Je me dirigeai d’un pas lent vers son domicile situé à quelques encablures de la gare, d’où je venais. Trois heures de trajet, trois heures d’ennui et de soucis. Ces fêtes de fin d’année me pesaient.
Lorsque j’arrivais devant sa porte, je sonnais et la plus petite m’ouvrit ; elle parut joyeuse de me voir. Je me baissais pour l’embrasser et plaçais ma valise sur le côté, dans le couloir de l’entrée. Tandis que je m’approchais de la cuisine, Greta apparu ; une seconde d’hésitation puis un sourire avenant pour m’accueillir, mais le regard ne suivait pas. Elle m’engagea à la suivre dans la cuisine où elle me proposa un café.
- A moins que tu ne désires boire autre chose ? »
- Non, un café ira parfaitement. » répondis-je.
Tout en préparant le café, elle s’enquit de mon voyage et je répondis qu’il s’était bien passé, tranquille. Elle fit mine de s’y intéresser et d’un ton neutre remarqua que ce devait être long, quelques fois, ces voyages en train. J’acquiesçais tout en m’asseyant à la table de la cuisine.
- Oui. » finis-je par dire.
- J’espère au moins que tu ne l’a pas croisé ? »
Cette fois, son ton était plus ferme et pressant…
- Non, pourquoi ? Il devait prendre ce train ? »
- J’en sais rien ! Mais avec lui, on peut s’attendre à tout. »
J’acquiesçais mollement, peu convaincu sur le fond ; s’attendre à quoi ? A ce qu’il fasse un aller-retour entre Paris et cette ville de province où il résidait, tout comme elle ? A ce qu’il passe les fêtes de fin d’année ici et non là-bas, avec ses amis ? Lui en restait-il seulement, des amis, à Paris…
- Enfin, le principale c’est qu’il nous laisse tranquille ! »
J’acquiesçais une nouvelle fois, tandis qu’elle s’allumait une cigarette debout devant moi. J’en allumais une à mon tour.
- Les enfants ne sont pas là ? » demandais-je alors. « J’ai aperçu la petite mais pas les autres… »
- Lisa a du remonter dans sa chambre, Carole est à Paris chez sa cousine… »
- Ah oui, tu me l’avais dis. »
- Et les deux autres sont sortis, chez des copains, je crois. Mais ils seront là pour le dîner, t’en fais pas. »
- Pas de problème. J’ai quelques cadeaux dans mon sac ; je les place sous le sapin ? »
- On verra ça après. Mais fallait pas ! On a tout ce qu’il faut. »
Le café était prêt. Elle posa sa cigarette dans un cendrier et m’en servit une tasse. Le sucre se trouvait dans une boite sur la table, elle me la désigna du doigt. « Sers-toi. »
J’obtempérais.
- Tu n’en bois pas ? » demandais-je.
- Non, je suis déjà bien assez nerveuse comme ça. »
- Oui, les enfants doivent être particulièrement excités. »
- Bof… C’est même pas ça. Non, mais chaque fois que les garçons sortent, je me demande s’ils ne vont pas tomber sur leur père et ce qu’il pourrait bien inventer encore, il est tellement con ! »
Je m’étais habitué à son aigreur depuis un an qu’ils se trouvaient séparés, mais pour le coup, je ne trouvais rien à dire. Je connaissais son ex, je le connaissais même bien puisque nous avions été amis durant très longtemps et je n’imaginais pas trop quelle turpitude il pourrait bien faire subir à ses enfants s’il les rencontraient… Sans doute se contenterait-il de leur dire bonjour et ils continueraient leur chemin. Ou bien, il les inviterait à passer chez lui, un de ses soirs ; bref, rien que de très normal pour un père divorcé.
- Tu n’as pas trop à t’en faire, finis-je par dire, il n’a jamais été spécialement… mauvais avec les enfants. »
Depuis quelques temps, je m’astreignais à choisir les mots que j’utilisais dès lors que je discutais de lui avec elle. Elle s’emballait trop vite et trop fort dès que l‘on abordait ce sujet.
- Hum ! »
Elle prit un air mauvais, écrasa sa cigarette dans le cendrier et s’assit face à moi, un peu lourdement. Elle avait repris du poids ces derniers temps.
- Je suis obligée de faire attention à tout, si tu savais… J’ai déjà interdit à Marc de lui parler sur MSN et pour Eric, heureusement, il a décidé de le faire de lui-même. »
- Ah bon ? Il ne veut plus parler à son père ? »
- Tu parles ! Il a bien compris à qui il avait à faire. »
Eric avait douze ans, c’était le plus âgé des deux garçons ; son frère en avait huit.
- Leur dernière rencontre s’est mal passée ? » m’enquis-je, un peu surpris.
- Quelle rencontre ? Il n’est pas question qu’ils le voient ! Le jugement n’a toujours pas été rendu et de toute façon, je ne laisserai pas faire, crois-moi ! »
Le ton était ferme, sans appel. Décidément, ce divorce se passait mal et je ressentais comme un petit pincement au cœur en pensant à lui, ce père qui avait été mon ami et qui parlait avec tellement de fierté de ses fils, avant…
- Il ne demande pas à les voir ? » demandais-je, en adoptant un ton le plus neutre possible.
- Il peut toujours, mais de toute façon je fais ce que je veux puisque rien n’a été décidé par le juge la dernière fois. »
Je risquais une remarque qui pourrait lui déplaire mais je ne pu m’en empêcher.
- En même temps, ils risquent de finir par le réclamer, à la longue… »
Ses lèvres esquissèrent un petit sourire mauvais.
- Pas avec ce que je leur raconte à son sujet. » finit-elle par répondre.
Je marquais ma surprise par un léger recule sur ma chaise et je la fixais du regard, un peu inquiet.
- Mais tu leur racontes quoi exactement ? »
- Tout ! J’ai appris à le connaître parfaitement durant toutes ces années et pour moi il est maintenant définitivement catalogué. C’est un con ! Sans compter le reste…»
- En même temps, les cons sont légions… ». Je ne pu m’empêcher ce trait d’ironie, que j’accompagnais d’un sourire mais elle garda son air revêche.
- Et ce que tu appelles le reste, c’est quoi exactement ? Après tout, vous êtes séparés à présent… »
- Mais tout ! Tout ! » Elle s’énervait. « J’ai passé quinze ans à supporter ses conneries et maintenant ça continue ! Et je ne parle même pas de la pension qu’il a osé me demander ! »
- C’est vrai que c’est pas tellement commun pour un père ; mais tu as gardé la maison, la voiture, les meubles, c’est déjà ça, non ? Elle est de combien la pension, déjà ? »
- 150 €. Tu te rends comptes ? Alors que je nourris ses mômes, il ose me demander une pension, on rêve ! »
- Si tu as des difficultés, au point où j’en suis… »
- Des difficultés pour quoi ? »
Elle était très excitée. Elle se leva et se dirigea vers la cuisinière pour examiner le contenu du four ; quelque chose y cuisait. Elle me tournait le dos lorsqu’elle reprit la parole :
- De toute façon, je ne la paye pas sa pension. Il ne manquerait plus que ça ! »
- Ah bon ? »
De nouveau, je marquais ma surprise. J’avais conversé avec elle plusieurs fois par téléphone ces derniers mois et la mention d’une pension à verser chaque mois revenait régulièrement au titre de ses difficultés financières.
- Au début, oui. » reprit-elle. « Mais déjà, j’attendais toujours la fin du mois, exprès… ».
Elle s’était retournée et se dirigea vers le gros buffet qui occupait une partie non négligeable de la pièce. Elle se saisit de son paquet de cigarettes et en alluma une nouvelle.
- Et son avocat n’a pas réagit ? » demandais-je.
- Pfft ! Une lopette. Ils vont bien ensemble, tous les deux. De toute façon, son avocat ne doit pas croire un instant ce qu’il raconte… »
- Et d’après toi, il lui raconte quoi exactement ? »
- N’importe quoi ! Tout ! Tout et n’importe quoi. »
- En même temps… Jusqu’à présent, les jugements t’ont plutôt été favorables. »
Elle restait debout, appuyée sur le buffet et tenait sa cigarette près de ses lèvres.
- Les jugements… Ils sont toujours en cours, rien n’est fini. C’est bien pour ça que j’ai intérêt à garder les enfants hors de son influence. »
Je fronçais les sourcils, un peu malgré moi, parce que je n’appréciais pas trop sa façon de présenter sa défense. Au fond, je commençais à la juger redoutable. Je l’avais d’ailleurs appris à mes dépends puisqu’elle me tenait à présent ; les milliers d’euros que je lui avais prêté avant leur séparation, il ne tenait qu’à elle de me les rendre… Ou pas. Un héritage qu’elle devait percevoir devait y suffire, et même largement, mais elle s’abstenait bien de le percevoir pour le moment ; elle le gardait au chaud, à l’abris, à l’étranger.
- Tu n’as pas peur de créer des perturbations chez les enfants ? »
Je posais la question de façon abrupte, mais je ne pu m’empêcher cette entorse à mon attitude habituelle avec elle, celle qu’elle réclamait de tous ceux qu’elle acceptait à son domicile, celle qu’elle exigeait de tous ceux qui désiraient sauvegarder un lien affectif avec les enfants.
Elle se raidit avant de me répondre et un léger tic nerveux déforma un instant ses lèvres ; je remarquais au passage qu’elle avait forcé sur le rouge. C’était un brin vulgaire.
- Les enfants ? Ce sont les miens, non ? Il n’avait qu’à s’en préoccuper avant ! »
- N’exagérons pas… Enfin, je ne veux pas m’immiscer dans vos affaires personnelles, mais tout de même, il ne s’en occupait pas si mal que ça, non ? »
- Tu plaisantes ? »
Elle se permit un petit rire, qui sonnait un peu faux.
- Heureusement que j’étais là ! » reprit-elle. « De toute façon, ni Carole, ni Eric ne veulent plus lui parler. Si ça ne te suffit pas… »
Je sentais poindre la menace d’une sanction, même si son ton s’était radouci. Je repris un ton neutre, moins « professorale » que précédemment.
- Effectivement, c’est surprenant ! Je ne suis pas venu vous voir très souvent, j’imagine que beaucoup de choses ont du m’échapper… »
- Plus que tu ne le penses ! »
Mes paroles l’avaient revigorée ; j’étais à nouveau disponible et disposé à m’en tenir à sa propre version des choses. Elle se détendit, s’assit de nouveau face à moi et reprit la parole.
- Il faisait vivre un véritable enfer à Carole, pour tout. L’école, ses affaires… Il ne la laissait jamais tranquille une minute ! Et pour Eric, c’était la même chose. Tantôt, il fallait qu’Eric s’amuse avec lui à l’ordinateur, après il fallait qu’il lui foute la paix, et les programmes télés, je ne te raconte même pas ! »
- Il leur faisait voir n’importe quoi ? »
- C’est le cas de le dire ! Arte, des documentaires, Charlot, Laurel et Hardy… T’imagines ? Que des vieux trucs sans intérêt et les enfants s’ennuyaient, évidemment ! Résultat, c’était des crises à n’en plus finir parce que Monsieur n’était pas content du résultat. »
- C’est bizarre, il me présentait les choses différemment… »
Elle fronça les sourcils et me jeta un regard soupçonneux. Je repris, malgré tout :
- Il disait notamment que les plus petits adoraient regarder Charlot ou Laurel et Hardy avec lui. »
- Pfft ! »
Elle se leva de nouveau brusquement et fit mine de s’intéresser à son four. Je la regardais, de dos, conscient de ne pas avoir respecté la consigne qui visait expressément à ce que tout ce qu’avait pu faire le père de ses enfants devait être discrédité.
Je la voyais réfléchir, debout devant son four.
- Tu lui as parlé au téléphone, dernièrement ? »
Surpris par sa question, je pris un instant avant de lui répondre.
- Non… » finis-je par dire.
Elle se retourna et m’observa un instant. Elle du me croire et ses traits se détendirent à nouveau, un petit peu.
- De toute façon, tu as toujours été un peu naïf avec lui. » se risqua-t-elle à me dire, en revenant s’asseoir face à moi. « Il te faisait croire ce qu’il voulait, comme aux autres ! La vérité c’est qu’il avait la vie belle quant il vivait ici et pendant ce temps-là, moi je bossais ! »
- Lui aussi… »
- Tu parles ! Il aurait pu faire beaucoup mieux ! Mais il était bien trop fainéant pour ça. Résultat ? C’est à moi de régler les dettes à présent ! »
- Il est co-signataire, non ? »
- Et ensuite ? »
Son ton redevenait péremptoire et le regard soupçonneux.
- Eh bien, repris-je, il est autant engagé que toi, qu’il le veuille ou non. »
- Pfft ! »
Elle remua sur sa chaise, énervée, et détourna son regard du mien. Je laissais passer un instant puis je repris la parole.
- Tu sais, Greta, je me suis toujours efforcé de ne pas prendre parti dans votre divorce et je suis même allé plus loin puisqu’au fond, en rompant tout contact avec lui, je me suis quand même placé de ton côté… »
- Personne ne t’y a forcé. »
Elle continuait de me présenter son profil et je devinais son visage tendu, le regard fixé sur son four.
- Les choses sont allées tellement vite au début, repris-je, et à vrai dire je ne m’attendais pas du tout à votre divorce, mais j’ai tout de suite pensé que c’était parfaitement ton droit de divorcer. Personne n’est obligé de rester marié, pacsé, en vie maritale, bref… Mais c’est simplement que je trouve qu’il y a beaucoup de tensions dans votre divorce et franchement, ça m’inquiète un peu. »
- Pourquoi ? Tu as peur pour ton argent ? Tu le reverras, t’en fais pas… »
Je perçu qu’elle esquissait un petit sourire, ironique, mais elle continuait de regarder son four.
Mon aide pécuniaire m’avait mise dans une difficulté budgétaire dont j’avais du mal à me remettre et je n’appréciais pas son ton ; je ne pu m’empêcher alors de durcir le mien.
- Je ne crois pas avoir mentionné ce sujet, Greta ! J’ai bien parlé de votre divorce et seulement de ça, et de ta manière de le gérer. »
- Excuse-moi et tu as beau être un ami, ça ne te regarde pas la manière dont je gère mon divorce. Contente-toi de rester à l’écart et tout se passera bien pour toi. »
- Pardon ? »
J’étais interloqué. Ce n’était plus l’ombre d’une menace que je percevais, mais comme l’expression d’une mise en garde. Je la jugeais inadmissible dans ce contexte.
- Que veux-tu dire ? » demandais-je alors, soupçonneux.
- Rien, rien… On ne va pas gâcher la fête pour ce soir et les enfants ne vont pas tarder à rentrer. De toute façon, je te l’ai déjà dis, tu as toujours été assez naïf et j’ai toujours su qu’il faudrait que je me méfie de l’influence qu’il avait sur toi. »
Elle avait terminé son propos en se retournant de nouveau vers moi et en me regardant. Il y avait comme un air de commisération qui se dessinait à présent sur son visage. Je restais quelque peu interloqué par la tournure que prenait notre conversation et ce qu’elle se permettait de dire à mon sujet, mais d’une certaine façon, je sentais que je parvenais à la fin d’un cycle. Un cycle qui avait peut-être duré trop longtemps.
Ce que je lui avait dis quelques instants plus tôt de sa manière de gérer son divorce, je le pensais réellement ; et les propos qu’elle avait commencé à me tenir ce soir-là m’en avaient convaincu davantage encore. A cela, s’ajoutait la légèreté avec laquelle elle avait traité mon prêt jusqu’alors ; un prêt qui lui avait pourtant permis de rester à flot et de pouvoir prétendre faire face, seule, à ses multiples difficultés financières…
Au tout début, la chose était entendue ; cet argent qui devait me servir plus tard, afin de rembourser des prêts en cours, lui serait prêté selon ses besoins et remboursé grâce à l’héritage qu’elle s’apprêtait à percevoir après le décès de son père. Une maison devait être vendue, à l’étranger, et le fruit en être partagé entre ses frères, sa sœur et elle. Bien entendu, il pouvait exister des mésententes entre eux mais sur la foi d’une entente redevenue cordiale avec sa mère, elle m’affirma que cette dernière s’était engagée à se porter garante de l’argent que je lui prêterais et qui me serait donc rendu, que l’héritage soit perçu ou non, lorsqu’il me faudrait absolument pouvoir en disposer.
Et puis le temps avait passé, des mois, et la mésentente avec son mari s’était accentuée. J’essayais de rester à l’écart même si je continuais alors à parler aux deux. Enfin, le moment où la restitution de cet argent m’était indispensable arriva et à ma grande surprise, Greta me fit part d’une soudaine mésentente avec sa mère, laquelle n’était plus prête à lui avancer de quoi me rembourser, malgré les moyens dont elle disposait pour le faire.
J’en étais abasourdi, mais que faire ? Greta semblait sincèrement désolée… A cela près ; il fallu que je lui demande ce qu’il en était de ce remboursement prévu, alors que le mois au cours duquel il aurait du être effectué était déjà passé. Je mis ce silence sur le compte de la déception, peut-être une légère honte, mais un certain malaise me gagna quand je du moi-même l’appeler pour savoir ce qu’il en était. Elle savait pertinemment que l’absence de remboursement à temps, pour ces milliers d’euros prêtés, me placerait dans une situation très délicate vis-à-vis de mes propres créanciers parmi lesquels il y avait également ma banque.
Elle m’indiqua alors que je restais prioritaire si elle percevait enfin son héritage, ou parvenait à conclure un réaménagement des dettes du couple dont je savais qu’elle était la première responsable ; mais puisque j’avais moi-même agis avec une certaine légèreté par le passé, j’avais plus de mal à la juger sévèrement. Par contre, je comprenais qu’elle en taise le montant global à son mari, ce qu’elle pouvait faire sans difficulté puisqu’elle gérait leurs comptes seule, sans lui demander son avis et sans que lui, de son côté, ne se force à y plonger son regard.
Une nouvelle année commença alors, sous de très mauvais hospices. Je doutais qu’elle perçoive son héritage rapidement, sachant par ailleurs qu’une autre mésentente existait mais cette fois-ci, entre les héritiers eux-mêmes et leur volonté de vendre ou non la maison qui leur revenait. D’autre part, la détérioration de ses rapports avec son mari, qui restait alors mon ami, s’intensifia au point qu’il eut même recours à un départ précipité du domicile conjugal afin d’éviter que les tensions ne dégénèrent ; il trouva refuge chez moi. C’est ainsi que je fus amené à l’héberger quelques temps.
Je repris aussitôt contact avec Greta, naturellement, qui contesta l’évolution brutale de leurs rapports et mis le départ de son mari sur le compte d’un simple caprice. Elle contredisait tout à fait la version que lui me donnait de la détérioration de leur rapport et des propos qu’ils s’échangeaient.
Et puis, il arriva un fait qui me troubla et me fit prendre conscience qu’elle travestissait peut-être davantage la réalité que lui ; il se trouvait à mon domicile depuis quelques semaines lorsqu’il m’appris qu’elle venait de résilier le compte de son téléphone portable, sans le prévenir, et alors même qu’il lui servait de lien direct avec les enfants, lesquels pouvaient à tout moment le contacter sans avoir à chercher qui appeler, ou se soucier de me déranger. Et puis, le contexte était d’autant moins favorable pour lui et cet outil nécessaire qu’il venait de terminer un congés parentale de trois ans, suite à une entente entre deux, et qu’il devait retrouver un emploi à présent, sans pouvoir prétendre à la moindre allocation de chômage.
Je devais déjà gérer le désespoir d’un père qui voyait s’effondrer la chance de pouvoir élever ses enfants dans une entente au moins cordiale avec leur mère, qui se trouvait séparé d’eux et commençait à douter de la volonté de sa femme de voir se rétablir le statu quo qui existait entre eux avant que leurs rapports ne s’enveniment, et j’allais à présent devoir gérer également la précarité financière de cet ami que j’hébergeais et qui n’appris qu’alors combien je m’étais engagé financièrement auprès de son épouse ; ce qui fini de l’achever moralement.
Je pris la décision d’intervenir auprès de Greta et l’appelait pour lui rappeler, un peu sèchement, que je n’hébergeais son mari que parce qu’il se trouvait être un ami d’aussi longue date qu’elle et parce qu’il semblait que cet éloignement provisoire pourrait leur permettre de retrouver le calme nécessaire à la gestion de leurs problèmes. Mais je m’insurgeais contre la résiliation de l’abonnement de son téléphone qui lui permettait au moins de garder un peu d’indépendance par rapport à son hébergeant, et un contact direct avec ses enfants.
A ma grande surprise, elle adopta un ton aussi sec que le mien pour m’annoncer qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision et qu’elle considérait qu’elle n’avait pas à « payer » pour lui. Je lui rappelais alors qu’ils étaient mariés, qu’elle percevait des allocations familiales pour toute la famille et qu’elle avait perçu sur le compte commun le montant du congé parental de son mari jusque peu de temps encore auparavant. J’arguais également du fait qu’elle me mettait dans une situation très délicate, alors que son mari se trouvait très déprimé et que la situation d’hébergement que j’acceptais pour un temps ne pourrait durer éternellement. Elle garda le silence à ce sujet et écourta notre conversation.
Cette fin de non-recevoir qui ressemblait un peu à une guerre ouverte qu’elle déclarait à son mari, et qui correspondait assez à ce que ce dernier m’avait expliqué lorsqu’il avait trouvé refuge chez moi, provoqua des débats plutôt vifs entre cet ami et moi. A vrai dire, je commençais à très mal supporter de me trouver plus ou moins au centre de ce conflit dans lequel j’avais déjà pris beaucoup de risques sans savoir à l’époque à quel point leur relation était détériorée ou allait le devenir. Je lui fis reproche de ne pas s’être suffisamment préoccupé de leurs comptes communs, tandis qu’il tachait de m’expliquer qu’il n’avait pas vraiment eu le choix et qu’elle lui avait imposé cette situation en jouant sur le fait qu’il se trouvait déjà dans une situation précaire avant que d’être en congés parentale, alors qu’elle était fonctionnaire avec des revenus fixes.
J’appris alors qu’un certain nombre de prêts qu’elle avait souscrit l’avaient été à son insu et si je pouvais arguer du fait qu’il n’apportait pas de preuves absolues de ce qu’il avançait, il parvint à me troubler en prenant l’exemple de l’achat d’un mobil home qui avait eu lieu peu de temps avant que je ne commence à prêter de l’argent à Greta. Or, je savais pertinemment que cet ami détestait le camping, du moins le « caravaning ». Il n’eut pas de mal à me convaincre que ce choix n’avait pas été le sien et que pour cet achat, elle avait du souscrire seule un prêt d’un gros montant. Le fait qu’il puisse avoir raison, non seulement sur ce fait mais sur d’autres, acheva de me démoraliser.
Je ne connaissais pas Greta sous le jour d’une femme malhonnête mais je commençais à douter d’elle et à regretter de m’être montré si généreux. Ce que je ne dis pas alors à son mari, c’est que j’avais été très surpris des sommes réclamées. J’avais bien la certitude, alors, qu’elle me rembourserait quelques mois plus tard puisqu’elle bénéficiait de la caution de sa mère, mais je ne m’étais engagé aussi loin financièrement que parce que très vite un retour en arrière se révéla impossible pour moi ; avec ce qui me restait, la possibilité de rembourser l'intégralité de mes dettes n'existait plus. Dès lors, mon seul choix me paru consister à continuer de la soutenir le temps qu’elle parvienne à regrouper ses crédits avant qu’un créancier non payé ne bloque cette possibilité par une inscription à la Banque de France. Je savais que dans ce cas, aucun regroupement ne serait possible, que leur famille resterait avec les dettes accumulées et que j’aurais peut-être quelques difficultés à me voir rembourser.
J’appelais Greta une nouvelle fois et je m’étonnais auprès d’elle qu’elle ne me donne plus de nouvelles, en dehors de mes appels, et que j’ignorais totalement si elle avait pu parvenir à un accord avec ses créanciers ou un organisme de crédit quelconque, sa banque, sa mère… Je lui signifiais que ma situation financière devenait précaire.
Elle me répondit, assez froidement, que rien n’avait évolué mais que je restais une priorité et m’indiqua en outre qu’elle avait décidé de demander le divorce et qu’elle venait d’envoyer un mail à son mari à ce sujet.
Je restais abasourdi. Elle raccrocha.
Lorsque je rentrais à mon domicile, je trouvais son mari effondré, empli d’amertume et de dégoût : tout ce en quoi il avait cru en fondant sa famille, l’entente tacite qui existait entre eux, à l’intérieur de ce couple atypique qui voulait qu’une solidarité sans faille exista toujours, et puis la possibilité de voir grandir au jour le jour ses enfants, d’en rester proche, tout cela s’écroulait sans que sa femme n’ait pris le soin de l’appeler pour en discuter ; un simple mail et quelques lignes, rien de plus.
Durant quelques soirs, lorsque je rentrais du travail, je discutais avec lui de cette nouvelle en cherchant à en minimiser la portée, mais en vain bien évidemment ; puis je tachais de savoir si une réconciliation ne pourrait pas s’effectuer entre eux… Il se sentait si humilié, rejeté de son propre domicile, séparé de ses enfants, que je sentais bien que ce type d’approche était assez inutile. Au reste, le ton péremptoire de sa femme au téléphone ne me laissait pas beaucoup d’espoir non plus de ce côté-là.
Dans les jours qui suivirent, il s’enfonça dans la dépression et de mon côté, un autre aspect des choses redevint prépondérant ; mon argent. Je commençais à redouter que ce divorce ne signe la fin de mon espoir quant à en retrouver l’usage un jour… Qu’en serait-il de l’héritage de Greta et de sa possibilité de le percevoir s’il risquait d’être placé sur le compte commun des deux époux, alors en plein divorce ? Qu’en serait-il du partage des biens, des dettes, dont je savais qu’elles étaient supérieures ?…
Jusqu’à quand devrais-je attendre avant que d’être remboursé ? Jusqu’à quel point, par leur faute d’une certaine façon, j’allais être entraîné dans une spirale infernale ?
Je tins des propos acerbes à ce sujet à cet ami qui, se trouvant désemparé face à mon propre désespoir, mes ennuis financiers alors qu’il était sans ressource, les engagements de sa femme non tenus, ne pouvait que s’engager à me rembourser un jour, de son propre chef ; mais avec quels moyens, quelles ressources, en combien de temps, alors même qu’il aurait certainement à régler une pension alimentaire pour quatre enfants dès qu’il retrouverait un emploi ? Mes questions restaient sans réponse ; j’achevais de le plonger dans une dépression plus grande encore sachant qu’il me savait gré, je le savais, de l’avoir hébergé durant tout ce temps.
Quelques jours plus tard, lorsque je rentrais, il m’apprit qu’il partirait le soir même chez sa sœur qui acceptait de l’héberger à son tour. Je ne dis rien et me contentais d’acquiescer. Je savais bien que la cohabitation entre nous était trop risquée dans ce contexte où je ne pouvais me retenir de lui faire part de mes angoisses concernant ma situation financière, tandis qu’il ne pouvait me rassurer sur ce point, et qu’il lui fallait de toute urgence trouver en lui les forces pour rebondir et faire face à sa propre situation. Il me surpris en insistant pour que j’accepte une reconnaissance de dette qu’il rédigea au nom des deux époux ; il m’expliqua alors qu’il était effaré de la conduite de sa femme à mon égard, qu’il n’avait jamais imaginé qu’elle avait pu m’emprunter à son insu autant d’argent mais qu’il acceptait d’en prendre sa part de responsabilité. Il ajouta que je pouvais faire l’usage que je voulais de cette reconnaissance de dettes, en espérant qu’elle ne puisse pas être contestée par sa femme.
J’hésitais avant que de l’accepter, mais finalement je le fis tout en lui laissant entendre que je ne doutais pas que Greta me rembourserait bien, finalement, comme elle s’y était engagée, lorsqu’elle parviendrait enfin à percevoir sa part d’héritage. Je mentais, en partie, puisque le doute s’était installé en moi et qu’elle y avait largement contribué.
Les rapports entre cet ami et moi étaient devenus froids, distants, comme gangrenés par un désespoir commun. Nous aurions chacun à nous battre contre l’adversité et d’une certaine manière, chacun se trouvait déjà sur son propre champ de bataille ou s’y dirigeait et nous n’étions pas prêts de retrouver un nouveau terrain d’entente qui nous soit commun. Il quitta mon domicile et le contact fut rompu entre nous.
Durant les mois qui suivirent, je pris contact avec Greta de temps en temps. C’était toujours moi qui appelais, mais elle ne filtrait pas mes appels, elle répondait. J’essayais de savoir où elle en était de ses transactions et de comprendre pour quelles raisons ces dernières mettaient tant de temps à se réaliser alors même qu’elle m’indiquait qu’elle restait en pourparlers avec différents organismes de crédits. Ses explications étaient vagues, un peu confuses parfois, et je me prenais à douter de la réalité de ce qu’elle me disait.
J’en profitais pour demander des nouvelles des enfants, de son divorce, et je m’aperçus très tôt que sa hargne à dénigrer le père de ses enfants était plus grande que son empressement à tenter de trouver une issue à ma propre situation financière, à laquelle elle n’était pourtant pas étrangère. A ce sujet, j’étais plutôt vexé et désappointé ; elle ne cherchait même pas à connaître la réalité de mes difficultés dans le détail, alors que je brûlais d’envie d’en parler. Je n’avais pu tenir que grâce à un prêt, un nouveau prêt, que j’avais contracté auprès de mon employeur et je renonçais déjà à tout départ en vacance cet été-là ; mais lorsque je tentais d’aborder ma propre situation, il y avait toujours un enfant dont elle devait subitement s’occuper, ou bien un rendez-vous, une occupation qui ne pouvait pas attendre plus longtemps. Elle terminait nos entretiens par des propos vagues qui conduisaient à considérer que sur le fond, nous nous trouvions tous les deux dans la même précarité et qu’il nous fallait bien du courage pour tenir, en omettant toutefois de se rappeler un fait essentiel ; je n’avais pas d’héritage en vue et elle demeurait mon débiteur et moi son créancier.
A cette époque, l’idée m’était venue qu’elle pourrait peut-être s’entendre avec son mari pour vendre le mobil home qu’ils possédaient encore dans un terrain de camping, et que cet argent pourrait servir à me rembourser. J’appelais Greta à ce propos et après un silence, elle me répondit que c’était une bonne idée et qu’elle l’avait déjà eu. Elle ajouta qu’elle n’hésiterait pas à la mettre en pratique si elle ne parvenait pas à rétablir sa situation budgétaire autrement. J’en pris note et j’en fus un peu rasséréné, du moins durant quelques temps. Puis l’été arriva et j’appris incidemment, par des amis communs, qu’elle allait le passer dans ce même mobil home qu’elle s’était presque engagée à vendre, avec l’accord de son mari, afin de me rembourser. Je me dis qu’elle en profitait peut-être, se trouvant sur place, pour mettre en route cette transaction et bien qu’un peu inquiet, je gardais quelque espoir.
Elle y resta un mois et demi, ce que lui permettait son métier d’enseignante, mais sans me donner de nouvelles ; je ne reçu aucune carte, par exemple, pas même des enfants.
Au cœur de l’été, j’appelais ma filleule pour son anniversaire. Elle était enthousiaste, l’été se passait merveilleusement bien et ils avaient même trouvé l’occasion de se rendre quelques jours au Portugal, chez la mère de Greta. Je restais bouche bée…
Une réconciliation s’était-elle opérée entre sa mère et elle ? Des négociations comprenant le remboursement de mon prêt étaient-elles engagées ? L’avance sur héritage que sa mère devait lui octroyer, s’était-elle enfin réalisée ?…
J’appris le retour de Greta et des enfants à leur domicile par des amis communs, une fois de plus, sans recevoir d’appel de sa part. Je profitais de cette annonce pour lui téléphoner afin d’obtenir enfin des réponses à mes interrogations. Je du m’y prendre à plusieurs reprises, alors que j’avais laissé des messages aux enfants qui décrochaient en lieu et place de leur mère.
Elle se montra aimable, s’enquérant de ma santé, de mes vacances, et j’en profitais pour indiquer que je n’avais pas pu partir avec un budget aussi serré que le mien et des impôts à régler dès la rentrée… Elle ne commenta pas ces réflexions et lorsque j’abordais le séjour chez sa mère, elle répondit rapidement avec la volonté manifeste de ne pas s’y attarder.
- Oh, tu sais, avec ma mère c’est toujours la même chose ; ça se passe très bien tant qu’on ne parle pas d’argent. »
- Elle refuse toujours de t’avancer l’argent de l’héritage ? »
- Ah, mais il n’en est plus du tout question ! »
Un rictus s’imprima sur mon visage et je restais quelques instants silencieux. Elle aussi. Je pris sur moi de continuer sur la question financière.
- Et pour les regroupements de crédits, ça a pu avancer ? »
Elle prit une voix lasse pour me répondre.
- Non… Ils demandent toujours plus de documents et ça n’avance pas. »
J’eu l’idée, alors, de lui proposer de contacter un ami à moi qui travaillait dans une banque étrangère et négociait des contrats immobiliers. Elle se montra intéressée mais sans enthousiasme et je du insister un peu pour qu’elle prenne ses coordonnées dès ce moment, tandis qu’elle semblait remettre cette possibilité à plus tard. Elle promis de l’appeler et m’annonça qu’elle devait raccrocher.
J’avais prévenu Michel, l’ami qui devait la conseiller, de son appel éventuel. Il savait de ce dont il retournait et me confirma qu’il lui apporterait tous les conseils et les adresses éventuelles qu’il pourrait lui fournir, en fonction de sa situation réelle ; si elle acceptait de la lui confier complètement, bien entendu.
La rentrée de septembre fut stressante. Je du écrire au Trésor Public afin d’obtenir un échéancier pour le règlement de mes impôts sur le revenu et en octobre, je le fis pour le règlement de ma taxe d’habitation. Sans nouvelle de Greta, j’appelais Michel afin de savoir si elle s’était entretenue avec lui ; il me répondit par la négative. Il n’avait reçu aucun appel et elle n’avait laissé aucun message sur son répondeur professionnel.
Cette information acheva de me démoraliser, d’autant que son voyage au Portugal, ses vacances prolongées, m’avaient amené à considérer d’un autre regard la qualité des efforts que Greta faisaient réellement pour trouver une solution à ses difficultés financières et par là même, à la possibilité de me rembourser…
Je voyais mal comment elle pouvait espérer aboutir à des transactions rapides en étant absente de son domicile aussi longtemps, sans possibilité d’y recevoir les courriers des organismes de crédits et répondre à leurs demandes rapidement. J’ignorais même si elle avait eu la présence d’esprit ou la volonté de faire suivre son courrier sur ses lieux de « villégiature ».
Lors d’un appel, Michel me laissa entendre que je m’étais peut-être montré trop imprudent en prêtant autant d’argent à Greta. J’insistais encore sur le fait que son héritage était bien réel et qu’elle finirait par le percevoir, mais je m’apercevais en le lui répétant qu’elle ne parlait plus de cette possibilité depuis un certain temps, et sans me donner la moindre explication à ce sujet ; or, je ne pouvais imaginer qu’elle n’en ait pas discuté avec sa mère, et même éventuellement avec ses frères et sa sœur, depuis nos dernières conversations à ce sujet, lesquelles remontaient déjà à plusieurs mois en arrière.
Avec une certaine lassitude, j’expliquais une nouvelle fois à Michel que je connaissais Greta et son mari depuis vingt ans et que j’étais le parrain de leur fille aînée, mais je frémis lorsqu’il évoqua le sujet d’une reconnaissance de dettes éventuelle. Je lui confiais alors que le mari de Greta m’en avait signé une, mais que je me voyais mal l’attaquer en justice alors que je n’avais prêté cet argent que sur la foi d’un héritage dont il ne percevrait rien et qui le concernait d’autant moins qu’il se trouvait en instance de divorce avec sa femme.
Michel me conseilla alors de tenter de la faire signer également par Greta. Je me souviens d’avoir levé les yeux au ciel, d’avoir secoué la tête et pour la première fois, de m’être demandé si je ne m’étais pas fourvoyé en considérant que Greta ne pourrait qu’être honnête à mon égard. Toutefois, je promis à Michel d’y réfléchir.
J’eux des nouvelles de cet ami qu’il me semblait, parfois, avoir abandonné au bord de la route après l’avoir hébergé quelques temps. Sa sœur, Laure, m’appela pour m’indiquer qu’il était retourné dans cette ville de province où se trouvait toujours sa maison, ses enfants et Greta. Il avait obtenu un logement social, provisoire, afin de pouvoir obtenir de voir ses enfants. J’appris ainsi que le divorce se passait très mal parce que Greta n’en faisait qu’à sa tête, qu’elle se montrait menaçante à l’encontre de son ex-conjoint dès lors qu’il s’agissait des enfants, qu’elle se servait d’eux en quelque sorte pour obtenir ce qu’elle voulait obtenir. Elle profitait de ce que le jugement de non-conciliation n’ait pu octroyer un droit égal aux deux conjoints, puisque le père n’avait plus de domicile légal et se trouvait hébergé lors de cette audience ; le juge avait opté pour une sorte de règlement à l’amiable concernant les droits de visite, « le plus large possible ».
Laure m’indiqua que Greta l’entendait autrement, soit comme un droit très restreint pour le père, en fonction de ses humeurs et du déroulement du divorce.
J’estimais cette attitude basse et contraire aux intérêts des enfants, mais je n’osais pas trop l’affirmer à Laure, de crainte qu’elle ne me juge acquis à la défense de son frère et que Greta ne l’apprenne. Je fus pris d’une grande lâcheté, alors, je dois bien l’admettre ; j’espérais encore obtenir de Greta qu’elle me juge prioritaire dans l’ordre de ses créanciers et qu’elle obtienne de sa mère, d’un règlement de l’héritage avec sa famille ou par le biais d’un rachat de crédits, de quoi me rembourser intégralement et par là même, sauver ma situation financière.
De son côté, son ex-conjoint vivait dans une extrême précarité, ne retrouvant pas d’emploi et je doutais qu’il trouve en lui la force d’en rechercher un avant longtemps. Et puis, après ? Il aurait un loyer à payer pour un logement qui devrait être assez grand pour y recevoir ses enfants, au risque de perdre le contact avec eux, et une pension alimentaire que Greta ne manquerait pas de lui réclamer ; je savais qu’il ne serait pas en mesure de me régler le dixième de ce que j’avais avancé à sa femme, ni de me rembourser avant des années.
Je promis à Laure que j’appellerais son frère, mais je ne le fis pas. La situation de ce couple, si dégradée, le comportement de Greta qui laissait planer une menace sur tous ceux qui la contrarieraient dans la manière dont elle gérait son divorce, mes espoirs d’obtenir le remboursement de ce que je lui avait prêté en un seul règlement, tous ces éléments m’entraînaient vers la plus grande prudence et, je l’ai déjà dis, une certaine lâcheté. Je le ressentais comme tel et je n’en étais pas fier, mais je me refusais à admettre définitivement qu’une amie comme Greta m’ait trompé délibérément et que je me retrouvais, en quelque sorte, victime d’une escroquerie. Je refusais également de considérer qu’elle avait peut-être décidé de passer ma créance dans la rubrique « pertes et profits » de sa comptabilité ; perte pour moi et profit pour elle.
Plus d'un an s'était écoulé depuis le premier prêt que je lui avais accordé afin d'aller voir son père agonisant à l'étranger où il était mort, effectivement, quelques semaines plus tard. L'hiver approchait et le divorce de ce couple d'amis n'était toujours pas terminé.
Puisque je devais passer dans la région à l'occasion des fêtes de fin d'année, afin de rendre une visite à ma mère qui résidait à quelques dizaines de kilomètres de là, je proposais à Greta de passer la voir, elle et les enfants, et d'en profiter pour leur remettre quelques modestes présents... J'insistais bien sur ce dernier point en lui rappelant que ma situation était des plus précaire.
Elle trouva l'idée bonne mais ne marqua aucun enthousiasme ; et c'est ainsi que je me retrouvais là, l'hiver débutant, chez elle, dans cette habitation qui restait également celle de mon ami, celui que je ne voyais plus, celui que j'avais peut-être laissé à l'abandon, enfin bref, cet autre perdant d'une partie dont j'ignorais qu'elle avait commencé. J'imaginais que nous étions entre adultes responsables et je me retrouvais finalement attablé à une table de poker. J'en nourrissais une certaine amertume, que le plaisir de revoir les enfants en ce soir de réveillon ne suffisait pas à calmer.
Greta m'avait abandonné quelques temps, pour s'adonner à des occupations nécessaires, semblait-il, mais dont je ne savais trop de ce dont il s'agissait... Elle était montée à l'étage, où se trouvait sa chambre, et je demeurais seul dans la cuisine. Je finis par me lever et arpenter cet endroit, puis le salon attenant. Une profonde tristesse me gagnait, et l'idée d'avoir à mentir aux enfants, à leurs enfants, de feindre une joie qui ne m'habitait pas et une confiance, une solidarité vis-à-vis de Greta qui ne m'habitaient plus, tout cela générait en moi une profonde confusion.
Près d'une demi-heure s'était écoulée lorsqu'elle redescendit. Elle s'excusa de cette absence un peu longue, mais sans se donner la peine d'en donner la raison exacte. Un peu provoquant, je lui demandais si elle n'avait pas profité de ce laps de temps pour se connecter à internet et répondre aux messages qu'elle avait pu recevoir...
- Tu ne vas pas commencer !" me répondit-elle, d'un ton sec et péremptoire. "Je suis tout de même chez moi, et je fais ce que je veux."
Je me trouvais alors dans le salon et en profitais pour regarder le jardin par la fenêtre. Je n'avais pas envie de me tourner vers elle, plus envie ; quelque chose avait germé en mois durant cette demi-heure et plus encore peut-être, durant le trajet en train qui m'avait mené jusque là. Je pense que j'avais enfin pris la mesure de la catastrophe qui m'était arrivé. J'avais bien été trahi, escroqué, par une amie. La douleur que je ressentais à cette idée m'était difficilement supportable, à moins d'aimer à supporter l'amertume, mais je crois que cela n'est le cas pour personne...
Cette visite que je faisais à Greta était un peu comme la visite de la dernière chance, et tous ses propos depuis le début n'avaient pu que me conforter dans l'impression d'égoïsme et d'irresponsabilité qui la caractérisaient, mais que j'avais toujours méconnu avant d'en faire les frais moi-même.
Je ne supportais plus l'utilisation qu'elle faisait de ses enfants pour se venger de son mari, au risque de les perturber durablement. Je ne supportais plus la manière qu'elle avait d'éluder mes propres soucis, mes problèmes financiers, en omettant toujours de parler d'un héritage qui, son père étant mort, lui reviendrait forcément. Ses mensonges virevoltaient dans ma tête, tout comme ses sourires faux et le ton sec qu'elle employait parfois pour tenter de m'intimider et pour la première fois dans nos rapports de si longue date, je ressentais du dégoût. Le mot est fort et je le ressenti comme tel, en ce soir de noël ; cette femme me dégoûtait.
J'avais acquiescé à sa proposition de prendre un verre et lorsqu'elle me tendit le verre de vin, je le pris pour le reposer aussitôt sur la table basse du salon.
- Les garçons ne vont pas tarder à rentrer, j'imagine...", dis-je alors.
- Non, ils ne devraient plus tarder."
- Tu sais, je crois que je vais vous laisser."
Elle marqua un instant de surprise intense et je vis comme un début de panique se dessiner sur son visage.
- Tu ne vas pas partir maintenant ?", demanda-t-elle, inquiète.
- Je pense que si."
J'attrapai mon sac de voyage et en sorti les cadeaux, déjà enveloppés, que j'avais amené à l'attention des enfants. Je les plaçais près de la cheminée.
- Les noms sont marqués dessus", précisais-je à son attention.
Elle venait de s'asseoir sur l'un des divans du salon et regardait les cadeaux fixement, l'air un peu défait.
- Si tu me fais ça, il va s'en réjouir...".
- Quelle importance ?", lui répondis-je. "Et comment l'apprendrait-il ? Qu'est-ce que cela peut te faire ?"
Je venais d'adopter un ton provoquant, mais au fond, il me venait naturellement. Le masque était tombé où plutôt, et aussi, nous n'étions plus dans l'obscurité mais la lumière ; j'y voyais très clairement. Je lisais son jeu.
- Je... Je... Je ne comprends pas." finit-elle pas dire.
- C'est très simple, Greta, tu n'as pas été honnête avec moi et tu ne le seras pas. Pas plus que tu ne le seras vis-à-vis de tes enfants lorsqu'il s'agira de leur père, pas plus que tu ne l'as été avec lui, du reste, et ton histoire d'héritage n'a que trop duré... Tu t'es moqué de moi, tu te sers de moi, tu t'es toujours moquée de la situation financière dans laquelle tu m'as placé et tu n'as même pas été foutu de faire semblant ! Ce soir, je ne sais trop pourquoi, mais j'y vois clair... Si d'un côté j'ai perdu mon meilleur ami, celui qui demeure ton mari à cette heure, je pense aussi me débarrasser d'une amie qui n'en était pas une et qui plus est, capable du pire ; trahir un ami qui lui voulait du bien et ne visait qu'à vous aider à garantir l'avenir de vos enfants."
Elle s'était dressée face à moi, les yeux exorbités et comme prête à vociférer, mais je reprenais aussitôt en haussant le ton pour ne pas lui en laisser le temps.
- Tu avais tout à gagner en te montrant honnête à mon endroit et tu n'en as rien fais ! Tu te gargarises d'une réalité complètement factice dans laquelle tu serais seule victime d'une situation dans laquelle tu nous as tous mis ! Je te méprise, Greta, pour la première fois depuis que nous nous connaissons et pire encore pour toi, je ne te crains plus. Je perdrais peut-être cet argent que je t'ai prêté, mais à compter de ce jour, mon mépris t'accompagneras toujours... Et sache aussi que je ne te le pardonnerais jamais !"
Je pris mon sac de voyage que je refermais, tandis que je la sentais prête à éructer, cherchant des mots qui pourraient me blesser, mais je ne lui en laissais pas le temps.
J'étais déjà à la porte qu'elle ne trouvait que ces mots à hurler :
- C'est ça, tire-toi, et ne fous plus jamais les pieds chez moi !"
J'avais ouvert la porte et me trouvais sur la première marche des escaliers qui menaient au trottoir... Je me tournais vers elle, une dernière fois, et contemplais ce visage haineux, faux, boursouflé de mensonges, et je trouvais la force de lui assener ce dernier coup :
- Chez toi ? Cette maison ne t'a jamais appartenue, elle vous appartient à tous les deux et il t'en chassera s'il le veut ! J'étais son invité, ce soir, autant que le tient ! Pauvre voleuse, pauvre escroc..."
Je claquais la porte et pris le chemin de la gare. Je pense qu'elle savait qu'il serait inutile de me courir après ; quoiqu'elle ait pu dire à mon encontre, elle me connaissait depuis longtemps et ne m'imaginait certainement pas aussi naïf qu'elle l'avait prétendu. J'avais aperçu la lumière au fond du tunnel, j'avais compris que je m'étais fourvoyé, et si je ne serais plus jamais le même, je saurais au moins que j'avais su sauvegarder ma dignité dans cette histoire sordide ; c'était déjà cela.
Dans le train qui me ramenait vers Paris, ce soir-là, je songeais aux enfants avec qui je ne passerais pas noël, et que leur père aurait du mal à contacter parce qu'elle continuerait de tout faire pour rompre les liens qui les unissaient, eux et lui... Je songeais à tout ce gâchis le coeur serré mais sûr d'avoir fais le bon choix. Entre elle et moi, il n'y avait plus d'amitié possible. Entre elle et moi, un gouffre s'était creusé ; le mensonge et la malhonnêteté avaient sonné le glas de notre amitié.
Je vais mettre fin à ce blog demain. Je n'écraserai rien et tout restera en état ; simplement, il n'y aura plus d'ajouts, à part le dernier. Ce dernier, il consiste en une nouvelle, écrite en quatre ou cinq fois, sur environ deux mois ; aucune prétention là-dedans, juste l'envie de témoigner. Et même si cette nouvelle est une fiction, disons qu'elle est très proche de la réalité ; d'une réalité qui rejoindrait la fiction par simple caprice, en quelque sorte... Le dégoût de mon personnage, je le partage. A quoi bon en dire plus ?...
Je voulais simplement justifier la suppression des commentaires sur mon blog à dater du 15 avril 2009, et la fin des "posts" sur ce blog.
C'était ce matin. Levé tôt et zappant devant mon poste de télévision tout en buvant mon café, et puis...
Et puis soudain, cette histoire émouvante, presque déchirante... Cette jeune femme qui se confiait face à la caméra, non masquée, et racontait combien l'achat d'un nouvel épilateur lui avait changé la vie ! Et de raconter également son calvaire, durant des années... Alors même qu'elle est plutôt belle, voir très belle, eh bien elle souffrait d'avoir un poil au menton ! Parfaitement ! Rien qu'un poil, un seul, et sa vie en était gâchée... Complètement gâchée ! Des années de bonheur perdues, des années de souffrances, et enfin un avenir, un vrai ! Il fallait la voir sourire à la caméra, l'épilateur dans une main et de l'autre désignant son menton sur lequel plus aucun poil, (même pas un !), n'apparaissait... J'en ai eu les larmes aux yeux ; tout en partageant sa joie, évidemment.
(Avec de telles émissions de télé-achats, Mireille Dumas a du souci à se faire !).
Un Conseil des ministres sous Sarkozy... (Fiction !)
N.Sarkozy : Ca y est, c'est fait ! J'ai eu mon G20 ! R.Dati : Je suis carrément épatée par les résultats ! Il y a déjà des magasins partout... B. Hortefeux: C'est juste une coïncidence, Rachida... R. Dati : Quoi ?!? C. Boutin : Pfft ! Franchement, confondre un groupement de magasins et une réunion de chefs d'Etat, ça me sidère. R. Dati : Je ne vois pas le rapport ! F. Amara (s'adressant à Dati à voix basse) : Je t'expliquerai... C. Lagarde : Cette réunion a été un franc succès, Monsieur le Président, et j'en ai tout de suite tiré toutes les conclusions requises. F. Fillon : A savoir ? C. Lagarde : Hein ?!? Heu... Les conclusions, quoi ! C'est tout de même facile à comprendre... Refondation du capitalisme, reconstruction du libéralisme, résolution de, des... E. Woerth : Les paradis fiscaux, Madame la ministre. C. Lagarde : Ah oui ! Destruction des paradis fiscaux, aussi. N. Sarkozy : Qu'est-ce que vous racontez ? On n'a pas décidé tout ça ! F. Fillon (ricanant) : Elle a dû lire le communiqué de Besancenot à la place du vôtre. (Rires autour de la table.) C. Lagarde : Mais pas du tout ! Je me suis tenue constamment informée... N. Sarkozy : Ouais, bon... Il s'agit pas non plus de refaire le monde, Christine ! M. Alliot-Marie : Pour ma part, j'ai déjà pris toutes les mesures qui s'imposaient. Filatures pour les traders, micros dans toutes les agences bancaires, et surtout, surtout ! Suivi au plus près des mouvements ultra-gauchistes. N. Sarkozy : Bon ; ça va pas résoudre la crise, mais c'est quand même nécessaire. J'approuve. Par contre, pour les micros dans les agences et la filature des traders... J.L. Borloo : Michèle se prépare un avenir chez les James Bond girls ! (Rires autour de la table.) M. Alliot-Marie : Mais je ne vous permets pas ! N. Sarkozy : Du calme, il plaisantait. Mais il faut reconnaître qu'elle est pas mal celle-là... C. Boutin : Pour ma part, Monsieur le Président, si je n'ai pas encore réagi à cette rencontre du G20 pour vous faire part de toute mon admiration, c'est que j'attends encore la réaction de sa Sainteté, n'est-ce pas... Laquelle ne saurait vous disconvenir, j'en suis certaine ! N. Sarkozy : En attendant, le Vatican n'a rien mis sur la table pour nous aider ! F. Fillon : C'est vrai que c'est aussi un Etat, il peut participer si l'envie lui en dit... C. Boutin : Heu... C'est-à-dire qu'il y a également toute une administration, n'est-ce pas... Des diocèses, des prêtres à rémunérer, des congrégations, et parfois également, je tiens à le souligner, des pauvres à aider ! N. Sarkozy : Très bien ! On est content pour eux... Et à part ça ? Laurent ? On en est où au niveau des embauches ? Parce que j'ai quand même créé 18000 emplois à moi-seul rien que pour le pôle emploi ! L. Wauquiez : Heu... 1800, Monsieur le Président, mais des emplois très utiles, bien entendu... Ce que je veux souligner, c'est la fermeté du discours et le point d'honneur que je mets à ne rien accepter, ni licenciements secs, ni chômage technique où je ne sais quoi, sans exiger une explication auparavant ! Ou après, ça dépend ; mais toujours une explication de la part des employeurs ! N. Sarkozy : C'est ça, vous les mettez sous pression. L. Wauquiez : Exactement, Monsieur le Président ! Et aussi, je participe à des débats télévisés. V. Pécresse : Moi aussi ! X. Darcos : Et moi, donc ! C. Lagarde : Pour ma part, je suis très souvent sollicitée et je réponds aux sollicitudes avec exactitude. F. Fillon : Vous vouliez dire sollicitations, je pense... C. Lagarde : Pardon ?!? N. Sarkozy : En attendant, on va dans le mur... François, on en est à combien du mur ? F. Fillon : Difficile à dire, mais je pronostiquerai quand même quelque chose comme une bonne centaine de mètres... N. Sarkozy : Le problème, c'est pas qu'on prend pas les bonnes mesures... J'y veille, alors elles sont forcément bonnes ! R. Dati : Forcément ! C. Lagarde : Evidemment ! C. Boutin (qui semble prise de vitesse) : Pas mieux... N. Sarkozy : Le problème, c'est les français ! Qu'est-ce qu'ils comprennent ?... Je m'échine ici et là, je fais des discours, je fais le G20, je refais l'OTAN, j'envoie Rocard au pôle nord, je fais donner des cours de guitare à Carla, et au final, j'ai quoi ?!? Des mauvais sondages ! B. Hortefeux : Ils remontent, Monsieur le Président, même si ça ne se voit pas tout de suite dans les chiffres, j'en conviens. F. Fillon : Et comment vous faites pour juger que les sondages remontent sans regarder les chiffres ? B. Hortefeux : Je regarde les infos de TF1, j'écoute Elkabbach sur Europe 1 et Colombani sur France Inter ; c'est quand même pas compliqué ! N. Sarkozy : Et en plus, c'est objectif. Bravo Brice ! P. Devedjian : Vous voulez un point sur le plan de relance, Monsieur le Président ? N. Sarkozy : De la part de qui ? P. Devedjian : Ben, de moi... N. Sarkozy : Ah ! Non, ça ira... (Devedjian baisse la tête et exprime son dépit en remuant des papiers posés devant lui.) R. Bachelot (s'adressant à Devedjian) : Vous pouvez faire un peu moins de bruit ?... Parce que là, là... Vous seriez dans un hôpital, on vous en expulserait rapidement ! J.L. Borloo (un peu hilare) : Parce qu'il en reste des hôpitaux ?!? (Quelques ministres pouffent autour de la table...). R. Bachelot : Au moins autant que des maisons à 100 000 euros, Monsieur Borloo ! N. Sarkozy (éclatant de rire) : Elle est pas mal non plus, celle-là... C. Boutin : Ah ! C'est justement le moment pour moi de vous parler du succès du Pass Foncier, Monsieur le Président... J.L. Borloo (ricanant) : Ca tombe bien, j'ai justement vu un reportage à la télé dans lequel un couple avait bien eu sa maison à 15€ par jour, mais leur voisin qui pensait avoir la même payait le double ! Fallait voir sa gueule... (Sourires autour de la table.) C. Boutin : Quoi ? C'est quelle chaîne ?!? Et puis d'abord, moi je fais avec c'que j'ai ! F. Amara : J'vous dis pas pour moi... N. Sarkozy : Bon, de toute façon, on n'a pas le temps de tout aborder là, y faut que je m'occupe de quelque chose, quelque part dans le monde, et je sais même pas encore quoi ! R. Dati : Quel courage ! N. Sarkozy : A propos, Rachida... Les européennes, vous vous en occupez ? R. Dati (rougissant) : Heu... Oui, tout à fait, j'ai même posé une carte au-dessus de mon lit et j'ai fais accrocher le drapeau européen dans ma cuisine. B. Hortefeux (se tournant vers Bachelot et à voix basse) : Ca promet ! (R. Bachelot pouffe). N. Sarkozy, (l'air songeur et s'adressant à Fillon) : François, pendant que j'y pense... C'est pas de fusible dont on parle à propos du Premier ministre dans la cinquième république ?... Non, je dis ça juste comme ça.... Mais bon ; je me suis pas fais élire pour avoir des sondages négatifs, non plus ! C'est stressant, à la fin ! F. Fillon : C'est à vous de voir, Monsieur le Président, mais pour ma part, j'ai toujours dis que les caisses étaient vides ; alors, la crise... C. Lagarde : En ce qui me concerne, je tiens à préciser que je n'ai rien vu venir ! Je tiens à le préciser pour qu'on ne vienne pas ensuite me réclamer des comptes... N. Sarkozy (s'adressant de nouveau à Fillon) : Je me demande si vous n'avez pas refilé le bourdon aux français avec vos caisses vides... Mais bon ; en attendant, j'ai vu que la France est notée triple A par les financiers, donc on n'aura pas de mal à emprunter, c'est déjà ça ! C. Lagarde : : Ah bon ?!? En voilà une bonne nouvelle ! E. Woerth : Je vous avez fais passer la note, Madame la ministre... C. Lagarde : Ne m'interrompez pas à tout propos, Eric, c'est lassant ! N. Sarkozy : Ah ! Une dernière chose à ne pas oublier, les uns et les autres... La politique, c'est de la communication et rien que de la communication ! A ce propos, je vous rappelle que lorsque j'ai utilisé le slogan de travailler plus pour gagner plus, c'était juste une façon de dire qu'il faut travailler plus pour que la France gagne plus en richesse, d'accord ?... Et pour les chômeurs, qu'il faut qu'ils cherchent plus... Vous pigez ? (Echange de regards admiratifs autour de la table...). N. Sarkozy : Ok, c'est bon. Alors, vous pouvez y aller pour la com' à présent ! Allez, à la prochaine.
Début janvier, il m’est arrivé quelque chose d’extraordinaire ! Habité par je ne sais quel esprit, (Nostradamus ?!?), je me suis réveillé à plusieurs reprises pour écrire ces quatrains qui me paraissaient la transcription exacte d’un futur, proche ou lointain…
Tandis que le jour déclinera
A l’Est le petit s’en ira
Au sud son épouse partira
A l’Ouest le français défilera
A la fin du quinquennat
La crise de prétexte suffira
Entre nord et Charentes la bataille sévira
Le mal aimé au final gagnera
Des banques le crédit s’épuisera
Le moral des français au plus bas
En Europe la fronde passera
La misère comme ailleurs restera
Le riche dans des îles s’exilera
Le chômeur sans emploi pestera
Travailler plus et moins tu gagneras
Ce slogan le petit cachera
Un nouveau disque une italienne sortira
Pour calmer les français et les cailleras
Dans les banlieues le feu crépitera
Un nouveau show que le monde reprendra
En 2017 à Neuilly reviendra
Postes d’administrateurs aussitôt trouvera
Avec sa compagne rapidement partira
Et beaucoup moins d’impôts au final paiera…
PS : Comme pour ceux de Nostradamus, je ne saurais préciser à quelle date, à quelle période exacte de l’histoire ces événements se produiront ; toutefois, le premier quatrain me fait penser au voyage récent du Président au Moyen-Orient, tandis que son épouse gagnait l’Afrique et que des antillais continuaient de manifester en Martinique et en Guadeloupe… Mais pour le reste !?!
De la dépénalisation de l'homosexualité en France...
"On considère souvent (à tort) que le Code Napoléon (1804) est à l'origine de la décriminalisation de l'homosexualité en France, et l'on attribue habituellement cette décriminalisation à Cambacérès, comme principal architecte du Code. Or le Code Napoléon est un recueil de lois qui règlementent la vie civile. La législation napoléonienne qui nous intéresse est en fait le Code pénal de 1810, qui n'est pas l'œuvre de Cambacérès et qui, en tout état de cause, ne fait que confirmer les dispositions du Code pénal de 1791 qui ne pénalise pas la sodomie. C'est ainsi l'Assemblée Nationale Constituante qui a décriminalisé l'homosexualité." - (source : wikipedia)
Ainsi, non seulement Napoléon Bonaparte n'est pas l'artisan de la "décriminalisation" de l'homosexualité en France, mais il est également celui qui rétablira l'esclavage dans les colonies française.
Un Conseil des ministres sous Sarkozy... (Fiction !)
C. Lagarde : Si la crise s’intensifie, je ne vois pas d’autres solutions que de rétablir le franc. X. Bertrand et F. Fillon (en chœur) : Quoi ? C. Lagarde : Réfléchissez deux minutes… Non seulement le plan actuel nous coûtera beaucoup moins cher, mais nous pourrons en augmenter le montant jusqu’à 6,55 fois avant que d’arriver seulement au montant déjà engagé ! R. Dati : Trop bonne l’idée ! Je me demande si je ne pourrais pas faire mes achats en francs, également… F. Amara : Pour ma part, si c’est pas trop demander, je préférerais qu’on continue avec les euros en ce qui concerne mon plan banlieue ; parce que là, déjà… N. Sarkozy : Ouais ; ça fait pas mal d’avis contraires, tout ça. Sans compter que Guaino a encore une autre idée ! Il m’a suggéré qu’on revienne au deutschemark. C. Lagarde : Pfft ! F. Fillon : La France n’a jamais été aussi loin dans son engagement avec l’Allemagne, même sous Vichy ! X. Bertrand : Je rejoins François, l’Allemagne n’a rien à voir avec la France ! Ne serait-ce qu’en terme de nombre de grèves… (Sarkozy se tourne vers Dati qui tient entre ses bras la reproduction d’un bébé en plastique, tout habillé…). N. Sarkozy : C’est quoi, ça ? R. Dati : Rien, Monsieur le Président, c’est juste pour les journalistes. Une question d’image personnelle. N. Sarkozy : Ah ! Je vois… En même temps, les journalistes… Si on me laisse nommer qui je veux à France Télévision, et si on compte le nombre de patrons de journaux qui me sont déjà favorables, il y en a un certain nombre qui vont devoir en rabattre s’ils veulent trouver du boulot ! (Rires autour de la table.) C. Boutin (s’adressant à Bachelot) : Madame, j’apprécie que vous vous rangiez enfin de mon côté en ce qui concerne les demandes aberrantes des homosexuels. Comme quoi, j’avais tout de même raison pour le PACS ! R. Bachelot : Pfft ! Rien à voir… J’admets que c’est une population à risque, et notamment parce qu’un certain nombre se trouvent être de gauche alors que l’on nous avait décrit un ensemble d’hommes et de femmes aux revenus nettement supérieurs, soucieux que de leurs portefeuilles, bref, des gens amenés à être de droite plutôt naturellement ; je suis un peu troublée, je l’avoue, de constater que les choses ne sont pas ainsi. Mais de là à comparer l’adoption du PACS et le refus de collecter leur sang… Aucun rapport ! N. Sarkozy : Il faut faire gaffe avec le sang. Quoiqu’on en dise, ça fatigue un peu d’en donner et c’est pas le moment que les français en profitent pour travailler moins ! X. Bertrand : Déjà qu’ils travaillent pas assez… R. Dati : Pour ma part, j’ai taché de donner l’exemple ! On ne pourra pas dire le contraire… N. Morano : Ouais, mais c’est peut-être pas aussi fatiguant d’accoucher avec une césarienne, non plus. R. Dati : C’était un hommage que je rendais au Président de la république ! (Boutin se penche vers Hortefeux et lui parle à voix basse : «Qu’est-ce qu’elle raconte ?», «Dans césarienne il y a césar…», «Ah… La garce !») N. Sarkozy : C’est quoi le reste de l’ordre du jour, François ? F. Fillon : Le conflit au Proche-Orient, Monsieur le Président. N. Sarkozy : Ah oui. J’ai déjà réglé pas mal de trucs là-bas mais bon, je préfère laisser la parole à Bernard. B. Kouchner : Merci Monsieur le Président. Force est de constater que votre visite en Egypte et ailleurs dans la région a profondément bouleversé le cours des choses. N. Sarkozy : Voilà, c’est dit. Et c’est pas moi qui le dit ! Bon, on passe à autre chose… Albanel ? C. Albanel : En ce qui concerne le projet de loi visant à la suppression de la publicité sur France Télévision, je pense être parvenue à convaincre une grande partie des sénateurs, Monsieur le Président. X. Bertrand : Vous rigolez ?!? (Quelques rires fusent autour de la table.) N. Sarkozy : C’est pas vraiment ce que j’ai entendu dire. C. Albanel : Mais tout n’est pas terminé, Monsieur le Président, et je compte bien parvenir à arracher avec mon… mes… Enfin, avec mon sourire le résultat escompté. C. Lagarde : En matière d’escompte, je suis peut-être mieux placée que vous ! B. Hortefeux : Surtout si on parle en francs… (Bertrand et Fillon pouffent.) N. Sarkozy : Ouais. Ben, si on me refuse la possibilité de nommer le Président de France Télévision, je ne sais pas ce que je vais faire, mais… Déjà qu’on a à peine vu cinq ou six fois Carla à la télévision alors qu’elle est la première dame de France et que son album est admirable ! R. Dati : Je l’écoute en boucle, Monsieur le Président. (Morano se tourne vers Bachelot, à voix basse : «Elle peut pas parler sans faire référence aux bijoux, celle-là…» ; Bachelot pouffe.) X. Bertrand : De toute façon, même si le CSA garde la main, la plupart de ses membres ont été nommés par des gouvernements de droite. F. Fillon : C’est vrai qu’il n’y a pas trop à craindre de ce côté-là. N. Sarkozy : M’en fous ! C’est moi le chef et c’est moi qui doit décider ! (F. Fillon lève les yeux au ciel et soupire.) E. Besson : Si je peux intervenir, Monsieur le Président, en ce qui concerne mon nouveau ministère, puisque je prends la place de Brice… Je me demandais si on pourrait pas prendre en compte, juste légèrement, ma position un peu particulière concernant mes anciennes convictions de gauche et faire en sorte que lors des expulsions, un petit geste soit fait. (Bertrand se tourne vers Laporte, à voix basse : «Je savais que transfuge était synonyme de traître, mais c'est quand même un peu facile…». Laporte : «C’est quoi, synonyme ?». Bertrand soupire.) N. Sarkozy : De quoi parlez-vous, Besson ? E. Besson : Par exemple, j’ai pensé qu’on pourrait offrir un petit quelque chose à chaque expulsé, au moment de son départ ; j’ai pensé à une rose, mais ça pourrait être autre chose… (Bachelot et Hortefeux pouffent.) C. Boutin : J’ai toujours dis que la charité chrétienne, il n’y avait rien de mieux ! N. Sarkozy : Ouais… Je comprends vos scrupules, même si au point où vous en êtes, mais passons ; vous verrez avec Brice. Bon, le Conseil est terminé, j’ai plein de trucs à faire à travers le monde. A la prochaine ! C. Lagarde : Et pour mon nouveau plan, Monsieur le Président, on fait quoi ? N. Sarkozy : Ah… Eh bien, faîtes des simulations avec le franc suisse, parce que le franc français… X. Bertrand : Excellente analyse, Monsieur le Président. N. Sarkozy : De toute façon, puisqu’on a pas voulu me garder comme Président de l’Europe, moi l’euro, c’est plus mon problème ! X. Bertrand : Ah, ça, on va rigoler avec le Président Tchèque ! B. Kouchner : Rassurez-vous, il est de droite. P. Devedjian : En ce qui concerne le premier plan de relance, Monsieur le Président, j’ai juste quelques petites suggestions à vous soumettre… N. Sarkozy : Ouais, ben vous attendrez les miennes. Bon, allez, on y va… Bonne semaine à tous.
La raison principale de cette absence de chute de précipitation neigeuse sur la France n’a pas d’explication particulière, si ce n’est que l’hiver parfois, il neige ou pas.
Les raisons de la crise ?
Difficile à expliquer en quelques mots, sachant que certains s’enrichissent encore… Peut-être une forme de régulation automatique et naturelle qui visait l’espèce humaine elle-même, bientôt trop nombreuse sur le globe ; ainsi, il était attendu de cette crise de nombreux suicides, notamment dans les secteurs environnant les différentes bourses à travers le monde. Problème : des plans de sauvetage ont permis à un certain nombre de s’en sortir sans à avoir à recourir au pire. Nous pouvons donc tirer la conclusion suivante : naturelle ou pas, cette crise est inutile.
Pourquoi TF1 c’est pas mieux ?
Question intéressante, quoique impertinente puisqu’elle vise une chaîne dont l’actionnaire principale est ami du Président de la république. Si l’on connaît un peu ce dernier, ses choix, ses goûts, ses amitiés… On ne s’étonne plus, dès lors, de l’absence de qualité des programmes de la première chaîne. D’autre part, viser le plus grand nombre c’est aussi viser le néant.
Un tient vaut mieux que deux tu l’auras ?
Les promesses n’engagent que ceux qui les font.
Etre ou ne pas être ?
En voilà une réflexion ! Cela dit, la véritable question est : comment traduire «that is the question»… "Voilà la question", "Telle est la question", "C’est la question", "Là est la question", "C‘est là la question" ?!?
Les traducteurs peuvent bien s’entendre sur une traduction donnée, il n’empêche que nous ne sommes pas forcés de les suivre, de les croire, de penser comme eux ! D’autre part, nous ne savons pas grand-chose de Shakespeare et nous ignorons, par exemple, s’il en était ou pas.
Tu ne tueras point ?
Certes, mais de quoi, ou plutôt de qui parle-t-on ? Des animaux, insectes compris ? Des hommes ? Des femmes ? Des enfants ?… La réponse se trouve peut-être dans ce titre admirable d’un film mettant en scène le célèbre héros James Bond : «Tuer n’est pas jouer». Pour autant, ne pensons pas avoir épuisé la question.
Le changement d’heure ?
Voilà qui change les habitudes, oblige à se coucher plus tôt ou se lever plus tard, ou bien les deux, ce qui correspondrait à beaucoup de sommeil en plus ; peut-être trop. Notons, tout de même, que ce phénomène est arrivé sur terre avec l’homme et sa mauvaise habitude de consommer toujours plus, notamment de l’énergie ; il s’agit donc d’une mesure économique qui n’est pas du ressort de la pensée philosophique. (A méditer : en 2008, pensant pouvoir entrer dans l’Histoire par la petite porte, N. Sarkozy a décidé le changement d’heure du début des programmes de soirées sur les chaînes de télévision publique ; ce changement n’a rien bouleversé dans les faits, ni sur le fond, ni sur la forme.)
S’avoir s’arrêter ?
Lorsqu’il s’agit de sexe, et notamment pour un homme, la chose est aisée. Il suffit généralement de jouir pour que l’envie s’éteigne et avec elle, l’action. Pour la femme, c’est peut-être plus compliqué ; mais avec les femmes, tout est toujours plus compliqué.
La femme est l’avenir de l’homme ?
C’est plutôt son passé, puisqu’on en vient. Cela étant dit, le chanteur qui prononçait ces paroles était assez chiant à écouter. A tout prendre, je préférais encore Claude François ; les paroles de la chanson «Alexandrie, Alexandra» ne veulent rien dire, ou presque, et c’est très bien comme ça ! Sans compter que Jean Ferrat empruntait ces mots à Aragon, lequel préférait les hommes à ce que j’ai entendu dire.
Il n’y a plus de saisons ?
Il nous reste encore celles de Vivaldi, au nombre de quatre. Cependant, je ne suis pas calé en musique classique et à tout bien peser, «Le sacre du printemps» n’est certainement pas de Vivaldi, mais figure-t-il seulement dans «Les quatre saisons» ? Si ce n’est pas le cas, on peut en conclure à juste titre que l'oeuvre de Vivaldi reste inachevée ou tout du moins, qu'au début du 20eme siècle il restait encore le printemps...
Travailler plus pour gagner plus !
C’est de qui cette connerie ?!?
PS : Bien entendu, ce questionnaire est libre de droits... :)
En pleine crise économique et contrairement aux déclarations faites par les membres du gouvernement et Sarkozy lui-même, 900 000 chômeurs seront moins bien indemnisés qu’auparavant !!!
Dans son discours à Douai, le 4 décembre dernier, N. Sarkozy disait :
«La logique économique qui l’inspire ne doit cependant pas conduire à oublier ce que la crise peut avoir comme conséquences dramatiques sur les conditions d’existence des plus vulnérables, de ceux que la vie a durement éprouvés. Il serait moralement scandaleux, humainement insupportable de se résigner sans rien faire à ce que ceux qui souffrent, souffrent encore plus. Ce n’est pas un problème économique. Ce n’est pas une question de relance. C’est un problème de solidarité.» - (Lien)
Or, le résultat concernant l’indemnisation des chômeurs dans les mois à venir est bien moins «généreux» et solidaire que ne l’annonçait le Président de la république !
La CGT le rappelle dans un communiqué daté du 27/12/08 (extraits) :
1) «Les chiffres les plus farfelus circulent à la suite des négociations sur l’assurance chômage. La réduction de six à quatre mois de la période d’activité nécessaire à l’ouverture des droits au chômage permettrait, selon certains, d’indemniser 200 000 voire 300 000 chômeurs supplémentaires.
Ces estimations sont totalement fantaisistes ! Selon les projections réalisées par l’Unedic elle-même, la réduction à quatre mois de la période d’affiliation au cours des 28 derniers mois permettrait de réintégrer dans le système d’assurance chômage au mieux 100 000 demandeurs d’emplois supplémentaires.»
2) «En revanche, il est important de souligner que le projet de convention réduit simultanément les droits de la majorité des chômeurs actuellement indemnisés. En effet, 900 000 d’entre eux (filières 1, 3 et 4) verront leur durée d’indemnisation amputée de 1 à 9 mois, suivant les cas. Ces demandeurs d’emploi seront donc poussés plus rapidement vers le monde de l’exclusion et des «minima sociaux» (RMI, ASS, RSA).» - (Lien)
(Sarkozy à Douai : "Pour une France plus juste"...)
Elle l'a confié au journal Le Parisien : un recensement des SDF est nécessaire ! (Source : Article)
Evidemment... Dès lors que l'on ne s'est pas donné les moyens de répondre à ce problème dramatique, recenser est un bon procédé afin de pouvoir patienter jusqu'à la divulgation des résultats, lesquels demanderont peut-être des vérifications qui se traduiront éventuellement par la nécessité d'un nouveau recensement... Et pendant ce temps-là : pas de réquisitions de logements "libres", pas de constructions massives de logements sociaux, voir même de foyers décents pour les plus jeunes sans charge de famille... Bref : la solution de l'attente est bien la mieux appropriée pour faire oublier que l'on a échoué à convaincre ses patrons, (Sarkozy et Fillon), de la nécessité d'obtenir des crédits massifs pour régler ce problème !
(Ci-dessus, une photo de C. Boutin en position "d'attente"...)
PS : dans le même article, Christine Boutin affirme également vouloir "sensibiliser l'opinion publique à ce problème"... Elle est ministre ou membre d'une association ?!?
"Bonsoir à tous ! J’suis heureux d’adresser mes vœux à tous les français, toutes les françaises, et même à ceux qui ne le sont pas encore et voudraient le devenir mais ne le seront pas forcément… Tout d’abord, j’voudrai vous dire que je suis optimiste après cette année terrible. Pourquoi optimiste ? Parce que c’est moi qui dirige le pays ! Et jusqu’ici, j’ai quand même fais un parcours sans faute ; même mes ennemis le reconnaissent ! Malheureusement, vous n’avez pas pu les entendre aussi souvent à la télévision que je l‘aurais souhaité, pour des raisons techniques compliquées sur lesquelles je ne m’étendrai pas…
J’suis optimiste aussi parce que Carla est avec moi, à mes côtés, et qu’elle sera à nouveau avec vous demain soir sur le service public… Eh oui ! C’est aussi ça le service public de qualité que j’appelais de mes vœux et que j’ai réalisé. Dès le 1er janvier, à 23h15 pile sur France 2, vous pourrez découvrir un documentaire qui vous fera tout oublier, tellement ma femme est belle, sensible et qu’elle chante bien. Et c’est pour vous, c’est cadeau !
Ensuite, bien-sûr, il faut parler de la crise. Très bien, parlons-en ! Les méchants ont été punis, le MEDEF s’est engagé à rédiger une charte qui obligera chaque patron et chaque patronne à la lire, et les banques sont sous surveillance… Ne serait-ce que parce qu’il y a des caméras partout ! Devant chaque agence bancaire, à l’intérieur, dans les sas de sécurité, devant les coffres, partout ! Je le répète, les banques sont sous surveillance.
Chères françaises et chers français, et tous les autres et même ceux qui le deviendront pas, je veux que vous dire que cette crise est salutaire. Parfaitement ! Déjà, elle permet de constater que je ne suis pour rien dans les problèmes que traverse le pays. Il faut bien l’admettre, et même mes ennemis le reconnaissent sauf quand ils sont de mauvaise foi et ils le sont toujours. Et puis, j’ai réussi la présidence française ! L’Europe, sous ma présidence, a retrouvé toute sa force à travers une cohésion sans faille qui permet à chaque pays de l’union de faire ce qu’il veut, comme il veut, et d’avancer ensemble pour un même projet… Quel projet ? Je peux pas vous l’dire pour le moment, c’est classé «secret défense» : mais c’est un sacré projet, croyez-moi, et pensez-y au moment de voter UMP lors des élections européennes de juin 2009.
Enfin, chers compatriotes, je veux vous garantir que les réformes continueront ! Déjà, vous serez beaucoup moins nombreux devant la justice, tellement ce sera le bordel avec les réformes qu’à mené Rachida Dati avec mon soutien ; et puis, vous aurez moins de publicité sur le service public et Patrick de Carolis gardera peut-être sa place parce qu’il a bien voulu obtempérer illico à la demande qu’on lui a transmise… Et ça fera peut-être un chômeur de moins en France ! Et le chômage, ça compte. Je l’ai continuellement à l’esprit et c’est pour ça que j’ai voulu que les ministres qui perdent leur portefeuille puissent retrouver leur siège d’élu sans avoir à repasser devant les électeurs.
Bien-sûr, il y a encore beaucoup à faire et je serais là, partout où ma présence sera nécessaire, comme je l’ai été par le passé même si mes heures supplémentaires me sont pas payées… Mais, rassurez-vous, je ne suis pas là pour me plaindre même si je peux constater également que la vie coûte de plus en plus cher, et qu’il est possible que je sois amené à aborder de nouveau la question de mon salaire. Pourquoi mon salaire ? Parce que celui qui travaille plus doit pouvoir gagner plus ! C’était ma promesse de campagne et je la maintiendrai jusqu’au bout et s’il le faut, j’irai cherché mes augmentations avec les dents ! Pour ma croissance, vous l’aurez compris, c’est terminé : mais grands sont les esprits dont le corps est petit, comme disait… Bref, c’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est que vous passiez un bon réveillon, un bon Nouvel An avec Carla en seconde partie de soirée sur France 2, et mes meilleurs vœux à toutes et à tous pour 2009 ! Et grosse bise à Jean-Marie... Hein ? Oui, Bigard, pas l'autre ! Ils sont (BIP !) ces techniciens..."
Parce qu'en continuant sa politique de colonisation des terres "affectées" aux palestiniens, ou en laissant faire l'installation de colonies israéliennes en Cisjordanie, Israël rend caduque toute possibilité de paix.
Indications données sur le site :
- la première carte = 1946 ( la terre de Palestine en vert, avec des points blancs indiquant la présence des premiers colons juifs)
- la deuxième carte = 1947 (le plan de partage prévoyant 56 % du territoire revenant aux juifs qui forment alors 32 % de la population et qui n’occupent que 7 % des terres de Palestine)
- la troisième carte = 1967 (à l’issue de la guerre remportée par les israéliens, la Palestine morcelée en vert, Cisjordanie et Gaza)
- la quatrième carte = 1999 (après 40 ans de colonisation israélienne effrénée, les lambeaux de la Palestine occupée en vert)
Et ce ne sont pas quelques démantèlements ici ou là de colonies israéliennes par le gouvernement israélien qui y changeront quoi que ce soit !
Alors, condamner des tirs réguliers de rockets, quel que soit le groupe ou mouvement palestinien qui en est à l'origine, et prendre ce prétexte pour attaquer massivement un territoire, Gaza, qui vit déjà sous un blocus humanitairement désastreux pour la population et sa survie, sous le prétexte que des négociations de paix étaient en cours sous l'égide de pays arabes environnant, ne peut pas être un prétexte suffisant dans ce contexte.
Imaginons un instant qu'après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne en 1870, des négociations de paix aient été menées par d'autres pays européens afin d'amener la France et l'Allemagne à s'entendre sur le retour dans le giron français de cette région... Mais que durant ce même temps, l'Allemagne ait continué des implantations de familles allemandes en Alsace-Lorraine, voir de colonies entières... Quel français d'alors aurait pensé que l'Allemagne était sincère dans sa volonté d'aboutir à une paix si possible définitive entre les deux pays et de rendre l'Alsace-Lorraine à la France ?!?
(Territoire de Cisjordanie en janvier 2008 - Source : blog.mondediplo)
Je comprendrais parfaitement le droit d'Israël à riposter, même militairement, contre un état palestinien qui effectuerait régulièrement ou laisserait faire des tirs de rockets sur son territoire... A condition que l'état israélien entreprenne réellement une politique massive de démantèlement des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie !!! Dans le cas contraire, comment les palestiniens pourraient-ils avoir la moindre confiance dans l'état d'Israël ?... Et comment s'étonner que cette politique plutôt irresponsable sinon cynique n'aboutisse pas à des actes désespérés ou réfléchis, mais de toute façon des actes contre l'état d'Israël et sa population ?!?
- Faire des heures supplémentaires…(Uniquement quant on vous le demandait et avec une exonération des cotisations sociales pour votre employeur même s’il était déjà très riche !)
- Sauvegarder vos «parachutes dorés»…(Mais attention ! Le Medef et Mme Parisot vont vous obliger à lire un «code de bonne conduite»… Ah ça, ça va pas rigoler !!! Lol…)
- Plafonner le versement de votre impôt à 50% de vos revenus…(Sachant que vous avez pu garder la possibilité d’en extraire déjà de gros pourcentages grâce à de nombreuses niches fiscales qui n’ont pas été revues avant, bien entendu)
- Voir la suppression de 23 tribunaux d’instance, 158 tribunaux de grande instance et 55 tribunaux de commerce…(Avec ça, si on trouve encore le courage et les moyens de parcourir des centaines de kilomètres pour vous faire des misères au titre de quelques malversations que ce soit, alors même que le nombre de juges reste notoirement insuffisant… Dormez tranquille !)
- Vivre en direct la suppression des grâces présidentielles du 14 juillet…(Lesquelles permettaient, par de petites remises de peine, de libérer des places dans des prisons surpeuplées et pour certaines insalubres, mais provoquaient chez certains d’entre vous des aigreurs d’estomac ; le père noël est passé à l’acte !)
- Bénéficier de la réforme des régimes spéciaux de retraite, ou simplement la constater…(Avec des compensations financières qui ne rendront pas l’exercice tellement «juteux» pour la caisse d’assurance vieillesse et que prévoyaient déjà les différents partis candidats au pouvoir, mais puisqu’il s’agit du père noël, ne soyons pas mesquin !)
- Recevoir ou assister à la réception en grandes pompes, avec tapis rouge et grande tente, d’un dictateur pour qui la justice et la démocratie sont envisageables ailleurs que dans son pays… (Et vous avez pu voir à cette occasion la contre-attaque de la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, laquelle lui a décoché un sourire foudroyant et lui a tendu une main qui aurait dû être glacée si seulement la saison s’y était prêtée !)
- Voir voter la loi L.R.U. pour les universités…(Même si une obscure intersyndicale (Lien) dénonce quelque chose comme l’idée d’instituer «des mécanismes concurrentiels entre universités et entre individus, en réduisant l’expression et le contrôle démocratique des structures» ainsi que le «recours à l’emploi précaire dans toutes les catégories (BIATOSS, enseignants-chercheurs et chercheurs), arbitraire local sur les recrutements, les charges de service et les primes »… Mais à quoi bon discuter avec celles et ceux qui ne croient plus au père noël ?!?)
- Assister à la remise en cause des I.U.T….(Lesquels permettaient à de nombreux Bac + 2 de trouver plus rapidement du travail mais pour lesquels la loi L.R.U. prévoie que les moyens alloués par l’Etat le soient désormais par les universités elles-mêmes, ce qui fait dire à quelques mauvaises langues que des inégalités entre I.U.T. vont se créer ! Pfft…)
- Voir adopter le traité de Lisbonne par la France…(Ce qui a permis de remettre les pendules à l’heure : ce n’est quand même pas le peuple qui commande sous prétexte qu’il a été consulté par référendum !)
- Assister à la mise en place du P.P.A.E. (Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi)…(Qui permet à vous, chômeurs, de pouvoir enfin vous débarrasser de prétentions contraignantes comme l‘idée d‘un salaire décent, puisque désormais vous avez l’obligation d’accepter un emploi avec un salaire égale à votre allocation chômage après un an de recherches infructueuses !)
- Entrevoir l’espoir de pouvoir enfin travailler le dimanche…(Même s’il vous faudra abandonner vos enfants devant la télévision, ne pas profiter de balades en famille, mais qui vous permettra de sauvegarder vos possibilités d’évolution dans l’entreprise !)
- Assister à une réforme de notre Constitution…(Afin de pouvoir bientôt goûter au plaisir de voir les deux assemblées convoquées et réunies pour le discours annuel du Président sans possibilité d‘y réagir, tandis que le Sénat restera tel quel puisque aucune réforme électorale n’a été prévue le concernant, ce qui évitera d'assister à l'arrivée dans son hémicycle de possibles dangereux gauchistes !)
- Goûter au plaisir de l’annonce de la nomination du Président de France Télévision par le Président de la république lui-même…(Et pourquoi ne pas en profiter pour rêver un peu et imaginer que le plus doué de tous les jeunes de sa génération,Jean Sarkozy lui-même, si jeune et déjà Conseiller général, ne soit un jour nommé ?!?)
- Voir enfin advenir l’augmentation du pouvoir d’achat…(Pour le Président de la république, mais quel début prometteur !)
- Entendre, écouter, Carla Bruni-Sarkozy sur presque toutes les chaînes de télévisions et dans presque tous les talk-shows et autres émissions de variétés, sans compter la radio, présenter son nouvel album et parler de son délicieux mari... (Comme quoi, le service public et le secteur privé se complètent parfaitement !)
- Constater qu’une réforme des lycées est enclenchée…(Même si certains osent s’arrêter sur le fait qu’un grand nombre de postes d’enseignants seront supprimés par la même occasion, mais enfin, on peut aussi apprendre en regardant TF1 ! Merde, quoi !)
- Assister à la mise en place d’un plan de relance, suite à la crise économique mondiale due à des spéculations effrénées… (Qui a privilégié l’aide aux plus sérieux d’entre nous, c’est-à-dire : les banquiers ! Et qui fait reposer un certain nombre d’efforts sur les collectivités territoriales et leurs possibilités d’endettement et donc d’augmentation des impôts locaux, etc., bref, de grandes économies pour l’Etat !)
- Entendre l’annonce de la construction de nombreux logements sociaux…(Pour un coût tellement modeste pour l’Etat que ce dernier ne sait même pas s’il devra sortir son carnet de chèques, tant la Caisse des dépôts et consignations, le 1% logement et les organismes H.L.M. sont déjà sollicités pour leur financement !)
Et avec tout ça, vous oserez dire que vous n’avez pas été suffisamment gâtés ?!? Ingrats.
Non, le père noël n’est pas une ordure ! C’est simplement qu’en étant de droite, il a forcément une autre allure…
Un témoignage pudique et bouleversant à lire sur Rue89
"Ce lundi, Philippe, un internaute de la région de Nantes, nous a communiqué ce texte, après avoir découvert que l'un des SDF décédés récemment dont parlaient tous les médias n'était autre que son voisin de chambre durant un séjour à l'hôpital, au mois de novembre. Voici son texte, tel qu'il nous l'a envoyé." (A lire ici : (Lien)
J'ai 42 ans, comme ce SDF, et je sens combien le poids des ans peut se faire lourd quand la vie n'a pas été facile, loin s'en faut, que de nombreuses pages se sont tournées sans que rien de très intéressant ou de très plaisant n'y ait été écrit. Cela dit pour le découragement dont il est fait mention à son sujet, puisqu'il n'aurait pas donné suite à des rendez-vous de services sociaux...
Le témoignage que je vous engage à lire indique une vraie prise de responsabilité de la part des membres de l'hôpital dans lequel ce SDF a séjourné quelques temps, et puis finalement, l'impossibilité de le garder plus longtemps même si les services sociaux ne lui avaient pas trouvé d'hébergement... A moins qu'il y en ait eu un, finalement, on ne sait pas très bien ; mais peut-être l'un de ceux dans lequel beaucoup de SDF refuse de se rendre ou de dormir, ce dont n'importe quel reportage dans ce genre d'endroits vous en fait comprendre la raison.
Trouver un endroit d'accueil dans les trois jours, un endroit digne de ce nom et même pour des femmes à la rue avec un ou plusieurs enfants ? Malgré des annonces tonitruantes de l'Etat il y a très peu d'années, même dans ce genre de cas cela s'avère un parcours long, voir très long ; en urgence, du moins en île-de-France, la Préfecture paye des hôtels à des prix exorbitants. Politique économique à court terme beaucoup plus onéreuse que de multiplier les foyers avec des chambres adaptées aux différentes populations qui en ont besoin.
Mais on ne paye pas l'hôtel à un homme seul, ni même à une femme seule, dans la rue...
Mais il n'existe pas suffisamment de foyers d'hébergement, avec des chambres indépendantes, des sanitaires, des services sociaux capables d'accompagner ceux qui sont le plus en difficulté où dont les difficultés ne sont pas que "passagères"...
Tout comme il n'existe pas suffisamment de foyers pour étudiants dans les grandes villes où nombre d'entre eux sont obligés de venir pour accéder à un enseignement, un diplôme...
L'urgence n'est pas de remettre forcément des RMIstes au travail, Hirsch, l'urgence n'est pas d'aider des banques en difficulté sans que l'Etat n'en prenne la direction de façon transitoire afin qu'elles aident véritablement les entreprises et les ménages, l'urgence est de s'endetter POUR LE LOGEMENT ! Qui osera dire que cette dette ne serait pas la plus appropriée à laisser aux générations futures ?!?
Ce dont ce SDF avait certainement besoin était qu'on lui rende sa dignité, un logement, même un studio, mais un endroit à lui.
«Plusieurs riches personnalités américaines et des banques étrangères comme la française BNP Paribas, la japonaise Nomura ou Neue Privat Bank de Zurich seraient victimes de la gigantesque fraude qu'aurait montée l'homme d'affaires américain Bernard Madoff, rapporte samedi le Wall Street Journal (WSJ).
M. Madoff a été arrêté jeudi par le FBI, qui le soupçonne d'être à l'origine d'une escroquerie qui pourrait avoir coûté au total 50 milliards de dollars.» (Extrait d’un article de lemonde.fr du 14/12/08)
50 milliards de dollars, et puis quoi encore ?!? Une société capitaliste en plein décomposition où l’argent qui n’avait pas d’odeur, à ce qu’on nous disait, finit par en avoir une : celle d’un corps en décomposition…
C’est irresponsable de se réjouir de l’effondrement de ces fonds spéculatifs ? Oui, clameront certains, parce que cela va nous conduire à une crise économique encore plus grande et les premiers touchés seront les travailleurs ! Faux ! Les PREMIERS touchés sont les grands organismes bancaires et les investisseurs milliardaires ; les premiers devraient avoir moins de dividendes à se distribuer et faire valser quelques têtes de responsables aussi cyniques qu’incompétents et trop gourmands, et les seconds, ils se verront rétrograder dans le classement des plus grandes fortunes mondiales ; de quoi leur gâcher quelques soirées ! Snif…
Je me réjouis de ce type d’effondrement parce que les travailleurs ont déjà payé depuis des années la folie spéculative de ces différents fonds qui réclamaient toujours plus de profits, toujours plus de délocalisations pour que leurs investissements soient plus rentables, toujours plus de rendement…
Quant aux banques, si elles ne prêtent plus parce qu’elles auront trop perdu au passage et qu’elles voudront se garder un peu de leurs profits restant pour continuer de pavoiser et se distribuer des parachutes dorés entre grands patrons, qu’on les laisse sombrer… Et qu’on privilégie enfin une grande BANQUE D’ETAT, vers laquelle les dizaines de millions de petits déposants pourront déposer leur argent, faire virer leurs salaires, leurs retraites, leurs allocations, et où ils pourront y placer de l’épargne avec de petits gains mais de grands profits pour la collectivité ! Une grande banque qui deviendrait la première et dont le PDG n’aurait aucun autre profit que son salaire…
PS : et si ce devait être la Banque postale, cette dernière mériterait bien des réformes tant il semble bien que les petits déposants n’y soient pas particulièrement favorisés… Les «petits», vous savez, ceux qui font vivre la société !!!
Le problème de Bush, ce week-end, fut sans doute qu'il ne savait pas comment dire "casse-toi pauv' con !" en irakien...
Je ne sais pas ce qui motivait exactement ce journaliste irakien lorsqu'il a décidé de lancer ses chaussures à la tête du Président américain... Mais l'on peut se douter que tous les journalistes présents avaient été fouillés auparavant et qu'aucun ne pouvait porter une arme et bien entendu, qui aurait penser que l'un d'entre eux oserait, irait jusqu'à se servir de ses chaussures ?!? Cela peut paraître grotesque, mais je trouve un certain panache à cette attitude ; Bush n'en a fait qu'à sa tête, sans pitié pour les centaines de milliers de civils irakiens tués dans une intervention militaire qui aura principalement servi à ses amis, détenteurs de capitaux dans les entreprises d'armement américaines... Argumenter avec un mec pareil ? A quoi bon ?!? Lui poser des questions et écouter des mensonges en guise de réponses ? A quoi bon ?!? Cet homme pathétique qui s'en va bientôt profiter des millions de dollars accumuler tout au long de sa présidence, et de ceux que voudra bien lui laisser son Papa, ne mérite pas d'autre traitement. Un chef d'état pour Fox News et rien d'autre ; et une scène d'info digne de Fox News !
Dans son étude intitulée «La France en faillite», l’institut de sondage Opinion Way (Lien) donne un aperçu un peu surprenant de l’avis des sondés : selon une majorité, c’est le fonctionnement de l’état qui coûte trop cher et non le nombre de fonctionnaires !
71% des sondés trouvent que l’Etat coûte trop cher, mais seulement 30% estiment qu’il y a trop de fonctionnaires ; dans le même sondage, 52% se déclarent «prêt à accepter» la suppression d’un échelon administratif territorial…
PS : Et je rejoint plutôt l’avis de la majorité des sondés en ce qui concerne notamment la suppression d’un échelon administratif territorial. Un Conseil régional n’est-ce pas suffisant ? (Plutôt qu’un Conseil régional ET un Conseil général…). La suppression du Conseil général ne serait-elle pas le meilleur moyen de pouvoir «récolter» l’argent des départements les plus riches et parfois les plus pingres au profit de la région toute entière et d’une solidarité entre départements absolument nécessaires ?… Seul hic ! Jean Sarkozy perdrait son job… au Conseil général des Hauts-de-Seine. :)
Happy christmas to you... Happy christmas to you... Happy christmas to you, Mr Président ! Happy christmas to you...
Pour IPSOS, (sondage réalisé les 5 et 6 décembre derniers), Sarkozy perd 3 points à 46% d'opinions favorables contre 51% d'opinions défavorables (+ 2 points par rapport à novembre 08).
Pour CSA, (sondage réalisé les 4 et 5 décembre derniers), 46% lui font confiance pour "affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays", contre 47% en novembre 08 ; et ceux qui ne lui font pas confiance sont 48%.
Enfin, pour TNS-SOFRES, (sondage réalisé du 28/11/08 au 1/12/08), seulement 37% lui font confiance (- 2 points par rapport à novembre dernier), et ceux qui ne lui font pas confiance passent à 59% ! (+ 2 points en un mois).
Alors qu'IPSOS "scrutent" les "opinions favorables", CSA et TNS-SOFRES s'attachent plutôt à la cote de confiance et on peut noter que pour ces deux derniers instituts, les différences de résultats sont très notables à des dates d'études très rapprochées !
Donc, j'estime utile de faire une moyenne des trois afin de se rapprocher d'une vison plus réelle, peut-être, de la position des français à l'égard de l'exécutif... Ce qui donne :
Sarkozy : 43% d’opinions favorables et/ou de sondés qui lui font confiance et près de 53% qui n’ont pas une opinion favorable et/ou ne lui font pas confiance…
Fillon : 44% d’opinions favorables et/ou de sondés qui lui font confiance et 48% qui n’ont pas une opinion favorable et/ou ne lui font pas confiance…
Happy christmas to you... Happy christmas to you... Happy christmas to you, Mr Fillon ! Happy christmas to you...
A noter : Martine Aubry gagne 8 points d'opinions favorables (51% en décembre) chez IPSOS par rapport à novembre 08, et 11 points chez TNS-SOFRES mais avec une question différente puisqu'il s'agit de savoir si les sondés "aimeraient lui voir jouer un rôle important dans l’avenir" : 49% répondent favorablement. Bref, le PS n'est pas mort, malgré ses luttes "intestines" comme on dit...
Vous vous verriez travailler dans ce genre d'établissement ?!? A ciel ouvert, aucun endroit pour s'isoler, des travaux minimums à peine commencés....
Alors, qu'il s'agisse d'une université, d'un collège, d'un établissement public quelconque, peu importe ! C'est un véritable scandale et l'on peut comprendre, un peu, les émeutiers... Si l'on met de côté la France et ses prisons, ses centres de rétentions, je ne vois guère pire en Europe !