Image : D. Wojnarowicz


LE BLOG DE SELFMADE

22/01/2007

22/01/07 - 00:02

Hommage au GIGN ?

En 2004, on a dénombré 692 000 accidents du travail. Le nombre de décès s’est établi à 626 en 2004.
Le nombre d’accident du travail entraînant une invalidité permanente s’est établi, pour la même année, à 51 771.
Source : INRS (Institut National de la Recherche et de la Sécurité)

Pour avoir une idée des domaines professionnels concernés, voir le graphique ci-dessous.


Alors moi j’en ai marre de cette utilisation de drames humains par des politiques sans scrupules. J’en ai marre d’entendre que des hélicoptères, des véhicules en tout genre sont utilisés pour des hommages stériles et infondés à ce niveau de responsabilité !
Je m’insurge contre l’utilisation de mes impôts pour ces déplacements qui ne visent qu’à se gagner une bonne image et une supposée réactivité qui ne signifie rien dans la réalité : la sécurité ce n’est EVIDEMMENT PAS l’arrestation d’un forcené, probablement malade psychiatrique.

Où sont les Sarkozy et les Alliot-Marie lorsqu’il y a mort d’homme sur un chantier ? Combien de pêcheurs meurent chaque année ?

Dépêche : Il s'agit du second gendarme du GIGN tué en opération depuis la création de cette unité d'élite en 1974.
Le second en 32 ans !!!
On se moque de qui ? Le propre frère de Sarkozy était vice-président du Médef, pourquoi ne l’interroge-t-il pas sur les accidentés au travail ? Il est bien placé pour avoir toutes les informations nécessaires…
La 1ere tragédie que j’ai contemplé ce week-end est celle d’un forcené que la folie a rattrapé et l’instrumentalisation qui est faite de ce drame humain me donne envie de gerber.
Qui oserait me dire qu’on ne sait pas qu’on risque sa vie en choisissant le GIGN ?
Qui pourra m’expliquer pourquoi les soldats français qui sont tombés en Afghanistan ces dernières années n’ont pas bénéficier de la même médiatisation ? C’était sans doute pas assez porteur pour Sarkozy, puisqu’il ne s’agissait pas de « sécurité intérieure »…
Je respecte les membres du GIGN, mais je n’estime pas que deux morts en trente-deux ans signifie payer un « lourd tribut ». C’est absolument démagogique et faux. Je rappelle : deux morts en trente-deux ans au GIGN, 626 en une année pour les autres travailleurs. Une année !

Et j’attends toujours, comme de nombreux démocrates en ce pays, que le ministre de l’intérieur, le propre organisateur des prochaines élections, ait le courage de démissionner plutôt que de se servir de son ministère pour orchestrer SA campagne !

commentaires

22/01/07 - 00:08

merci d'écrire si bien ce qui résume si bien le fond de ma pensée.

22/01/07 - 00:40

Merci à toi.

22/01/07 - 03:42

Deux morts en trente deux ans, c'est même plutôt la preuve que c'est véritablement une unité d'élite : rappelons qu'ils ne travaillent que dans les cas de crise très grave et très dangereuse... 32 ans de forcénés, de prises d'otages, d'enlèvements de terroristes... et deux morts. Franchement, ces mecs là sont des pros.

22/01/07 - 07:36

Bien-sûr ce sont des pros, et c'est parce qu'ils sont suffisamment entraînés et équipés qu'ils s'en sortent bien (même si je ne suis pas sûr qu'ils aient eu à intervenir beaucoup en 32 ans, mais c'est comme l'armée).

22/01/07 - 12:32

60 supersarkoflics contre un petit vieux avec un fusil = 3 à 0...

25/01/07 - 23:59

Jospin est resté 1er ministre jusqu'au bout... Argument repris à maintes reprises sur ce blog...

26/01/07 - 20:32

Sam54 : "samsuffit" ! (ouarf !). Je plaisante. Jospin n'était pas ministre de l'intérieur, ce dernier étant l'organisateur des élections.

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