Aujourd’hui, c’est le grand chassé-croisé des vacanciers… à Paris ! En effet, de nombreux vacanciers pauvres (RMIstes, chômeurs, salariés et retraités aux ressources très modestes) ne partent jamais plus loin qu’à quelques kilomètres de chez eux, sans doute par manque d’imagination.
Le chassé-croisé concernera la zone comprise entre le bois de Vincennes et le bois de Boulogne, avec sans doute quelques bouchons à prévoir à la station Pont de Sèvres pour l’accès au Parc de Saint-Cloud…
Les lignes classées rouge par la Préfecture de Paris sont donc : la ligne 1 (La Défense-Château de Vincennes) dans les deux sens ainsi que la ligne 10 (Gare d’Austerlitz – Boulogne), également dans les deux sens.
Pour Dimanche, la journée est classée orange par la Préfecture, verte par les usagers du métro parisien, jaune par l’office du tourisme hollandais et rouge par Bison futé (mais leurs agents n’empruntent jamais le métro !).
Pour un ami, qui a bien besoin de trouver des occasions de rire ces derniers temps, et qui me disait avoir entendu une imitation très très drôle de Christine Laborde (présentatrice météo sur TF1) par Liane Foly…
C’est à la fin, après d’autres imitations parfaitement réussies.
Tandis que Rachida Dati s’est vue gratifiée par Cécilia Sarkozy d’une appellation contrôlée « elle est de la race des seigneurs » ( ?!?), lors d’un entretien paru dans le Nouvel Observateur, il semble que nos autres nobles seigneurs aient décidé d’en découdre ! (Tout cela est follement amusant ! Comme dirait quelqu’un d’autre sur GA…)
Selon l'un de ses avocats, l'ancien premier ministre Dominique de Villepin a été mis en examen, vendredi, dans l'affaire Clearstream, notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse". A sa sortie du tribunal, M. de Villepin a déclaré qu'"à aucun moment" il n'avait "participé à une quelconque manoeuvre politique". (AFP, Reuters)
Extrait du discours de Sarkozy (lemonde.fr) : "Le colonisateur est venu, il a pris, il s'est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas." Mais "la colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique, a estimé Nicolas Sarkozy. Elle n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux", ni des "génocides", des "dictateurs", du "fanatisme", "de la corruption et de la prévarication (...), des gaspillages, de la pollution."
Comme souvent, il parle trop vite, sans avoir fait un travail d’examen plus approfondi de la question qu’il traite…
La colonisation n’est pas responsable des guerres sanglantes ? C’est oublier que l’Afrique a été morcelée en dépit du bon sens, en ne respectant pas la «carte des populations», des ethnies avec une langue qui leur était propre, entraînant un mélange d’un côté et des séparations de l’autre qui n’étaient pas désirés !
On peut y ajouter l’influence constante des démocraties occidentales (et d’autres états), pour imposer tel ou tel leader à la tête des pays «indépendants» d’Afrique.
Carte intitulée "Les vilaines cicatrisations de la colonisation" et trouvée sur le site : http://blog.mondediplo.net
Quant à la corruption, à la pollution, combien d’entreprises occidentales, asiatiques, russes, voir orientales sont impliquées ?!?
Combien de riches milliardaires, que Sarkozy a décidé de choyer, sont-ils impliqués dans le pillage, la corruption, l’exploitation de l’Afrique ?…
Une fois de plus, le Président parle en démagogue. Propos simplistes qui ne visent qu’à faire passer le message principal : l’Occident ne vous doit rien.
Et le bon peuple d’applaudir des deux mains, trop heureux de voir «remis à leur place» ces «probables futurs immigrés» qui se croient tout permis dans nos pays ! Sarkozy va encore rester haut dans les sondages.
Le politique « africaine » du Président sera jugée bonne, voir très bonne par une majorité de la population, aveuglée par cette déculpabilisation bienvenue (et parfaitement inutile), et le gouvernement de Sarkozy pourra mettre en place son projet libérale et capitaliste : faire venir les diplômés africains, au risque d’appauvrir davantage l’Afrique et de placer nos propres étudiants dans des situations de concurrence qui les obligeront à être de moins en moins regardant sur leurs conditions de travail et leurs salaires…
Le fond de la politique de Sarkozy s’annonce tel que ses détracteurs l’ont vu avant les élections : que les «meilleurs» gagnent ! (Les meilleurs dans un jeu, celui du capitalisme, et non sur le plan des valeurs humanistes.)
Mais le bon peuple voit son ego renforcé, c’est ce qui importe et fait le succès du Président. Au nationalisme exacerbé tel que le pratique encore Poutine, Sarkozy a substitué les valeurs occidentales (ce qui le rapproche de Bush, non ?)… Ainsi la « valeur travail », qui est supposée occidentale et implicitement présentée comme telle, a-t-elle servit à l’élection de Sarkozy lorsqu’il s’agissait d’opposer les français entre eux et servira demain pour expliquer aux africains que la France ne veut d’immigrés que « travailleurs ». Ce qui n’est pas dit alors est aussi important que ce qui est dit : des travailleurs à la place des « profiteurs »… Les éternels «profiteurs» que le Président ne voit toujours pas du côté des capitalistes, et bien évidemment pas du côté de ses amis milliardaires qui ont moins connu le «travail» en tant que tel, que la bonne fortune d’héritages considérables ou celle de savoir jongler avec les entreprises en difficultés pour se faire beaucoup d’argent en les dépeçant.
Pourtant, Sarkozy continue de considérer que «vivre à Neuilly, ça se mérite !». (Il a prononcé ces paroles lors de la campagne présidentielle…).
Autre compte-rendu du journal Le Monde : « "Voulez-vous que cesse l'arbitraire, la corruption, la violence? Voulez-vous que la propriété soit respectée, que l'argent soit investi au lieu d'être détourné?", a demandé M. Sarkozy devant un auditoire d'un millier de personnes, dont quelques centaines d'étudiants, à l'université Cheikh-Anta-Diop."Si vous le décidez, la France sera à vos côtés comme un ami indéfectible, mais la France ne peut pas vouloir à la place de la jeunesse d'Afrique", a-t-il poursuivi, qualifiant sa politique sur le continent de "politique des réalités et non plus la politique des mythes". »
Des mots, encore des mots… Sarkozy ne dit pas comment la France aidera à lutter contre la corruption, par exemple.
Propos terriblement réducteurs, qui plus est, et sans signification précise : la politique des réalités face à la politique des mythes… de quoi parle-t-il ?!? La réalité économique, les africains la connaissent assez bien et ne la vivent certainement pas comme un mythe ! Un mythe, la présence importante de la Chine en Algérie et ailleurs ? Un mythe, les partenariats passés entre les industries pétrolières occidentales et des gouvernements corrompus ?
Le problème numéro 1 de Sarkozy est qu’il affiche des ambitions qu’il n’est pas capable de conceptualiser et encore moins de mettre en pratique… et que ces mêmes ambitions se heurtent à une idée principale : celui qui sait gagner de l’argent prend le pas sur celui qui travaille, et c’est très bien comme ça. Du moins pour lui…
Le mensonge initial du chef de l’Etat ne peut cesser de le poursuivre durant toute la durée de son mandat : l’argent-roi est sa valeur principale et non le travail. Mais comme le travail alimente les détenteurs de « l’argent-roi », il est important de le valoriser. De là à payer les travailleurs en retour… il y a un grand pas dont je doute qu’il soit franchit par un gouvernement UMP !
La question qui se pose est la suivante : quelle France sera aux côtés des africains ? La France qui en même temps qu’elle aide aux investissements promeut le droit du travail et les valeurs humanistes, ou bien la France de l’argent-roi et du capitalisme sans bornes ?!?
Incline-toi, ô France, devant celle en présence de qui tout se dénoue…
Prosternez-vous, Français, Françaises, devant celle qui par son seul sourire fait flancher Mouammar Kadhafi ! Lequel, nous rappelle Le Monde, est un romantique tendre et chaleureux : « Entretenant des relations avec des personnalités aussi controversées que l'Autrichien Jörg Haider, l'ultra-nationaliste russe Vladimir Jirinovski, ou l'Américain Louis Farrakhan, dirigeant du mouvement nationaliste Nation of Islam, Mouammar Kadhafi s'est illustré également dans le financement de mouvements utilisant le terrorisme. Le pouvoir libyen a même été directement mis en cause pour les attentats contre les avions de la PanAm (1988) et d'UTA (1989). »
Le bruit court que le Président s’apprêterait à utiliser les pouvoirs miraculeux de son épouse pour lutter contre le chômage. Elle pourrait se rendre dans chaque ANPE dès la rentrée afin d’éradiquer le chômage par une simple apposition de ses dix doigts sur le fichier des inscrits. Il se pourrait même qu’elle n’ait qu’à fixer du regard l’ANPE visée, en restant assise dans sa voiture, pour que le miracle opère ! (D’aucuns prétendent qu’elle pourrait se contenter de rayer les noms des chômeurs depuis plus de trois mois, mais ce ne sont que de mauvaises langues, bien-sûr…)
A noter, cet autre rappel du journal Le Monde : « Un "mémorandum" a fini par être signé entre la commissaire européenne, Benita Ferrero-Waldner, et le secrétaire d'Etat libyen aux affaires européennes, en présence de Mme Sarkozy et de M. Guéant. Il ouvre la voie à un éventuel accord de partenariat avec l'Union européenne, question controversée à Bruxelles. »
Voilà donc comment se trouve expédiée une question litigieuse et «controversée », mais allez savoir si l’Europe n’aura pas à le regretter ! Vite fait, bien fait ? Hum… En espérant que l’actuel locataire de l’Elysée ne soit pas qu’un apprenti sorcier.
Parce qu’on peut tout de même observer que les importantes compensations financières qui ont été données par l’Europe, les USA et le Qatar, auraient pu suffire à cet heureux dénouement ; sans que la France ne s’engage autant auprès d’un dirigeant peu fiable, c’est le moins que l’on puisse dire, et sans engager l’union européenne sur le plan économique ! (Des accords ont également été conclus à ce sujet…)
Ce qui me fait sourire ? Rien ne devrait me faire sourire actuellement. Rien dans ma vie, rien dans mon entourage, rien en politique... Je souris, parfois, d'être en vie. D'être encore en vie ?
Je m'amuse bêtement, je souris d'un rien, chaque matin est un nouveau bail que je signe sans trop rechigner, parfois même avec entrain. Cependant, il m'arrive parfois de vouloir quitter l'appartement en pleine journée, comme ça, sans préavis ; mais résister est une habitude. Enfin, pour certains.
Résister, résister, résister... et puis, laisser aller.
Résister par réflexe, parce qu'on s'est conditionné à le faire, parce qu'on a pris l'habitude de ne pas trop se laisser marcher sur les pieds, parce qu'on s'est habitué à lutter pour exister malgré les mauvais coups du destin ou à cause d'eux...
Résister, c'est une façon d'apréhender l'existence. On ne résiste pas à tout pour autant ; on ne résiste pas toujours à la tentation, à moins d'être un grand sage, on ne résiste pas tous les jours au "laisser aller", aux atermoiements, à la déprime, au rejet...
De toute façon, résister ce n'est pas lutter contre le défaitisme mais lutter pour continuer d'exister dignement.
Certains diraient "garder la tête haute" ; pour moi, ce n'est pas ça. Ce "garder la tête haute" me fait penser à une attitude adoptée face à une société hostile ou juge, et je ne veux pas conditionner mon existence au jugement moral de la société ou à ses jugements de valeurs ; des valeurs qui ne sont que les valeurs d'une majorité d'êtres humains et non de la totalité de l'humanité. Je ne partage pas toutes ces valeurs, donc je ne me soumets pas au code moral qui les regroupent. Je ne soumets pas ma conscience à ce code. Je résiste à la pression ambiante, à la pression du plus grand nombre.
De même, résister par volonté de rester digne n'est pas la même chose que de résister avec la croyance, la volonté de voir ses propres valeurs triompher au bout du compte. On peut résister sans croire nécessairement à l'utilité de son action, sans trop se faire d'illusions, simplement par dignité. Par décence envers soi-même tout d'abord, et puis par décence envers tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté qui se sont succédés sur terre et se succèderont encore dans le futur, et par décence envers ceux qui n'ont pas la force physique ou psychique de résister.
Je ne pense pas être un homme de "bonne volonté" ou pas vraiment, pas totalement ; c'est comme ça, ce n'est pas mon chemin. Mais j'ai ma propre définition de la vulgarité et comme je considère que ce qui est vulgaire n'est pas digne, je résiste à la tentation de la vulgarité, selon ma définition, et je lutte un peu contre ceux qui s'y livrent.
Disant cela, certains pourraient prétendre que je manque de modestie et se faisant, que je fais preuve d'une certaine vulgarité... Mais à mes yeux, la nécessité de l'objectivité associée à une certaine modestie dans notre pouvoir de lui donner jour, impliquent que je me reconnaisse une certaine propension à la lutte tout en admettant ou en soulignant que je n'y mets pas toujours toutes mes forces ; et qu'il m'arrive parfois de ne pas combattre.
Etre lucide est plus important qu'être modeste. Etre modeste c'est être mesuré, c'est être juste, c'est douter également. Ce n'est pas nier d'être à l'origine ou partie-prenante de telle ou telle réussite ! Mais je m'enflamme tout à coup, comme si tout cela avait une quelconque importance... Alors que penser, au sein d'un monde médiocre, ne sert qu'à passer le temps ; et à tâcher de vivre dignement.
La dignité n'est pas une posture, c'est une mesure de l'acceptable et de l'inacceptable. Entre les deux le tolérable, qui ne l'est ou ne doit l'être parfois que pour peu de temps.
Lutter pour sa propre dignité c'est également lutter pour celle de tous les autres, refuser pour soi-même c'est encourager les autres à refuser pour eux-mêmes, et je m'interroge : la dignité est-elle la valeur suprême ?...
Après tout, la liberté elle-même est une valeur qui a ses limites puisqu'autrement l'esclavage pourrait être reconnu comme une valeur acceptable, dès lors qu'il permet de laisser à certains la liberté de ne pas travailler tout en recueillant le fruit du travail des autres... La liberté des uns se heurte à la liberté des autres et une société avec ses lois est rendue nécessaire pour la protection des plus faibles, ou pour éviter le réglement des conflits par la violence, du moins dans l'idéal ; tandis qu'aucune loi ne peut venir restreindre ou augmenter le degré de dignité accordé à un être humain, parce qu'il n'y a pas de degrés acceptables en la matière.
Au fond, vivre dignement c'est vivre en se respectant soi-même et en respectant les autres. Ou du moins, la vie des autres.
C'est en cela que la dignité me paraît être la valeur suprême de l'humanité.
Il y aurait donc toujours un sens à la résistance, y compris lorsque l'on est certain de perdre...
Le Président s’exprimerait une fois par an devant l’Assemblée Nationale ?
Sarkozy nous explique pourquoi : « J'assume mes responsabilités parce que vous m'avez demandé d'assurer les miennes. Je suis responsable, si ça va mal, je dirai pourquoi".
Désolé pour les journalistes, chroniqueurs, voire parlementaires de l’opposition, votre avis n’aura plus d’intérêt puisque le Président lui-même vous expliquera pourquoi sa politique ne marche pas ! Parce qu’il a fait de mauvais choix ? Non, parce que les français ne travaillent pas assez… dépensent trop… n’achètent pas assez de biens immobiliers… n’émigrent pas assez… que sais-je ?!? Je sais au moins qu’il se servira de cette tribune pour se dédouaner chaque année de tout ce en quoi ses ministres et lui-même auront échoué !!!
L’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée Nationale ou au Sénat ?
Le « ou au Sénat » indique déjà clairement ce qui va advenir… Le Président qui est également chef du parti majoritaire à l’Assemblée, parti élu au scrutin majoritaire, devrait peser pour que la proportionnelle ne touche QUE le Sénat !
La Commission devra étudier comment "encadrer" le pouvoir de nomination du président de la République aux postes à hautes responsabilité ?
Oui, c’est ce qu’il a dit, mais il précise aussi que si le Président de la République est Président, c’est pour présider et que si l’on ne veut pas qu’il décide, il ne faut pas lui demander de présider…
Bref ! Serait-ce du n’importe quoi ? Puisqu’il précise également qu’il s’agirait de sortir de la République des connivences au profit de celle des compétences… dès lors, il lui suffira de choisir lui-même les personnalités nommées aux postes clés en fonction de leurs compétences : tel historien plutôt qu’un autre, tel économiste plutôt qu’un autre, tel grand patron plutôt qu’un autre, etc. Que pourra dire le parlement contre ça ?!? Rien. Il entérinera le choix du Président.
Il ne présiderait plus le Conseil Supérieur de la Magistrature ?
Lu sur le net, il semblerait que dans ce cas ce serait le Garde des sceaux… (Comme chacun le sait, les différents Présidents qui se sont succédés ont toujours nommés des ennemis au poste de ministre de la justice ; si, si…)
Il ne parle plus de supprimer le 49-3, ni tel autre article qui lui donne des pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave…
Mais DEMANDE, ENCOURAGE, EXIGE, que la Commission examine d’urgence… leur non-suppression !?!
Pourquoi Jack Lang devrait dire non ?
- Parce que ce « toilettage » de notre Constitution ne consistera qu’en un léger broshing qui pourrait bien ne rien changer sur le fond et ne constituera donc pas une « démocratisation » de nos institutions comme le suggère vaguement Sarkozy.
- Parce que les conclusions de la Commission devront être rendues le 1er novembre, bref, qu’ils n’auront que deux ou trois mois pour se positionner sur des sujets qui, s’ils étaient traités sérieusement, mériteraient davantage de temps ! (Ce qui signifie également que les mémos de l’Elysée seront effectivement plus utiles que la Commission elle-même, même s’ils ne seront adressés qu’au Président de la dite Commission, Balladur…).
- Enfin, parce que la politique « d’ouverture » de Sarkozy masque toutes les réalités déjà dites (ou probables), et qu’en plus le Président de la République se permet de défendre Jack Lang qui serait injustement traité par son propre parti ! On rêve… Qu’un Président se mêle de la vie interne d’un parti politique d’opposition suffit à exprimer clairement que le nouveau rôle qu’il veut voir jouer par l’opposition à l’Assemblée sera celui de potiche et de faire-valoir. (Pour le reste, l’opposition n’a jamais eu besoin et n’aura pas besoin d’une Commission d’experts pour critiquer et voter contre les projets de loi du gouvernement en place !).
Le Monde du 12/07/07, citant une dépêche AFP, affirme le fait suivant :
« Un accord entre les familles des enfants libyens atteints du sida et le fonds spécial d'indemnisation créé sous l'égide de l'Union européenne a été annoncé, mardi 10 juillet, par la Fondation Kadhafi, association caritative présidée par Seif Al-Islam Kadhafi, fils du « guide » libyen. Les familles ont accepté des compensations financières.
Cet accord est intervenu à la veille de l'annonce, mercredi matin, du verdict de la Cour suprême libyenne dans l'affaire des infirmières bulgares accusées d'avoir inoculé le virus du sida mais qui clament leur innocence. La cour a confirmé la peine de mort, a indiqué l'Agence France-Presse mais, selon Tripoli, « l'affaire sera réglée ensuite par le Conseil supérieur des instances judiciaires », lequel pourrait commuer la sentence capitale en peines de prison qui pourraient ensuite être effectuées en Bulgarie. - (AFP.) »
Dès lors, quelle est la raison exacte de la présence de Cécilia Sarkozy en Lybie, deux jours après cette annonce ?!?
Le soupçon s’installe que l’Elysée veuille ainsi lui faire bénéficier d’une « aura » bon marché dès lors que suivrait de près la libération de ces infirmières injustement retenues prisonnières et condamnées à mort…
La visite de la 1ere dame de France a-t-elle vraiment le moindre impact sur ce qui se passe en coulisse, sachant que de nombreux diplomates et ministres doivent déjà collaborer à cette action ?…
Et si « l’opportunisme » était le seul message que Sarkozy sache jamais délivrer à la France en matière de politique étrangère et humanitaire ?
La France actrice ? Non, opportuniste.
Le traité concernant la Constitution européenne tel qu’il est annoncé, amputé de certains articles faisant référence à la « libre concurrence » accréditerait que notre Président a agit efficacement… Sauf qu’Angela Merkel ne faisait pas d’autres propositions que les siennes et que la « victoire » de la France, outre qu’elle emprunte au travail réalisé par le Chancelier allemand, a également pour résultat : DE VIDER DE CE TRAITE TOUT CE QUI CONCERNAIT LES OBLIGATIONS EN MATIERE SOCIALE !!!
La libre concurrence ? Elle est déjà en place et de toute manière, chacun sait que chaque gouvernement des pays européens concernés s’attachera toujours à essayer de se préserver un champ d’actions dans les domaines où leur Etat à une « voix de chapitre » ; donc Sarkozy ne gagne rien à ce qui se faisait déjà.
Les opportunistes à l’Elysée : ce pourrait bien être le titre du feuilleton de ces cinq prochaines années !!!
PS : si je me trompe, tant mieux pour la France ! (et pour l’Europe). Et si je ne me trompe pas, alors je suis bien heureux de contribuer à dénoncer une politique en trompe-l'oeil !
La France à le plaisir de vous annoncer qu’Elle solde un ensemble composé de français moyens, voire très moyens, voir très très moyens, mais à un prix défiant toute concurrence !
(Kit idéal pour la création d’un petit pays dont le niveau culturel serait médiocre et la tendance politique de fond très à droite…)
Il y a des femmes qui font des enfants pour occuper le vide de leur existence. Il y a des femmes qui font des enfants pour se remplir le ventre. Il y a des femmes qui font des enfants pour avoir ce statut particulier, celui de mère, qui rend certaines choses plus faciles et la société plus docile à leur égard.
On fustige souvent les hommes, leur côté volage, (comme si les hétéros ne trompaient leur femme qu’avec des célibataires ! je me marre…), mais l’irresponsabilité des femmes est autant à prendre en compte. Si elles étaient vraiment différentes, à l’heure où la liberté leur est donnée, facilitée, de ne pas procréer n’importe quand, n’importe comment et sans s’interroger elle-même sur leur envie, alors le monde aurait également un autre aspect.
Il y a différentes formes de violences en ce bas monde, et l’on ne retient trop souvent que celle rendue par les hommes, parce qu’elle est spectaculaire, use de la force physique ; mais la violence verbale, la violence en sourdine, la violence des actes dont sont parfois coupables les femmes est tout autant destructrice et parfois plus encore.
La vérité est que la malhonnêteté, la violence, l’abus, n’ont pas de sexe.
Je ne découvre rien, mais comme homosexuel, je me pensais à l’abris de cette violence féminine ; seulement la vie est faite d’interactions qui nous conduisent parfois dans des relations amicales, des complicités, des choix qui ne sont pas les nôtres et la solidarité aidant, on se retrouve petit à petit emmuré, enfermé dans une logique que l’on a pas choisi.
Ces derniers mois, le combat politique m’a aidé à penser aux autres, ce que nombre de femmes ne savent pas faire, préférant s’intéresser à « la vie des autres », ce qui est singulièrement différent ; et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai apprécié soutenir Ségolène Royal.
Une mère de famille qui pense à la société dans laquelle vivent ses enfants est beaucoup plus intéressante et tellement différente de la plupart des mères que j’ai pu croiser dans mon existence.
J’ai respecté les engagements de Royal en ce qui concerne la violence physique exercée à l’encontre des femmes, des enfants, je ne m’en suis pas moqué. Je ne suis pas misogyne et je n’ignore pas cette réalité-là.
Mais une réalité ne doit pas en faire oublier une autre ; la femme est pétrie de la même bêtise, des mêmes envies, des mêmes rejets, des mêmes frustrations et des mêmes jalousies que n’importe quel homme. L’homme et la femme forment une seule et même espèce, l’être humain.
Je n’ai pas voté en « aveugle ».
Etre mère ne justifie pas tout, pas plus qu’être père. Se regarder en face, s’interroger soi-même est tout autant sinon plus important encore que de mettre des enfants au monde.
La mère qui se drape dans sa dignité de mère alors que sa réalité quotidienne ne consiste pas à « éduquer » mais à faire le ménage, quand bien même elle aurait le temps de faire les deux.
La mère qui fustige un père qui regarde trop le foot à la télé, mais qui ne comptabilise pas les heures qu’elle passe devant les émissions de variétés, les magazines « people », tout aussi abrutissant.
Certes, et contrairement à certains pères, il lui arrive « d’organiser » la vie de ses enfants. Organiser, c’est bien ça… mais éduquer, il n’en est toujours pas question.
C’est comme si la mère se transformait trop souvent en simple organe de reproduction, d’allaitement puis d’entretien des enfants.
Je vois tous ces landaus, toutes ces poussettes sur les trottoirs, et je m’interroge, ressent un certain malaise ; on ne refait pas sa vie à travers ses enfants. On acquière pas de sagesse spécifique parce qu’on enfante, ni d’intelligence particulière parce qu’on torche, ni de connaissance supplémentaire parce qu’on prépare des goûters ou des dîners…
La dignité d’une mère, comme celle d’un père, c’est d’éduquer convenablement ses enfants, avec constance et intelligence.
Aimer, comme le font les femmes, comme elles le proclament parfois, est non seulement la moindre des choses mais c’est aussi à la portée de tout le monde (ou presque). Et puis, aimer ce n’est pas traité l’autre en objet, ce n’est pas l’étouffer, se l’approprier, se conduire en louve quand rien ne le justifie.
Les enfants ne sont pas des armes pour des règlements de compte personnels. Ils n’appartiennent pas plus à la mère qui enfante qu’au père. Ils ne sont pas la réponse à des échecs personnels.
Avant de prétendre comme une évidence qu’une mère mérite le respect, commençons déjà par constater si elle remplit convenablement son rôle…
Avant de nous réjouir de la naissance d’un enfant, commençons par nous demander quel sentiment, quelle envie ont motivé sa conception.
(J’ai écrit ce post la semaine dernière, avant qu’un crime odieux ne soit commis, hier. Et puis je me disais, avant de l’apprendre, que j’allais poster ce texte aujourd’hui. Je le fais, conscient que la conduite criminelle d’un père ne retire rien à ce questionnement à propos des mères.)
Mes problèmes ont commencé lorsque j’ai voulu habiter au 36eme étage d’une tour qui n’en comptait que 24. Bien entendu, l’ascenseur ne montait pas jusqu’au mien et malgré de nombreux courriers au Syndic, dont j’ignorais l’adresse d’ailleurs, aucune mesure n’était prise pour résoudre ce problème.
Les autres co-propriétaires feignaient de ne pas se rendre compte que ma présence au bas de leur immeuble, dans une tente de fortune, ne tenait qu’à l’impossibilité dans laquelle je me trouvais de pouvoir gagner mon appartement !
Ils passaient à côté de moi, indifférents et certains même prenaient une mine dégoûtée en m’apercevant. Et puis quoi ? Aurais-je du plier bagages ? Laisser-là le fruit de mon investissement ?… Je savais que je résidais dans cet immeuble.
Les problèmes au travail furent plus coriaces encore. Impossible de convaincre ma chef qu’elle ne l’était pas et que c’était moi qui était son chef. Mon directeur, complice dans cette forfanterie, lui donna raison sur le champ lorsque nous fûmes convoqués dans son bureau… Je n’avais pas d’autres choix que de donner ma démission. A bien y repenser, je pense que j’étais doublement victime dans cette histoire ; je suis persuadé qu’en fait je n’ai jamais été salarié de cette entreprise ! Toute cela n’était qu’un coup monté. Contre moi. Moi et mon investissement.
Habiter au 36eme étage, c’était habiter au sommet et c’est ça que les gens ne pouvaient pas supporter. D’où le harcèlement général, le licenciement d’un emploi que je n’ai jamais occupé, la persécution de la police pour que je change ma tente de quartier et finalement, mon internement.
Aujourd’hui, même enfermé dans cet hôpital psychiatrique, je sais que j’habite toujours au 36eme étage de mon immeuble et que c’est l’étage le plus haut. Reste à déterminer comment y monter…
Un fin stratège... qui débarrasse enfin le PS de ses éléphants !
Dirais-je un jour "merci Nicolas" ?!?
Après Kouchner, l'horrible Besson, Lang, c'est au tour de DSK ! Le chant mélodieux des sirènes du pouvoir... Pas aussi forts qu'Ulysse, ils n'y résistent pas, et c'est très bien comme ça.
Je maintiens que Ségolène Royal a mené une campagne législative efficace et que ce n'est pas la TVA sociale qui a véritablement fait bouger le curseur électoral en faveur de la gauche et du PS.
Depuis un an, elle reste finalement celle qui se bat le plus efficacement et avec le plus de pugnacité contre la droite UMP.
Débarrassé de ses grandes figures figées dans un moule archaïque, le PS va pouvoir se reconstruire autour de Ségolène Royal.
Elle commettra des erreurs, mais il est tellement facile de ne pas en commettre quand, à l'instar de Strauss-Khan, on se contente de prôner une politique tranquille qui ne bouge pas grand chose, gentiment de gauche mais pas trop, bien vue des financiers et finalement peu compatible avec un PS offensif sur ses valeurs fondamentales.
Les français plébiscitent DSK plutôt que Royal ? Et ensuite ? 60% des militants du PS ont voté pour elle et la priorité pour ce parti n'est pas de séduire les français, du moins pas encore ou plus maintenant ; la priorité est qu'il se reconstruise autour d'un modèle de société qui tienne la route, qui soit innovant, social et responsable sur le plan économique.
Après, si une majorité de français continue de voter pour des partis comme l'UMP, ce sera leur problème. Le PS n'a pas à copier l'UMP ou le MODEM pour exister.
L'idée que Ségolène Royal puisse ne pas être à la hauteur d'un mandat présidentiel est évidemment risible. Il faudra bien s'interroger également sur le nombre de femmes âgées, ou pas, qui ont rejeté l'idée qu'une femme puisse devenir Présidente. J'en connais et j'en ai entendu.
Face à cela, la réponse devrait être de ne pas reconduire Royal à la candidature ? Certainement pas. On ne doit pas exclure une femme de cette possibilité, pas plus que le PS ne devra exclure un noir ou un arabe de la candidature si l'occasion se présente sous prétexte que 2 ou 3% de très très racistes risqueront de faire basculer le vote du mauvais côté.
Si le PS a un bon projet de société, un excellent projet de société, alors les français n'auront aucune excuse.
Il appartiendra aussi aux jeunes, à l'extrême-gauche, à d'autres encore qui ne vont pas voter ou se laisse dominer par des instincts bassement racistes, de comprendre que la politique, le bien-être en société ne passent ni par la démission électorale, ni par le rejet de l'autre, individu ou communauté.
J'ai le sentiment que la refondation du PS va peut-être se faire plus rapidement qu'on ne le pense et le mérite en reviendra à Ségolène Royal. J'étais de ceux qui étaient dubitatifs devant la rapidité avec laquelle elle tachait de se repositionner après la présidentielle mais au bout du compte, il se pourrait bien qu'elle ait eu raison d'agir ainsi.
Article de l'Est Républicain en date du 7 juillet :
"Nouvelle démission à la Chancellerie
Après le chef de cabinet, c'est au tour du directeur de cabinet de Rachida Dati de jeter l'éponge.
Le directeur de cabinet de la ministre de la Justice, Rachida Dati, a brutalement démissionné de ses fonctions hier après midi. Michel Dobkine, ancien directeur de l'Ecole nationale de la magistrature à Bordeaux, avait rejoint le cabinet de la garde des Sceaux à la demande de Nicolas Sarkozy. Depuis plusieurs jours, les rapports entre ce magistrat expérimenté et la ministre de la Justice, s'étaient dégradés, au point que l'intéressé décide hier de jeter l'éponge.
En fin de journée, Michel Dobkine a réuni tous ses collaborateurs pour annoncer son départ, en expliquant : « J'en ai assez de me faire insulter toute la journée ».
La démission du patron du cabinet intervient trois semaines après le départ du chef de cabinet, Olivier Ubeda, ancien directeur des relations publiques de l'UMP. C'est un fait rarissime, ces deux démissions interviennent deux mois après la formation du gouvernement et alors que commence à peine au Sénat le débat porté par Rachida Dati, sur les peines plancher et le projet de loi relatif aux multirécidivistes."
J'avais été assez dégoûté de la manière dont cette femme pratiquait la politique durant la campagne. Un mépris et une arrogance vis à vis de ses contradicteurs qui étaient particulièrement désagréables à voir... Peut-être le début de la fin, mais à mon avis, Sarkozy n'osera pas la virer. A suivre.
Rachida Dati habillée pour l’été ! alors qu’il va faire CHAUD dans les prisons surpeuplées…
Deux extraits de la réaction de Robert Badinter, hier au Sénat, à la présentation de son nouveau texte de loi par Rachida Dati, Garde des Sceaux :
« C'est la première fois que vous intervenez dans cet hémicycle, madame la Garde des Sceaux, et je considère avec sympathie votre accession à la Chancellerie. J'y vois un symbole extrêmement important de l'intégration républicaine à laquelle nous sommes tous très attachés.
Pourtant, j'aurais souhaité que vous fassiez vos débuts sur un autre texte. Il ne manque pas de sujets brûlants : ainsi en est-il de la réforme de la carte judiciaire, ou de la situation dans nos prisons pour laquelle nous souhaitons depuis très, trop longtemps une loi pénitentiaire. Vous auriez rencontré alors nos critiques, mais aussi notre volonté constructive. Mais le texte que vous nous soumettez est inutile, implicitement vexant pour la magistrature et, ce qui est plus grave encore, potentiellement dangereux.
Inutile ? C'est une évidence. Nous ne vivons pas dans un désert législatif. Tous les Gardes des Sceaux, tous les parlementaires, tous les citoyens souhaitent qu'on lutte contre la récidive. D'ailleurs, le législateur n'est pas resté inactif et il n'a pas pris conscience en mai de cet état de fait. Durant les trois années écoulées, nous n'avons pas eu moins de trois textes à examiner concernant la lutte contre la récidive : il y a eu Perben II en mars 2004, il y a eu celui de votre prédécesseur, Pascal Clément, tout entier consacré au traitement de la récidive, en décembre 2005 et, il y a quelques mois, le ministre d'État, ministre de l'intérieur de l'époque, nous a présenté un texte sur la prévention de la délinquance dans lequel figurait nombre de dispositions sur la récidive. Tous vos prédécesseurs ont-ils cédé à une quelconque tentation laxiste ? Les commissions des lois du Parlement auraient-elles négligé des mesures importantes pour lutter contre la récidive ? Certainement pas ! La nécessité de ce texte n'apparaît donc pas, à moins que vous ne taxiez vos prédécesseurs d'incompétence, ce que je ne crois pas. Les effets de ces lois se sont-ils révélés décevants ? Nous n'en savons rien puisqu'il n'y a pas eu d'études ni de suivi de ces textes. Le Conseil d'État l'a, à juste titre, fait remarquer. Cette loi n'a pas non plus été précédée d'une étude d'impact, notamment sur la situation carcérale à venir. »
Autre extrait :
« Ce texte est inutile et vexatoire, je l'ai dit. Mais, ce qui est plus grave, il est dangereux. Car il va accroître la surpopulation carcérale. Or, vous connaissez la situation actuelle : plus 18 % de prisonniers au cours des cinq dernières années. Nous en sommes à 63 500 détenus et les prévisions font état de 20 % de plus dans les prochaines années. Les maisons d'arrêt et les centres de détention connaissent un taux de remplissage qui va de 120 à 200 %. Le rapport sur la récidive rédigé par la Commission d'analyse et de suivi de la récidive, présidée par le professeur Jacques-Henri Robert, rappelle que les peines plancher instaurées aux Etats-Unis et au Canada n'ont pas eu les effets escomptés. Nous savons -le constat est ancien- que le premier foyer de récidive, c'est la prison ; que dans les maisons d'arrêt surpeuplées se côtoient dans la même cellule de vieux chevaux de retour et des primo-délinquants, des professionnels du crime et des jeunes qui sortent de prison avec des adresses et des leçons. Vous jouez avec ce texte au pompier pyromane ; on comprend pourquoi vos prédécesseurs n'avaient pas voulu de peines plancher.
Nous pensons, nous, que la vraie question est celle de la signification de la récidive. C'est évidemment une faute du récidiviste, mais c'est aussi un échec qui le dépasse, un échec familial et social, un échec de l'institution judiciaire elle-même. Comment y remédier, sinon en agissant pour une réinsertion réussie ? Les procédures qui la permettent ont été multipliées ces dernières décennies, libération conditionnelle, semi-liberté, placement à l'extérieur, mais elles sont insuffisamment mises en oeuvre, faute de moyens ; éducateurs, travailleurs sociaux, médecins psychiatres sont trop peu nombreux. Nous luttons avec des textes, nous produisons du papier là où il nous faudrait combattre avec des professionnels.
Avec ce projet de loi, madame la garde des Sceaux, vous vous fourvoyez si vous croyez ainsi réduire la récidive. Lutter contre ce phénomène est avant tout affaire de moyens, donc de volonté politique. Nous ne voterons pas ce mauvais texte. (Applaudissements à gauche) » Source : site du Sénat
Fin des années quatre-vingt... et ce titre, peut-être l'un de ses meilleurs : "Dirty Diana".
Un vrai rock, mais sophistiqué. Une énergie contenue, une atmosphère inquiétante et attirante, pour un sujet assez banal si j'ai bien compris la chanson : Diana l'entraîne dans l'adultère ! Ciel...
«cette lente spirale qui nous a fait chuter au 16e rang des pays de l’OCDE, en termes de richesses par habitant. »
Evidemment, si on commence à comptabiliser les uns et les autres… alors qu’il suffirait de prendre quatre français, bien sous tous rapports, Arnault, Pinault, Lagardère, Bouygues, et l’on arriverait à une croissance de la richesse par habitant qui nous placerait directement à la 1ere place ! Merde, quoi ! Un peu de volontarisme…
« Je vous dois la vérité car elle est au cœur de la rupture. »
S’il nous doit la vérité, c’est qu’il est déjà endetté… ça commence très mal !
« Nous n’avons pas réussi, faute d’avoir osé rompre avec ce cercle vicieux qui consiste à travailler de moins en moins »
Où il est démontré (mais sans preuve) que les français sont des fainéants. Condamnation sommaire digne d’un texan. Les travailleurs français sont réputés pour avoir un très haut degré de productivité ! Ce n’est sans doute pas le cas des députés, en général, ce qui explique peut-être l’impression négative du Premier ministre…
« l’écart croissant entre nos capacités de production et nos ambitions redistributives qui n’ont cessé de s’élargir. »
Donc, nos ambitions redistributives sont trop généreuses, on y est allé trop fort… La santé pour tous via la CMU, c’était bête finalement. Maintenant que l’Abbé Pierre est mort, on peut s’en foutre un peu, hein ? Le vieux qui venait râler et nous culpabiliser sur les plateaux de télé, c’est fini, et les restos du cœurs s’occupent du reste ! Au RMI, inférieur à 500€/mois, préférons la mendicité : que les gens fassent quelque chose ! Et de voir passer des mendiants permet à ceux qui empruntent les transports publics de ne pas penser… Pourvu qu’ils regardent TF1 en rentrant chez eux et le tour est joué ! On ne pense pas la journée et on se décérébralise le soir, du tout cuit pour la droite. En plus, les mendiants font peur ; les travailleurs ont peur de finir comme eux. C’est une excellente pression pour les faire travailler plus, empêcher toute rébellion, et ça ne coûte pas un rond !
« la décision consistant à laisser la présidence de la Commission des finances à un membre de l’opposition constitue une avancée considérable. »
Surtout après avoir pris les mesures qui feront que, de toute façon, les déficits seront grands puisque l’on a redistribué un maximum aux plus nantis ! Dès lors, le responsable de l’opposition n’aura plus qu’à valider l’exigence de couper, sabrer, limiter les dépenses publiques… machiavélique.
"Dès son entrée en fonction, le président de la République a reçu les partenaires sociaux. » « Et nous les avons invités à faire des propositions précises, notamment sur l’évolution du marché du travail. »
En clair, il ne s’agissait pas de connaître leur point de vue sur les améliorations à apporter au code du travail pour une meilleur protection des salariés, et de discuter de l’engorgement existant aux Prudhommes, mais de leur dire : « les chinois travaillent aussi bien que les français mais pour beaucoup moins cher… Vous proposez quoi ?!? »
« L’énergie nationale ne trouverait qu’imparfaitement son accomplissement si elle devait être privée de son principal ressort : je veux parler de l’intelligence française. »
Ce que l’UMP a taché de démontrer en présentant une certaine candidate à Sarcelles, face à DSK…
"La culture est l’un des relais de notre créativité. Elle nourrit les espoirs et les rêves de notre civilisation. Elle est le rempart aux maux qui la guettent : l’uniformité, l’utilitarisme, le désenchantement, la sauvagerie. »
C’est pourquoi notre Président de la république trouve un grand réconfort dans l’amitié qui l’unit à Martin Bouygues…
« Nous le ferons d’autant plus efficacement que nous pourrons agir dans le cadre de coopérations européennes et de notre alliance traditionnelle avec les Etats-Unis » et « organiser un accès équitable et sécurisé aux matières premières et aux énergies. »
Plutôt risible quant on sait que les USA se sont lancés dans la guerre d’Irak pour s’en approprier le pétrole, quitte à en partager les bénéfices avec les irakiens…
« En l’espace de cinq ans, notre retard en matière de construction, pris à la fin des années 90, devra être comblé. Pour cela nous devrons nous tenir à un objectif de 500 000 nouveaux logements construits par an dont 120 000 logements sociaux. »
Déjà, on renvoie la crise actuelle au seul gouvernement Jospin ! Bravo, quant on dit par ailleurs qu’on veut associer l’opposition à la politique gouvernementale… Mais SURTOUT : les logements sociaux ne représenteront donc que 24% des constructions !!! Tout est dit. Lamentable.
« Nous permettrons aux locataires de logement HLM d’en devenir propriétaires avec un objectif de 40 000 accessions à la propriété par an. »
Même si la gauche en parlait également, cela ne signifie pas que ce soit forcément une bonne idée. Quant on sait le montant des charges dans nombre d’immeubles HLM : mauvaise isolation qui rend le coût du chauffage collectif exorbitant, mais aussi matériau de mauvaise qualité qui rend les dégradations rapides et coûteuses à réparer… Le nouveau propriétaire au sein d’un immeuble HLM devra-t-il s’endetter pour supporter les charges de co-propriétés qui lui reviennent et finir par vendre au rabais un logement dont il ne pourra plus assumer les frais ?!?
A quoi sert-il de construire de nouveaux logements sociaux (en nombre insuffisant !) et d’en vendre une autre partie dans le même temps, tandis que Borloo s’échine à en détruire d’autres alors que la crise est majeure…
« Nous devons consentir l’effort nécessaire pour garantir des conditions décentes de détention aux prisonniers en même temps que de bonnes conditions de travail aux surveillants. Dès cette session extraordinaire, le Gouvernement vous proposera de créer un contrôleur général des prisons et des autres lieux privatifs de liberté. »
Risible à nouveau ! Va-t-on entendre Boutin à ce sujet ? Elle qui se targuait de prendre en compte le sort des prisonniers… Au lieu de mettre les moyens, de dégager dès maintenant les fonds pour reconstruire de nouvelles prisons qui ne soient pas insalubres, dans lesquelles les individus ne sont pas parqués comme des chiens dans un chenil, on va se contenter de créer un poste de Contrôleur pour qu’il vienne dire ce que tout le monde sait depuis 20 ans ! Scandaleux !
« nous évaluerons les bénéfices qu’a retirés la Grande Bretagne de l’installation d’un réseau de télésurveillance. »
Ben voyons… Un ancien directeur de nos services secrets confiait dernièrement que les caméras servaient surtout après coup lorsqu’il y avait un attentat, pour retrouver les auteurs, mais pas pour prévenir ces mêmes attentats !
« Conforter la réussite des dirigeants qui se distinguent par leurs performances »
Et on continue avec les gains indécents de nombreux dirigeants qui ne font que suivrent, souvent, les conseils de leur entourage professionnel… ou qui ne font que surfer sur les richesses engendrées mécaniquement par les activités du groupe qu’ils dirigent !!!
« Adapter enfin nos prélèvements fiscaux pour que ceux qui ont créé de la richesse grâce à leurs efforts puissent transmettre ce capital à leurs proches. »
Ce serait bien de redonner une existence aux titres nobiliaires, non ? Qu’un Comte soit mieux considéré et qu’il est davantage de droits qu’un citoyen lambda, ne serait-ce pas normal ? Puisqu’on en est à tourner le dos à la révolution française, allons jusqu’au bout…
Quand même ! Voyons comment les fils Bouygues, Dassault, Arnault, ont eu à souffrir au moment de toucher leur héritage… mais si, mais si…
« Parce que le coût de notre protection sociale est croissant et qu’il le restera si nous voulons en maintenir les principes et la qualité. » « le débat sur la TVA sociale aura lieu. »
Plutôt que de s’attaquer aux dividendes des actionnaires, aux bénéfices des rentiers et des entreprises riches, on fera payer les RMIstes, les chômeurs, les personnes âgées avec des petites retraites, les emplois précaires à faibles ressources… et les salariés qui verront simplement transférer leurs cotisations vers les produits de consommation courante !
« Bien entendu, le progrès réclame des choix, des sacrifices parfois. Il commande d’établir des priorités. Il compromet les rentes. »
Un progrès qui compromet les rentes ne peut évidemment pas être initié par un gouvernement UMP ! (cf, les premières mesures prises par le gouvernement en place…)
EN BREF : CE QUI S’ANNONCE RESTE ET DEMEURE UNE POLITIQUE LIBERALE AU SENS ANGLO-SAXON DU TERME.
(Bon pour Bush et ses amis, moins bon voir mauvais pour la classe moyenne, très mauvais pour les plus faibles ou les plus modestes).
Je n’en peux plus… J’ai l’impression que V m’en veut. En même temps, G m’a dit que je l’insupportais, mais je crois qu’il parlait de B. Z pense la même chose mais il ne dit rien… A part que V est un enc… qu’il ne reverra jamais, sauf à des soirées si V l’invite, mais comme V ne parle plus à G , je ne vois pas comment Z pourrait participer à des soirées où se trouverait V !?!
L m’a dit que j’avais tout faux de croire ça et je lui ai répondu : « De croire quoi ?!? »… Il n’a rien répondu et M pense que ça en dit long.
Je ne veux pas paraître parano mais j’ai l’impression que tout fout le camp en ce moment, c’est ce que pense O également, même s’il parlait plutôt de la météo. C’est vrai que ça rend dingue ce temps ! D m’a dit qu’il fallait s’attendre à pire, surtout que B couche toujours avec G et que Z le sait… En même temps, Z n’avait qu’à pas découcher mais V l’avait beaucoup énervé et W pense d’ailleurs que c’est la raison pour laquelle B également a découché, même s’il aurait choisi W lui-même s’il avait eu le choix mais que G était plus disponible et d’ailleurs il est toujours disponible… A le pense aussi, et l’a dit à E qui était sous perfusion, donc il a pas trop répondu mais il paraît que du regard, il en disait long lui aussi. Comme quoi…
N est passé pour un con parce que sa soirée qui devait être la soirée du siècle a été un vrai fiasco, c’est ce que m’a dit P. Z pense que P est un enf…, surtout depuis qu’ils se sont quittés, mais il dit que ça n’a rien à voir.
P ne se rappelle plus avoir couché avec Z et B prétend que Z a tout inventé, mais G a dit qu’il les avaient vu… M le pense aussi, mais il ne connaît pas Z, donc je ne sais pas si on peut porter crédit à ce qu’il dit. V a raconté la soirée de N et on a tous rigolés, surtout qu’on était pas invités… Mais G a dit qu’il a connu pire et B s’est fâché. A pense que c’est parce que N aussi avait dit ça, mais comme on ne savait plus de quoi il retournait, finalement plus personne n’a rigolé et on s’est quitté là.
J’angoisse à l’idée que T prenne X et que B s’en aperçoive alors qu’il est exclusivement actif et s’était réservé X ! W pense la même chose, sauf que lui s’est déjà fait X donc ça lui importe moins tandis que moi j’espérais vraiment me faire T, sans que W s’en aperçoive… Je suis complètement paumé, je ne sais plus quoi faire ! G pense que je devrais le dire à N pour qu’il en parle à B qui est très bien introduit chez D. Mais D est parti à Londres et j’ai personne à qui en parler, à part Z qui ne décolère pas d’avoir été plaqué par P !
H pense que ça va passer mais il ne veut pas prendre parti parce qu’il ne prend jamais parti, d’autant qu’il n’est jamais au courant de rien. Enfin, ça c’est moi qui le dit… T a rigolé quand je lui ai dis ce que pensait H mais il a moins rit quant il a su que je parlais de Z en fait, mais je faisais surtout allusion à D, et même à G, ce que T ne peut pas savoir car il ne connaît que B ! A la fin de la journée, j’étais désespéré…
J’espérais au moins que U aurait la présence d’esprit de ne pas en parler à A, d’autant que ce dernier vient de passer ceinture verte au judo et V a dit qu’il était métamorphosé ! Personnellement, j’ai déjà couché avec A et la seule métamorphose que j’attendrais le concernant proviendrait de la chirurgie esthétique ! B a bien rigolé quand j’ai dis ça mais l’a rapporté à A qui m’attendait ce soir à la sortie du travail… Résultat, je ne peux pas téléphoner, un peu mal aux lèvres, aux dents, à la mâchoire, et c’est la raison pour laquelle je préfère écrire à mon cher journal…
Je ne sais pas jusqu’à quand Z va continuer à faire des histoires, mais G pense qu’il a un grain et T qu’il est imbaisable, ce que dément complètement V qui a déjà couché avec, mais il souligne que c’était dans le noir. B a dit que ça n’était pas une raison et tout le monde à acquiescé même si plus personne savait à quoi il faisait allusion. En même temps, B à le bac donc on pense tous qu’il sait ce qu’il dit, sinon on ne l’écouterait pas.
Je pense quand même que G a raison… Et toi, mon cher journal ?!?
Trouvé sur le site lemoneymag.fr, ces explications tout à fait limpides sur un fait que la plupart d’entre vous doit ignorer ! (Bien-sûr que je ne suis pas le seul idiot de France à avoir pensé, sans faire le calcul, que le taux d’imposition représentait le pourcentage des ressources imposables, après abattement, qu’il fallait verser au Trésor Public…)
« Prenons l'exemple d'un contribuable célibataire sans enfant (donc, ne bénéficiant que d'une seule part fiscale) qui déclare un revenu net imposable de 25 200 €.
Pour la déclaration 2007, sa tranche marginale d'imposition se situerait - dans l'absolu - dans la tranche comprise entre 24 873 € et 66 679 €, soit un taux d'imposition qui se situerait à 30%.
Mais il serait tout à fait inexact de faire le calcul : 25 200 € x 0,30% (soit 7 560 €) pour connaître le montant de son impôt et son taux réel d'imposition.
Pour déterminer l'impôt réellement dû, il faut faire un calcul au regard des tranches qui sont au-dessous de la sienne.
Ainsi, dans notre exemple, le contribuable célibataire participe à l'imposition de toutes les tranches inférieures - celle à 0%, celle à 5,5%, celle à 14%, puis d'une petite frange de sa tranche supérieure de 30%. Et non à l'intégralité de la tranche à 30% !
Son imposition va ainsi se calculer tranche par tranche. Concrètement, son revenu doit donc être découpé en tranches et à chaque tranche doit être appliqué le taux fiscal correspondant :
· la part de son revenu comprise entre 0 et 5 614 € est taxée à 0% ;
· celle qui va de 5 615 € inclus à 11 198 € (soit 5 583 €) est taxée à 5,5% ;
· celle qui va de 11 199 € inclus à 24 872 € (soit 13 673 €) est taxée à 14% ;
· enfin, la partie de son revenu qui va de 24 873 € à 25 200 € (soit 327 €) est taxée à 30%.
En fait, le taux réel d'imposition de ce contribuable est de l'ordre de 9,20%.
Bon à savoir
Partant de ce principe de calcul, il est donc erroné de dire qu'une augmentation de salaire fait prendre le risque de "changer de tranche" d'imposition l'année suivante. En fait, seule la partie supérieure de ses revenus subira le taux le plus élevé d'imposition. Ce qui change tout ! »
Ce qui signifie donc que celui qui gagne 70 000€/an ne verse pas 40% de ses revenus à l’état, pas plus qu’il n’en versait 48% auparavant ! (Ce qui rendait Sarkozy, le robin des bois de Neuilly, très chagrin).
Beaucoup de français entendaient alors : « Ah oui, il gagne 70000€ et on lui en prend presque la moitié (à 48%), soit 33600€… » Mais non, bande d’ânes ! On lui prend 16090€ soit 23% de ses ressources (et on lui prenait 34% avec l’ancien barème des taux d’imposition, soit 23818€).
Est-ce que, oui ou non, les bas salaires bénéficient des réductions d’impôts initiées par le nouveau barème de calcul de l’imposition initié par Sarkozy et ses amis ?
Oui, incontestablement, et c’est une bonne chose. Non pas qu’il soit mauvais de contribuer à la solidarité nationale dès lors qu’on a des ressources, mais il faut bien souligner que nombre de salariés, y compris avec des bas salaires, sont exclus de certains avantages sociaux (allocation logement) et pour les moyens salaires, parfois exclus du logement social.
Bref, le coût de la vie, des loyers, des mutuelles qui augmentent, des cotisations plus élevées, et sans que des augmentations de salaire équivalentes n’existent.
MAIS : la réforme initiée par les gouvernements UMP depuis 2002 est INJUSTE parce que le célibataire à 70 000€/an gagne 11% d’impôt en moins à régler quant le célibataire à 20000€/an ne gagne que 6% et le célibataire à 15000€/an, seulement 5,5% !!! Bref, LE GAIN VA EN DIMINUANT suivant le montant de vos revenus…
C’est bien de faire en sorte, parfois, de se payer de chiffres plutôt que de mots…
A réclamer, donc : que le gain de la réforme fiscale soit le même pour TOUS !soit 11% de moins à régler par rapport à l’ancien système de calcul, et non 5 ou 6% seulement pour les plus bas salaires !!! En avant pour les courriers à vos députés…Ce sera déjà un minimum de fait.
PS : l'argent pour la solidarité nationale est surtout à prendre là où il se trouve réellement... bénéfices des entreprises, des actionnaires, des rentiers en tous genres, des spéculateurs, et des grosses retraites !!!