opposer aux propositions de nomination à la tête des institutions les plus importantes ? La belle affaire ! La majorité présidentielle ne s'opposera évidemment pas aux propositions (décisions) de SON Président.
3) La possibilité pour le Président de la République de prendre la parole devant les sénateurs et les députés réunis en Congrès ? On rêve ! En congrès... Et chaque année en plus ! Pourquoi ne pas prévoir également que les français s'arrêtent de travailler et que l'allocution présidentielle soit diffusée dans toutes les entreprises ?!? Et la possibilité pour l'opposition de réagir ? Inexistante dans ce congrès. C'est un peu Fidel Castro, si vous préférez...
4) La suppression du droit de grâce présidentielle... Avec des prisons aussi engorgées que les notres, dont nombre de petits dealers de "chit" (et rien d'autres), ou d'autres pour des faits tout aussi bénins, ces grâces étaient les bienvenues autant pour les prisonniers concernés que pour le personnel pénitentiaire ! Stupide, mesquin et désolant. (D'ailleurs, ils ne sont que 58% des sympathisants du PS et 54% du MODEM à l'approuver... Par contre, 73% d'UMP l'approuvent !).
5) L’obligation pour le gouvernement d’obtenir l’accord du Parlement pour prolonger une opération militaire au delà de six mois ? Là aussi, la belle affaire ! Combien de dégâts peuvent être commis en 6 mois ? Quant on sait que les USA, même avec un Président démocrate, ne peuvent plus se permettre d'abandonner leur présence en Irak du jour au lendemain après y avoir généré un chaos indescriptible et des centaines de milliers de morts !!!
Enfin, il est bon de rappeler que l'IFOP se distingue par une particularité spécifique, puisque cet institut de sondage est le seul à voir Fillon plébiscité par une majorité de la population, encore aujourd'hui, alors que tous les autres instituts disent l'inverse ! Etrange, non ?!?
Ainsi : 38% de satisfait contre 61% de mécontent pour Sarkozy et 52% de satisfaits pour Fillon contre 44% de mécontents... Sauf que pour Sofres et son sondage concernant la popularité de l'exécutif pour ce même mois de juillet 08, on trouve 65% de français qui ne font pas confiance à Sarkozy et 54% qui ne font pas confiance à Fillon pour "résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement" ! Donc, seulement 42% de français qui font confiance à Fillon... Bizarre, non ?!?
(Idem pour CSA, dont le sondage daté du 4 juillet dernier donne une majorité de français qui ne font pas confiance à Fillon pour "affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays"...).
PS : Personnellement, j'aimerais pas trop travailler à l'IFOP...
La réforme constitutionnelle est passée d'une voix, or il est d'usage que le Président de l'Assemblée Nationale s'abstienne... Mais pas aujourd'hui !!!
Bernard ACCOYER, UMP, Président de l'A.N., vient de déshonorer son poste. C'est mon avis de citoyen et je l'assume.
J'ai imaginé que Léon Zitrone suivait pour la télévision le Congrès qui se tient aujourd'hui à Versailles ...
«Eh bien voilà que les bus contenant les parlementaires arrivent... Ils se garent maintenant devant le château et je pense que le signal du départ va être donné sous peu. C’est bien à un moment historique que nous assistons là puisqu’il s’agit de réformer la Constitution, notre Constitution !
Mais voilà que les parlementaires sont tous descendus des bus à présent et qu'ils se placent sur la ligne de départ ; 576 députés et 330 sénateurs, je vous le rappelle chers téléspectateurs… Ah mes amis, quelle image extraordinaire, un grand moment que nous vivons-là ! Au fond, sur la gauche, j’aperçois Jack Lang, chemise blanche, pantalon noir, qui vient de s’élancer, mais non ! Mon dieu ! Il a fait un faux départ. Quelle émotion... Le Président de l’Assemblée Nationale le tance sévèrement du regard tandis que les parlementaires de la majorité présidentielle rient à gorge déployée et entonnent à tue-tête, «Ah, c’qu’on est bien quant on est dans son bain», refrain bien connu de tous les français et qui s’adresse sans doute aux parlementaires de l’opposition, mais sans que j’en comprenne exactement le sens.
Tout en haut de l’image, sur la droite, vous pouvez apercevoir Alain Juppé, chemise rose, pantalon blanc, crâne chauve et tout de suite à sa gauche, nous apercevons Jean-François Copé, chemise verte, pantalon noir et cravate violette. Il est au téléphone, sans doute avec le Président de la république lui-même, lequel est naturellement absent puisqu’il n’est pas parlementaire…
Mais j’aperçois une femme en robe du soir, lamée or, chaussure rouge, brushing impeccable qui s’avance et prend place au milieu des parlementaires ; je ne vois pas bien son visage encore, une élue de la majorité ? De l’opposition ? Mon dieu, non ! Il s’agit de Rachida Dati elle-même ! Mais que fait-elle là ? Chacun semble se le demander, tandis que les parlementaires de l’opposition commencent à l’invectiver… J’entends «Retourne dans ta mairie, t’as rien à faire ici !», et encore «Il te reste pas des tribunaux à fermer ? tu fais grève ?», bref, une tension palpable tandis que Copé lui-même s’approche de Mme Dati et qu’une discussion assez vive s’engage entre eux…
J’aperçois à présent le Président de l’Assemblée Nationale qui s’approche à son tour ; il est blême. Il faut dire que faire un reproche à la Garde des Sceaux n’est certainement pas sans risque mais c’est incroyable, Mesdames et Messieurs, le voilà qui la prend par le bras et la ramène à sa voiture ! Rachida Dati paraît très en colère, tendant un bulletin de vote qu’elle s’apprêtait semble-t-il à déposer dans l’urne… Rappelons au passage, chers téléspectateurs, que les ministres n’ont pas le droit de vote dans cette assemblée qui n’est constituée, rappelons-le, que de députés et de sénateurs.
Et voici qu’une autre voiture arrive en trombe, tandis que le signal du départ n’a toujours pas été donné. Elle s’arrête devant les parlementaires de l’opposition que vous pouvez apercevoir, je vous le rappelle, en haut à gauche de votre écran, et une femme fort élégante ma foi , buste droit, jambes galbées, descend de la voiture ; elle a l’air pressée, peut-être une parlementaire en retard… Mais non, c’est incroyable, nous allons de surprises en surprises puisqu’il s’agit de Ségolène Royal elle-même ! Elle se dirige directement d’un pas ferme et rapide vers Jack Lang… Elle est à présent à un mètre de lui, elle lui fait face et, oh mon dieu ! Quelle gifle ! Mesdames et Messieurs, c’est extraordinaire, Ségolène Royal vient de gifler Jack Lang devant la France entière et la voilà qui lui dit à présent… Il me semble comprendre ses propos, mais oui, c’est ça, «J’espère qu’à présent tu auras les idées plus claires !», propos foudroyant dont j’ignore la raison mais qui font peut-être partie d’une stratégie de l’opposition parlementaire, nous le saurons peut-être un jour..
Ségolène Royal fait à présent demi-tour et regagne sa voiture tandis que son ex-mari, François Hollande, la suit de très près ; peut-être redoute-t-il un retour de son ex-compagne, je l’ignore, et nous apercevons à présent Jack Lang qui semble, mais oui c’est ça, invectiver Mme Royal tandis que la voiture de cette dernière repart. Ah mes amis, quelle journée incroyable ! Et ce n’est pas fini !
Les parlementaires sont toujours alignés le long des bus qu’un nouveau véhicule arrive à une vitesse foudroyante ; il s’agit d’une moto avec deux passagers dessus… Elle s’arrête à la hauteur des parlementaires, juste devant eux, mais de qui s’agit-il cette fois-ci ? Le passager en descend, beau galbe presque féminin, je ne pense pas qu’il puisse s’agir de Mme Alliot-Marie… Le passager, pantalon et blouson de cuir noir, retire à présent son casque et, oh mon dieu ! Il s’agit de Carla Bruni elle-même ! Première dame de France, rappelons-le, mais que vient-elle faire là… Chacun paraît se le demander tandis qu’il règne une grande agitation à présent au sein des parlementaires dont l’alignement est de moins en moins rectiligne… J’aperçois Jean-François Copé qui se dirige vers Mme Sarkozy mais s’arrête brusquement parce que cette dernière vient de lui faire un signe de la main qui signifie «stop» en français, et dans d’autres langues aussi car, je vous le rappelle chers téléspectateurs, je suis également polyglotte.
Les parlementaires retiennent leur souffle ; la tension est palpable même depuis ma place située à quelques encablures de là, si j’ose dire, et chacun paraît se demander ce que la première dame de France entend faire à présent ; peut-être lire un discours de M. Guaino ou encore sortir une arme, qui sait ? Ne serait-ce que pour encourager les parlementaires à voter dans le bon sens… Mais non ! C’est incroyable, Mesdames et Messieurs, Carla Bruni entonne la marseillaise, le casque à la main et l’autre main dans les cheveux, qu’elle a fort long ma foi, mais c’est à peine si elle est audible sans micro… Les parlementaires de l’opposition rient à gorge déployée, il semble que ce soit leur tour à présent, tandis que d’autres parlementaires lui demandent de s’arrêter, mais oui, c’est cela même puisque j’aperçois à présent Edouard Balladur, veste verte, chemise rouge et chaussures noires, s’approcher de Mme Sarkozy et je l’entend distinctement à présent tandis qu’il lui dit «Je vous demande de vous arrêter !». Le ton de l’ex-Premier ministre est solennel et grave et il semble avoir atteint son but puisque la première dame de France s’arrête immédiatement de chanter, ou chantonner dirais-je plutôt, tandis qu’elle se laisse raccompagner jusqu’à sa moto par le Président de l’Assemblée Nationale...
Ah mes amis, quelle journée extraordinaire ! Je me répète mais ce qui se passe est réellement et tout bonnement incroyable. Je vais à présent me désaltérer et reprendre mon souffle et nous nous retrouvons dans quelques instants pour suivre le déroulement de ce congrès qui s’annonce, en effet, palpitant !"
Parce qu’on ne réforme pas la Constitution de cette manière, sans autre motif réel que de vouloir dépasser de Gaulle, alors qu’on est Sarkozy ! Cette Constitution a été élaborée par et pour de Gaulle dans un contexte bien précis et la réformer n’est certainement pas inopportun : mais s’arroger l’occasion d’une «tribune libre» devant le Parlement lorsque l’on est Président de la république, fait que même Charles de Gaulle n’avait osé envisager malgré ses états de service dont Sarkozy ne pourra sûrement jamais prétendre en atteindre un seul, est pitoyable et anti-démocratique sous la 5ème république… Je souhaite ardemment que cette réforme ne passe pas ! Et je le souhaite à la France.
S’il voulait, s’il veut un régime «présidentiel» à l’américaine, voir à l’anglaise (car là-bas la Reine compte pour si peu), qu’il prenne le temps de l’élaborer… Ce qui est proposé en ce 21 juillet 2008, c’est une réforme pour que Nicolas Sarkozy puisse prendre davantage d’ascendant sur tous les autres élus de la Nation et les avantages donnés au Parlement ne le sont en fait qu’à la majorité présidentielle… Il est bon de rappeler, maintenant, que le parti majoritaire, c’est à dire l’U.M.P., n’a plus de Président puisqu’il s’est déterminé pour une présidence «collégiale » ! Et pour cause... Le Président du parti majoritaire à l’Assemblée Nationale n’est autre que le Président de la République lui-même !!! Non à cette réforme de pacotille, indigne et potentiellement dangereuse !
Et pour des propos plus mesurés (peut-être), plus construits et plus élaborés, voici de nouveau l’article publié dans le journal Le Monde et rédigé par Robert Badinter :
“Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité. J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République.
Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel. Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République.
Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte.
D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux. Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense". Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique !
Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage.
Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible. La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision.
Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix. »
Un post de DORIAN-HUGO, placé hier sur son blog, m’a amené à réfléchir à ceci : la dualité, le Yin et le Yang, l’être humain brinqueballé entre ces opposés…
Bien. Pour ma part, j’entrevois comme une éclaircie ce matin au travers de ces milliers de pensées qui ont jalonnées mes quarante et une années sur terre ; s’il y a bien «dualité» chez l’homme entre des sentiments contraires, ils se résumeraient de la façon suivante : égoïsme/altruisme.
Ce principe étant posé, je m’en vais vérifier sur un dictionnaire en ligne les définitions données pour l’altruisme (Article) et je trouve ces deux citations tirées d’auteurs différents :
"- Je crois, en effet, Maître, qu'on ferait bien..."
"- Ah! vous le pensez aussi, Bardamu, je ne vous le fais pas dire! Chez l'homme, voyez-vous, le bon et le mauvais s'équilibrent, égoïsme d'une part, altruisme de l'autre... chez les sujets d'élite, plus d'altruisme que d'égoïsme." L.-F. CELINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 117.
"Cette relation générale facilite beaucoup le grand problème humain, subordonner l'égoïsme à l'altruisme. En effet, l'énergie supérieure des instincts personnels peut ainsi servir à compenser la langueur naturelle des instincts sympathiques, par une impulsion initiale que ceux-ci n'auraient pas spontanément. Une fois surgie, l'affection bienveillante persiste et grandit d'après son charme incomparable, malgré la cessation de ce grossier stimulant." A. COMTE, Catéchisme positiviste, 1852, p. 166.
Cependant, si Céline fait dire à son personnage de fiction que l’égoïsme représente le «mauvais» chez l’homme, on peut aussi remarquer l’inverse ; la part d’égoïsme nécessaire à l’accomplissement de soi qui peut passer, parfois, par l’oubli des autres et/ou le repli sur soi…
Lorsqu’un homme ou une femme politique se lance avec honnêteté (ce qui n’est évidemment pas toujours le cas), dans un combat pour tenter de faire évoluer la société dans un sens qu’il ou elle juge meilleur, il ou elle sacrifie parfois une vie de famille et peut faire l’objet de jugements péremptoires de la part de ses enfants, s’il y en a ; ces derniers jugeant alors que leur père ou mère a fait preuve d’un grand égoïsme en préférant ses combats politiques à la vie de famille et une présence nécessaire auprès de ses enfants. Il y a des choix qui relève d’un certain égoïsme dès lors qu’il vise à l’accomplissement de soi, de ce que l’on porte en nous d’essentiel, de ce que l’on veut essayer de faire vivre parce qu’on se sent les moyens et la volonté de le faire.
L’égoïste, c’est l’enfant qui dès qu’il se trouve majeur, part à la conquête du monde, de sa vie, d’autres relations que familiales et abandonne ses parents… Lesquels sont parfois meurtris de ne pas le voir plus souvent. Mais ils n’ont pas mis cet enfant au monde afin qu’il leur tienne compagnie toute sa vie durant ! Ou s’ils l’ont fait pour ça, alors c'est qu'ils sont eux-mêmes égoïstes.
Difficile de démêler le bon du mauvais dans l’égoïsme. Je serais donc moins péremptoire que le personnage de Céline et n’attribuerait pas à l’égoïsme le seul caractère de «mauvais». Je pense qu’il y a parfois du bon dans l’égoïsme.
Pour ne pas encombrer le JDI d'un trop long post, vous pouvez en retrouver l'intégralité sur mon blog.
Un post de DORIAN-HUGO, placé hier sur son blog, m’a amené à réfléchir à ceci : la dualité, le Yin et le Yang, l’être humain brinqueballé entre ces opposés…
Bien. Pour ma part, j’entrevois comme une éclaircie ce matin au travers de ces milliers de pensées qui ont jalonnées mes quarante et une années sur terre ; s’il y a bien «dualité» chez l’homme entre des sentiments contraires, ils se résumeraient de la façon suivante : égoïsme/altruisme.
Ce principe étant posé, je m’en vais vérifier sur un dictionnaire en ligne les définitions données pour l’altruisme (Article) et je trouve ces deux citations tirées d’auteurs différents :
"- Je crois, en effet, Maître, qu'on ferait bien..."
"- Ah! vous le pensez aussi, Bardamu, je ne vous le fais pas dire! Chez l'homme, voyez-vous, le bon et le mauvais s'équilibrent, égoïsme d'une part, altruisme de l'autre... chez les sujets d'élite, plus d'altruisme que d'égoïsme." L.-F. CELINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 117.
"Cette relation générale facilite beaucoup le grand problème humain, subordonner l'égoïsme à l'altruisme. En effet, l'énergie supérieure des instincts personnels peut ainsi servir à compenser la langueur naturelle des instincts sympathiques, par une impulsion initiale que ceux-ci n'auraient pas spontanément. Une fois surgie, l'affection bienveillante persiste et grandit d'après son charme incomparable, malgré la cessation de ce grossier stimulant." A. COMTE, Catéchisme positiviste, 1852, p. 166.
Cependant, si Céline fait dire à son personnage de fiction que l’égoïsme représente le «mauvais» chez l’homme, on peut aussi remarquer l’inverse ; la part d’égoïsme nécessaire à l’accomplissement de soi qui peut passer, parfois, par l’oubli des autres et/ou le repli sur soi…
Lorsqu’un homme ou une femme politique se lance avec honnêteté (ce qui n’est évidemment pas toujours le cas), dans un combat pour tenter de faire évoluer la société dans un sens qu’il ou elle juge meilleur, il ou elle sacrifie parfois une vie de famille et peut faire l’objet de jugements péremptoires de la part de ses enfants, s’il y en a ; ces derniers jugeant alors que leur père ou mère a fait preuve d’un grand égoïsme en préférant ses combats politiques à la vie de famille et une présence nécessaire auprès de ses enfants. Il y a des choix qui relève d’un certain égoïsme dès lors qu’il vise à l’accomplissement de soi, de ce que l’on porte en nous d’essentiel, de ce que l’on veut essayer de faire vivre parce qu’on se sent les moyens et la volonté de le faire.
L’égoïste, c’est l’enfant qui dès qu’il se trouve majeur, part à la conquête du monde, de sa vie, d’autres relations que familiales et abandonne ses parents… Lesquels sont parfois meurtris de ne pas le voir plus souvent. Mais ils n’ont pas mis cet enfant au monde afin qu’il leur tienne compagnie toute sa vie durant ! Ou s’ils l’ont fait pour ça, alors c'est qu'ils sont eux-mêmes égoïstes.
Difficile de démêler le bon du mauvais dans l’égoïsme. Je serais donc moins péremptoire que le personnage de Céline et n’attribuerait pas à l’égoïsme le seul caractère de «mauvais». Je pense qu’il y a parfois du bon dans l’égoïsme.
De même, l’altruisme sert parfois à camoufler un mépris de soi, ou un désespoir qu’on ne maîtrise pas et qui résulterait d’une mésentente interne à soi-même, une réponse à des conflits intérieurs qu’on ne sait pas résoudre… Donner aux autres, se consacrer aux autres, pour s’oublier soi-même plutôt que de s’interroger, s’analyser.
L’altruisme pour tromper l’ennui, parfois, et l’altruisme pour se faire valoir ou pour répondre à une culpabilité ; les fameuses «bonnes œuvres» de charité des gens fortunés, par exemple.
Autre exemple : donner la vie, est-ce faire preuve d’un certain altruisme ? La question vaut peut-être d’être posée puisque finalement, assez souvent, les mères sont vues comme des «madones» se donnant pour tâche éminemment «noble» d’élever leurs enfants et ce, parfois, au mépris de leur propre vie, de leurs intérêts, de leurs loisirs… Mais combien d’entre elles songent davantage à leurs enfants qu’à elles-mêmes ? Difficile à dire, à mesurer, à quantifier, et pourtant ce phénomène existe bel et bien.
Faire des enfants et rompre avec la solitude. Faire des enfants et bénéficier de la considération de la société, avec un rôle à la clé, un rôle reconnu et respecté. Faire des enfants et répondre à l’attente de ses propres parents. Faire des enfants et prolonger la jeunesse perdue via ces nouveaux venus qui vous font revivre ce que vous ne connaissez plus ; l’insouciance, la naïveté, la gaieté, la possibilité d’un autre avenir… Faire des enfants pour s’attacher un conjoint, ou le garder. Faire des enfants pour ne pas travailler aussi, cela arrive parfois. Faire des enfants, enfin, sans s’intéresser de près à la politique, à la société dans laquelle on procrée, n’est-ce pas profondément égoïste ?... Ne penser qu’à soi. (Et ce que je dis des mères vaut parfois des pères, bien entendu. Mais ils ne jouissent pas de la même "considération" il faut bien en convenir.)
Conclusion, en ce qui me concerne : je pense, comme Auguste Comte ou le personnage de Louis-Ferdinand Céline, que les deux plus formidables ressorts de l’être humain sont effectivement l’égoïsme et l’altruisme. Cependant, je ne pense pas que l’on puisse le résumer sous la forme d’une dualité, d’une opposition intrinsèque parce que ces «ressorts» revêtent des caractères différents suivants les situations, les personnalités, les environnements dans lesquels ils s’expriment, enfin qu’ils forment une multiplicité d’attitudes et d’expressions différentes tout en ayant pour point de départ la même cause : l’intérêt à soi et/ou l’intérêt aux autres.
La dualité supposerait un conflit d’intérêts qu’il nous faudrait résoudre, coûte que coûte, pour finir par privilégier une attitude plutôt qu’une autre. Or, ce que l’intelligence peut nous apprendre, c’est qu’il n’est pas nécessaire de choisir toujours entre le bon et le mauvais mais de se contenter de suivre une ligne de conduite dans l’existence qui prenne en compte autant nos insuffisances que nos qualités, nos faiblesses et nos forces, et d’agir en fonction d’elles, en conséquence, dans le respect de soi-même et des autres. Bien entendu, ce réflexe ne peut exister qu’à la condition d’avoir procédé à une introspection absolument nécessaire à tout être humain qui juge, estime, donne son avis, vote, aime, déteste, méprise…
Enfin, si l’effort relatif à cette introspection ne peut être continu, en fonction des forces de chacun, des moments de l’existence et des événements qui la jalonne, cet effort doit tout de même être poursuivi au risque de finir par se mentir à soi-même et par là même, à mentir aux autres. Alors là, oui ; l’égoïsme peut n’être que du «pur égoïsme», soit un sentiment mauvais et l’altruisme, un travestissement masquant une autre forme d’égoïsme, toute aussi mauvaise. Ou la même, d’ailleurs.
Aman a eu l’excellente idée de reprendre cet article de R. Badinter hier, sur son blog, et je le fais à mon tour tant il me paraît résumer parfaitement le point de vue tronqué qui consiste à voir dans la réforme de la Constitution proposée par Sarkozy une avancée démocratique…
Intitulé "Non à l'hyperprésidence", un article signé Robert Badinter et paru dans Le Monde du 19/07/08 (Article) :
“Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité. J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République.
Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel. Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République.
Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte.
D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux. Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense". Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique !
Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage.
Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible. La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision.
Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix. »
PS : les passages en gras ne le sont pas dans l'article d'origine.
I. : Nous nous aimâmes…
G. : Puis nous ne fûmes plus.
I. : Vous vous égarez, mon cher Gontran, je n’ai jamais fumé ! Vous en doutâtes ?
G. : Nous ne fûmes plus et vous vous trompâtes…
I. : Je ne vous suis plus.
G. : Vous suivîtes ce qu’il vous plut de suivre, mais jamais clairement.
I. : La clarté, le jour, c’est ce qui me manque le plus.
G. : Nous fûmes deux, je le maintiens.
I. : Je comprends mieux. Tantôt, lorsque vous parlâtes de la cigarette…
G. : Ce que je ne fis point !
I. : Justement, je confondis et je vous taxai d’avoir confondu avec une autre.
G. : Il n’y eut jamais d’autre que vous. Du moins, du genre féminin.
I. : J’oubliai… Vous évoquâtes un jour un jeune homme, en effet ; je pensai qu’il s’agissait de votre fils !
G. : Il n’en était rien.
I. : Je fus bien ignorante.
G. : Ou complaisante…
I. : Nous parlâmes si souvent ce langage désuet que nous en oubliâmes de le traduire en français !
G. : Tout à fait. Vous jouâtes plus souvent qu’à mon tour à ce petit jeu-là, mais je ne fus pas le dernier non plus !
I. : Et à présent, que devrions-nous faire ?
G. : Arrêter le passé simple ! D'autant que c'est certainement le plus compliqué à faire passer en français...
I. : Je l'admets ; mais j'ignorais qu'il vous gonflât à ce point.
G. : Si, puisque nous passâmes nos soirées à tâcher de ne pas nous tromper.
I. : Vous dites vrai ! Moi-même, je n'en pus plus dès la première seconde...
G. : Et pourtant, notre union dura des années...
I. : Et des années...
G. : Heureusement que nous baisâmes, parfois.
I. : Oui, parfois.
G. : Des regrets ?
I. : Oui, mais ils appartiennent au passé.
France Info désinforme : "Royal : l’enquête avance, la thèse du complot se dégonfle"
Voilà le titre qui apparaît sur leur site à propos de l'évolution de l'enquête sur la mise à sac de l'appartement de S. Royal, dernièrement.
Sauf que, l'interview qu'il propose à l'écoute et qui nous vaut ce titre va tout à fait à l'encontre de ce que Fce Info déclare ! Il s'agit du porte-parole du ministère de l'intérieur qui déclare qu'effectivement, des empreintes relevées en 06 ont enfin pu être identifiées et qu'il s'agirait d'une jeune yougoslave déjà responsable d'autres vols, mais il précise que cette fois-ci, les empreintes relevées (car il y en a eu) ne correspondent pas à cette femme !
(De même, il faut relever que la "mise à sac" de l'appartement de S. Royal dernièrement n'a pas aboutie à des vols...
Alors, en quoi ça "se dégonfle" ? Ne sont-ce pas les chaînes de radio, les chaînes de télé, du SERVICE PUBLIC, qui chaque jour un peu plus se dégonflent ?!?
De la merde.
PS : la femme du Président, qui s'est mariée avec lui alors qu'il était déjà en exercice, sera au journal du 20h de TF1 pour présenter son nouvel album... Elle se montre indigne de sa fonction et son mari également qui paraît cautionner, évidemment, tout ce tapage autour des "oeuvres" de sa nouvelle épouse. Qu'elle chante, grand bien lui fasse, qu'elle PROFITE de son statut est INDIGNE et VULGAIRE.
Et pourquoi pas, la prochaine fois et si Carla se met à peindre, envoyer directement ses tableaux au Louvres ?
Ils se croient "monarques" les Sarkozy ? Ils se croient dans une république "bananière" ?!?
Que ce serait bien que l’ambassadeur de Chine en France demande que soit interdite la sortie de l’album de Carla Bruni… (Pour une fois qu’une intervention de la Chine irait dans le bon sens !…).
Qu'il serait bon d'indiquer aux français, si aimablement invités à acheter son nouvel album par presque tous les médias, dans quel ministère se le procurer ?!?
Qu’il n’est pas normal, même si elle n’en retirera aucun argent, qu’elle bénéficie d’autant de publicités et d’interviews ; logique du point de vue des magazines, mais la pudeur qui lui a manqué c’est de savoir ne pas profiter de son statut pour promouvoir une vente de disques qui se trouvait un peu, beaucoup en berne pour son deuxième album…
Que Ségolène Royal a bien raison de s’insurger contre l’absence de réactions, ne serait-ce que de la ministre de l’intérieur, quant à la deuxième mise à sac avec menaces à peine voilées laissées sur place, de son appartement . Royal prend un risque quant à l’issue de l’enquête, eh bien, elle l’assumera. Mais sa réaction contre le «clan Sarkozy» vise notamment le fait que le gouvernement ne s’émeut pas de tels faits à l’encontre d’un des principaux leader du premier parti d’opposition en France.
Quant à parler de «l'affaire de l’Observatoire», il serait peut-être utile et juste de souligner que les enquêteurs et le procureur n’ont jamais évoqué la possibilité d’une mise en scène de la part de la principale intéressée… Alors quoi ? La police et la justice seraient «à la solde» de Ségolène Royal ?!? Première et excellente nouvelle ! A laquelle je ne crois pas un instant…
Enfin : rappeler que les ordinateurs portables de ces collaborateurs ont été volés il y a quelques mois. Tout concorde pour laisser penser, et seulement penser, que ces faits ont bien un rapport avec son engagement politique.
Que Nicolas Sarkozy profite un peu facilement, sinon honteusement, de sa nouvelle position de Président du conseil européen pour déclarer qu’il ne peut se soustraire en tant que tel à l’invitation de la Chine pour l’ouverture des J.O…. Un bon moyen de ne pas prendre position en tant que Président de la république française ! Pas très courageux comme position, c’est le moins que l’on puisse dire.
Que la modification des forfaits pour les cadres, et la possibilité de la suppression de tout ou presque des jours RTT pour nombre d’entre eux, n’est qu’un premier pas ; ce que Bertrand ne dit pas c'est qu’en complet accord avec Sarkozy et Fillon, il entend procéder comme le gouvernement de Villepin avec le CNE… D’abord le CNE, puis comme c’est tout de même passé, s’attaquer aux jeunes via le CPE.
Donc : après la modification des forfaits pour les cadres, la possibilité pour les entreprises de mettre à bas le système des 35 heures est certainement déjà programmée pour les employés et les cadres qui ne sont pas «au forfait».
"Sommes-nous coupables d'êtres malades ?" lancé à Bachelot aux Solidays...
Je me permets de reprendre cette video que Bigwolf a eu la très bonne idée de placer sur le JDI aujourd'hui, afin qu'elle reste également sur mon blog et que ce genre de diffusion circule.
Que les politiques cessent de "jouer avec le feu" et les ministres de Sarkozy d'afficher un cynisme à son égal !!!
Les français ne voient plus les grèves et lui devient aveugle...
Eh oui, c'est possible ! Possible mais pas maintenant. Possible mais pas après un an...
Chirac et Raffarin en faisaient beaucoup, mais il n'y avait pas de manifestations massives parce que c'était un début de quinquennat.
Le tour de Sarkozy arrivera, nécessairement. Il n'est pas pour demain, peut-être, mais pour après-demain. C'est ainsi ; parce qu'il est élu pour 5 ans, nombre de français ne se voient pas défiler chaque mois contre sa politique. Mais il en ira autrement dans l'avenir, dès lors qu'après deux ou trois ans de pouvoir, il aura montré toutes ses limites et que les français ressentiront de grandes insatisfactions par bien des côtés. Alors là, oui : l'heure des grandes manifestations aura sonnée et elles ne cesseront plus.
C'est que je pense à l'heure actuelle. La manière dont je m'explique l'absence de manifestations massives lorsque des manifestations sont réalisées. Mais je le pense aussi au regard du passé.
L'arrivée d'un Sarkozy au pouvoir, c'est un peu comme l'arrivée d'une Tatcher ou d'un Berlusconi, mais la France s'en relèvera. Il peut continuer de jouer "les gros bras", de provoquer, d'essayer de manipuler les médias, quant il ne les menace pas, il n'en reste pas moins que le tournant reste pour plus tard. Une majorité de français pense qu'il est trop tôt pour les grandes manifestations ou les grandes grèves ; c'est ce que je crois. Mais son tour viendra. Assurément. Et en plus d'être bas dans les sondages, la panique le gagnera et gagnera son camp...
B : Brillantissime ! Excellent ! Un chef-d’œuvre…
G : Bof ; moi, j’ai pas aimé.
B : Toi, de toute façon, tu n’aimes rien !
G : J’ai le droit de dire que je n’ai pas aimé.
B : Et moi j’ai le droit de m’interroger sur ta capacité à savoir juger de la qualité d’un film.
G : A quel titre ? Tu es critique de cinéma ?
B : J’ai certainement vu plus de films dans ma vie, et de qualité, que toi. Vu tes goûts, en général…
G : Comme d’être avec toi ; c’est certainement une faute de goût, en effet.
B : Pffft ! Avoue que tu ne t’intéresses qu’à des choses légères, des frivolités, et au pire ce n’est pas un drame ! Mais ne juge pas ce que tu n’es pas en capacité de juger.
G : C’est ça ! C’est quoi la prochaine étape ? Une mise en curatelle ?!?
B : Je parle de tes jugements en art !
G : Le cinéma n’est pas un art.
B : C’est le 7ème art !
G : C’est ça… Et le 7ème jour, Dieu créa la femme. Le 8ème, il a du créer les homos, à mon avis.
B : Très drôle.
G : Ce qui est sympa avec le cinéma, si c’est bien un art comme tu dis, c’est que c’est un art qui bouge…
B : Tu dis vraiment n’importe quoi !
G : Pourquoi ? C’est vrai ! Un tableau, une photo, une sculpture… C’est statique, non ? C’est dingue, ça, dès que l’on énonce autre chose qu’une platitude avec toi, ça devient tout de suite n’importe quoi !
B : Tu ne vas pas parler d’art, maintenant…
G : C’est toi qui en parles !
B : Passons. De toute façon, je pense qu’il vaudra mieux éviter d’aller au cinéma ensemble à l’avenir.
G : Si c’est d’avoir payé ma place qui te rend si radical, je ne t’ai pas demandé de le faire !
B : Je l’ai fais parce que j’avais envie de le faire ! Je n’ai pas besoin de te demander la permission pour ça.
G : Oh là ! Carrément… Et pourquoi pas, d’abord ? Est-ce que j’ai l’air d’une femme entretenue ?
B : Avec ta barbe de trois jours, ça ne risque pas.
G : Tu as payé ma place et je ne t’ai rien demandé ! La prochaine fois, tu me demanderas avant.
B : La prochaine fois, tu la payeras toi-même ta place, ce sera plus vite fait !
G : Tant mieux ! Donc, il y aura une prochaine fois ?
B : Quoi ?
G : Je croyais qu’on ne devait plus aller au cinéma ensemble ?!?
B : C’est ça… Et tu feras quoi pendant ce temps-là ? On est en couple ou on ne l’est pas !
G : Quand je vais aux chiottes, tu ne m’accompagnes pas…
B : Compare le 7eme art avec les toilettes et la boucle sera bouclée !
G : Je ne compare pas, je fais un rappel un peu direct concernant la vie en couple.
B : Mais on est pas obligé non plus de coucher ensemble parce qu’on est en couple… On est même pas obligé de se voir parce qu’on est en couple !
G : C’est ça, d’ailleurs on est même pas obligé d’être en couple !
B : Exactement !
G : Tout ça à cause d’un film raté…
B : Un chef-d’œuvre !
G : Un navet.
B : Bon, tu m’exaspères… A l’avenir, on ira au cinéma séparément comme tu l’as suggéré, et comme ça c’est réglé.
G : Ou on ira ensemble mais on ne discutera pas du film en sortant.
B : Donc, je récapitule… Un, on ira au cinéma ensemble, deux, tu payeras ta place, trois, on ne discutera pas du film ensemble en sortant. Et on discutera de quoi, alors ?
G : On est pas forcé de discuter ensemble parce qu’on est en couple…
B : Je capitule !
Extrait d’un article publié sur Rue89 le 5/07/08 (fml) :
« Des parents d'élève se sont plaints directement auprès de l'Elysée du comportement laxiste d'une professeur d'école primaire d'Albi. Sa faute? Avoir laissé un des gamins associer l'image de Nicolas Sarkozy au concept de méchanceté… Le rectorat l'a convoquée…
A l'école primaire Claude-Nougaro d'Albi, Valérie Fremit, institutrice, fait travailler les enfants de la façon suivante: ils doivent illustrer un sentiment, un caractère. Un enfant choisit d'associer une photo de Nicolas Sarkozy à la méchanceté. Et le tout est mis sur une panneau, comme toujours dans les classes. Jusque-là, rien que de normal dans une école où on respecte l'expression des enfants et dan un pays où le crime de lèse-majesté a été aboli à la Révolution.
Mais une famille se plaint. Pas à l'instit, non. Pas à sa direction, non. Pas au rectorat, non. A l'Elysée. Qui, au lieu de rire au nez des mouchards, déclenche tout un "patacaisse" qui fait que si l'instit' n'est pas rouée en place publique, elle aura de la chance. »
PS : «patacaisse» s’écrit «pataquès», en fait, mais il s’agit de l’article d’un «Lecteur» de Rue89 et non d’un journaliste du site. Et là n’est pas le problème, de toute façon…
Ingrid Bergman était une grande actrice, par la taille et le talent, dont j'ignorais d'ailleurs qu'elle était décédée le jour de son anniversaire ; et ce n'était pas un suicide. Curieux, pour quelqu'un qui a perdu ses parents si jeune... (Sa mère à 2 ans et son père à 12 !). Les parents qui, justement, sont ceux qui oublient le moins souvent de vous le souhaiter votre anniversaire ; enfin, généralement.
J'ai de multiples souvenirs d'elle, parce qu'elle a joué dans de bons films, voir de grands films, et qu'elle a ainsi accompagné toute mon enfance. Elle donnait aussi beaucoup d'épaisseur à ses personnages, il faut bien en convenir.
Désolé pour ceux qui, à gauche, ne l'apprécient pas... Cependant, ce soir encore et une nouvelle fois, elle ose ce que d'autres responsables de gauche n'osent pas quand les "patates sont chaudes" ! Elle a dit, en substance et diffusé sur le JT de France 2, qu'elle désirait que l'UMP se calme et ne récupère pas la libération de Bétancourt à des fins de propagande politicienne.
De son côté, J. Lang a regretté la position de Royal, la jugeant mesquine... Il est définitivement enterré à mes yeux. (Sachant que par le passé, déjà, il commençait à faire sentir des signes de "l'essentiel c'est que tout reste en l'état..."!).
Enfin Delanoë, qui a persévéré durant plusieurs années et bien avant Sarkozy dans cet appel à la mobilisation en faveur de la libération d'Ingrid Bétancourt, n'a toujours pas mis un bémol à la manipulation élyséenne en cours...
Royal est peut-être bien conseillée en ce moment, mais elle est certainement davantage à la hauteur que beaucoup d'autres responsables de gauche.
PS : et pour 2012, que le meilleur gagne ! A gauche... Je le pense sincèrement et mon soutien pour Royal n'est pas acquis pour la prochaine élection. Mais il n'empêche, il faut aussi souligner ce qui doit l'être, me semble-t-il...
Via Sarkozy, la France au secours de criminels ?...
Je regarde "C dans l'air" et j'entends un journaliste de l'AFP, présent sur le plateau et spécialiste de la Colombie, dire combien il serait indigne pour la France "d'accueillir" les soldats des FARCs... Problème, Sarkozy s'y est déjà engagé !
Et le même journaliste de déclarer que des sources en provenance de Rama Yade indiqueraient qu'il serait question de les placer en... Guyane !
C'est quoi ça ? La France a des poubelles ? Des endroits où elle pourrait, éventuellement, placer ou cacher ceux qui feraient "taches" en métropole ?!?
Pour l'avoir entendu dire, à sa descente de l'avion : "Cet homme extraordinaire", en désignant Sarkozy, je dis stop !
Et je mets en garde Ingrid Bétancourt... Fuyez cette fange, cette opération médiatico-politique et faites ce que vous voulez en politique, mais que l'on vous mène à dire que Nicolas Sarkozy est un "homme extraordinaire", alors que vous-mêmes disiez encore hier que vous deviez remercier autant de Villepin, "votre ami", et Chirac, (deux personnes qui ne me sont absolument pas sympathiques), en dit long sur ce qui se passe actuellement.
Sarkozy dépasse les bornes une fois de plus et je voudrais appeler Ingrid Bétancourt à s'informer de ce qui s'est passé en France, ce "doux pays" comme elle dit si bien, et de ne pas servir "la soupe" à cet homme qui déshonore la république en se conduisant si bassement... Jusqu'à rappeler que sa femme actuelle aurait chanté pour Bétancourt !... Aucune dignité.
- Et les 35 heures que tu démantèles, Sarko ?!?
- Et les tribunaux supprimés, la justice complètement engorgée ?!?
- Et les sans-papiers pourchassés de façon indigne ?!?
- Et les tentatives, parfois réussies, de démantèlement de notre protection sociale ?!?
- Et le blanc-seing donné à certains policiers écervelés de provoquer les citoyens ?!?
- Et les invitations indignes à des dictateurs ?!? Est-ce qu'Ingrid sera présente pour recevoir le prochain lors du 14 juillet ?!?
- Et j'en passe, chère Ingrid Bétancourt...
Non, Mme Bétancourt, votre présence sur les médias français aujourd'hui, et votre message personnel à Sarkozy, message forcément hypocrite et forcé car vous ne saviez plus comment vous en tirer en citant la France à travers lui, votre présence ne semble avoir été si précipitée QUE pour que vous prononciez ces mots, peut-être même sans les penser : "Cet homme extraordinaire."
Pour vous avoir forcé à dire ces mots, ma pauvre Ingrid, j'en tiendrai longtemps rigueur, comme de tant d'autres choses, à cet homme de droite qui ne fait jamais qu'une chose : précipiter le pays dans davantage et toujours plus de précarité !!!
Sachez-le, et qu'on vous le dise, avant de lui faire autant de publicité. Tout cela est indigne. Tout cela est à vomir.
Le docteur : "Vous devriez annuler ce concert, Madame Piaf, vous jouez avec votre vie..."
Edith Piaf : "Et alors ? Il faut bien jouer avec quelque chose !"
Pas encore vu ce film ? Je l’ai vu il y a quelques mois, c’est un très bon film. Et les très bons films, les films réussis, s’ils ne sont pas des chefs-d’œuvre n’en restent pas moins rares pour autant…
Même les américains le disent ! Ci-dessous, le trailer, la bande annonce américaine pour la sortie de «La vie en rose», le titre retenu pour «La Môme» aux U.S.A. :
Quelques commentaires étrangers sur youtube, et très récents :
"she was fantastic. I'm glad she won that oscar"
"La pelicula es una obra maestra, magistralmente realizada...y la vida de Edith Piaf conmueve y supera a cualquier cinema.....Bravo Edith!!!!!"
"This movie is one of the most beautiful movies I have ever had the pleasure to watch."
"Marion Cotillard is absolutely amazing. Her performance was BRILLIANT!!!!"
Mais content pour elle et sa famille qu’elle soit libérée, et peut-être pour son pays si elle trouve la force et l’énergie de reprendre la politique.
Cela dit, la manœuvre de communication de l’Elysée, hier soir, était grossière ; annoncée à 22h30, l’allocution du Président a eu lieu plus d’une heure et demi plus tard… Et pour cause ! L’équipe de communication devait travailler dur pour essayer de faire en sorte que cette libération s’inscrive tout de même dans le cadre d’une sorte de victoire diplomatique de la France. Tandis qu’il est clair que cette libération ne doit rien à l’action de Sarkozy.
Une pensée pour cette famille, la sœur, le fils et la fille d’Ingrid Betancourt Pulecio, obligés de venir jusqu’à l’Elysée pour faire des remerciements par-ci, par-là, tandis qu’après des années de séparation, un peu d’intimité s’imposait et qu’il leur appartenait de choisir le moment, le ou les moyens de communication pour faire part de leurs remerciements à cette partie de la population et surtout aux célébrités qui se sont mobilisées pour qu’elle ne soit pas «oubliée».
Certes, l’Elysée a pensé à les faire accompagner en Colombie par un certain B. Kouchner, certainement psychologue de son état parce qu’autrement, on ne voit pas bien à quel titre il se trouverait dans l’avion auprès d’eux… Ou alors, c’est un agent de nos services secrets, sorte de James Bond français qui aurait pour mission d’empêcher qu’Uribe n’enlève à son tour Ingrid ?!?…
2 heures (peut-être trois) de direct sur France 2, n’était-ce pas trop ? A quoi joue-t-on sur le service public ? A prouver au Président qu’on peut se «distinguer» utilement de la télévision privée ? En l’occurrence, TF1, qui a bien tenu 1h30 de direct sur le sujet + l’allocution présidentielle, et un PPDA qui n’a pas du tout rebondi sur les propos de ce journaliste de l’AFP qu’il interrogeait par téléphone et qui disait, en substance, que c’est bien la stratégie colombienne qui a permis ces libérations et non celle voulue par la France.
En tout cas, et quitte à me faire «flageller», j’assume avoir écrit ceci sur mon blog en février 08 (extraits) :
"Au risque de choquer mais tout de même ; cette mobilisation absolue depuis plusieurs années en faveur d'Ingrid Betancourt, dont l'article de wickipedia commence ainsi, "Íngrid Betancourt Pulecio, née à Bogotá le 25 décembre 1961, est une personnalité politique colombienne", m'irrite un peu. Un peu, parce que je n'en fais pas une maladie, mais il s'agit tout de même d'une colombienne qui a été française par le hasard d'une union avec un français dont elle a divorcé en 1990 avant de retourner en Colombie où elle a épousé un colombien. Elle est devenue députée en Colombie en 1994 puis sénatrice en 1998, année où elle a fondé son propre parti, toujours en Colombie. Enfin, lorsqu'elle fut prise en otage par les FARC, elle se présentait à la présidence de la république colombienne !!!
Est-ce qu'une fois élue présidente, si elle l'avait été, on aurait continué à parler d'elle comme d'une française ???
Bien-sûr que j'attends de l'état français qu'il se mobilise pour tout ressortissant français injustement condamné, emprisonné, retenu à l'étranger... Mais cette affaire m'est rapidement apparue comme COLOMBO-COLOMBIENNE, et c'est en sa qualité d'élue (sénatrice), de présidente d'un parti (le sien), qu'Ingrid Betancourt a été enlevée, non parce qu'elle avait la double nationalité par un mariage avec un français à une certaine époque de sa vie."
"Il s'en suit également qu'un combat de mobilisation mondiale contre les FARC devrait également être concomitant avec une mobilisation mondiale contre les politiques de répressions en Tchétchénie, dans certains pays d'Afrique, et pour le respect des droits de l'homme les plus élémentaires dans des pays du Moyen-Orient, ainsi que pour le respect des droits des palestiniens à vivre dans une plus grande dignité !
Et j'en passe…"
La crise des subprimes... Une autre approche pour un autre monde !
J'ai regardé la théma d'Arte sur les crises économiques que nous avons connues ces vingt dernières années. Un reportage, un documentaire, puis une interview d'Olivier Ferrand. Le tout était très intéressant.
O. Ferrand est responsable national du Parti socialiste, Maire adjoint de Thuir et vice-président de la communauté de communes des Aspres (66). De 02 à 06, il a été le directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn, et il a également été conseiller de L. Jospin lorsque ce dernier était Premier ministre et membre du groupe de conseillers politiques auprès de Romano Prodi, alors Président de la Commission européenne.
Enfin : "Dans le domaine financier, Olivier Ferrand s’est occupé de finances internationales à la direction du Trésor (négociations G7, FMI, OMC, OCDE) puis de finances publiques nationales à l’inspection générale des finances. Il est professeur de finances publiques à l’Institut d’études politiques de Paris."
(Sources pour ses activités et son parcours : wikipedia).
Lors de son interview, Olivier Ferrand dit ceci au sujet des subprimes :
"La réserve fédérale américaine donne 30 milliards de dollars à JP Morgan pour acheté Bear Stearns, pour sauver le système financier et les banques. En revanche, elle n'a pas donné les 30 milliards de dollars aux familles américaines qui, demain, vont se retrouver homeless comme le montre votre reportage. On aurait pu mettre le même argent, 30 milliards de dollars, auprès des familles américaines surendettées, ça aurait sauvé le système financier de la même manière mais au passage, ça les auraient aidé à garder leurs maisons ; ça on ne l'a pas fait.On a choisi d'aider les incendiaires et pas les incendiés. Et je pense que là, il y a une première réflexion à avoir sur l'aspect 'pompier' ; qui on aide et pourquoi. Pour éviter ce que les économistes appellent l'aléa moral, c'est-à-dire aider les gens qui se comportent mal."