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LE BLOG DE SELFMADE

18/02/2007

18/02/07 - 15:33

Faites entrer l'accusé

« Il arrive souvent que les tragédies réelles de la vie se produisent avec une telle gaucherie qu’elles heurtent par leur violence grossière, leur incohérence absolue, leur manque absurde de signification, leur complet défaut de style » - O. Wilde


Oscar Wilde a 38 ans lorsque débute vraiment son histoire avec Alfred Douglas, jeune lord et fils du marquis de Queensberry (homme très riche, ce qui aura son importance lorsqu’il s’agira de persécuter Wilde). Alfred Douglas en a 22. Il semble qu’il soit tombé amoureux rapidement et que cet amour fut réciproque. Il naquit certainement après qu’Alfred appela à l’aide le grand écrivain afin de le sortir d’une fâcheuse affaire de chantage touchant à son homosexualité, ce que fit Wilde à l’aide de son homme de loi et de…100 livres.
Lord Alfred Douglas était le cadet de sa famille et entretenait des relations violentes avec son père, le marquis de Queensberry. C’était un garçon très dissipé, pour ne pas dire plus, et sa propre mère supplia Wilde de la conseiller et de l’aider, sans rien lui cacher de la vanité et des extravagances de son fils.
Son père menaçait continuellement de lui couper les vivres, sachant que ses résultats à Oxford étaient désastreux, et ce fut Wilde qui le suppléa : « Et ses lettres à Douglas de conjuguer bientôt lamentations financières et déclarations d’amour toujours plus enflammées. », nous dit Richard Ellmann, auteur d’une magnifique biographie d’Oscar Wilde écrite en 1984 et dont je m’inspire totalement pour l’ensemble de ce que j’écrirais ici.

Wilde concéda par la suite que Douglas avait au moins la vertu de l’aimer vraiment.

Le cœur de l’affaire de mœurs qui mena Wilde en prison ne réside pas vraiment dans la relation qu’il entretenait avec Bosie (surnom d’Alfred Douglas), mais dans la relation névrotique que ce dernier entretenait avec son père.
A propos de leur homosexualité, R. Ellmann écrit également : « Si Wilde semblait imprudent, Douglas l’était bien davantage. »
Alors qu’il se trouvait encore à l’université d’Oxford, Douglas entreprit de prendre la direction d’une revue littéraire « dans l’intention secrète de faire campagne en faveur de l’homosexualité ».
En 1894, il écrit un poème intitulé Two Loves et qui se termine par un vers célèbre : « Je suis l’amour qui n’ose pas dire son nom » - «I am the love that dare not speak its name ».
Cette volonté d’être poète, de rejoindre le maître, de jouer d’égal à égal avec Wilde malgré son jeune âge perturba certainement le déroulement de leur relation. Tandis que Max Beerbohm (critique et écrivain anglais) le décrivait comme « un très joli reflet d’Oscar », Ellmann nous dit : « Et plus il se croyait digne du nom de poète, moins il supportait le rôle d’étudiant . » Entendez également l’étudiant d’Oscar Wilde.
Beerbohm résume bien le danger que pouvait représenter un garçon comme Bosie pour Wilde, lorsqu’il déclarait qu’il était « manifestement fou » et sous-entendait que c’était d’ailleurs le cas de toute sa famille, et Ellmann d’écrire : « Il voulait être aimé, être traité intellectuellement en égal. Se faire entretenir était pour lui un moyen d’affirmer son emprise sur son ami. »
Un couple moderne ? « Puisque ni Wilde ni Douglas n’attachaient d’importance à la fidélité sexuelle, l’argent était le sceau de leur amour. »

A lire la biographie de Wilde, on a le sentiment qu’Alfred Douglas est surtout le portrait craché de son père qui « aimait se prendre pour un rebelle aristocratique, mis au ban de la société en raison de son iconoclastie. » En fait, le marquis de Queensberry était également légèrement dérangé, comme l’atteste l’un de ses poèmes qui s’efforçait, semble-t-il, de démontrer que l’âme n’est pas distincte du corps et qu’il importait en conséquence « de bien choisir son conjoint pour s’assurer une descendance aussi eugénique que possible… » Intéressant quant on sait que Douglas sera beaucoup plus tard et bien après la mort de Wilde, un traducteur du « Protocole des sages de Sion » et fera de la prison à son tour pour avoir accusé Winston Churchill d’une sorte de collusion avec les juifs, ou de leur être vendu. Mauvais sang ne saurait mentir ?
Détail intéressant, Lady Queensberry obtint le divorce en prouvant que son mari avait pratiqué l’adultère. En terme de moralité, le marquis se posait là !

Seize ans séparaient donc Oscar Wilde d’Alfred Douglas et pourtant ce fut ce dernier qui entraîna Wilde dans la fréquentation de prostitués londoniens. Contrairement aux jeunes femmes, les garçons étaient bien moins des victimes (personne ne les forçaient) que des maîtres chanteur potentiels. Ellmann cite le cas d’un certain Freddy Atkins qui en 1892 n’a pas encore 18 ans mais se trouve déjà être un maître chanteur accompli.
Wilde parlera de cette époque et de ces garçons comme d’un « festin avec les panthères ».
Les relations sexuelles avaient lieu dans des hôtels et il faut bien remarquer que ni Wilde, ni Douglas, ne semblèrent prendre garde au danger que pouvait représenter leur absence de discrétion.
Pour autant, et pour souligner la grandeur d’âme d’Oscar Wilde, on peut citer l’exemple d’Edward Shelley avec qui il entretint une liaison. Lorsque Shelley voulu rompre, gêné par leur relation, Wilde ne chercha pas à le retenir et lui offrit 100 livres pour reprendre ses études. (Ellmann précise que le garçon refusa l’offre… mais continua de compter sur Wilde pour le tirer d’embarras financiers !).
Le 1er vrai danger provint d’un jeune homme de 17 ans, Alfred Wood, que Douglas et Wilde se partagèrent… Au cours de leur relation, Douglas lui donna de vieux vêtements à lui sans prendre garde qu’il y laissait des lettres, des poèmes que Wilde lui avait écrit et dans lequel la nature de leur relation était explicite. Le jeune Wood profita de l’aubaine pour se faire payer par Wilde un voyage en Amérique.

Tout cet aperçu peut donner une image un peu sombre de Wilde. Ellmann écrit à ce sujet : « Il traitait ses éphèbes avec considération et munificence, sans leur faire grief de refuser ses attentions. Quant à lui reprocher de les corrompre, n’étaient-ils pas déjà des prostitués ? La volupté de violer un interdit et la cupidité professionnelle de petites frappes vouées au chantage, à l’extorsion et à la traîtrise avaient peut-être autant de prix pour Wilde que les satisfactions purement sexuelles. »
Il y a du Jean Genêt dans tout ça.

Cela dit, Wilde cultiva également des amitiés amoureuses, tout ne se résumait pas au sexe, loin s’en faut. Il semble simplement qu’il ait su faire rapidement la part des choses et ne pas considérer le sexe comme quelque chose d’honteux.
« La seule différence entre un caprice et une passion éternelle c’est que le caprice dure un peu plus longtemps » - (O. Wilde)

Mauvaise rencontre que celle d’Alfred Douglas ? En amour, on choisit rarement… On peut supposer également que Wilde aimait ses côtés excessifs, ses provocations, et ses velléités artistiques. En matière d’art, cependant, Wilde était exigeant et lorsqu’il accepta que Bosie traduise « Salomé », la pièce qu’il avait écrite en français pour Sarah Bernhardt, Bosie lui livra une traduction avec des erreurs grossières… Ainsi, Ellmann rapporte qu’il traduisit « On ne doit regarder que dans les miroirs » par son contraire : « One must not look at mirrors ». La vanité et la suffisance d’Alfred Douglas se remarquent parfaitement lorsqu’il réplique à Wilde que si sa traduction présente des défauts, ceux-ci proviennent de l’original !
Il n’aurait pas fallu à Wilde un individu de ce type, capable de lui faire prendre des risques inconsidérés au regard de la société dans laquelle il vivait, et dont la légèreté et la fainéantise n’avaient d’égale que sa vanité à égaler le maître.
Wilde se rebella bien souvent, mais le pouvoir d’attraction qu’avait Bosie sur lui ne se démentit pas et les réconciliations succédèrent toujours aux ruptures, même après son emprisonnement.

L’affaire qui conduit Wilde en prison :

Ellmann écrit qu’en 1893, alors qu’il séjourne à Paris, Wilde est invité chez la cantatrice Elma Calvé. Cette dernière a raconté qu’il s’était approché d’elle pour lui confier qu’il était venu avec un poète français qui sortait de prison et lui demanda s’il pouvait entrer. La cantatrice accepta. Il s’agissait de Paul Verlaine. A la demande de Wilde, Verlaine lut un poème sur son séjour en prison…
Prémonitoire ?

Alfred Douglas a 24 ans en 1894. Il revient d’un long séjour à l’étranger durant lequel et à distance, Oscar Wilde a tenté en vain de s’en séparer. Ils déjeunent ensemble dans un café de Londres. Le père de Douglas les surprend ensembles et écrit aussitôt après à son fils de cesser immédiatement toute relation avec Wilde sous peine de le déshériter et de supprimer tout versement d’argent. Il signe : «Votre père prétendu et dégoûté »… Tout un programme.
Douglas lui répond par le télégramme suivant : « Quel drôle de petit bonhomme vous faites. » (Son père mesure 1m73, à peine moins cependant que Douglas).
Le marquis est furieux et lui écrit notamment : « Si je vous surprends encore avec cet homme, je ferai un scandale public dont vous n’avez pas idée. Il y a déjà scandale caché, je préfère qu’il soit manifeste. »
Les dés sont jetés, sans que Wilde n’est en rien interféré dans ces échanges. Il est le prétexte dont se servent un père et son fils entraînés dans une sorte de conflit passionnel et névrotique.
Par la suite, Queensberry se rendit chez Wilde pour l’insulter et le rendre responsable de sa liaison avec son fils, et il continua de persécuter l’écrivain, y compris en public, dans des restaurants ou même en tentant de pénétrer dans les théâtres où des représentations de pièces d’Oscar Wilde avaient lieu. Au lieu de s’en inquiéter et de tout faire pour calmer son père, Douglas s’amusait des menaces qu’il proférait à l’encontre de Wilde. Il écrivit à son père pour le menacer, tout en lui rappelant au passage qu’il était majeur, ce qui n’était pas faux.
Cependant, Ellmann écrit : « Cette dangereuse querelle enivrait Douglas. » Et ce dernier de menacer son père d’un procès où il risquerait 7 ans de travaux forcés pour calomnies… Quant on sait la suite !
Depuis sa prison, Wilde écrivit dans De Profundis : « La perspective d’une bataille dans laquelle vous resteriez à l’abri vous enchantait. »
Au fond, Douglas apparaît toujours tel qu’il était sûrement ; un gosse de riche qui pouvait se permettre toutes sortes d’extravagances, sachant pertinemment que, quoiqu’il lui en coûta, sa famille tacherait toujours de le sortir des ennuis afin d’éviter le scandale qu’une famille de lords ne pouvait se permettre.
A propos des risques qu’il fit prendre à Wilde à cette époque en excitant son père à le poursuivre, Ellmann écrit : « Il exigeait la catastrophe comme un témoignage ultime de l’amour de Wilde ».

En octobre 1894, le fils aîné de Queensberry meurt officiellement dans un accident de chasse… mais on soupçonna généralement un suicide, écrit Ellmann, ajoutant que le défunt redoutait peut-être un chantage concernant des relations qu’il entretenait avec un certain lord Rosebery.
Le marquis a vent de ces rumeurs, ce qui ne fait qu’accentuer sa fureur à l’encontre des relations qu’entretiennent Wilde et son fils cadet.
Le plus effroyable lorsqu’on y songe est qu’Oscar Wilde et Alfred Douglas n’entretenaient plus de relations sexuelles depuis longtemps…

La suite : le marquis laissa une carte au propre club de Wilde sur laquelle il écrivit « A O. Wilde, posant au sodomite ». Dire qu’il « posait » plutôt qu’il ne pratiquait était un conseil avisé de son avocat puisqu’à cette époque il ne détenait pas de preuves formelles indiquant que Wilde avait bien pratiqué… la sodomie. Dire qu’on en était là !
D’abord outré, Wilde compris assez vite qu’il ne serait pas opportun de poursuivre le marquis en diffamation, pour des raisons faciles à comprendre et tandis qu’il arguait le manque d’argent pour un procès, Douglas s’empressa d’indiquer que son autre frère et sa mère seraient ravis de participer financièrement à la chute de son père. Wilde se laissa fléchir et déposa une plainte à l’encontre de Queensberry pour diffamation.

Lors de ce 1er procès, le marquis indiqua au Président qu’il avait écrit cette carte pour précipiter les choses, sauver son fils et qu’il maintenait ce qu’il avait écrit. Le procès étant ajourné, les avocats du marquis en profitèrent pour rallier des preuves à leur cause. Des détectives privés furent engagés et des femmes prostituées, lassées de la concurrence des jeunes hommes, les dénoncèrent et indiquèrent notamment l’endroit où s’échangeait des courriers et où figuraient leurs noms. Il semblerait que les jeunes gens aient été ensuite séquestrés jusqu’à ce que, convaincus par la menace, ils acceptent de témoigner contre Wilde.
Pendant ce temps, il était conseillé à Wilde de trouver un témoin honorable capable de convaincre le juge que Dorian Gray n’était pas un ouvrage immoral… On en était là également.
A ce stade de l’évolution de l’affaire, l’un de ses proches amis, Franck Harris, parvint à convaincre Wilde qu’il n’avait aucune chance face aux preuves (des lettres envoyées par l’écrivain à Bosie et que le marquis avaient enfin en sa possession), et au regard « d’un père qui protégeait son fils. » Il s’agissait donc qu’il parte pour Paris accompagné de sa femme et de ses enfants et de là seulement, qu’il écrive au Time pour se laver de ces accusations. Sur ces entrefaites, Douglas arriva et se mit en colère lorsqu’il compris qu’il s’agissait d’abandonner le procès contre son père dont pourtant seul Wilde assumait les risques, du moins jusque là. Wilde suivit l’avis de Bosie et resta en Angleterre. Le procès eut lieu.
Ellmann indique que le droit anglais exige dans une affaire de diffamation que l’accusé expose sa défense en détail avant le début du procès. Queensberry produisit alors quinze chefs distincts et Wilde se voyait accusé d’avoir proposé à plus de 12 garçons, dont dix étaient nommés, de commettre la sodomie entre 1892 et 1894. Le procès en diffamation se retournait contre lui !
Seul moment plaisant et victorieux de Wilde durant le procès : l’avocat de Queensberry lui reprocha d’avoir écrit des vers tendancieux qui se révélèrent être de Shakespeare… L’avocat s’empourpra, nous dit-on, d’autant qu’il persévéra et lut d’autres vers : « Et je suppose que Shakespeare a écrit cela aussi, Mr Wilde ? » et Wilde répondit : « Pas comme vous l’avez lu, Mr Carson. »
L’immoralité de Dorian Gray figurait bien dans les quinze chefs produits par l’accusé (Queensberry), et l’avocat questionna Wilde à ce sujet :
Carson : L’affection et l’amour du peintre de Dorian Gray ne risquent-ils pas d’amener un individu ordinaire à croire qu’il pourrait avoir une certaine tendance ? »
Wilde : J’ignore tout des appréciations des individus ordinaires. »
Ce n’était pas seulement de l’esprit, mais ça en avait tout de même l’apparence et ce n’était certainement pas le meilleur moyen de convaincre le juge. Un peu plus tard, alors qu’on lui demande si il a embrassé tel garçon, Wilde répond qu’il n’en était pas question puisqu’il était particulièrement laid… Ce qui signifiait implicitement que s’il avait été beau… Wilde, s’adressant à l’avocat, reconnut d’ailleurs : « Vous me blessez, m’insultez et essayez de me démonter ; et parfois je parle avec désinvolture quand je devrais répondre plus sérieusement, je le reconnais. »

Les avocats de Queensberry maintinrent les accusations de ce dernier et demandèrent, approuvé par le juge, si le marquis était fondé à qualifier Wilde de sodomite dans l’intérêt public. Le jury en convint, le marquis fut acquitté et Wilde de plaignant se trouva accusé.
Au terme du second procès, dans lequel il fut livré au jury en compagnie d’un certain Alfred Taylor (reconnu coupable de proxénétisme, puisqu’il organisait les rencontres des jeunes gens avec des clients), ils furent tous deux condamnés à deux ans de travaux forcés.
A l’extérieur du tribunal et à l’annonce de la sentence, des prostituées dansaient de joie parce qu’en condamnant Taylor, on leur retirait un concurrent… Le soir même, on peut imaginer aisément qu’un certain nombre de magistrats, entre autres, se trouvaient entre les cuisses de jeunes filles qui n’avaient certainement pas, elles, la même liberté que ces garçons dévoyés que l’accusation présenta comme des victimes alors qu’ils avaient tout le loisir de pratiquer un autre… métier.

Sur la relation complexe d’Oscar Wilde et d’Alfred Douglas, et sur son refus de fuir à l’étranger pour se sauver de la prison et d’un procès, Richard Ellmann écrit : « Il faut dire à la décharge de Wilde que le risque était impossible à évaluer. La société tolérait beaucoup de choses illégales, et parfois en pleine connaissance de cause. Tolérer l’illégalité ne revenait pas, néanmoins, à l’approuver, et l’atmosphère pouvait changer à tout moment. Wilde sut toujours plus ou moins que son génie ne lui offrait qu’une immunité relative. Mais l’existence à laquelle l’avait initié Alfred Douglas exigeait l’imprudence. Il y avait quelque chose de fascinant à être le rival, le complice et l’objet des amours de l’autre. Partager les risques cimentait leur passion ; la prudence eût été une forme de trahison. »

Tout au long du procès, le marquis de Queensberry s’arrangea pour que le nom de son fils ne soit pas cité. Alfred Douglas ne fut donc pas inquiété.
Quant à Wilde, depuis sa geôle, il écrivit en 1897 « De profundis », une longue lettre à l’attention de Bosie dans laquelle il jugeait durement la conduite du jeune homme tout au long de leur relation, y compris durant son emprisonnement, puisqu’il l’écrivait à quelques mois de sa libération ; mais malgré tous les griefs qu’il mentionnait à son encontre, Wilde terminait tout de même sa très longue missive par l’espoir de renouer avec lui.
Il faut dire qu’entre temps sa faillite personnelle avait été déclarée afin de dédommager le marquis des frais engendrés par le procès et payer d’autres créanciers, sachant par ailleurs que la mère et le frère d’Alfred Douglas n’ont jamais participé aux frais du procès, contrairement à ce qu’avait annoncé Bosie, et que la déchéance de ses droits paternels avaient également été prononcée. Bref, c’est un homme ruiné et seul qui s’apprêtait à sortir de prison.
Il n’y survécut que trois ans et mourut à l’âge de quarante-six ans, dans un hôtel parisien.

commentaires

18/02/07 - 19:50

merci pour ce petit rappel historique

22/02/07 - 11:50

Oui, un article très intéressant où les rapports de force sont bien mis en évidence ...

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