Image : D. Wojnarowicz


LE BLOG DE SELFMADE

20/01/2007

20/01/07 - 08:46

Inspiré d'un sketch de Sylvie Joly


"Attendu que mon client avait gagné la présidentielle de justesse, il va sans dire M. le Président qu’il ne se sentait tenu à rien vis à vis des français. Et quand bien même aurait-il été élu avec une large majorité, précisons tout de suite Mesdames et Messieurs les jurés que les promesses, n’est-ce pas, n’engagent jamais que ceux qui les écoutent… Le nier serait nier l’esprit évidemment démagogique de toute posture politique, en tout cas de celle de mon client, posture qu’il n’a fait qu’emprunter aux plus hautes époques de l’Antiquité. Excusez du peu !

Attendu que le Procureur, ici présent, prétend que mon client a trahi tout au long de son mandat les espérances qu’il avait fait naître dans l’esprit de ses électeurs, disons-le clairement ! Mon client n’a jamais payé autant d’ISF qu’aujourd’hui ! Preuve, s’il en était besoin, que tout le monde pouvait s’enrichir durant son mandat et si certains ont omis de le faire, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Après tout, ils n’avaient qu’à être élu ! C’est un peu vrai…

Attendu que mon client se défend d’avoir jamais songé à céder la France aux USA, comme Napoléon le fit jadis de la Louisiane, mais que l’on est bien obligé de reconnaître à l’instar de l’accusé que la France est un pays de merde dont les américains ne voudraient même pas, il va de soi que partant de là, il ne saurait être accusé d’avoir trahi sa patrie.
Attendu que pour la sécurité des français, mon client a volontairement restreint un grand nombre de leurs libertés mais qu’il s’en est expliqué dans de nombreux discours, tous très beaux et très écoutés, il va de soi qu’on ne saurait lui reprocher d’avoir attenté aux principes fondamentaux de la République… Puisqu’il s’en est expliqué ! Ce serait faire preuve d’une grande mauvaise foi que de le contester.

Attendu enfin que mon client vise un second mandat afin d’aider à parfaire les différentes fusions-acquisitions que ses amis, d’éminents milliardaires, sont en passe de finaliser dans un esprit libéral et respectueux des principes fondamentaux de la mondialisation, et attendu qu’on ne peut nier que les principales fortunes du pays ont été multipliées par quatre durant son premier mandat, preuve s’il en était besoin que l’économie se porte mieux aujourd’hui qu’hier, je demande la relaxe pur et simple pour mon client et l’abandon des ignominieuses accusation dont il fait l’objet."

Fiction à paraître en 2012 sous le titre : « Le procès du 1er mandat de N. Sarkozy »

commentaires

20/01/07 - 12:16

Quoi Patrick...euh pardon Nicolas...
"les vieux faudraient les tuer...ça f'rait des logement?"...

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