CQFD à propos d'Eric Besson...
Extrait de l'article de François Darras dans "Marianne" de cette semaine :
"Trop, c'est trop. Qu'on puisse, en trois semaines, passer du statut de dirigeant socialiste jospinien chargé, aux côtés de la candidate officielle du parti, des questions économiques à celle d'implacable pamphlétaire dénonçant en Ségolène Royal un mélange, limite débile, du maréchal Pétain, du générale Franco et du dictateur Peron, et faisant, en revanche, l'éloge de Nicolas Sarkozy qu'on avait précédemment traité de "néoconservateur américain à passeport français", démontre à quel point les faiblesses humaines peuvent devenir abyssales quand elles sont exaspérées par les rancoeurs et les susceptibilités. N'empêche, Eric Besson, traître de mélodrame, a été invité sur toutes les radios et télévisions, comme Claude Allègre, pour les mêmes raisons, comme André Santini lorsqu'il a rompu avec François Bayrou, alors qu'aucun auteur des nombreux pamphlets dirigés contre Nicolas Sarkozy n'a jamais eu cette chance. Les médias sont libres et indépendants, comme chacun sait."

Ou l'on peut également et peut-être considérer que Besson est désespérément en recherche d'un père pouvant lui caresser la nuque, lui flatter le flanc, et qu'à ce titre un bon gros Sarko vaut mieux qu'une femme élégante. Pour des hommes comme Besson, la voix du "maître" est forcément masculine, ce qui revient à dire que sa place n'est certainement pas dans l'arêne politique mais bien chez un psychanalyste.
Et ce n'est pas fantasmer que de considérer les choses ainsi ; c'est simplement prendre en compte qu'après des mois de pré-campagne, il savait pertinemment quel programme économique il s'agissait de défendre et il ne "découvrait" pas Royal trois mois avant l'élection, contrairement à ce qu'il essaye de faire croire.
De plus, considérer qu'à droite sont alignés des hommes compétents, en citant Sarkozy ou Juppé, ce n'est même plus virer de bord mais s'apparente tout à fait à la manière dont certains, sitôt la défaite de la France annoncée en 1940, se sont ralliés à la politique d'Hitler pour une "grande europe allemande" comme si perdre cette guerre impliquait nécessairement de se ranger à l'avis de l'ennemi !!
A ce sujet, je m'étonnes que Besson se soit découvert anti-Royal au moment où Sarkozy reprenait la tête dans les sondages... Or, si se battre c'est prendre le risque de perdre, il semble que Besson soit bien trop lâche pour les combats, notamment politiques.
Des deux nouveaux ennemis que comptent Ségolène Royal, nous pouvons discerner l'homme de la bêtise, Allègre, qui prétend d'ailleurs que l'écologie n'est pas un souci majeur, et l'homme du mépris, Besson. Un mépris qu'il aura, bien involontairement, dirigé contre lui-même.
Un petit problème, cependant, pour Besson : Royal a tenu bon entre janvier et mars 2007, et elle fait à nouveau jeu égal avec Sarkozy, puisque un ou deux points de différence c'est exactement la marge d'erreur que s'accordent les instituts de sondage. (Pourvu que Besson ne s'en prenne pas à sa femme au soir du second tour...)
Et pendant ce temps, Catherine Nay était invitée sur tous les plateaux, télé et radio, afin de vanter son travail absolument "journalistique" à propos de Sarkozy, ce que la photo en couverture de sa biographie laissait présager, en effet, tant elle semblait avoir été faite pour une publicité vantant les mérites de je ne sais quelle secte de scientologues, ou autres...
En résumé : en guise de "guest-stars" pour cette campagne présidentielle, nous avons eu droit à Besson pour la gauche, et Nay pour la droite, bref, une couverture tout à fait honnête et qui ne profite nullement à Sarkozy. Mais non, mais non...
30/03/07 - 09:09
Pourquoi ne parles-tu pas de Bayrou ?
Il aurait tout aussi bien pu soutenir Bayrou, qui lui aussi est un homme?
loracle