"Sommes-nous coupables d'êtres malades ?" lancé à Bachelot aux Solidays...
Je me permets de reprendre cette video que Bigwolf a eu la très bonne idée de placer sur le JDI aujourd'hui, afin qu'elle reste également sur mon blog et que ce genre de diffusion circule.
Que les politiques cessent de "jouer avec le feu" et les ministres de Sarkozy d'afficher un cynisme à son égal !!!
Les français ne voient plus les grèves et lui devient aveugle...
Eh oui, c'est possible ! Possible mais pas maintenant. Possible mais pas après un an...
Chirac et Raffarin en faisaient beaucoup, mais il n'y avait pas de manifestations massives parce que c'était un début de quinquennat.
Le tour de Sarkozy arrivera, nécessairement. Il n'est pas pour demain, peut-être, mais pour après-demain. C'est ainsi ; parce qu'il est élu pour 5 ans, nombre de français ne se voient pas défiler chaque mois contre sa politique. Mais il en ira autrement dans l'avenir, dès lors qu'après deux ou trois ans de pouvoir, il aura montré toutes ses limites et que les français ressentiront de grandes insatisfactions par bien des côtés. Alors là, oui : l'heure des grandes manifestations aura sonnée et elles ne cesseront plus.
C'est que je pense à l'heure actuelle. La manière dont je m'explique l'absence de manifestations massives lorsque des manifestations sont réalisées. Mais je le pense aussi au regard du passé.
L'arrivée d'un Sarkozy au pouvoir, c'est un peu comme l'arrivée d'une Tatcher ou d'un Berlusconi, mais la France s'en relèvera. Il peut continuer de jouer "les gros bras", de provoquer, d'essayer de manipuler les médias, quant il ne les menace pas, il n'en reste pas moins que le tournant reste pour plus tard. Une majorité de français pense qu'il est trop tôt pour les grandes manifestations ou les grandes grèves ; c'est ce que je crois. Mais son tour viendra. Assurément. Et en plus d'être bas dans les sondages, la panique le gagnera et gagnera son camp...
B : Brillantissime ! Excellent ! Un chef-d’œuvre…
G : Bof ; moi, j’ai pas aimé.
B : Toi, de toute façon, tu n’aimes rien !
G : J’ai le droit de dire que je n’ai pas aimé.
B : Et moi j’ai le droit de m’interroger sur ta capacité à savoir juger de la qualité d’un film.
G : A quel titre ? Tu es critique de cinéma ?
B : J’ai certainement vu plus de films dans ma vie, et de qualité, que toi. Vu tes goûts, en général…
G : Comme d’être avec toi ; c’est certainement une faute de goût, en effet.
B : Pffft ! Avoue que tu ne t’intéresses qu’à des choses légères, des frivolités, et au pire ce n’est pas un drame ! Mais ne juge pas ce que tu n’es pas en capacité de juger.
G : C’est ça ! C’est quoi la prochaine étape ? Une mise en curatelle ?!?
B : Je parle de tes jugements en art !
G : Le cinéma n’est pas un art.
B : C’est le 7ème art !
G : C’est ça… Et le 7ème jour, Dieu créa la femme. Le 8ème, il a du créer les homos, à mon avis.
B : Très drôle.
G : Ce qui est sympa avec le cinéma, si c’est bien un art comme tu dis, c’est que c’est un art qui bouge…
B : Tu dis vraiment n’importe quoi !
G : Pourquoi ? C’est vrai ! Un tableau, une photo, une sculpture… C’est statique, non ? C’est dingue, ça, dès que l’on énonce autre chose qu’une platitude avec toi, ça devient tout de suite n’importe quoi !
B : Tu ne vas pas parler d’art, maintenant…
G : C’est toi qui en parles !
B : Passons. De toute façon, je pense qu’il vaudra mieux éviter d’aller au cinéma ensemble à l’avenir.
G : Si c’est d’avoir payé ma place qui te rend si radical, je ne t’ai pas demandé de le faire !
B : Je l’ai fais parce que j’avais envie de le faire ! Je n’ai pas besoin de te demander la permission pour ça.
G : Oh là ! Carrément… Et pourquoi pas, d’abord ? Est-ce que j’ai l’air d’une femme entretenue ?
B : Avec ta barbe de trois jours, ça ne risque pas.
G : Tu as payé ma place et je ne t’ai rien demandé ! La prochaine fois, tu me demanderas avant.
B : La prochaine fois, tu la payeras toi-même ta place, ce sera plus vite fait !
G : Tant mieux ! Donc, il y aura une prochaine fois ?
B : Quoi ?
G : Je croyais qu’on ne devait plus aller au cinéma ensemble ?!?
B : C’est ça… Et tu feras quoi pendant ce temps-là ? On est en couple ou on ne l’est pas !
G : Quand je vais aux chiottes, tu ne m’accompagnes pas…
B : Compare le 7eme art avec les toilettes et la boucle sera bouclée !
G : Je ne compare pas, je fais un rappel un peu direct concernant la vie en couple.
B : Mais on est pas obligé non plus de coucher ensemble parce qu’on est en couple… On est même pas obligé de se voir parce qu’on est en couple !
G : C’est ça, d’ailleurs on est même pas obligé d’être en couple !
B : Exactement !
G : Tout ça à cause d’un film raté…
B : Un chef-d’œuvre !
G : Un navet.
B : Bon, tu m’exaspères… A l’avenir, on ira au cinéma séparément comme tu l’as suggéré, et comme ça c’est réglé.
G : Ou on ira ensemble mais on ne discutera pas du film en sortant.
B : Donc, je récapitule… Un, on ira au cinéma ensemble, deux, tu payeras ta place, trois, on ne discutera pas du film ensemble en sortant. Et on discutera de quoi, alors ?
G : On est pas forcé de discuter ensemble parce qu’on est en couple…
B : Je capitule !
Extrait d’un article publié sur Rue89 le 5/07/08 (fml) :
« Des parents d'élève se sont plaints directement auprès de l'Elysée du comportement laxiste d'une professeur d'école primaire d'Albi. Sa faute? Avoir laissé un des gamins associer l'image de Nicolas Sarkozy au concept de méchanceté… Le rectorat l'a convoquée…
A l'école primaire Claude-Nougaro d'Albi, Valérie Fremit, institutrice, fait travailler les enfants de la façon suivante: ils doivent illustrer un sentiment, un caractère. Un enfant choisit d'associer une photo de Nicolas Sarkozy à la méchanceté. Et le tout est mis sur une panneau, comme toujours dans les classes. Jusque-là, rien que de normal dans une école où on respecte l'expression des enfants et dan un pays où le crime de lèse-majesté a été aboli à la Révolution.
Mais une famille se plaint. Pas à l'instit, non. Pas à sa direction, non. Pas au rectorat, non. A l'Elysée. Qui, au lieu de rire au nez des mouchards, déclenche tout un "patacaisse" qui fait que si l'instit' n'est pas rouée en place publique, elle aura de la chance. »
PS : «patacaisse» s’écrit «pataquès», en fait, mais il s’agit de l’article d’un «Lecteur» de Rue89 et non d’un journaliste du site. Et là n’est pas le problème, de toute façon…
Ingrid Bergman était une grande actrice, par la taille et le talent, dont j'ignorais d'ailleurs qu'elle était décédée le jour de son anniversaire ; et ce n'était pas un suicide. Curieux, pour quelqu'un qui a perdu ses parents si jeune... (Sa mère à 2 ans et son père à 12 !). Les parents qui, justement, sont ceux qui oublient le moins souvent de vous le souhaiter votre anniversaire ; enfin, généralement.
J'ai de multiples souvenirs d'elle, parce qu'elle a joué dans de bons films, voir de grands films, et qu'elle a ainsi accompagné toute mon enfance. Elle donnait aussi beaucoup d'épaisseur à ses personnages, il faut bien en convenir.
Désolé pour ceux qui, à gauche, ne l'apprécient pas... Cependant, ce soir encore et une nouvelle fois, elle ose ce que d'autres responsables de gauche n'osent pas quand les "patates sont chaudes" ! Elle a dit, en substance et diffusé sur le JT de France 2, qu'elle désirait que l'UMP se calme et ne récupère pas la libération de Bétancourt à des fins de propagande politicienne.
De son côté, J. Lang a regretté la position de Royal, la jugeant mesquine... Il est définitivement enterré à mes yeux. (Sachant que par le passé, déjà, il commençait à faire sentir des signes de "l'essentiel c'est que tout reste en l'état..."!).
Enfin Delanoë, qui a persévéré durant plusieurs années et bien avant Sarkozy dans cet appel à la mobilisation en faveur de la libération d'Ingrid Bétancourt, n'a toujours pas mis un bémol à la manipulation élyséenne en cours...
Royal est peut-être bien conseillée en ce moment, mais elle est certainement davantage à la hauteur que beaucoup d'autres responsables de gauche.
PS : et pour 2012, que le meilleur gagne ! A gauche... Je le pense sincèrement et mon soutien pour Royal n'est pas acquis pour la prochaine élection. Mais il n'empêche, il faut aussi souligner ce qui doit l'être, me semble-t-il...
Via Sarkozy, la France au secours de criminels ?...
Je regarde "C dans l'air" et j'entends un journaliste de l'AFP, présent sur le plateau et spécialiste de la Colombie, dire combien il serait indigne pour la France "d'accueillir" les soldats des FARCs... Problème, Sarkozy s'y est déjà engagé !
Et le même journaliste de déclarer que des sources en provenance de Rama Yade indiqueraient qu'il serait question de les placer en... Guyane !
C'est quoi ça ? La France a des poubelles ? Des endroits où elle pourrait, éventuellement, placer ou cacher ceux qui feraient "taches" en métropole ?!?
Pour l'avoir entendu dire, à sa descente de l'avion : "Cet homme extraordinaire", en désignant Sarkozy, je dis stop !
Et je mets en garde Ingrid Bétancourt... Fuyez cette fange, cette opération médiatico-politique et faites ce que vous voulez en politique, mais que l'on vous mène à dire que Nicolas Sarkozy est un "homme extraordinaire", alors que vous-mêmes disiez encore hier que vous deviez remercier autant de Villepin, "votre ami", et Chirac, (deux personnes qui ne me sont absolument pas sympathiques), en dit long sur ce qui se passe actuellement.
Sarkozy dépasse les bornes une fois de plus et je voudrais appeler Ingrid Bétancourt à s'informer de ce qui s'est passé en France, ce "doux pays" comme elle dit si bien, et de ne pas servir "la soupe" à cet homme qui déshonore la république en se conduisant si bassement... Jusqu'à rappeler que sa femme actuelle aurait chanté pour Bétancourt !... Aucune dignité.
- Et les 35 heures que tu démantèles, Sarko ?!?
- Et les tribunaux supprimés, la justice complètement engorgée ?!?
- Et les sans-papiers pourchassés de façon indigne ?!?
- Et les tentatives, parfois réussies, de démantèlement de notre protection sociale ?!?
- Et le blanc-seing donné à certains policiers écervelés de provoquer les citoyens ?!?
- Et les invitations indignes à des dictateurs ?!? Est-ce qu'Ingrid sera présente pour recevoir le prochain lors du 14 juillet ?!?
- Et j'en passe, chère Ingrid Bétancourt...
Non, Mme Bétancourt, votre présence sur les médias français aujourd'hui, et votre message personnel à Sarkozy, message forcément hypocrite et forcé car vous ne saviez plus comment vous en tirer en citant la France à travers lui, votre présence ne semble avoir été si précipitée QUE pour que vous prononciez ces mots, peut-être même sans les penser : "Cet homme extraordinaire."
Pour vous avoir forcé à dire ces mots, ma pauvre Ingrid, j'en tiendrai longtemps rigueur, comme de tant d'autres choses, à cet homme de droite qui ne fait jamais qu'une chose : précipiter le pays dans davantage et toujours plus de précarité !!!
Sachez-le, et qu'on vous le dise, avant de lui faire autant de publicité. Tout cela est indigne. Tout cela est à vomir.
Le docteur : "Vous devriez annuler ce concert, Madame Piaf, vous jouez avec votre vie..."
Edith Piaf : "Et alors ? Il faut bien jouer avec quelque chose !"
Pas encore vu ce film ? Je l’ai vu il y a quelques mois, c’est un très bon film. Et les très bons films, les films réussis, s’ils ne sont pas des chefs-d’œuvre n’en restent pas moins rares pour autant…
Même les américains le disent ! Ci-dessous, le trailer, la bande annonce américaine pour la sortie de «La vie en rose», le titre retenu pour «La Môme» aux U.S.A. :
Quelques commentaires étrangers sur youtube, et très récents :
"she was fantastic. I'm glad she won that oscar"
"La pelicula es una obra maestra, magistralmente realizada...y la vida de Edith Piaf conmueve y supera a cualquier cinema.....Bravo Edith!!!!!"
"This movie is one of the most beautiful movies I have ever had the pleasure to watch."
"Marion Cotillard is absolutely amazing. Her performance was BRILLIANT!!!!"
Mais content pour elle et sa famille qu’elle soit libérée, et peut-être pour son pays si elle trouve la force et l’énergie de reprendre la politique.
Cela dit, la manœuvre de communication de l’Elysée, hier soir, était grossière ; annoncée à 22h30, l’allocution du Président a eu lieu plus d’une heure et demi plus tard… Et pour cause ! L’équipe de communication devait travailler dur pour essayer de faire en sorte que cette libération s’inscrive tout de même dans le cadre d’une sorte de victoire diplomatique de la France. Tandis qu’il est clair que cette libération ne doit rien à l’action de Sarkozy.
Une pensée pour cette famille, la sœur, le fils et la fille d’Ingrid Betancourt Pulecio, obligés de venir jusqu’à l’Elysée pour faire des remerciements par-ci, par-là, tandis qu’après des années de séparation, un peu d’intimité s’imposait et qu’il leur appartenait de choisir le moment, le ou les moyens de communication pour faire part de leurs remerciements à cette partie de la population et surtout aux célébrités qui se sont mobilisées pour qu’elle ne soit pas «oubliée».
Certes, l’Elysée a pensé à les faire accompagner en Colombie par un certain B. Kouchner, certainement psychologue de son état parce qu’autrement, on ne voit pas bien à quel titre il se trouverait dans l’avion auprès d’eux… Ou alors, c’est un agent de nos services secrets, sorte de James Bond français qui aurait pour mission d’empêcher qu’Uribe n’enlève à son tour Ingrid ?!?…
2 heures (peut-être trois) de direct sur France 2, n’était-ce pas trop ? A quoi joue-t-on sur le service public ? A prouver au Président qu’on peut se «distinguer» utilement de la télévision privée ? En l’occurrence, TF1, qui a bien tenu 1h30 de direct sur le sujet + l’allocution présidentielle, et un PPDA qui n’a pas du tout rebondi sur les propos de ce journaliste de l’AFP qu’il interrogeait par téléphone et qui disait, en substance, que c’est bien la stratégie colombienne qui a permis ces libérations et non celle voulue par la France.
En tout cas, et quitte à me faire «flageller», j’assume avoir écrit ceci sur mon blog en février 08 (extraits) :
"Au risque de choquer mais tout de même ; cette mobilisation absolue depuis plusieurs années en faveur d'Ingrid Betancourt, dont l'article de wickipedia commence ainsi, "Íngrid Betancourt Pulecio, née à Bogotá le 25 décembre 1961, est une personnalité politique colombienne", m'irrite un peu. Un peu, parce que je n'en fais pas une maladie, mais il s'agit tout de même d'une colombienne qui a été française par le hasard d'une union avec un français dont elle a divorcé en 1990 avant de retourner en Colombie où elle a épousé un colombien. Elle est devenue députée en Colombie en 1994 puis sénatrice en 1998, année où elle a fondé son propre parti, toujours en Colombie. Enfin, lorsqu'elle fut prise en otage par les FARC, elle se présentait à la présidence de la république colombienne !!!
Est-ce qu'une fois élue présidente, si elle l'avait été, on aurait continué à parler d'elle comme d'une française ???
Bien-sûr que j'attends de l'état français qu'il se mobilise pour tout ressortissant français injustement condamné, emprisonné, retenu à l'étranger... Mais cette affaire m'est rapidement apparue comme COLOMBO-COLOMBIENNE, et c'est en sa qualité d'élue (sénatrice), de présidente d'un parti (le sien), qu'Ingrid Betancourt a été enlevée, non parce qu'elle avait la double nationalité par un mariage avec un français à une certaine époque de sa vie."
"Il s'en suit également qu'un combat de mobilisation mondiale contre les FARC devrait également être concomitant avec une mobilisation mondiale contre les politiques de répressions en Tchétchénie, dans certains pays d'Afrique, et pour le respect des droits de l'homme les plus élémentaires dans des pays du Moyen-Orient, ainsi que pour le respect des droits des palestiniens à vivre dans une plus grande dignité !
Et j'en passe…"
La crise des subprimes... Une autre approche pour un autre monde !
J'ai regardé la théma d'Arte sur les crises économiques que nous avons connues ces vingt dernières années. Un reportage, un documentaire, puis une interview d'Olivier Ferrand. Le tout était très intéressant.
O. Ferrand est responsable national du Parti socialiste, Maire adjoint de Thuir et vice-président de la communauté de communes des Aspres (66). De 02 à 06, il a été le directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn, et il a également été conseiller de L. Jospin lorsque ce dernier était Premier ministre et membre du groupe de conseillers politiques auprès de Romano Prodi, alors Président de la Commission européenne.
Enfin : "Dans le domaine financier, Olivier Ferrand s’est occupé de finances internationales à la direction du Trésor (négociations G7, FMI, OMC, OCDE) puis de finances publiques nationales à l’inspection générale des finances. Il est professeur de finances publiques à l’Institut d’études politiques de Paris."
(Sources pour ses activités et son parcours : wikipedia).
Lors de son interview, Olivier Ferrand dit ceci au sujet des subprimes :
"La réserve fédérale américaine donne 30 milliards de dollars à JP Morgan pour acheté Bear Stearns, pour sauver le système financier et les banques. En revanche, elle n'a pas donné les 30 milliards de dollars aux familles américaines qui, demain, vont se retrouver homeless comme le montre votre reportage. On aurait pu mettre le même argent, 30 milliards de dollars, auprès des familles américaines surendettées, ça aurait sauvé le système financier de la même manière mais au passage, ça les auraient aidé à garder leurs maisons ; ça on ne l'a pas fait.On a choisi d'aider les incendiaires et pas les incendiés. Et je pense que là, il y a une première réflexion à avoir sur l'aspect 'pompier' ; qui on aide et pourquoi. Pour éviter ce que les économistes appellent l'aléa moral, c'est-à-dire aider les gens qui se comportent mal."
La télévision comme arme de propagande : Grand Maître de la loge, Silvio Berlusconi, rejoint ce mois-ci par Nicolas Sarkozy…
N. Sarkozy a déclaré mercredi dernier que «Les opérateurs de téléphone fixe et mobile et les fournisseurs d'accès internet seront mis à contribution pour une part de leur chiffre d'affaires de l'ordre de 0,9%», puisque dans le même temps, il souhaite que la publicité disparaisse des chaînes publiques dès janvier 09…
Alors, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance, non, effectivement… Mais qu’en sera-t-il des forfaits internet et téléphones fixes et mobiles ?!?
Avec l'effet pervers, s’il y a bien augmentation de ces forfaits comme on peut s’y attendre, qui va consister à faire payer ceux qui ont fait le choix depuis longtemps de ne pas avoir de télévision chez eux ! Contribution forcée, en quelque sorte, au financement de la télévision publique, et augmentation de la redevance par un autre biais...
D’autre part, Sarkozy souhaite également «que le président de France Télévisions soit à l'avenir "nommé par l'exécutif après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel, et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle".
Auparavant, c’était le CSA qui nommait ce Président et la Commission Copé proposait que ce soit le C.A. de France Télévision qui le fasse ; mais pour Sarkozy, tout ça n’est pas bien intéressant dès lors qu’il constate qu’à part TF1, qui ne lui appartient pas mais appartient à un ami, il ne dispose pas comme Berlusconi de plusieurs chaînes pouvant relayer la bonne nouvelle… La France connaît un redressement spectaculaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy 1er !!!
En nommant lui-même le Président de France Télévision, Sarkozy va se donner les moyens de placer qui il voudra à la tête d’un groupe disposant de plusieurs chaînes et de missions d’informations qui étaient justement supposées assurer un «certain pluralisme» comme disent certains…
Et lorsqu’il prétend que la démocratie est sauve du fait que l’Assemblée Nationale pourra s’y opposer, il oublie de mentionner qu’il faudrait que 3/5eme du Parlement désapprouve sa proposition pour que la nomination ne se fasse pas ! Or, il faudrait pour cela que le groupe UMP le fasse, ce qu’il se gardera bien de faire, évidemment.
(Sources des informations entre guillemets : article de Libération.fr du 25/06/08)
F : Le bateau coule !
B : Faut s’accrocher au bastingage.
F : Ca secoue fort…
B : Normal, vu la hauteur des vagues.
F : J’ai jamais vu le film «Titanic»…
B : Moi si.
F : Et alors ?
B : Il y a eu des rescapés.
F : Est-ce qu’on peut rencontrer aussi un iceberg, nous ?
B : La question est de savoir si nous ne l’avons pas déjà rencontré…
F : Parce que tu crois vraiment que le bateau coule ?!? Moi, je disais ça sans savoir.
B : Le navire plonge régulièrement dans des creux de vagues importants, mais…
F : Tu crois que l’on peut craindre une lame de fond ?
B : Je ne sais pas au juste ce qu’est une lame de fond.
F : Une grosse vague ?
B : Ouais, une grosse vague, c’est ça que je crains. Une plus grosse que les autres.
F : Le capitaine du bateau est introuvable. D’ailleurs, je ne l’ai jamais rencontré.
B : Il n’y a jamais eu de capitaine sur ce navire… C’est la force du destin qui nous guide.
F : Je ne crois pas trop au destin. Mais je suis croyant. Je crois en Dieu.
B : Alors... Si c’est Dieu qui nous guide, tu n’as qu’à prier !
F : Je n’ai jamais su prier, je ne sais dire que «Mon Dieu», «Mon Dieu»…
B : Eh bien, dis-le.
F : Mon Dieu ! Voilà, c’est fait.
B : Et le bateau continue à prendre l’eau.
F : Pourquoi les vagues s’acharnent-elles contre nous ? Il n’y a même pas eu d’avis de tempête.
B : Mais il n’y a pas de tempête. Nous constituons un obstacle pour ces vagues, c’est pour ça qu’elles cherchent à nous balayer.
F : Il faut qu’on arrive à résister !
B : Il faudrait, oui, mais ce qui se cache derrière ces vagues est plus puissant que nous. La loi, la réglementation, la force des contrats ou de leur absence, l’organisation toute entière de la société, tout est en place pour nous balayer.
F : Il faut sortir de la société au plus vite !
B : Plus facile à dire qu’à faire !
F : On aurait jamais du monter sur ce navire…
B : Le problème c’est qu’on y est placé très tôt, sans qu’on le désire. Tu te souviens d’avoir embarqué, toi, sur ce bateau ?
F : A vrai dire… Non.
B : Et pour cause ! On a pas le choix. Je te le disais tout à l’heure, la force du destin. Il y en a pour qui la mer n’est jamais démontée, ou presque jamais et certainement pas assez longtemps pour qu’ils puissent craindre de couler. Ils ont juste le mal de mer, de temps en temps… Un malaise plus ou moins grand, un mal de vivre plus ou moins important. Ils peuvent choisir de sauter par-dessus bord et ils le font parfois, mais c’est un choix ; et là, encore, ils peuvent choisir au dernier moment de nager et de remonter à bord.
F : Mais nous sommes deux, là… Et il y en a d’autres de l’autre côté du navire. Nous nous connaissons à peine, nous faisons tout juste connaissance. Pourquoi nos destins seraient-ils les mêmes ?
B : C’est tout le problème. La force du destin ce serait un peu cette lame de fond que tu évoquais tout à l’heure. Je te disais que je ne sais pas ce que c’est exactement, mais on peut l’imaginer quand même ; quelque chose qui vient du fond, des profondeurs, et remonte à la surface pour tout bousculer, renverser, balayer…
F : Et nous connaîtrions tous, au même moment, les mêmes tourments ?
B : Pourquoi tous ? Nous ne sommes que quelques-uns sur ce navire, et d’autres voguent ailleurs avec d’autres individus et d’autres encore vogueront demain. Pas tous au même moment, mais jour après jour… Chacun son tour.
F : Le destin dont tu parles, c’est un peu comme l’un de ces dieux grecs qui nous en voudrait particulièrement ?
B : Non. Le destin dont je parle, c’est un peu le train dans lequel on nous placerait au départ, à la naissance et sa destination. Il y a ceux qui seraient placés d’office dans un TGV, d’autres dans un train classique mais en première classe, d’autres en seconde et d’autres encore dans des espèces de navettes avec un chemin très compliqué à effectuer pour atteindre ne serait-ce qu’un but, une destination. De nombreux arrêts, des lenteurs interminables, des pannes même… Comme si la compagnie n’avait plus de crédits à affecter à leur convoi.
F : Je vois. Vaguement.
B : C’est le cas de le dire !
F : Oui. Ce n’est pas le communisme qui voulait lutter contre ça ?
B : Si, si… Mais on ne dit plus «le communisme» depuis longtemps. On dit «le communisme, cette vieille utopie». L’un ne va plus sans l’autre.
F : Il faudrait une révolution ! Qu’on torde le cou à ce maudit destin et qu’un gros navire vienne nous chercher, nous sauver, nous et tous les autres… Et on serait tous en sécurité sur un beau paquebot, tous logés à la même enseigne !
B : Tu ne serais pas un peu utopiste, toi ?
F : Je suis surtout désespéré.
B : C’est le propre du destin quant il frappe fort. Il ne te laisse pas d’autre alternative que le désespoir, et pas même ou rarement une consolation.
F : Mais pourquoi le destin frappe-t-il ?
B : Parce qu’il se veut inéluctable. A l’égal de la mort. Il faut une volonté énorme pour y échapper, le contrecarrer, trouver la force de plonger et de nager jusqu’à d’autres bateaux, plus gros, en route vers de meilleures destinations. Des bateaux plus solides où, au bout du compte…
F : Je sais, tu l’as déjà dis. Des bateaux où l’on a rien d’autre à craindre que le mal de mer.
B : Exactement.
F : On va couler ?
B : Je ne sais pas. Si on est réunit toi et moi, comme les autres à l’arrière, sur un navire en perdition entouré de vagues violentes, c’est certainement qu’on est arrivé au bout de quelque chose. Est-ce qu’on est vraiment arrivé tout au bout, sans qu’aucune chance ne nous soit laissée ? Peut-être, je ne sais pas.
F : Si on s’en sort, il faudra quand même apprendre à nager…
B : Ouais. Encore faut-il que lorsque l'on plongera la mer ne soit pas démontée !
Juste pour ces paroles écrites par Véronique Sanson en 1979, ce couplet-là surtout puisque le reste ressemble moins à ma vie... Juste pour dire que si tout n'était pas "mirage", ma vie a sombré dans un certain chaos, par bien des côtés. Aussi, alors que j'aimais déjà l'interprêtation qu'en faisait Sanson, je suis tombé amoureux de celle qu'en a faite Miss Dominique, candidate à la Nvelle Star il y a environ deux ans...
Je regrette qu'elle ait apporté son soutien à Sarkozy lors de l'élection mais elle a au moins une excuse ; cette femme à moins de vingt-cinq ans alors, et j'ignore qui l'a entraîné dans cette "galère" ; mais ce qui est sûr, c'est qu'elle a un talent fou... L'une des meilleures voix de la scène française d'aujourd'hui. Et même si elle rate un peu un couplet, dans cette version "live" enregistrée en pleine compétition, elle dégage une émotion rare... Très rare et très belle.
"Quand j'n'aurai plus le temps
De trouver tout l'temps du courage
Quand j'aurai mis vingt ans
A voir que tout était mirage
Je tire ma révérence
Ma révérence"
C’était hier soir et j’ai reçu le GAYATTITUDAR du meilleur blog sur G.A. pour l’année 2007 et, m’a-t-on indiqué, pour le 1er semestre 08.
Ils étaient pas moins de 20 gaïens réunis dans un hôtel parisien, hier soir, et qu’elle ne fut pas ma surprise de constater qu’au lieu d’être invité par un super beau mec à coucher avec lui dans le dit hôtel, ce pour quoi je me présentais à la réception à 20H pile, le réceptionniste m’indiqua qu’en effet il m’attendait mais au lieu de me donner un numéro de chambre et de commencer par le prévenir de mon arrivée par téléphone, il m’accompagna jusqu’à un salon où je trouvais donc ces 20 gaïens réunis autour d’une statuette, peut-être en or, qui représentait la statue de la liberté mais cette fois, la torche était tenue par un homme ! Très belle statuette d’ailleurs, d’environ un mètre de haut et pas clinquante du tout pour un sou !
Emu, ne sachant trop quoi penser, je fus accueilli par ce très beau mec avec qui j’avais parlé par webcam et dont je connaissais le visage, bien entendu, qui m’indiqua de suite de quoi il retournait.
Il m’expliqua qu’il existe une confrérie de gaïens, qui font très peu ou jamais de posts mais en sont des lecteurs assidus, et qui se réunissent chaque mois pour parler des différents blogs, posts et commentaires laissés sur G.A. dans le mois écoulé. Lui-même, dont le pseudo est Grebulu (je n’ai pas noté l’orthographe exacte et résultat, je ne le retrouve par sur G.A. ce matin !), est Président de la dite confrérie et cette année ils ont décidé qu’ils mettraient en place une cérémonie annuelle ou pas, à une date qu’ils leur conviendraient de fixer, mais qui aurait pour objet de couronner les meilleurs blogs et auteurs de commentaires sur G.A.
Cette année, c’est donc moi qui ai été sélectionné à l’unanimité des votants !
Bien entendu, il m’a fallu improviser un discours… J’ai commencé par remercier les gaïens présents, dont aucun ne m’étaient connus, puis par remercier les fondateurs du site (absents parce que non membres de cette confrérie), sans qui mon blog n’aurait pas pu exister et tout le bla-bla habituel, puis j’ai eu la présence d’esprit de demander qu’on veuille bien faire livrer la «statuette» à mon domicile, sachant que j’étais venu en transport en commun et qu’elle a également une autre particularité par rapport à l’originale, outre qu’il s’agit d’un homme au lieu d’une femme, il se trouve également entièrement nu !
Grebulu, (le Président de la confrérie, pour ceux qui n’auraient pas suivi), me proposa alors que l’on aille tous faire un repas dans un endroit qu’ils avaient réservé en banlieue parisienne. C’est ainsi que nous partîmes à vingt, du moins le pensais-je tout d’abord, sachant que je montais avec le Président et une dizaine d’autres dans un mini-bus apparemment loué pour l’occasion, tandis que les autres se dispersaient sans doute pour rejoindre d’autres véhicules ou les transports en commun, je ne sais trop… Toujours est-il que nous n’étions plus que dix, (les gaïens présents dans le bus), lorsque nous arrivâmes devant un hangar, désaffecté, mais dont je pouvais apercevoir qu’il était décoré de quelques banderoles et assez bien éclairé à l’intérieur puisqu’il était grand ouvert lorsque nous descendîmes du bus.
Lorsque j’entrais, je découvris qu’une grande table avait été dressée, avec de jolis candélabres allumés et quelques projecteurs placés ici et là, mais pour le reste et hormis les chaises, le hangar était vide.
Grebulu m’installa à la place d’honneur, au centre, et s’assit face à moi, tous les autres gaïens s’installant tout autour de la table.
Je passe sur les détails du repas, composé d’une entrée, d’un plat et d’un dessert, le tout succulent et servit par deux hommes bien habillés mais très simplement ; costume noir, chemise blanche, cravate noire et une petite particularité, ils portaient chacun une oreillette.
A ma grande surprise et dès le début de repas, les gaïens présents ne parlaient pas entre eux mais avaient tous les yeux fixés sur moi ; à commencer par Grebulu, mais comme il était assit face à moi, c’était déjà plus logique. Un petit peu impressionné par l’attention soutenue dont j’étais l’objet de la part d’autant de personnes à la fois, je bu d’un trait le verre de champagne qui m’avait été servi et, surpris d’être le seul à en bénéficier, je lançais : «Comment ça ? Les autres n’y ont pas droit ?»
Grebulu me sourit et m’indiqua qu’en effet, aucun d’entre eux n’aimait le champagne…
Bon. J’enregistrais l’information et commençais à craindre un dîner plutôt pesant, sachant que les sourires ne semblaient pas de mises autour de la table !
Fort heureusement, à peine les entrées servies et tandis que l’on continuait de m’abreuver de champagne, fort bon d’ailleurs et délicieusement frais, je fus entraîner à répondre à une série de questions, une véritable batterie devrais-je dire, sur mon blog, mes posts, les idées qui me venaient à l’esprit, mon engagement politique, les personnes que je fréquentais sur G.A., bref, j’avais à peine le temps de porter une bouchée à ma bouche et de boire une gorgée qu’une nouvelle question m’était posée ! L’intérêt que suscitait ma personne me surprenait et naturellement, un peu grisé par l’alcool qui plus est, je commençais à me sentir, comment dire… Important.
C’est donc ainsi que je fus amener à répondre à des tas de questions très diverses : Connaissais-je les fondateurs du site ? Ces derniers étaient-ils, à mon avis, plutôt de gauche ou bien de droite ? Se cachaient-ils des hommes ou des femmes politiques derrière certains pseudos, moi-même n’étais-je pas affilié de près ou de loin au PS ? Au parti Communiste ? A L.O. ou la L.C.R. ? Avais-je déjà rendu visite à certains gaïens à leur domicile et si oui, avais-je trouvé des tracts et que disaient-ils ou représentaient-ils ? Etais-je réellement, tel que je le disais parfois sur mon blog, anti-sarkozyste ? Est-ce que j’émettais mes propres avis ou ces derniers m’étaient-ils soufflés par un autre gaïen ou toute autre personne extérieure à G.A. ? Une organisation peut-être ?...
Au milieu du repas, j’avoue que je me trouvais déjà passablement saoul, (j’adore le champagne), et véritablement épuisé par toutes les réponses à apporter. Non, je n’étais pas membre d’un parti politique, à peine syndiqué et davantage pour suivre un délégué syndical dans son combat que par adhésion totale au syndicat… Oui, je connaissais deux ou trois gaïens, mais avant d’être sur G.A. et c’était par leur entremise que j’avais connu le site puis m’étais lancé à mon tour… Oui, ils avaient des idées bien arrêtées en politique mais à ma connaissance, ils n’étaient membres d’aucun parti… Oui, ils votaient plutôt à gauche, ou vert… Non, je ne pensais pas qu’ils votaient ordinairement communiste ou pour L.O. ou la L.C.R…. Non, je n’avais pas couché avec des hommes politiques, du moins à ma connaissance ou en tout cas, qui soient connus… Non, je ne connaissais pas d’hommes politiques dont l’homosexualité serait cachée, même s’il devait y en avoir… Non, j’ignorais si certains étaient pédérastes… Non, je ne faisais l’objet d’aucun chantage qui m’obligea à critiquer le gouvernement ou le Président autant que je le faisais…
A un moment, je fus très surpris par une question concernant la lecture que j’avais faite dernièrement d’un petit essai sur l’alter-mondialisme ; je ne me souvenais pas du tout avoir fais un post à ce sujet ! Mais comme je me trouvais déjà complètement saoul, (nous en étions au dessert et l’on continuait à me servir le même champagne dès que mon verre était vide), je pensais vaguement que j’avais du en faire un, même si je n’en avais pas le souvenir ; et le gaïen en question, assit juste à la droite de Grebulu, de me demander ce que j’avais pensé de cet essai et si je connaissais les personnes qui y étaient mentionnées, Bové par exemple, et d’autres dont ils me citèrent les noms avec une précision et une connaissance qui m’impressionnèrent !
Enfin, nous arrivions à la fin du repas. L’attention à mon égard semblait être descendue de plusieurs crans et Grebulu finit par annoncer que nous allions nous séparer parce que nous devions libérer le hangar à une heure précise. Un peu confus, je bredouillais que je comprenais parfaitement et Grebulu m’annonça qu’il allait me raccompagner à mon domicile dans son véhicule personnel et que les autres rentreraient en bus.
A partir de là, tout se précipita. Je pu à peine remercier une dernière fois les membres de la confrérie présents, qui étaient déjà tous à compulser leurs portables et autres objets de communication ultra-modernes que je ne connaissais pas et qui répondirent à peine à mon salut tandis que Grebulu me poussait sans ménagement vers la sortie.
Il m’indiqua au passage que la statuette me serait livrée chez moi, comme convenu, et à ma grande surprise, c’est à un métro qu’il me déposa m’indiquant qu’il venait de se souvenir qu’il avait un rendez-vous important dans l’heure qui suivait. Il refusa la bise que je m’apprêtais à lui faire, me serra la main et murmura « A bientôt » sans même me jeter un regard, ou seulement de biais et vite fait, avant de redémarrer en trombe et de me laisser-là, porte de Pantin, près d’une bouche de métro en effet ; il était minuit.
Je rentrais tant bien que mal et si j’avoue être quelque peu déçu et perplexe par la manière dont la soirée de gala, en quelque sorte, s’est terminée, je n’en suis pas moins fier d’avoir été distingué par un grand nombre d’entre vous, tous des gaïens bien discrets et qui ne publiaient jamais aucun post ni aucune photo de vous mais qui êtes des lecteurs assidus de nos écrits, posts et commentaires, et j’attends maintenant avec impatience la livraison de la statuette !
PS : Et si Grebulu pouvait me donner l’orthographe exacte de son pseudo… Sachant que le mail que je lui ai fais parvenir ce matin pour le remercier m’a été retourné avec la mention «adresse non valide», je suis très frustré !
A quand la privatisation de France 2 ? Je le demande parce que je suis pour...
Je ne suis pas sûr que Benoît Hamon, dont je faisais la publicité tout à l'heure, serait d'accord avec moi, mais je ne suis pas son porte-parole !
Or donc, je considère depuis plusieurs années que France 2 est une chaine qui n'apporte rien en terme de service public, ou à peine plus qu'une chaine privée quelconque ayant ses moyens.
Je considère également que la publicité est une manière de "vendre une partie du temps de cerveau disponible" des téléspectateurs, (comme le disait un ex dirigeant de TF1) et qu'à ce titre il y a longtemps que France 2 a dépassé les bornes ! Installez-vous pour regarder une émission intéressante, généralement très tard le soir, ce qui est déjà suspect au regard de "la mission de service public", et vous aurez encore le droit à des minutes et des minutes de pubs à tout va !
Insupportable.
Pourquoi j'écoute France Inter ou France Culture, suivant les heures ou les jours, d'abord parce qu'il y a très peu de pubs ! Ensuite parce qu'il y a aussi des émissions intéressantes, évidemment.
Je me souviens qu'ado, lorsque nous partions en province avec mon beau-père et qu'il écoutait telle ou telle radio privée dans la voiture, j'étais absolument sidéré, dégoûté, "engorgé" de publicités indigestes... Comment peut-on supporter tout ce ramassis de conneries débitées à longueur de journées, jusqu'à utiliser des musiques classiques (parfois) et des acteurs talentueux et morts (parfois), pour vendre je ne sais quel produit mais je sais très bien avec quelle insistance !!! Insupportable ! Débilitant ! Complètement délirant... Et si toutes les émissions de Fce Inter et Fce Culture étaient rachetées et installées sur des radios privées avec les même matraquage de pubs qu'elles pratiquent aujourd'hui, je ne les écouterais pas. Fini la radio, dans ce cas. Point barre.
Si je rejoint Sarkozy sur sa première proposition de suppression de la publicité sur les chaines de télévision, (il est revenu en arrière depuis), ce n'est évidemment pas pour les mêmes raisons et je ne suis pas dupe...
Cependant, dire que la suppression d'une partie de la pub sur les chaines de sce public ne servirait que TF1 me paraît faux. Cette suppression servira aux chaines du cable également, parfois inventives mais manquant de moyens financiers.
Qu'apporte France 2 en terme de programmes culturels dignes de ce nom où qu'on ne puissent trouver ailleurs ?!? Et la co-production, pour arriver à quoi ? A un énième "Napoléon" baclé avec Clavier en vedette, comme ce fut le cas il y a deux ou trois ans ? Ou des feuilletons d'été sans intérêt ?
De vraies chaines de service public existent déjà qui rendent inutile France 2 :
- France 5, pour les documentaires, les débats politiques, les émissions jeunesse...
- Arte pour les soirées culturelles, instructives et les diffusions de films, téléfilms et co-productions de qualités...
- France 3, qui pourrait être nationale le soir, à compter d'un grand journal à 20H (par exemple), et le reste de la journée être régionale. Cette même chaîne pourrait assumer les quelques débats politiques de soirées qu'organisent France 2, soit à peu près la seule chose de sce public que cette chaine réalise et que ne font pas les chaines privées concurrentes (en dehors des périodes d'élections). De même, France 3 pourrait participer à la création de grands téléfilms de qualité, avec davantage d'exigences que n'en avait France 2 au final.
Ainsi, avec la suppression de France 2, (soit la privatisation, certainement, et donc un nouveau concurrent pour Bouygues, tant mieux !), le pays peut : rien qu'avec la redevance actuelle et un peu de publicité (mais beaucoup moins qu'actuellement car il faut lutter contre cet abrutissement !), réaliser une télévision publique de qualité où chacun pourrait se retrouver !
Non : je ne paye pas la redevance pour que des salaires mirobolants soient payés à des Drucker, Durand, Ruquier, Pujadas, et j'en passe. On peut apprécier l'un ou l'autre, peu importe ! Le service public ne doit pas être de gros salaires à la manière du privé, c'est une hérésie. PPDA était peut-être le "plus regardé" donc le mieux payé, mais était-il le plus talentueux ? De plus, ce n'était jamais qu'un présentateur... Ce qui compte, c'est l'équipe éditoriale derrière, celle qui réalise réellement le journal, pas le présentateur.
La télévision publique ne peut pas lutter contre les divertissements bas de gamme de chaines privées qui continueront de faire de l'audience et d'avoir un bon chiffre d'affaires, mais payer la redevance pour que France 2 "concurrence" TF1 : non, merci !
Dernière chose : les salariés de France 2... Eh bien, quoi ? Avec davantage de moyens, France 5, France 3, Arte, chacunes de ces chaînes pourra être en mesure d'en embaucher un certain nombre et d'autres préfèreront rejoindre la nouvelle chaîne privatisée, ex-France 2 pour de meilleurs salaires ! Sans compter qu'avec le développement de chaînes régionales en journées, avec plus de moyens, des postes également seront créés.
Donc, oui à la disparition de France 2 via sa privatisation : et pourquoi pas la proposer à Canal +, par exemple ? Ils ont une chaîne cryptée, spécialisée, ils auraient également une chaîne à large diffusion et ils sont largement en capacité de concurrencer efficacement TF1. Le seul écueil me semble-t-il, je vous l'accorde, serait que France 2 soit vendue à un groupe aussi proche de Sarkozy que l'est certainement Bouygues...
Eh bien, nous avons suffisamment de parlementaires d'opposition et une opinion publique capable, peut-être enfin, de se mobiliser pour que cela n'arrive pas ! Quitte à opter pour un groupe étranger. (Hormis celui de Berlusconi ou de Murdoch, évidemment...).
Oui à la diminution substantielle de la publicité sur les chaînes du service public et à une redistribution du produit de la redevance (indexée sur l'inflation) et de la pub aux seules chaines de service public qui remplissent réellement leurs missions et qui se suffisent ou suffiront largement dès lors qu'elles auront plus de moyens donc, davantage encore d'émissions de qualité !
Benoît Hamon est membre du P.S., actuellement député européen et co-fondateur avec Noël Mamère du groupe de réflexion La Forge, (voir plus bas).
Sur son blog (fml), il critique la directive «retour» relative à la politique concernant les immigrants illégaux dans l’U.E., et votée par une majorité de parlementaires européens, en fustigeant la possibilité de rétention administrative à 18 mois, ce qui me paraît évidemment, également, exorbitant !
Il précise également que cette directive «bafoue l’ensemble des droits des mineurs, qui pourront désormais être emprisonnés, privés de scolarité, envoyés sans accompagnateur et sans ressources dans un pays qui leur est complètement inconnu.»
Il ajoute que «Les personnes gravement malades, elles, pourront être renvoyées de force alors que rien ne garantit que des soins adéquats puissent leur être prodigués.»
Ce qui lui fait dire dans une interview au Point le 20/06/08 : «La réalité de la construction européenne est le contraire de la promesse européenne. Le projet est séduisant, mais dans les faits, l’Europe, c’est aussi, entre autres, ce “Pacte européen sur l’immigration et l’asile”. C’est notamment de cela que les citoyens ne veulent pas.»
Dans cette même interview au Point.fr, il défend un point de vue clair sur les priorités que devrait se fixer la présidence française du Conseil de l’U.E. : s’intéresser de près à l’harmonisation fiscale et sociale, pour éviter tous les dumpings existant et pouvant exister et il propose également la fixation d’un périmètre garanti pour les services publics au sein de l’union européenne. Il rejoint également d’autres voix au PS et ailleurs pour réclamer la révision du mandat de la banque centrale européenne «pour qu’elle soit responsable de croissance et d’emploi.»
Sachant que les organes dirigeants du PS ont fondé un groupe de travail destiné à plancher sur le cas Besancenot et la réponse à apporter de manière à le contrer lorsqu’il tente de rallier à lui les socialistes les plus à gauche, Hamon a décliné l’invitation de rejoindre ce groupe en indiquant sur son blog : «A Solferino, on s’inquiète de la montée du péril sur notre gauche et on crée donc une commission. On s’inquiète moins de notre droite, pas de groupe de travail sur le Modem prévu.»
Dans une tribune rédigée avec quatre autres député(e)s socialistes (Lebranchu, Dussopt, Coldberg et Juanico), suite à l’annonce de la loi sur la modernisation de l’économie en France, ces député(e)s dont Benoît Hamon mettent en garde contre la mise en place d'une politique économique où la réponse au problème du pouvoir d’achat en berne pour de nombreux ménages consisterait simplement à généraliser une sorte d’économie «low cost», au moindre coût, au détriment d’une politique d’augmentation des salaires. Leurs arguments ne sont pas dénués d’intérêts… A lire ici : fml
En novembre 2007, il s’exprimait dans cette vidéo sur les raisons de la création du groupe de réflexion La Forge (fml) dont il est le co-fondateur avec Noël Mamère :
Vidéo dans laquelle il dit notamment : «Nous sommes en désaccord profond avec l’idée qu’il faille renoncer au financement et à la mise en œuvre de puissants mécanismes de régulation et de redistribution.»
Enfin, dernier argument pour qu’il soit Président un jour… Il n’est ni énarque, ni polytechnicien et pas même avocat ! (Ouf…). Argument ultime : il est un peu à mon goût ; ce qui m’oblige à me concentrer davantage lorsqu’il s’exprime ! :)
Pas trop envie de dormir cette nuit… Envie de sortir ? Bof ; la nuit est là, je suis loin du centre, et puis il y a des loups qui errent la nuit…
Fut un temps où je m’en fichais pas mal, mais les « accidents de la vie » vous font parfois prendre des virages inéluctables ; comme celui de se méfier de la nuit. Définitivement. Enfin, pour le moment…
Les loups… Moi, je n’ai pas l’esprit de «meute». Je ne pourrais donc pas être un loup. Si j’étais un fauve, je pense que je serais au mieux un lion, un tigre, peut-être un lynx…
Le loup me fait moins peur que certains êtres humains, en fait. C’est fou ! De même, si certains fauves comme le lion ou le tigre peuvent nous dévorer, à moins d’avoir une arme appropriée pour les combattre, il me semble que je peux gagner un combat contre un loup. Mais un lion ou un tigre adulte, non. Leur mâchoire à elle seule suffirait à m’arracher plusieurs membres.
Ces réflexions étant faites, et l’envie de me fondre dans un sommeil que je vais convoquer, d’une manière ou d’une autre, je vais laisser ce clip que j’aime bien (et qui fera râler les pourfendeurs d’un certain type de «variétés»)… Un mixage entre deux clips et deux chansons, de Farmer et de Madonna. Bonne nuit.
"The Beast Within" mixed with "Beyond My Control" by Mylene Farmer. Video & mix by diegominogue.
PS : au fond, je pense que je serais plutôt un lynx… Lui au moins, il «chasse» en solitaire ! Enfin, un lion est un peu trop «macho», (pas trop mon caractère), et un tigre naturellement très féroce… Et puis, ma vue n’est pas trop mauvaise. :)